MultiChoice
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| MultiChoice | |
| Ancien nom | M-Net Subscription Services |
|---|---|
| Création | 1994 |
| Action | JSE : MCG |
| Siège social | Randburg |
| Direction | Maxime Saada (PDG) David Mignot (DG Canal+ Africa) |
| Actionnaires | |
| Activité | Télévision payante |
| Produits | Télévision par satellite |
| Filiales | DStv, GOtv, Showmax (70 %), SuperSport, M-Net, BetKing (49 %) |
| Site web | www.multichoice.com |
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MultiChoice est une multinationale sud-africaine qui exploite DStv, l'un des plus importants opérateurs de télévision par satellite en Afrique subsaharienne. Elle exploite également GOtv, un service de télévision terrestre présent dans neuf pays, et Showmax, un service de SVOD. MultiChoice est détenue à 45,2 % par le groupe Canal+[1].
MultiChoice est issue de la branche de gestion des abonnés de l'opérateur de télévision terrestre payante M-Net et diffuse l'intégralité des chaînes de M-Net sur le service DStv. MultiChoice appartient au conglomérat médiatique du même nom. L'une des filiales de MultiChoice est DStv Stream, anciennement DStv Now, puis DStv App, un service permettant la diffusion de programmes télévisés sur des appareils mobiles tels que les ordinateurs portables, les smartphones et les notebooks[2].
Auparavant, MultiChoice avait des opérations en Scandinavie, au Benelux, en Italie, en Europe de l'Est, en Grèce ainsi qu'à Chypre sous le service Filmnet TV (cédées au Groupe Canal+ en 1997), en Égypte avec Cable Network of Egypt, au Moyen-Orient avec Gulf TV et Arab Radio and Television Network et en Thaïlande avec UBC.
En 2020, MultiChoice comptait une base d'abonnés totale de 20,1 millions de téléspectateurs dans toute l'Afrique. MultiChoice est l'un des opérateurs de télévision payante à la croissance la plus rapide au monde selon le groupe de presse sud-africain Naspers[3],[4],[5].
Premières années (1983–1991)
En 1983, le milliardaire sud-africain Koos Bekker écrit un article à l'université Columbia décrivant l'idée qui a conduit à M-Net, et avec deux autres, a présenté l'idée à Naspers, qui a acquis une part de 26 %, ce qui a conduit le dirigeant de Naspers, Ton Vosloo, à devenir président du conseil d'administration[6]. M-Net a perdu de l'argent au cours de ses premières années[7].
Expansion (1992–2017)

En 1993, M-Net a été divisée en deux divisions : l’une destinée à la diffusion des chaînes de divertissement, l’autre à la téléphonie mobile, à la distribution des signaux et à la gestion des abonnés. Cette deuxième division est devenue MultiChoice. L’entreprise a obtenu une licence de diffusion en Namibie en 1991, ce qui a donné naissance à MultiChoice Africa en 1996[8].
En 1992, des services analogiques ont été lancés dans 20 pays africains et ont perduré jusqu'en 1996, date à laquelle ils ont été remplacés par des services numériques. Cette division, appelée DStv (Digital Satellite Television), avait été lancée pour la première fois en Afrique du Sud le , devenant ainsi le premier service de télévision numérique payante en direct hors des États-Unis[8].
En 2002, DStv a lancé un décodeur « double vue », permettant de regarder simultanément deux chaînes différentes à partir d'un seul signal satellite. En 2006, un service pour appareils mobiles a été testé et lancé officiellement en 2011 sous le nom de DStv Mobile (aujourd'hui DStv Stream, puis DStv Now, puis DStv App)[8].
En , MultiChoice Nigeria a lancé GOtv, une plate-forme terrestre abordable et compatriote de DStv, qui diffuse toutes les chaînes de DStv Access et certaines des offres DStv Compact dans 11 pays d'Afrique subsaharienne[9],[10].
MultiChoice diffuse dans 50 pays d'Afrique subsaharienne, dont le Cap-Vert et Madagascar. Les programmes en langues locales sont disponibles en français et en portugais dans certains territoires africains, ainsi que dans les 11 langues officielles d'Afrique du Sud.
Introduction en bourse et consolidation (2018-2023)
En , Naspers, alors société mère de Multichoice, annonce la séparation de son activité audiovisuelle ainsi que son introduction à la bourse de Johannesburg (JSE). La nouvelle société se renomme MultiChoice Group et regroupe MultiChoice South Africa, MultiChoice Africa, Showmax Africa et Irdeto. L'introduction en bourse a eu lieu le , sous le code action MCG. L'action était immédiatement éligible au Top 40 de la JSE, la liste des 40 plus grandes capitalisations boursières[3].
En , le Groupe Canal+ acquiert 12 % du capital de MultiChoice[11].
En , MultiChoice acquiert une participation de 20 % dans la société de paris sportifs nigériane, BetKing, avec l'intention de la lancer en Afrique du Sud. En , MultiChoice augmente sa participation à 49 %[12].
En , le Groupe Canal+ acquiert une participation de 30,27 % dans la société, finalement augmenté à 31,7 %[13].
Acquisition par Canal+ S.A. (2025)
Près d'un an plus tard, le , Canal+ S.A. fait une offre aux investisseurs de MultiChoice pour acquérir les actions restantes, sous réserve de l'approbation réglementaire, offrant un prix de 105 R par action, soit 40 % de plus que le prix de 75 R offert la veille[14]. MultiChoice rejette l'offre, estimant qu'elle sous-évalue la société et, suite à une réprimande du Takeover Regulation Panel sud-africain, Canal+ révise son offre et augmente son offre à 125 R par action, le prix de l'action étant 67 % plus élevé que le prix de l'action MultiChoice,.
En , le groupe Canal+ et MultiChoice publient une circulaire conjointe avec le diffuseur français qui obtient 45,2 % des actions de la société avec un conseil d'administration intérimaire approuvant l'offre révisée. Les deux sociétés déposent un dossier auprès des régulateurs locaux en , les termes de l'accord restant inchangés.
Aux termes de l'accord, Canal+ cédera la licence de diffusion de MultiChoice S.A., qui inclut DStv comme entité indépendante, afin de se conformer à la loi sud-africaine sur les communications électroniques, interdisant aux entités étrangères de détenir plus de 20 % du capital. Parmi les nouveaux actionnaires qui devraient participer à la transaction figurent Afrifund Investment, dirigé par Sipho Maseko, ancien PDG de Telkom, et Identity Partners, dirigé par la femme d'affaires sud-africaine Sonja De Bruyn. Ces actionnaires formeront l'entité LicenceCo, chargée de gérer les opérations en Afrique du Sud et lui céderont une participation économique de 51 %, les 49 % restants revenant à Canal+.
La transaction devait initialement être finalisée en , mais a été reportée à .
En , la Commission sud-africaine de la concurrence recommande au Tribunal de la concurrence d'approuver, sous conditions, le projet de rachat de MultiChoice par Canal+. Selon la Commission, ce projet de rachat est peu susceptible de réduire ou d'empêcher la concurrence sur un marché quelconque[15].
Les conditions d'approbation comprennent la prise en compte des préoccupations en matière d'emploi et l'augmentation de la participation des personnes historiquement défavorisées (PHD) et des travailleurs d'Orbicom et de LicenceCo. La Commission souhaite également que les groupes s'engagent à développer davantage leurs fournisseurs et à poursuivre les activités de l'entité fusionnée depuis l'Afrique du Sud, permettant ainsi la pluralité des informations télévisées et la promotion des exportations. MultiChoice et Canal+ ont convenu d'un moratoire sur les licenciements pour une période de trois ans à compter de la date de mise en œuvre de la fusion[15].
Enfin, les parties ont également convenu de poursuivre certaines initiatives en matière de responsabilité sociétale des entreprises (RSE), telles que le développement des compétences dans l’industrie audiovisuelle et le développement du sport[15].
Après près de deux ans de négociations, le groupe français Canal+ finalise l’acquisition de l’acteur majeur de la télévision et du streaming en Afrique[16],[17]. L’opération porte son portefeuille à plus de 40 millions d’abonnés dans près de 70 pays, d'Afrique, d'Europe et d'Asie[18].



