Morten Messerschmidt
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24 mars 2026
Banlieue de Copenhague (2022-2026)
Seeland (depuis 2026)
| Morten Messerschmidt | |
Morten Messerschmidt en 2023. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Président du Parti populaire danois | |
| En fonction depuis le (4 ans, 2 mois et 23 jours) |
|
| Prédécesseur | Kristian Thulesen Dahl |
| Député danois | |
| En fonction depuis le (6 ans, 10 mois et 10 jours) |
|
| Élection | 5 juin 2019 |
| Réélection | 24 mars 2026 |
| Circonscription | Seeland du Nord (2019-2022) Banlieue de Copenhague (2022-2026) Seeland (depuis 2026) |
| Groupe politique | Parti populaire danois |
| – (4 ans, 4 mois et 10 jours) |
|
| Élection | 8 février 2005 |
| Réélection | 13 novembre 2007 |
| Circonscription | Århus (2005-2007) Jutland de l'Est (2007-2009) |
| Groupe politique | Parti populaire danois |
| Député européen | |
| – (9 ans, 11 mois et 29 jours) |
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| Élection | 7 juin 2009 |
| Réélection | 25 mai 2014 |
| Législature | 7e et 8e |
| Groupe politique | ELD (2009-2014) CRE (2014-2019) |
| Biographie | |
| Date de naissance | (45 ans) |
| Lieu de naissance | Frederikssund (Danemark) |
| Nationalité | Danoise |
| Parti politique | Parti populaire danois |
| Diplômé de | Université de Copenhague |
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Morten Messerschmidt, né le à Frederikssund au Danemark, est un homme politique danois du Parti populaire danois, dont il est le président depuis 2022.
Jeunesse et débuts en politique
Engagé au sein du Parti populaire danois, il fait partie de la direction de sa branche de jeunesse de 2000 à 2005. À ce titre, il est condamné en 2002 avec trois autres militants à 14 jours de prison avec sursis pour une campagne publicitaire de l'organisation contre l'islam[1].
Il participe en 2003 à Big Brother VIP au Danemark. De 2003 à 2005, il est un assistant du député européen Mogens Camre[2]. Il est candidat sur la liste de ce dernier aux élections européennes du mais ne remporte pas de siège, devenant seulement son deuxième suppléant[3]. Il obtient un diplôme de droit à l'université de Copenhague en 2009[4].
Il est élu député au Folketing pour la première fois lors des élections législatives de 2005, et devient alors le porte-parole de son groupe parlementaire sur les questions européennes[4]. En , il est accusé par le quotidien B.T. d'avoir fait l'éloge du nazisme lors d'un déjeuner dans les jardins de Tivoli et décide alors de quitter le Parti populaire danois pour le préserver de la polémique[5]. Il annonce rejoindre de nouveau le parti moins d'un mois plus tard[6]. En , il gagne son procès contre B.T., le tribunal estimant que ses propos relevaient de la moquerie[7].
Il est réélu pour un second mandat lors des élections législatives anticipées de 2007[8]. Il devient alors le porte-parole de son groupe sur les questions de climat et d'énergie, tout en conservant son rôle sur les questions européennes[4].
Député européen
En , il est désigné comme tête de liste de son parti en vue des élections européennes de 2009[9]. Lors du scrutin du , sa liste se place en quatrième position en remportant 15,3 % des suffrages et deux sièges, le meilleur résultat de l'histoire du parti[10]. Au Parlement européen, il siège au sein du groupe Europe libertés démocratie et de la commission des affaires constitutionnelles, dont il est vice-président[11].
En , il prend position en faveur d'une sortie du Danemark de l'Union européenne, contrairement à la position officielle de son parti prônant des réformes structurelles en interne[12].
Il est de nouveau la tête de liste de son parti en vue des élections européennes 2014. Il fait également partie du camp du « non » au référendum de 2014 sur l'adhésion du Danemark à la juridiction unifiée du brevet, tenu simultanément[13]. Le , sa liste obtient un résultat historique en remportant le scrutin avec 26,6 % des suffrages et quatre sièges au Parlement européen[14]. Il obtient lui-même 465 758 votes personnels, établissant donc un nouveau record toutes élections confondues au Danemark[15]. Après le scrutin, il siège au sein du groupe des conservateurs et réformistes européens et de la commission des affaires constitutionnelles, dont il redevient vice-président à partir de , date à laquelle il devient également membre de la commission de la culture et de l'éducation. Pendant la législature, il est également membre de la commission spéciale sur les rescrits fiscaux et autres mesures similaires par leur nature ou par leur effet[11].
Il fait activement campagne en faveur du « non » au référendum du sur la fin de l'option de retrait du Danemark vis-à-vis de certaines politiques européennes en matière de justice et de sécurité[16].
En , le Parlement européen lui demande de rembourser 400 000 euros de fonds destinés à deux organisations européennes qu'il présidait, mais qui ont été utilisés pour des campagnes du Parti populaire danois lors des élections législatives de juin 2015 et de la campagne référendaire de décembre[17].
En , il est accusé d'usurpation d'identité par sa collègue Rikke Karlsson[18]. Face aux accusations, il démissionne le lendemain de son rôle de leader de la délégation du Parti populaire danois au Parlement européen[19].
Retour au Folketing
En , il annonce son intention de revenir au Folketing[2]. Il y fait son retour à l'occasion des élections législatives de 2019[20]. Après le scrutin, il retrouve ses rôles de porte-parole de son groupe sur les questions européenes, de climat et d'énergie qu'il occupait en 2009[4]. Il devient vice-président du parti en [21].
En , il est condamné à six mois de prison avec sursis pour avoir reçu frauduleusement des fonds européens en 2015 dans le cadre de ses fonctions au sein du Mouvement pour l'Europe des libertés et de la démocratie, condamnation dont il fait appel en contestant tout agissement illégal[22]. En , la décision est annulée par la Haute-Cour en raison de l'activité du juge de premier instance sur les réseaux sociaux, considérée comme hostile au Parti populaire danois[23]. En , lors du nouveau procès, Messerschmidt est acquitté[24]. Le procureur annonce en ne pas faire appel de cette décision[25].
Président du Parti populaire danois
En , il annonce sa candidature à la présidence du parti, après la démission de Kristian Thulesen Dahl à la suite des résultats des élections locales[26]. Il remporte l'élection le contre Martin Henriksen et Merete Dea Larsen, tous deux anciens membres du Folketing[27]. Dans les six mois suivant son élection, onze des seize députés du groupe quittent le parti, dont son prédécesseur Kristian Thulesen Dahl[28].
Il fait partie des principales figures du camp du "non" au référendum du sur la fin de l'option de retrait du Danemark de la politique de sécurité et de défense commune de l'Union européenne[29].
Il est réélu au Folketing lors des élections législatives anticipées du à l'occasion desquelles le Parti populaire danois ne remporte que cinq sièges, contre 16 en 2019, soit le pire résultat de son histoire[30].
En , il se déclare favorable à des baisses d'impôt, impulsant donc une ligne économiquement plus libérale à son parti, et opérant ainsi un rapprochement avec les autres partis de droite. Il s'agit alors d'une rupture importante avec la ligne politique de son prédécesseur Kristian Thulesen Dahl, qu'il accuse d'avoir trop rapproché des positions des sociaux-démocrates[31].
Après des résultats historiquement faibles aux élections de 2022, le parti connaît un regain de popularité lors de l'année 2025, et progresse notamment lors des élections régionales et municipales de [32]. En , Messerschmidt déclare avoir l'ambition que le Parti populaire danois fasse partie de la coalition gouvernementale en cas de victoire des partis de droite aux prochaines élections législatives, alors que le mouvement s'était contenté d'apporter son soutien sans participation aux précédents exécutifs de droite[33]. En , un sondage donne le parti en tête parmi les formations politiques de droite, une première depuis 2019[34].
Lors des élections législatives anticipées du , le Parti populaire danois obtient 9,1 % des voix et 16 sièges, trois fois plus que lors du dernier scrutin[35]. Messerschmidt est alors réélu pour un nouveau mandat de député, cette fois-ci dans la circonscription de Seeland, en obtenant 50 819 votes personnels, faisant de lui le député le mieux élu du pays devant la Première ministre Mette Frederiksen[36]. Alors que ni le bloc de droite, ni le bloc de gauche ne remportent de majorité, mettant les centristes des Modérés dans une position de faiseur de roi, Messerschmidt annonce qu'il censurera tout gouvernement dont feraient partie les Modérés. Il déclare toutefois être prêt à ce que son parti reste seulement un soutien sans participation à un éventuel gouvernement de droite dirigé par Troels Lund Poulsen soutenu sans participation par les Modérés[37]. Après le scrutin, il annonce son intention d'entrer au bureau du Folketing en occupant la vice-présidence dévolue à son mouvement, une décision sans précédent pour un président de parti[38]. Il renonce toutefois au rôle de porte-parole politique de son groupe parlementaire, qu'il cède à Peter Kofod, rompant avec la tradition au Parti populaire danois que le poste soit occupé par le président du mouvement[39].
Notes et références
- ↑ (da) « Morten Messerschmidt er blevet sigtet for racisme - blev dømt i samme sag i 2002 », sur tv2.dk, (consulté le )
- 1 2 (da) « Morten Messerschmidt vil tilbage i Folketinget », sur dr.dk, (consulté le )
- ↑ (da) « Valget til Europa-Parlamentet den 13. juni 2004 », sur Danmarks Statistik (consulté le )
- 1 2 3 4 (da) « Morten Messerschmidt (DF) », sur ft.dk (consulté le )
- ↑ (da) « Morten Messerschmidt forlader DF », sur tv2.dk, (consulté le )
- ↑ (da) « Morten Messerschmidt taget til nåde », sur jyllands-posten.dk, (consulté le )
- ↑ (da) « Messerschmidt vandt over B.T. », sur dr.dk, (consulté le )
- ↑ (da) « Folketingsvalget den 13. november 2007 », sur valg.im.dk (consulté le )
- ↑ (da) « Messerschmidt bliver EU-spidskandidat », sur jyllands-posten.dk, (consulté le )
- ↑ (da) « Europa-Parlamentsvalg søndag 7. juni 2009 », sur Danmarks Statistik (consulté le )
- 1 2 « Morten MESSERSCHMIDT », sur www.europarl.europa.eu (consulté le )
- ↑ (da) « Messerschmidt vil gøre op med DF's EU-politik », sur politiken.dk, (consulté le )
- ↑ (da) « Messerschmidt: Fem grunde til at stemme ’nej’ til patentdomstolen », sur tv2.dk, (consulté le )
- ↑ (da) « Her er resultatet: DF vandt historisk sejr », sur altinget.dk, (consulté le )
- ↑ (da) Morten Øyen Jensen et Christian Juhl Mølgaard, « Messerschmidt suveræn topscorer », sur Altinget.dk, (consulté le )
- ↑ (da) « Nedtælling mod en mulig dansk exit fra Europol er sat i gang », sur jyllands-posten.dk, (consulté le )
- ↑ (en) « European Parliament tells MEP to return €400,000 », sur euractiv.com, (consulté le )
- ↑ (en) « Danish anti-immigrant MEP accused of identity theft », sur politico.eu, (consulté le )
- ↑ (en) « Messerschmidt quits as head of Danish People’s Party in European Parliament », sur politico.eu, (consulté le )
- ↑ (da) « Folketingsvalg onsdag 5. juni 2019 - Valgte kandidater og stedfortrædere », sur Danmarks Statistik (consulté le )
- ↑ (da) « Messerschmidt ny næstformand i Dansk Folkeparti », sur dr.dk, (consulté le )
- ↑ (en) « Morten Messerschmidt: Danish right-wing politician convicted of EU fraud », sur euronews.com, (consulté le )
- ↑ (da) « Morten Messerschmidts retssag skal gå om: Dommer kunne opfattes som inhabil », sur politiken.dk, (consulté le )
- ↑ (en) « Danish eurosceptic lawmaker acquitted in EU fraud case », sur reuters.com, (consulté le )
- ↑ (da) « Messerschmidt-sag ankes ikke og slutter efter syv år », sur berlingske.dk, (consulté le )
- ↑ (da) « Messerschmidt vil være DF-formand », sur altinget.dk, (consulté le )
- ↑ (da) « Morten Messerschmidt er valgt som ny formand for Dansk Folkeparti », sur dr.dk, (consulté le )
- ↑ (da) « SE LISTEN: Disse 11 personer har forladt Dansk Folkeparti », sur tv2.dk, (consulté le )
- ↑ (da) « Nej-turné: Messerschmidt har kastet sig ind i valgkampens slutspurt », sur politiken.dk, (consulté le )
- ↑ (da) « Prognose spår historisk vælgerlussing til Dansk Folkeparti », sur tv2.dk, (consulté le )
- ↑ (da) « Messerschmidt i markant opgør med sin forgænger: Vil sanke skatten og gøre Dansk Folkeparti mere blå », sur Berlingske, (consulté le )
- ↑ (da) « Dansk Folkeparti genopstod fra de døde i 2025. Og alt er forandret på Christiansborg. Sådan skete det », sur Altinget.dk, (consulté le )
- ↑ (da) « Dansk Folkeparti vil i regering hvis blå blok vinder valget », sur Berlingske, (consulté le )
- ↑ (da) « Ny måling gør DF til landets største blå parti », sur DR, (consulté le )
- ↑ (da) Rosa Uldall, « Sidste gang lå DF lige over spærregrænsen - nu er partiet tredoblet », sur DR, (consulté le )
- ↑ (da) Anders Dall, « Her er valgets ti største stemmeslugere », sur DR, (consulté le )
- ↑ (da) Anna Danielsen Gille, « Begge ender hev i Løkke under første debat efter valget: 'Det bliver for indsnævrende' », sur DR, (consulté le )
- ↑ (da) Line Rønn Tofte, Emil Eller et Therese Rokkjær Birch, « Messerschmidt vil gøre sig selv til Folketingets næstformand », sur DR, (consulté le )
- ↑ (da) « Peter Kofod erstatter Morten Messerschmidt som politisk ordfører », sur Altinget.dk, (consulté le )
Voir aussi
Articles connexes
- Liste des députés européens du Danemark de la 7e législature - Liste des députés européens de la 7e législature
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