Margaret Little (psychanalyste)
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| Naissance | |
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| Domicile |
Dunton Green (jusqu'en ) |
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| Activité |
| A travaillé pour |
Tavistock Clinic (- |
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| Membre de |
Margaret Isabel Little, née le à Bedford et morte le à Tunbridge Wells, est un médecin et une psychanalyste britannique.
Fille d'un professeur de mathématiques et d'une mère qui avait grandi en Australie, elle fait ses études secondaires à Bedford, puis ses études de médecine à l'université de Londres et au St Mary's Hospital, où elle obtient son diplôme de médecin en 1927. Elle travaille comme assistante à la Tavistock Clinic (1936-1939) et exerce en libéral de 1928 à 1939 à Edgware[1]. Elle fait trois analyses, avec un psychothérapeute jungien, le « Dr X. » (1936-1938)[2], puis une analyse didactique avec Ella Freeman Sharpe (1940-1947), interrompue par la mort de celle-ci, et avec Marion Milner et Donald Winnicott, jusqu'en 1955, alors qu'elle souffrait de graves angoisses psychotiques et mélancoliques[1]. Ce travail a duré jusqu'en 1957 avec des interruptions, elle a rapporté en détail dans son récit d'analyse qui l'a rendu célèbre dans le milieu analytique[3]. Margaret Little est ensuite devenue analyste formatrice à la Société britannique de psychanalyse où elle rejoint le Groupe des Indépendants.
À la fin des années 1960, elle s'installe avec son compagnon, le journaliste Reg Sizen, à Sundridge (Kent). Après la mort de celui-ci, elle emménage à Dunton Green (Kent) où elle vit jusqu'à sa mort[1].
Travaux
Son mémoire d’admission à la Société britannique de psychanalyse, intitulé « L’Errante » (« The wanderer. Some notes on a paranoid patient » 1945) est un travail qui a été parfois appréhendé comme une réflexion sur sa propre analyse avec Ella Freeman Sharpe[4]. Elle y évoque la situation d'une patiente qui réalise souvent de longs trajets pour se rendre à son analyse. La présentation du mémoire a été marquée par l'emportement de Winnicott contre Mélanie Klein[5]. Comme celle-ci commentait que le seul apport du texte de Little était de montrer le caractère impératif d’une reprise d’analyse de sa part à elle, Winnicott s’est écrié que ce serait folie de la part d’un analyste d’imaginer qu’il n’en aurait pas le besoin d’en faire autant lui-même.