Nous les garçons et les filles

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PaysDrapeau de la France France
LangueFrançais
PériodicitéMensuel
Date de fondation1963
Nous les garçons et les filles
Pays Drapeau de la France France
Langue Français
Périodicité Mensuel
Date de fondation 1963
Date du dernier numéro 1969
Ville d’édition Paris

Propriétaire Mouvement jeunes communistes de France
ISSN 1278-7809

Nous les garçons et les filles est une publication mensuelle éditée de 1963 à 1969 par le Parti communiste français à l'intention des jeunes. Elle marque une sorte de « parenthèse yéyé » dans l'histoire du Mouvement de la jeunesse communiste de France.

Dans les années 1960-1962, l'irruption en France de la vague dite yéyé pose un défi au PCF, qui voit s'effilocher les restes du magistère intellectuel dont il avait disposé avant 1956. Avec le rock puis le twist s'impose une culture juvénile porteuse de valeurs aux antipodes du communisme : individualisme consommateur, hédonisme permissif, idéologie « copains » niant les rapports de classes au profit d'un unanimisme générationnel.

Ce mouvement repose sur des références américaines, en un moment où la guerre froide est à son plus haut (crise de Cuba et début de l'engagement américain au Viêt Nam). Cette culture yéyé est alors véhiculée avant tout par le mensuel Salut les copains (SLC) et l'émission éponyme d'Europe 1, qui sont particulièrement appréciés des adolescents, spécialement dans les couches populaires[1].

Faute de pouvoir contrer le mouvement, le PCF, sur une idée de Roland Leroy, choisit de l'accompagner. La décision est arrêtée en par le bureau politique du parti de publier une revue mensuelle calquée sur la formule de SLC, mais censée diffuser les mots d'ordre communistes auprès des jeunes polarisés par la culture yéyé[2] (le mensuel catholique Rallye jeunesse effectue un virage similaire au même moment).

Le titre retenu[3] est Nous les garçons et les filles (abrégé en NGF) qui récupère, à l'initiale près, le titre de la chanson qui vient de lancer Françoise Hardy — de la même façon que Daniel Filipacchi avait recyclé le titre d'une chanson de Gilbert Bécaud avec Salut les copains et fera encore de même en 1964 avec Âge tendre et tête de bois.

NGF procède formellement de la fusion des quatre périodiques de la Jeunesse communiste : l'hebdomadaire militant Avant-garde créé en 1920, le bimestriel parisien Avenir, et les mensuels Avant-garde rurale et Filles de France[4]. Dans son titre même, NGF rompt avec la règle de séparation des sexes qu'appliquait auparavant le PCF[5].

Entre Marx et Pepsi-Cola

Notes et références

Bibliographie

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