Monique Schneider

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Nom de naissance
Monique Camille SchneiderVoir et modifier les données sur Wikidata
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Monique Schneider
Monique Schneider en 2014.
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Monique Camille SchneiderVoir et modifier les données sur Wikidata
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Distinction

Monique Schneider, née à Mirecourt le et morte à Paris le , est une universitaire, psychanalyste et philosophe française.

Monique Schneider naît en 1935[1]. Normalienne en 1955, elle est reçue première à l'agrégation de philosophie en 1958 (cacique). Elle enseigne la philosophie et le français au lycée de Grenoble puis, en 1965, elle devient assistante à L'institut de psychologie de cette même ville[2],[3]. En 1970, elle est attachée de recherche en philosophie au CNRS, puis, en 1978, chargée de recherche et, en 1980, elle soutient son doctorat d'État en philosophie. Dirigée à l'université de Nanterre par le philosophe Paul Ricœur et intitulée La réflexion émotionnelle[4]. En 1984, directrice de recherche au CNRS, elle enseigne la psychanalyse à l'université Paris VII. Elle prend sa retraite en 1999[5].

Elle meurt à Paris le [6],[7].

Recherches et activités éditoriales

Monique Schneider opère une relecture critique de Freud. Elle s'intéresse notamment à sa conception du plaisir, à son abandon de la "théorie de la séduction" au profit de celle d'un fantasme œdipien, ainsi, plus généralement, qu'à ses contradictions, ou ses "oscillations" sur la question du "partage sexué". Elle met en évidence dans l’œuvre du fondateur de la psychanalyse une involution qu'elle déplore[8]. Freud a d'abord développé un point de vue « cryptoféministe », se prononçant contre la répression dont la sexualité féminine faisait l'objet et reconnaissant que la maternité puisse être, en tant que privative de liberté, un fardeau – aux femmes la frigidité et le soin des autres, aux hommes la libre circulation entre la maman et la putain. Puis il a souscrit à une logique patriarcale, que ses héritiers n'ont fait, pour la plupart, que rigidifier.[réf. nécessaire]

Elle publie plusieurs ouvrages, Généalogie du masculin et Le paradigme féminin, qui explore la conception freudienne paradoxale, au regard de la leçon du Moïse, de l'appareil psychique comme situé en territoire féminin dans la mesure où il est capable d'accueillir de l'autre[9], déjà rencontré dans La part de l'ombre[10].

Le “féminin”, tel que l'approche Monique Schneider[11], est ainsi la « métaphore de l'inconscient comme lieu de l'autre », de l'étrangeté de l'autre. Non sans lien avec une éthique de l'hospitalité qu'Emmanuel Levinas associe pour une part au féminin et qui intéresse la psychanalyste, en particulier dans “En deçà du visage"[12] et La détresse aux sources de l'éthique. Dans Généalogie du masculin, elle parcourt le territoire masculin, en explore les vulnérabilités souvent déniées et décrit des masculinités non phalliques.

Publications (sélection)

Notes et références

Liens externes

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