Famille Dax

famille noble française From Wikipedia, the free encyclopedia

La famille Dax ou d'Ax est une famille subsistante de la noblesse française originaire de Carcassonne dans le Languedoc où ses premiers membres étaient merciers et marchands et firent partie des consuls de la ville dès 1433. Anoblie par lettres patentes en 1457, elle donna une branche aînée de Dax, aujourd'hui éteinte, et une branche cadette, maintenant séparée en deux rameaux : la famille d'Ax de Cessales et la famille de Dax d'Axat.

BlasonnementD'azur, au chevron d'or, chargé d'une quintefeuille de gueules, l'écu timbré d'un casque d'argent taré de front montrant sept grilles d'or orné de ses lambrequins suivant les émaux de l'écu et surmonté d'une couronne de marquis (baron, branche d'Ax de Cessales), supports : un dragon au naturel à dextre et un lion aussi au naturel à senestre ; cimier : un blaireau au naturel taré de front issant la couronne[1]
DeviseDecus et tutamen in armis[2]
BranchesExistantes : de Dax d'Axat et d'Ax de Cessales
éteintes : (de) Dax de Leuc, (de) Dax de La Serpent, (de) Dax de Colombiers
Faits en bref Blasonnement, Devise ...
Famille Dax,
de Dax d'Axat et d'Ax de Cessales
Image illustrative de l’article Famille Dax
Armes de la famille
Image illustrative de l’article Famille Dax
Decus et tutamen in armis
Armes

Blasonnement D'azur, au chevron d'or, chargé d'une quintefeuille de gueules, l'écu timbré d'un casque d'argent taré de front montrant sept grilles d'or orné de ses lambrequins suivant les émaux de l'écu et surmonté d'une couronne de marquis (baron, branche d'Ax de Cessales), supports : un dragon au naturel à dextre et un lion aussi au naturel à senestre ; cimier : un blaireau au naturel taré de front issant la couronne[1]
Devise Decus et tutamen in armis[2]
Branches Existantes : de Dax d'Axat et d'Ax de Cessales
éteintes : (de) Dax de Leuc, (de) Dax de La Serpent, (de) Dax de Colombiers
Période XVe siècle[3] au XXIe siècle
Origine Carcassonne (Languedoc)[3]
Allégeance Drapeau du royaume de France : entièrement blanc Royaume de France puis Drapeau de la France France
Fiefs tenus Axat, Leuc, La Serpent, Cessales, Colombiers, Laprade, Cailla, Croux, Trèbes, Conilhac-de-la-Montagne, Saint-Martin-le-Vieil, Roquetaillade, Bouriège, Artigues, Aragon, Le Clat, Bourigeole, Bugarach, Montpeyroux, Saint-Félix-de-Pallières, Les Gardies, Le Lion, Mornac, Uhlac, Vayra, Ressan, Teissonière, Argentière, La Rouvière, Les Deux-Vierges, La Garrigue.
Demeures châteaux : Axat, La Serpent, Leuc, Bugarach, Colombiers, Montpeyroux, Saint-Félix-de-Pallières, Les Gardies.
Charges Consuls de Cacassonne
Viguier de Carcassonne
Lieutenant du Sénéchal de Carcassonne
Lieutenant du Sénéchal au comté et pays de Roussillon et Cerdagne
Conseiller du roi
Grand chambellan du roi et
Grand prévôt des maréchaux de France au royaume de Sicile
Gentilhomme ordinaire de la Chambre du roi
Sénéchal de Limoux
Lieutenant des maréchaux de France dans l’étendue de la Sénéchaussée de Limoux
Pages du roi en sa Grande écurie et en sa Petite Écurie[4]
Premier page du roi
Maire de Montpellier
Conseiller-membre du gouvernement de l'Algérie
Consul général de l'Uruguay en Suisse.
Fonctions militaires Gouverneur militaire des diocèses de Limoux et d'Alet
Capitaine de cent hommes d'armes des Compagnies d'ordonnance du roi
Maréchal des camps et armées du roi
Capitaines des armées du roi et commandant de régiment royal
Garde du corps du roi[5]
Officier supérieur de la Garde royale
Colonel, Lieutenant-colonel, Chef d'escadrons, Chef de bataillon, Commandant, Capitaines et Lieutenants.
Fonctions ecclésiastiques Évêque d'Alet
Abbés
Aumônier du roi
Grand vicaire et Vicaire général
Archidiacres, Protonotaire apostolique, Préchantres, Chanoines, du chapitre de la cathédrale de Carcassonne et de celle d'Alet.
Récompenses civiles Ordre de Saint-Michel
Décoration du Lys
Légion d'honneur
Ordre des Arts et des Lettres
Ordre royal d'Isabelle la Catholique
Ordre royal de Léopold de Belgique[6].
Ordre pontifical de Saint-Grégoire-le-Grand.
Récompenses militaires Ordre royal et militaire de Saint-Louis
Légion d'honneur
Médaille militaire
Croix de guerre 1914-1918
Ordre royal et militaire de Saint Ferdinand d'Espagne.
Preuves de noblesse
Autres Anoblissement par lettres patentes en 1457[7],[8]
Jugement de maintenue de noblesse en 1668[1]
Pages de la Grande écurie et de la Petite écurie du roi en 1722 et 1743[1]
Ecoles royales militaires en 1782 et 1786[9].
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Histoire

Origine

La filiation suivie de la famille Dax remonte à Roland Dax ou Days, mercier[3] et bourgeois de Carcassonne[10], consul de Carcassonne en 1433, 1437 et 1443[11]. Il épousa Berthemine de La Jugie dont il eut deux fils, tous les deux prénommés Arnaud et marchands à Carcassonne[3].

Henri Jougla de Morenas donne le même personnage comme premier auteur connu de cette famille[12].

Patronyme

DECVS
ET TVTAMEN
IN ARMIS
[2]
(Énéide, Livre V, v. 262)
armes et devise de la famille
(de) Dax d'Axat et de Cessales.

Le patronyme de cette famille s'est écrit de façon variable au cours des siècles. On trouve en effet à la fois : « Dax », « de Dax », « d'Acqs »[13], « Dacqs », « d'Ax » et « D'ax » et même « d'Achs » ou « d'Achy »[14] et enfin très anciennement sur la liste des consuls de Carcassonne: Daix (1433), d'Ays (1437) puis Days (1443)[11]. Un jugement de 1824, autorisa Ange-Jean Michel d’Ax de Cessales, héritier institué de son cousin Marc-Antoine Marie-Thérèse de Dax, marquis d’Axat (voir infra au § Personnalités), à modifier son patronyme en celui de : de Dax[10]. Le rameau aîné de Cessales a conservé l'orthographe « d'Ax » et porte à l'état-civil « d'Ax de Cessales ».

Noblesse

Origine et maintenue

  • Arnaud Dax dit Senior ou « l'Ancien » (fils ainé de Roland Dax mentionné ci-dessus), marchand, bourgeois et consul de Carcassonne (comme l'avait été son père avant lui) en 1452, 1458, 1465 et 1472[11], fut anobli conjointement avec son frère cadet, Arnaud dit Junior ou « le Jeune » par lettres patentes d'anoblissement du roi Charles VII du qui nous sont parvenues[15],[7],[8]. Elles leur conféraient notamment l’investiture de toutes seigneuries acquises ou à acquérir à l'avenir. La même année il fit l'acquisition de la seigneurie de Leuc et dans les années qui suivirent, celle d'un grand nombre d'autres seigneuries en Haute vallée de l'Aude, entre lesquelles celles d'Axat, de La Serpent et de Trèbes. Il avait épousé Jordanne Taverne, « fille de noble Pierre Taverne, drapier de Carcassonne »[16],[10], d'une famille de consuls de Carcassonne également.
  • Au XVIIe siècle, lors de la « Grande enquête sur la noblesse » visant la recherche des usurpations de noblesse dans l'ensemble du royaume, ordonnée par le roi Louis XIV dans l'arrêt du conseil du roi du 22 mars 1666, cette famille a été confirmée dans son ancienne noblesse. Elle a été reconnue noble d'ancienne extraction dans ses différentes branches de l'époque en 1668 par plusieurs jugements souverains de maintenue de noblesse[1], rendus par Claude Bazin, chevalier, seigneur de Bezons, « Conseiller du Roy ordinaire en ses conseils », « Commissaire départi par le roi dans la province de Languedoc », intendant de Languedoc de 1654 à 1674, qui présidait les jugements de maintenue de noblesse en cette province. Par ces différents jugements, « jugeant souverainement et en dernier ressort », les membres de cette famille furent déclarés « frères nobles et issus de noble race et lignée » et il fut « ordonné... que tant eux et que leur postérité... jouiront des privilèges de noblesse... et qu'ils seront inscrips par noms, surnoms, armes et lieux de leurs demeures dans le catalogue des véritables nobles de la Province de Languedoc », ce qui intervint peu après.

Titres portés

  • Marquis d'Axat 1740 ou 1776 pour la branche ainée, passé à la branche Dax de Cessales d'Axat depuis 1788 :
    • Henri de Woelmont, dans Les Marquis français, nomenclature de toutes les familles françaises... portant le titre de marquis avec l'indication de l'origine de leur titre écrit : « de Dax de Cessales d'Axat en Languedoc. Famille anoblie le 1er juillet 1457. Marquis d'Axat par érection de 1740 »[17] ;
    • L'almanach de Saxe Gotha dans The List of french Marquisates (La Liste des Marquisats français) écrit : « AXAT Languedoc 11 1717 d'Ax d'Axat Extant raised through brevet royal, held by the branch Dax de Cessales since 1788 » (AXAT Languedoc 11 1717 d'Ax d'Axat Existant obtenu par brevet royal, tenu par la branche Dax de Cessales depuis 1788) et à la suite : « AXAT Languedoc 11 1740 d'Ax d'Axat Extant confirmation of the previous title » (AXAT Languedoc 11 1740 d'Ax d'Axat Existant confirmation du titre qui précède)[18] ;
    • Éric Thiou dans le Dictionnaire des titres et des terres titrées en France sous l’Ancien Régime indique qu'une branche de la famille Dax fut titrée marquis d'Axat en 1776, il écrit : « Baronnie érigée en marquisat en 1776 »[19] ;
    • Albert Révérend, Georges de Morand dans L'annuaire de la noblesse de France, Les marquis français, in « Liste complète des Titres de « Marquis » portés par des Français jusqu'en 1934 », spécifient que les titres de marquis « qui sont justifiés par des LETTRES PATENTES sont suivis d'un astérisque » et écrivent : « de Dax de Cessales d'Axat * »[20] ;
    • Gustave Chaix d'Est-Ange indique : « Ange-Jean Michel d’Ax recueillit en 1788 l’héritage de son cousin, Marc Antoine de Dax, marquis d’Axat, dernier représentant de la branche aînée. Il prit alors le titre de marquis de Dax d'Axat. Il fut maire de Montpellier sous la restauration, obtint le , un jugement du tribunal civil de cette ville décidant que son nom patronymique serait celui de : de Dax »[10] ;
    • Marquis de courtoisie écrit Charondas[21].
  • Baron de Cessales :
    • Titre figurant dans le brevet du 1er juillet 1653 accordé par le roi au « baron de Cessales »[2], de capitaine de la 1re compagnie de Chevau-léger de la Garde (voir ci-dessous au § Personnalités, à Anne), ainsi que dans différents arrêts du Parlement de Toulouse siégeant en sa grande chambre souveraine, notamment en 1605 en faveur de Raymond (père d'Anne), où il est qualifié : « Raymond Dax seigneur d'Axat et baron de Cessales » ;
    • Titre de courtoisie écrit Charondas[21].

André de Royer Saint-Micaud écrit : Jamais les de Dax d'Axat n'eurent aucun titre[22].

Cette famille a été admise à l'ANF le 15 décembre 1956[23].

Filiation

Reprise d'Henri Jouglas de Morenas[24]:

  • Roland Dax, mercier[3] et bourgeois de Carcassonne, fit partie des consuls de la ville en 1433, 1437 et 1443. Marié à Bethemine de la Jugie[12], il teste en 1445.
    • Son fils Arnaud Dax, marchand[3] et consul de Carcassonne en 1452, 1458, 1465 et 1492[3]. Sgr de Leuc. Marié à Jordanne Taverne. Anobli en [7],[8]. Il teste et meurt en 1478[10].
      • Leur fils, Jean Dax I, écuyer[25],[26], Sgr d'Axat, de Leuc et de La Serpent. Lieutenant du sénéchal de Carcassonne, viguier de Carcassonne en 1491. Il servit dans l'armée du roi Charles VIII contre le roi de Naples et de Sicile. Teste en 1494. Tué en 1495 au siège de Gaète. Marié en 1476 à Constance de Narbonne ; il en eut : François qui suit, Pierre et Antoine, abbé de Saint-Polycarpe et évêque d'Alet en 1565[10].
        • François Dax I, écuyer, Sgr d'Axat, de Leuc et de la Serpent, épousa en 1514 Marguerite de Narbonne-Pelet et en 1524 Geoffrine de Saint-Julien. Du premier lit, il laissa Jean qui suit, et du second lit, il eut trois autres enfant : Pierre, écuyer, chevalier de l'ordre du roi, Sgr de La Serpent, gouverneur des diocèses de Limoux et d'Alet auteur d'un rameau maintenu dans sa noblesse en 1668 et éteint au XVIIIe siècle ; Arnaud, archidiacre d'Alet et chanoine de Carcassonne en 1567 ; Paul, écuyer ; et Isabeau, religieuse[10].
          • Jean Dax II, Sgr de Leuc et de Trevas, chevalier de l'ordre du roi. Il acquit en 1591 une partie de la seigneurie de Cessales. Il épousa en 1551 Marguerite de Saint-Félix dont il eut : François qui suit ; Pierre ; et Geofrine[1].
            • François Dax II, écuyer, Sgr de Trévas, marié en 1578 à Anne d'Astorg, dont : Paul ; et Raymond qui suit[1].
              • Raymond Dax, Sgr d'Axat, d'Artigues et du Caila. Marié en 1614 à Delphine de Monstron, il eut : Jean ; et Anne qui suivent[1].

Personnalités

L'entrée de Charles VIII à Naples, 12 mai 1495
Ange Jean Michel Bonaventure
de Dax, marquis d'Axat

portant les insignes de Chevalier de l'ordre de Saint-Louis
Maire de Montpellier (1814-1830).
Le Musée Fabre de Montpellier
Statue de Louis XVI aujourd'hui à Louisville.
Anastasie Émilie Guignard de Saint-Priest épouse d'Ange Jean Michel Bonaventure de Dax, marquis d'Axat
  • Constantin Jean Marie Xavier de Dax (1797-1868)[5], marquis d'Axat, marquis de San Miniato[59], fils aîné d'Ange Jean Michel Bonaventure de Dax d'Axat qui précède, né à Montpellier le 10 frimaire an VI de la République (30 novembre 1797), tout d'abord garde du corps du roi Louis XVIII au début de la Restauration, il devient lieutenant au 5e régiment de dragons dits dragons de l'Hérault stationné à Carcassonne, il prend part avec son Corps à la guerre d'Espagne en 1823, est fait chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Ferdinand d'Espagne la même année et capitaine en 1824, il intègre ensuite en qualité d'officier supérieur la Garde royale (régiment des dragons à cheval de la Garde), démissionnaire en 1830[60], il reçoit en 1844 du vivant de son père, des mains du comte de Chambord son buste en bronze gravé de l'inscription : « offert au comte de Dax par S.M. Henri V », ainsi qu'une lettre autographe libellée du même au même, il est l'auteur de « A S. Exc. M. le Ministre de l'Instruction publique et des cultes. Aperçu de l'administration ecclésiastique dans le diocèse de Carcassonne »[61], il épouse le 16 février 1824 Candelaria Villart, marquise de San Menat[62], née à Cadix en 1806, fille de Joseph, ancien chef des commandements de S.M. le roi d'Espagne et de Joséphine de Vindret[63], de laquelle il a sept enfants, il meurt le 7 février 1868 à Paris et est inhumé cimetière du Montparnasse.
  • Léon Barthélémy François Xavier de Dax (1802-1873), frère cadet du précédent, né en 1802, premier page du roi[64] Louis XVIII, décoré du Lys, entré ensuite dans la carrière militaire, lieutenant-colonel de la milice d'Alger, il est fait chevalier de la Légion d'honneur le 8 aout 1847, promu colonel de la milice le 17 septembre 1852, il est nommé au Conseil du gouvernement de l'Algérie en la qualité de conseiller-membre, officier de la Légion d'honneur le 13 aout 1853[65], il est aussi fait commandeur de l'ordre pontifical de Saint-Grégoire-le-Grand le 26 décembre 1854[66], mort non allié en 1873.
  • Armand Jean Antoine Louis de Dax, connu sa vie durant comme le vicomte Louis de Dax, quatrième fils d'Ange Jean Michel Bonaventure marquis de Dax d'Axat (voir supra), et troisième frère de Constantin (voir supra), né à Montpellier le 15 février 1816, fait ses études à Fribourg en Suisse puis à Lyon, reçu avocat il se lance dans la carrière diplomatique et est chancelier du Consulat général de France à Trieste, il quitte encore jeune la carrière pour se consacrer à sa passion la chasse et voyager en Europe et dans le nord de l'Afrique, auteur de deux ouvrages de référence sur la chasse : « Souvenirs de mes chasses et pêches dans le Midi de la France »[67] et « Nouveaux souvenirs de chasse et de pêche dans le Midi de la France »[68], il se fixe à Paris où il est nomé directeur en 1868 du grand journal des chasseurs de l'époque, La Chasse illustrée, poste qu'il occupe à sa mort (en 1872), après avoir eu la charge de l'administration générale du grand aquarium de l'exposition universelle de Paris, « La Chasse illustrée » dans un style daté typique de cette époque, dit de lui, peu après sa disparition entre autres éloges à son sujet dans son Almanach 1872-1873 (p. 3-4), avoir été un « gentilhomme accompli et un sportsman consommé », un « chasseur habile comme Deyeux », un « pêcheur aussi fin que Walton » et un « naturaliste des plus érudits », le « Dictionnaire des contemporains » par Vapereau dit à son époque à son sujet : « Écrivain et artiste, Louis de Dax a publié le résumé de ses longs voyages dans « Le Journal des Chasseurs », « Le Sport », « Le Monde illustré », « L'Illustration », « Les Trois Règnes de la Nature », « L'Annuaire encyclopédique du XIXe siècle », « La Chasse illustrée ». Il a beaucoup dessiné pour divers journaux illustrés, il a donné principalement à « L'Illustration » une série de dessins reproduisant la collection complète de l'Armería Real (Armurerie royale [Musée des armes], située au Palais royal) de Madrid. Sous le titre de « Souvenirs de chasse et de pêche dans le midi de la France », il compose deux volumes spéciaux dont le second est illustré par lui-même. » L’Almanach 1872-1873 de « La Chasse illustrée » indique encore juste après avoir rapporté cette citation du dictionnaire, toujours dans l'hommage qui lui est rendu peu après son décès (dans ses pages 3 et 4) : « Là n'est certes pas toute son œuvre, d'une distinction si achevée, de Dax a ensemencé « La Chasse illustrée » des trésors de la science et de l'imagination. Son style est simple et élégant comme l'était sa personne. Les improvisations forcées du journalisme n'en ont point altéré la correction. Ces qualités, on les retrouvera dans les nombreux ouvrages qu'il laisse. Par exemple : « Soins à donner aux chiens de chasse »; « Conseils aux jeunes chasseurs »; « Notes sur l'Ostréiculture »; « La chasse et la pêche pendant le siège de Paris », « Émotions de chasse », cet écrin où il a étalé toutes les pierreries de son brillant passé, comme s'il pressentait, l'aimable gentilhomme, que ce serait le dernier éclat d'une existence si belle, si consciencieusement remplie. Citerons-nous encore les ravissants « Salons » que notre aimé littérateur-artiste a jonchés de toutes les suavités d'un style délicieusement coloré, mais conduit par une plume dont l'impartiale bienveillance gagnait même les auteurs des œuvres qu'elle critiquait le plus finement? », plus haut on peut lire aussi au sujet de sa direction de « La Chasse illustrée » : « Là il resta cinq années; là il composa ces nombreux ouvrages que tout le monde connaît; là, dans la maturité de l'âge et du talent, vint frapper la cruelle maladie qui, si brusquement, l'enleva le 15 juin 1872, au monde des arts et des lettres. À ses funérailles assistaient l'élite de la société parisienne. Deux discours furent prononcés sur sa tombe. Le premier par M. Emmanuel Gonzalez, président de la société des gens de lettres, l'autre par M. H. Émile Chevalier, membre du conseil municipal de Paris et du conseil général de la Seine au nom des propriétaires et collaborateurs de La Chasse illustrée. » . Il est l'auteur d'un opuscule : « Encore un mot sur le pape et le Congrès » qui témoigne d'une pensée moderne pour son temps, il y dissocie en effet nettement le pouvoir spirituel du pape à sauvegarder et auquel il se dit en tant que croyant catholique soumis, de son pouvoir temporel de chef d'état sur les vastes États pontificaux d'alors, à ne pas perpétuer[69], il manifeste-là une avance sur la mentalité de son époque et une modernité de pensée saisissante, précurseur aussi comme inventeur du fusil électrique[70], sa mémoire perdure de nos jours à Montpellier où il est évoqué dans les spectacles et ateliers historiques destinés aux enfants sur la vie au XIXe siècle à Montpellier[71], chevalier de l'ordre d'Isabelle-la-Catholique[72], il épouse Camille Dufour de laquelle il a deux fils : Armand, capitaine territorial de l'Inspection des Forges de l'Artillerie, chevalier militaire de la Légion d'honneur par arrêté du maréchal Lyautey, ministre de la guerre, du 3 février 1917[73] et Jean-Henry, capitaine territorial d'Infanterie[74], mort brusquement de maladie à Paris le 15 juin 1872.
  • Joseph Emile Albert de Dax (1827-1892), marquis d'Axat (succède à son frère aîné Emmanuel Ange Jean Marie, marquis d'Axat, né le 24 juin 1825, magistrat, demeuré sans postérité, mort le 20 aout 1882, inhumé au cimetière du Montparnasse), second fils de Constantin cf. supra, né à Montpellier le 25 septembre 1827, diplomate, très lié à la république orientale de l'Uruguay par son mariage à Montévidéo le 13 mars 1854 avec Hortense-Cruz de San Vicente, fille du général Don Carlos de San Vicente, ministre de la guerre et de la marine[75], consul général à Berne (Suisse) en 1859[6] après avoir été consul au Havre où nait et meurt le premier de ses quatre enfants, Charlotte en 1855, chevalier de l'ordre royal de Léopold de Belgique[6],[63],[76].
  • Charles de Dax, 5e fils de Constantin, voir supra, sert aux chasseurs d'Afrique avec lesquels il fait de nombreuses campagnes, successivement engagé sur les différents théâtres d'opérations extérieurs de l'époque, ce qui lui vaut notamment les décorations des campagnes correspondantes, titulaire des médailles : Militaire, Crimée[77], Italie, Mexique, engagé ensuite comme volontaire dans l'armée pontificale légion d'Antibes, il est mortellement blessé au combat de Velletri (États pontificaux)[78],[63],[79] et meurt de ses blessures le 23[80] octobre 1867.
  • Marie François Hubert Henri d'Ax de Cessales, né le 8 juin 1889 à Castres[81], fils de Louis, baron de Cessales [représentant de la Croix rouge française durant toute la guerre de 1914-1918 en Roussillon à Corneilla-la-Rivière où sont implantés les d'Ax de Cessales qui résident dans la « maison seigneuriale d'Ax », depuis laquelle il guide « ...les familles de soldats sans nouvelles du front... mission délicate, parfois difficile qu'il accomplit avec humanité en parfaite liaison avec le maire (de l'époque) Joseph Albert »[82]], dont il était le sixième enfant, « Mort pour la France » lors de la Première Guerre mondiale à l'âge de 27 ans, lieutenant au 294e régiment d'infanterie, il meurt le 21 août 1916 de blessures de guerre»[82] "à l'ambulance 1/155"[83] et est inhumé dans un premier temps au cimetière militaire de Louvois, puis ultérieurement au carré militaire du cimetière de Corneilla-la-Rivière, chevalier militaire de la Légion d'honneur par arrêté du général Roques, ministre de la guerre, du 1er août 1916[84],[85],[86], également décoré précédemment de la croix de guerre 1914-1918 avec palme et la citation : « Officier d'une haute valeur morale. Affecté à un régiment d'infanterie territoriale, a demandé à servir dans un régiment actif. Très grièvement blessé le 27 juin en faisant courageusement son devoir. »[87],[88]
  • Marie Joseph Louis d'Ax de Cessales, dit de Vaudricourt, fils d'Isidore, né le 20 mai 1879 au château de Vaudricourt à Navès (Tarn)[89], déporté résistant, « Mort pour la France » lors de la Seconde Guerre mondiale en déportation le 31 décembre 1944, après avoir été déporté pour faits de Résistance au camp de Buchenwald depuis le Camp de Royallieu à Compiègne le 17 aout 1944, il meurt au camp, Matricule 78578[90],[91],[92]. Il va de même de son épouse Hedwige Marie Renée, issue de la Famille Lannes de Montebello, déportée résistante, « Mort(e) pour la France » en déportation le 19 novembre 1944, après avoir été déportée au camp de Ravensbrück, également pour faits de Résistance, au départ de Paris Gare de L'Est par le convoi du 4 juillet 1944 à destination du camp de torture de la Gestapo de Neue Bremm à Saarbruck, d'où elle est ensuite acheminée à Ravensbrück, elle décéde au camp - Matricule: 47135[93],[94],[95],[96],[97],[98].

Honneurs

Plusieurs chevaliers de l'ordre du roi, de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, de la Légion d'honneur dont un officier, plusieurs décorés du Lys[63], de la médaille militaire, de la croix de guerre 1914-1918. Un chevalier : de l'ordre royal d'Isabelle la Catholique, de l'ordre royal et militaire de Saint-Ferdinand d'Espagne, de l'ordre royal de Léopold de Belgique[6], de l'ordre des Arts et des Lettres, un commandeur et une dame de l'ordre pontifical de Saint-Grégoire-le-Grand.

Des membres de la famille Dax sont reçus aux écuries du roi : pages du roi en sa Grande écurie en 1722, réception réservée à la noblesse militaire qui venait dans les honneurs juste après les Honneurs de la Cour et en sa Petite écurie en 1743, réception qui prenait place, dans les honneurs anciens, tout de suite après la réception en la Grande Écurie[1],[4],[48], ainsi que dans l'ordre de Malte au Grand prieuré de Saint-Gilles en 1704[1]. D'autres sont également reçus aux écoles royales militaires en 1782 et 1786[9].

Antoine Dax, en tant qu'évêque d'Alet, préside par ordonnance royale les États de Languedoc au XVIe siècle[30] et d'autres sont aussi reçus à plusieurs reprises par les États, y siégeant[99] à chaque fois en tant que représentant-envoyé d'un baron-héréditaire de Languedoc (dont au XVIIIe siècle le premier baron-héréditaire laïc, prince du sang[49],[100]).

Sous la Restauration, Ange Jean Michel Bonaventure de Dax est appelé par lettre close du roi à assister à son sacre à Reims, il est autorisé à cette occasion à monter dans les carrosses du roi pour se rendre à la cérémonie, y étant présent dans les stalles du chœur de la cathédrale[101].

La famille compte plusieurs « Morts pour la France » au combat lors des Première et Seconde Guerres mondiales et en déportation pour faits de Résistance lors de la seconde, déportés résistants.

Armes et devise

Les armes de la famille se blasonnent ainsi : D'azur, au chevron d'or, chargé d'une quintefeuille de gueules, l'écu timbré d'un casque d'argent taré de front montrant sept grilles d'or orné de ses lambrequins suivant les émaux de l'écu et surmonté d'une couronne de marquis (baron, branche d'Ax de Cessales)[1].

  • supports : un dragon au naturel à dextre et un lion aussi au naturel à senestre[1].
  • cimier : un blaireau au naturel taré de front issant la couronne[1].
  • « Decus et tutamen in armis »[2] (Honneur et protection dans les armes) Énéide, livre V, v. 262).

Alliances

Les principales alliances de la famille Dax ou d'Ax sont : de la Jugie, Taverne, Arnaud de Neffièes, de Narbonne, de Narbonne Pelet, de Saint-Julien, de Saint-Martin d'Arles, del Pech (ou du Puy) de Pérignan, de Sarret, de Saint-Felix, de Genibrousse Montbrun, de Montesquiou, de Saint-Jean de Thurin d'Hounoux, d’Astorg, d’Astarac, de Bénavent, de Monstron d’Escouloubre, d'Espéronnat de Saint-Féréol, de Bruyères de Chalabre, de Castéras de Villemartin, de Grégoire des Gardies, Guignard de Saint-Priest, de Saunhac, Lannes de Montebello, de Chiavary, de San Vicente, Durand de Fontmagne, de Fréjacques de Bar, du Puy d’Alverny, de Villeneuve, de Béon, de Boissieu.

Voir aussi

Bibliographie

Publications sur le sujet

  • « Mémoire touchant les familles plus anciennes de la ville. Famille Dax », Société des arts et des sciences de Carcassonne, , p. 3-9 (lire en ligne).
  • « Marquis de Dax d'Axat, le maire qui créa le Musée Fabre », Harmonie, revue de la communauté d'agglomération de Montpellier, no 290, , p. 38 (lire en ligne [PDF]).
  • Roland Andréani, « De l'École militaire de Paris à la mairie de Montpellier : le marquis de Dax d'Axat (1767-1847) » dans : Les Armes et la Toge. Mélanges offerts à André Martel, Montpellier, 1997, p. 297-306.
  • Thomas Augustin Bouges, Histoire ecclésiastique et civile de la ville et diocèse de Carcassonne, Paris, 1741, page 471 et suivantes, « Liste des consuls de Carcassonne de 1294 à 1740 », se référer aux années : 1433, 1437, 1443, 1452, 1458, 1465, 1472, (lire en ligne).
  • Alphonse Jacques Mahul, Cartulaire et archives des communes de l'ancien diocèse et de l'arrondissement administratif de Carcassonne, Paris, 1867, vol 5, page 190, « Maison Dax» (lire en ligne).
  • Emile Peronne, en collaboration avec Jean Campigna, « Si Corneilla m'était conté, la maison seigneuriale d'Ax », Vivre à Corneilla-la-Rivière (Bulletin municipal), , p. 28 (lire en ligne [PDF]).

Ouvrages généraux

  • Mémoire touchant les familles plus anciennes de la ville de Carcassonne, tome 2, 2° série, 1906. p. 3-9 : famille Dax lire en ligne
  • Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, vol. 13, p. 175-177 lire en ligne
  • Louis-Pierre d'Hozier « Armorial général de la France », Firmin-Didot 1738, volume 1, p. 186-188 (lire en ligne) et volume 7 p. 601-604 (lire en ligne).
  • Jean Villain, La France moderne, tome 3, page p. 725-732 (lire en ligne).
  • Hubert de Vergnette de Lamotte, Filiations languedociennes. Tome 2, D-L, vol. 3, , 370 p..

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

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