Mira Gincburg
psychiatre et psychanalyste suisse (1887-1949)
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Mira Gincburg, née à Łódź le et morte à New York en 1949, est une médecin et psychanalyste suisse d'origine russo-polonaise. Pionnière de la psychanalyse en Suisse, elle exerce comme analyste d'enfants et est membre fondateur de la Société suisse de psychanalyse en 1919.
Biographie
Mira Gincburg naît dans une famille russo-polonaise juive à Łódź, où elle fait ses études secondaires, obtenant son diplôme de fin d'études en 1901[1]. Elle fait ses études de médecine à l'université de Berne (1901) puis à Zurich (1903). Elle participe à la Révolution de 1905, puis revient à Zurich, où elle obtient son doctorat de médecine en 1906[1]. Elle est ensuite assistante à la clinique psychiatrique du Burghölzli. Elle passe plusieurs années à Berlin et devient la première femme membre de l'Association psychanalytique de Berlin. Elle participe au congrès de l'Association psychanalytique internationale à Weimar en 1911, aux côtés de Carl Gustav Jung[2]. Elle épouse Emil Oberholzer en 1913[3].
Elle participe à la fondation de la Société suisse de psychanalyse, aux côtés de son mari Emil Oberholzer qui en devient le président, d'Oskar Pfister, et de Hermann Rorschach qui est vice-président[4].
Mira et Emil Oberholzer émigrent aux États-Unis en , avec leur fils Hermann, né en 1926, et s'installent à New York[5]. Ils rejoignent la New York Psychoanalytic Society et Mira Oberholzer-Gincburg reprend une pratique privée d'analyste d'enfants. Elle meurt d'un cancer en 1949[2].