Mur géologique de Géromont
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Le mur géologique de Géromont est une échelle stratigraphique monumentale réalisée avec des roches extraites de carrières situées en Wallonie (Belgique).
Des roches représentatives de périodes géologiques s'étendant du Cambrien (540 millions d'années) au Quaternaire (actuel), se succèdent, par ordre chronologique, sur 54 mètres, à raison de un mètre pour dix millions d'années. Le mur incliné suivant le pendage des couches de grès Famennien exploité par une ancienne carrière est adossé au versant sud de la vallée de l'Ourthe au nord de Comblain-la-Tour, sur la commune de Comblain-au-Pont. La base mesure environ 22 mètres et se situe à une altitude de 198 m. Le sommet large d'environ 3 mètres se trouve à l'altitude de 220 m. La pente moyenne est d'environ 40 %.
Genèse
L'idée naquit lors d'une rencontre de Paolo Gasparotto, sculpteur sur pierre et murailleur avec Camille Ek, professeur de géologie à l'université de Liège en 2004[1],[2],[3].
Ce projet a tout d'abord été soutenu par l'Agence de Développement Local (ADL) de Comblain-au-Pont, par le Centre d'interprétation de la Pierre de Sprimont, et l'asbl "Les découvertes de Comblain" qui assure depuis 2016 la gestion et l'encadrement de cette œuvre pédagogique.
Grâce à cette bonne collaboration entre différentes administrations, des acteurs associatifs, des entreprises d'extraction et la participation de nombreux bénévoles, l'idée est en cours de concrétisation (2022).
Localisation
Le mur est édifié sur la pente d'un versant sud de la vallée de l'Ourthe près des haldes d'une carrière abandonnée. Il s'agit du site d'une ancienne carrière souterraine de grès à Géromont, hameau carrier de Comblain-au-Pont. On y extrayait du grès Famennien (psammite) destiné à la production de pavés et de pierres de construction. C'est un site de grand intérêt biologique[4],[5]. On y recense, entre autres, de nombreux chiroptères qui ont trouvé refuge dans les anciennes carrières souterraines de ce versant bien exposé. Non loin du mur, se trouve le bâtiment du "Centre d'interprétation de la chauve-souris".
Représentation des différentes périodes
Les différentes périodes géologiques sont représentées de la plus ancienne (en bas du mur) à la plus récente. Une période de dix millions d'années (Ma) correspond à une hauteur d'un mètre.
De bas en haut, se succèdent :
Le Paléozoïque, d'une durée totale de 288,8 millions d'années (Ma), se décompose en 6 périodes[6],[7],[a] :
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−538,8 à −485,4 Ma (durée : environ 53,4 Ma = 5,34 m) ; |
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−485,4 à −443,4 Ma (durée : environ 42 Ma = 4,20 m) ; |
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−443,4 à −419,2 Ma (durée : environ 24,2 Ma = 2,42 m) ; |
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−419,2 à −358,9 Ma (durée : environ 60,3 Ma = 6,03 m); |
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−358,9 à −298,9 Ma (durée : environ 60,1 Ma = 6,01 m); |
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−298,9 à −252,2 Ma (durée : environ 46,7 Ma = 4,67 m). |
Le Mésozoïque, d'une durée totale de 186,2 Ma, comprend les trois périodes suivantes[8] :
- le Trias, entre 252,17 ± 0,06 et 201,3 ± 0,2 Ma (durée : environ 50,87 Ma = 5,09 m) ;
- le Jurassique, entre 201,3 ± 0,2 et 145,0 Ma (env. 56,2 Ma = 5,62 m) ;
- le Crétacé, entre 145,0 et 66,0 Ma (env. 79 Ma = 7,90 m).
Le Cénozoïque se divise en trois périodes géologiques :
- le Paléogène, lui-même subdivisé en Paléocène, Éocène et Oligocène, de 66 Ma à 23,3 Ma (env. 42,7 Ma = 4,27 m) ;
- le Néogène, lui-même subdivisé en Miocène et Pliocène, de 23,3 Ma à 2,58 Ma (env. 20,72 Ma = 2,07 m);
- le Quaternaire, lui-même subdivisé en Pléistocène et Holocène, de 2,58 Ma à nos jours (env. 2,58 Ma = 0,26 m).
