Marilyse Hamelin

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Marilyse Hamelin
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Genre artistique
Œuvres principales
  • Maternité, la face cachée du sexisme (2017)
  • Quelques jours avec moi (2021)
  • Une détresse contrôlée (2023)
  • Solitudes : une décennie de réflexions féministes (2024)

Marilyse Hamelin est une journaliste, écrivaine, éditrice, animatrice et chroniqueuse québécoise née en 1980, à Amos, en Abitibi-Témiscamingue. Elle est surtout connue pour son travail de militance féministe[1].

Militance féministe

Après des études en journalisme, Marilyse Hamelin débute au journal Le Devoir (entre 2004 et 2006), puis travaille comme journaliste pour le Journal de Montréal et Le Droit.

En 2011, elle devient la directrice de l'information de l'hebdomadaire Châteauguay Express lancé par Transcontinental média[2]. Elle travaille ensuite comme pupitreuse à l’Agence QMI[3] jusqu’en 2013[4].

En 2013 elle lance son blogue féministe La semaine rose, qu'elle tient jusqu'en 2017[5].

En 2015, Hamelin cofonde avec la chercheuse Marie-Ève Maillé une page Facebook Décider entre hommes[6], qui porte sur la surreprésentation masculine dans les lieux de pouvoir[7].

À titre de conférencière, elle participe en 2016 à une tournée provinciale dans plusieurs cégeps du Québec afin de sensibiliser les étudiants aux notions de consentement sexuel, de féminisme et d’égalité des sexes[8]. Intitulée Sexe, égalité et consentement, la série de conférences étaient animées par Hamelin, Julie Miville-Dechêne, alors présidente du Conseil du statut de la femme du Québec, et le rappeur montréalais Koriass[9].

De 2017 à 2019, Hamelin est chroniqueuse au magazine Châtelaine, où elle tient la rubrique Féminin universel. Hamelin écrit ensuite une chronique culturelle au magazine L’actualité durant l’année 2019[10].

Entre 2018 et 2020, Hamelin anime trois saisons du magazine socioculturel Nous sommes la ville[11] ainsi que la série Vue sur la relève[12] à l'antenne de MAtv Montréal.

Entre 2017 et 2021, Hamelin contribue à plusieurs ouvrages collectifs publiés aux éditions du Remue-Ménage, Québec Amérique, Guy-Saint-Jean éditeur, et aux éditions Somme toute, dont : Libérez la colère (2018)[13], 11 Brefs essais pour l’égalité des sexes (2019)[14], Dictionnaire du sexisme dans la langue (2017)[15] et D'amour et d'oubli (2021)[16], un collectif pour amasser des fonds pour la lutte contre l'Alzheimer réunissant 32 personnalités publiques et littéraires québécoises, incluant Kim Thuy, Gilles Archambault, Raôul Duguay, Marie Laberge, Ariane Moffat, Stanley Péan, Larry Tremblay et Kim Yaroshevskaya.

« Maternité, la face cachée du sexisme »

Dans cet ouvrage publié en 2017, Marilyse Hamelin décrit comment certaines femmes sont pénalisées professionnellement par le fait d'être mère ou de pouvoir être mère, avec par exemple un employeur qui choisit un homme plutôt qu'une femme car il suppose qu'elle sera plus souvent absente, par exemple lorsque les enfants sont malades.

Pour Marilyse Hamelin, il ne fait aucun doute que « la discrimination professionnelle liée à la maternité s’opère de manière systémique à l’encontre de toutes les femmes, qu’elles soient mères ou non, et ce, peu importe leur âge. » Elle affirme plus généralement qu'il n'existe toujours pas d'égalité des sexes dans la parentalité. Elle estime par exemple que « dans la majorité des unions, c’est la mère qui porte le fardeau mental de la planification familiale »[17],[18],[19].

Épuisement militant

En , Hamelin témoigne de son épuisement de militante dans le livre 11 bref essais sur la beauté, pour échapper à la tyrannie des idées reçues, dans son essai intitulé Au commencement, la laideur. Lors d'une entrevue pour le quotidien La Presse au sujet du livre, Hamelin se confie à la journaliste : « Après 10 ans de blogue et de chronique féministe, je trouvais que je n’avais plus rien à dire, j’étais fatiguée, j’étais à plat. »[20]

Autrice et éditrice

En , Hamelin publie son premier récit autobiographique intitulé Quelques jours avec moi[21].

Hamelin dirige ensuite le collectif 15 brefs essais sur l'amour: petits et grands chantiers de reconstruction, qui paraît en et réunit notamment les plumes de Maude-Nepveu Villeneuve, Laura Doyle Péan, Fabiola Nyrva Aladin et Ouanessa Younsi[22].

À l'automne 2023 paraît son récit Une détresse contrôlée, qui lui vaut une invitation à une table ronde au Salon du livre de Montréal en compagnie des autrices Neige Sinno, Léa Clermont-Dion et Lynda Dion[23].

Le , Hamelin publie son essai Solitudes: Une décennie de réflexions féministes, qui revient sur ses années de militance[24].

Wikipédia

Depuis 2021, Hamelin contribue activement à Wikipédia, où elle a créé et modifié de nombreuses pages sur des femmes de la francophonie canadienne, dont Pascale Navarro, Brigitte Pilote, Marie Demers et Alexie Morin[25]. En , son compte est brièvement bloqué après un débat autour de la page du blogue féministe Abattoir[25]. Elle y voit l’exemple d’une culture particulièrement hostile sur Wikipédia francophone, où les sujets féministes et québécois sont, selon elle, jugés plus durement que d’autres[25]. Son compte est rétabli en [25].

Publications

Marilyse Hamelin a participé à des ouvrages collectifs, mais a aussi publié à titre individuel[26] :

Prix et distinctions

Notes et références

Voir aussi

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