Minoru Kiuchi
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| Minoru Kiuchia 城内 実 | ||
Minoru Kiuchi, en 2024. | ||
| Fonctions | ||
|---|---|---|
| Ministre d'État japonais chargé de la Politique économique et fiscale | ||
| En fonction depuis le (6 mois et 3 jours) |
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| Premier ministre | Sanae Takaichi | |
| Gouvernement | Takaichi I et II | |
| Prédécesseur | Ryōsei Akazawa | |
| Ministre d'État chargé de la Sécurité économique | ||
| – (1 an et 20 jours) |
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| Premier ministre | Shigeru Ishiba | |
| Gouvernement | Ishiba I et II | |
| Prédécesseur | Sanae Takaichi | |
| Successeur | Kimi Onoda | |
| Représentant du Japon | ||
| En fonction depuis le (16 ans, 7 mois et 23 jours) |
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| Élection | 30 août 2009 | |
| Réélection | 16 décembre 2012 14 décembre 2014 22 octobre 2017 31 octobre 2021 27 octobre 2024 8 février 2026 |
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| Circonscription | 7e district de Shizuoka | |
| Législature | 45e, 46e, 47e, 48e, 49e, 50e et 51e | |
| Prédécesseur | Satsuki Katayama | |
| – (1 an, 8 mois et 28 jours) |
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| Élection | 9 novembre 2003 | |
| Circonscription | 7e district de Shizuoka | |
| Législature | 43e | |
| Prédécesseur | Hiroshi Kumagai | |
| Successeur | Satsuki Katayama | |
| Biographie | ||
| Date de naissance | ||
| Lieu de naissance | Shinjuku (Tokyo, Japon) | |
| Nationalité | Japonaise | |
| Parti politique | PLD (2003-2005; depuis 2012) | |
| Diplômé de | Université de Tokyo | |
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Minoru Kiuchi (城内 実, Kiuchi Minoru), né le à Tokyo, est un homme politique japonais, ancien fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères, ministre d'État pour la politique économique et fiscale depuis dans les gouvernements de Sanae Takaichi.
Actuellement membre du Parti libéral-démocrate, il a été indépendant pendant une grande partie de sa carrière politique. Il a été ministre d’État des Affaires étrangères et ministre d’État de l'environnement. Kiuchi a des liens étroits avec l'Allemagne. Il est membre de la faction Moriyama jusqu'à sa dissolution en .
Éducation et formation
Minoru Kiuchi est le fils de l'officier de police japonais et plus tard commissaire général de l'Agence nationale de police Yasumitsu Kiuchi. À la suite de la nomination de son père comme attaché de police à l'ambassade du Japon à Bonn, en Allemagne de l'Ouest, entre 1971 et 1975, Minoru Kiuchi vit en Allemagne entre ses six et dix ans. Il fréquente l'école primaire Gotenschule à Bad Godesberg, où il suit des cours exclusivement en allemand.
À son retour au Japon, Kiuchi fréquente plusieurs écoles à Kobe, Tokyo et Yokohama. En 1984, il termine ses études secondaires à l'Académie Kaisei et s'inscrit à la Faculté des Arts et des Sciences de l'Université de Tokyo, où il se spécialise en relations internationales[1].
Fonctionnaire au ministère des Affaires étrangères
En 1989, Kiuchi entre au ministère des Affaires étrangères, puis, en 1990, il est envoyé à l'université d'Augsbourg, où il étudie les sciences politiques et perfectionne son allemand. À partir de 1992, Kiuchi est diplomate à l'ambassade du Japon en Allemagne, pendant trois ans. Entre 1996 et 2000, Kiuchi est l'interprète officiel germano-japonais de l'empereur Akihito, ainsi que des premiers ministres Ryūtarō Hashimoto et Keizō Obuchi[1],[2].
Homme politique indépendant
En , exactement un an avant les élections générales régulières de novembre 2003, Kiuchi démissionne de son poste au ministère des Affaires étrangères pour poursuivre une carrière politique. En 2003, il se présente avec succès comme candidat indépendant dans la septième circonscription électorale de la préfecture de Shizuoka, qui reste sa circonscription électorale depuis. Membre de la chambre basse, Kiuchi rejoint alors le parti libéral-démocrate. Après deux ans en tant que membre du PLD, il défie le Premier ministre de l'époque, Jun'ichirō Koizumi, dans ses efforts de privatisation et, par conséquent, perd la faveur des dirigeants du PLD. Lors des élections anticipées de 2005, Kiuchi se présente à nouveau comme candidat indépendant, mais il est battu[3]. Un mois plus tard, il quitte le PLD[1]. Il est nommé professeur invité à l'université de Takushoku les années suivantes.
Durant les quatre années qui suivent, Kiuchi se prépare pour les élections de 2009[4]. Il subvient aux besoins de sa famille en occupant divers emplois, notamment celui d'enseignant à temps partiel dans un lycée de Kanagawa. Dans son autobiographie, Kiuchi décrit ces années comme particulièrement formatrices pour lui en tant qu'homme politique. Il affirme qu'elles lui donnèrent l'occasion de dialoguer avec ses électeurs, même dans les zones les plus reculées de sa circonscription, et que « les difficultés économiques [qu'il connut] lui ont donné l'habitude de se bouger. »[5] En 2009, il est réélu comme candidat indépendant[1],[6].
Homme politique du PLD


Au cours de la période précédant les élections de 2012, Kiuchi rejoint le PLD pour soutenir Shinzō Abe dans sa candidature au poste de Premier ministre, et il reste un soutien jusqu'à sa démission en 2020. Dans le deuxième cabinet Abe formé en , Kiuchi est nommé vice-ministre parlementaire des Affaires étrangères. Lorsque le cabinet est remanié en , Kiuchi est promu ministre d'État aux Affaires étrangères, un poste qu'il conserve jusqu'à l'investiture du troisième cabinet Abe en . Entre 2015 et 2018, Kiuchi siège à la direction de divers comités parlementaires et commissions internes du PLD, notamment la Commission parlementaire sur les enlèvements nord-coréens et autres questions, le Bureau international du PLD, la Division de l'économie, du commerce et de l'industrie du PLD et le Bureau de recherche d'information du PLD. Sous le quatrième cabinet Abe, Kiuchi est ministre d'État chargé de l'environnement d' à [1]. À ce titre, il dirige les discussions ministérielles sur le climat à Karuizawa, dans la préfecture de Nagano, dans le cadre du sommet du G20 de 2019[7]. Depuis , il est vice-président du Comité des affaires de la Diète du PLD[1].
En , il devient ministre pour Okinawa et les Territoires du nord, ministre de la sécurité économique et ministre d’État pour la science et la politique technologique, dans les gouvernements Ishiba[8],[9],[10].
Depuis le , il est ministre de la stratégie du développement et ministre d'État pour la politique économique et fiscale[11],[12].
Initiatives au cours de son mandat ministériel
Élargissement de la coopération germano-japonaise dans les domaines de la haute technologie et de l'exploration spatiale
Le , Kiuchi, en sa qualité de ministre d'État chargé de la politique scientifique et technologique ainsi que de la politique spatiale, signe deux accords bilatéraux importants avec la ministre fédérale allemande de l'éducation et de la recherche, Dorothee Bär.
En signant une lettre d'intention, les deux parties réaffirment leur engagement à approfondir leur coopération scientifique. L'accent est mis sur des domaines technologiques de pointe tels que l'ingénierie quantique, l'énergie de fusion nucléaire et la robotique pilotée par l'intelligence artificielle. De plus, l'accord vise à renforcer la sécurité de la recherche, l'intégrité scientifique et la liberté académique.
Dans le domaine de l'exploration spatiale, la coopération est aussi renouvelée par une déclaration d'intention commune. Kiuchi et Bär expriment leur intention de poursuivre les missions et projets conjoints, notamment dans les domaines de l'observation de la Terre et des communications par satellite[13].

Événements marquants
Crise des otages en Algérie (2013)
Kiuchi est en visite en Europe en sa qualité de vice-ministre parlementaire des Affaires étrangères lorsque la crise des otages d'In Amenas éclate. Après que le gouvernement japonais a eu connaissance de l'attaque, Kiuchi reçoit l'ordre de rediriger son voyage vers l'Algérie pour diriger les négociations au nom du Japon. Il arrive sur place le , un jour après le début de l'attaque[14]. Parmi les victimes se trouvent 17 otages japonais, dont 10 meurent lorsque l'Algérie décide de prendre d'assaut le site[15]. L'opération de sauvetage est lancée contre la volonté expresse du Japon, des États-Unis et du Royaume-Uni, qui ont demandé à l'Algérie de faire passer la vie de leurs citoyens enlevés en premier. Le Japon déplore qu'il n'ait pas été informé à l'avance et que ses demandes d'arrêter l'opération aient été ignorées[16]. Kiuchi négocie directement avec, entre autres, le Premier ministre Sellal et le ministre des Affaires étrangères Medelci, menant la demande commune de huit des nations touchées, dont la Grande-Bretagne et la France, pour que les informations soient divulguées rapidement. Il reste en Algérie jusqu'au pour superviser l'identification des citoyens japonais tués lors de l'attaque, ainsi que le rapatriement de leurs dépouilles[17],[18],[19].