Méthode des 3i
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La méthode des 3i (pour intensive, individuelle et interactive) est une méthode de prise en charge de l'autisme par le jeu, créée en France en par Catherine de La Presle. Non reconnue par la Haute Autorité de santé (HAS), elle a fait l'objet de cinq études jugées trop faibles pour constituer une preuve d'efficacité par cette même institution.
La méthode est créée en [1] par une famille française parente d'un enfant autiste, par opposition au paradigme psychanalytique jugé « culpabilisant », et par refus d'admission de l'enfant en hôpital de jour. Catherine de La Presle part se former au programme Son-Rise aux États-Unis dans le but de faire progresser son petit-fils, présenté depuis comme étant « sorti de l'autisme »[2].
L'expérience débouche sur la création en de l’association Autisme Espoir vers l’École (AEVE), chargée de diffuser la méthode[1]. La méthode des 3i commence par une déscolarisation de l'enfant (jusqu'au moment où il acquiert un niveau de développement jugé suffisant pour permettre une rescolarisation progressive). La méthode consiste en une prise en charge intensive (40 heures par semaine) qui fait appel à une large équipe de bénévoles, impliqué sur une longue durée — 2 à 4 ans avant la rescolarisation[3], qui animent les séances de jeu avec l'enfant.
Cette pratique fait partie de celles que l’absence de données sur leur efficacité, le caractère exclusif de leur application et leur absence de fondement théorique ont conduit les experts, professionnels et représentants d’usagers réunis par la Haute Autorité de santé (HAS) à ne pas recommander. Cette position est prise dans le rapport de la HAS de [4].
En , l'association AEVE revendique 50 psychologues et 200 personnes suivies[5]. L'année suivante, la fondatrice de la méthode déclare dans le média Le Parisien que la méthode a « guéri » une centaine d'enfants[6].
En , Catherine de La Presle co-signe avec le président du RAAHP (une association psychanalytique du domaine de l'autisme) une tribune regrettant son exclusion du nouveau conseil national des troubles neuro-développementaux[7].