Olga Tokarczuk

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Naissance
Nom dans la langue maternelle
Olga Nawoja TokarczukVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Natasza BorodinVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Olga Tokarczuk
Olga Tokarczuk en 2018.
Biographie
Naissance
Nom dans la langue maternelle
Olga Nawoja TokarczukVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Natasza BorodinVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domiciles
Krajanów (à partir de ), WrocławVoir et modifier les données sur Wikidata
Formation
Faculté de psychologie de l'université de Varsovie (d) (-)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Période d'activité
Depuis Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Tatiana Tokarczuk (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoints
Roman Fingas (d) (depuis )
Grzegorz Zygadło (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Zbigniew Fingas (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Parti politique
Les Verts (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Membre de
Association des écrivains polonais (en) ()
Fondation Stefan-BatoryVoir et modifier les données sur Wikidata
Genres artistiques
Littérature historique (d), essaiVoir et modifier les données sur Wikidata
Influencée par
Site web
Distinctions
Prix Nike ()
Prix Nike ()
Prix Nobel de littérature ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Liste détaillée
Paszport Polityki ( et )
Prix littéraire de la fondation Kościelski ()
Prix Nike ( et )
Prix Samuel-Bogumil-Linde (d) ()
Śląski Wawrzyn Literacki (d) ()
Médaille d'argent du Mérite culturel polonais Gloria Artis ()
Usedomer Literaturpreis (d) ()
Prix Vilenica (en) ()
Brückepreis (en) ()
Kulturhuset Stadsteatern (d) (Les Livres de Jakób) ()
Insígnia d'Honor de Breslau (d) ()
Prix Jan-Michalski ()
Prix Nobel de littérature ()
Prix international Booker (Les Pérégrins) ()
Warwick Prize for Women in Translation (Les Pérégrins ; Sur les ossements des morts) ( et )
Prix Laure-Bataillon ()
Citoyen d'honneur de Wrocław (d) ()
Prix littéraire de la BERD ()
Ambassador of the correct Polish language (d) ()
Citoyen d'honneur de Varsovie ()
Citoyen d'honneur de Basse-Silésie (d) ()
Médaille d'or du Mérite culturel polonais Gloria Artis ()
Doctorat honoris causa de Sorbonne-Université ()
Ordre du mérite de la voïvodie de Basse-Silésie (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Œuvres principales
signature d'Olga Tokarczuk
Signature.
Plaque commémorative.

Olga Tokarczuk[1] (prononciation polonaise : /ˈɔlɡa tɔˈkart͡ʂuk/), née le à Sulechów (voïvodie de Lubusz) en Pologne, est une femme de lettres polonaise.

Elle obtient le prix Nobel de littérature 2018, décerné en 2019[2].

Sa famille est d'origine polonaise et ukrainienne, de la région de Ternopil. Une partie de sa famille fut victime des massacres de Polonais par l'Armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA). Bien que revendiquant ses origines ukrainiennes, elle se dit hostile au nationalisme ukrainien de Stepan Bandera[3].

Olga Tokarczuk étudie la psychologie à l'université de Varsovie[4]. Durant ses études, elle travaille, bénévolement, avec des personnes souffrant de troubles mentaux. Après avoir terminé ses études, elle devient psychothérapeute à Wałbrzych[4].

À partir de 1997, elle se consacre entièrement à l’écriture[5], se disant inspirée par William Blake[5]. Elle contribue aussi à la revue littéraire Granta[6].

En 2000, elle fait ses débuts comme dramaturge avec la pièce Skarb, dont la première a lieu le 3 décembre au Teatr Telewizji (pl)[7].

En 2015, elle reçoit des menaces de mort pour avoir dit à la télévision polonaise que l'idée d'une Pologne ouverte et tolérante n'était qu'un « mythe »[4].

Son roman, Sur les ossements des morts, est adapté pour le cinéma par la réalisatrice Agnieszka Holland sous le titre Spoor en 2017[8]. Elle est également co-autrice du scénario[4]. Œuvre iconoclaste qui se structure comme un polar autour de la mort d’animaux et d’hommes et comme une illustration de la marginalisation et de la différence[9]. Le film reçoit le Prix Alfred-Bauer lors de la Berlinale 2017 et est sélectionné pour l'Oscar du meilleur film international en 2018[4].

Son roman, Les Livres de Jakób, raconte l'histoire de Jakób Frank, un chef religieux du XVIIIe siècle qui mène ses disciples à travers deux conversions forcées : vers l'Islam puis vers le catholicisme[8]. Tombé dans l'oubli, Jakób Frank a vraiment existé, ainsi que la secte juive hérétique des frankistes[10]. Pour suivre les livres hébreux, le roman est paginé à l'envers dans la version originale[4]. Il a fallu dix ans de recherche à l'autrice pour écrire ce roman[11]. Malgré les menaces liées à ses interventions à la télévision, le livre se vend à 170 000 exemplaires en Pologne et reçoit le Prix Nike 2015[8]. Traduit en français en 2018, il est en cours de traduction en anglais, la sortie était prévue pour [8].

Le , elle reçoit le Prix Nobel de littérature 2018[12]. Elle annonce la nouvelle sur les réseaux sociaux avec deux heures d'avance sur l'annonce officielle du Comité Nobel ce qui est normalement interdit[13]. Parce que Tokarczuk est considérée comme « non patriote » par le gouvernement polonais d'alors, la chaîne publique d'information en continu TVP Info met plusieurs minutes à annoncer son nom, la désignant d'abord d'un simple « une Polonaise »[14]. En effet, féministe, pro-européenne et défenseure des droits des minorités en Pologne, elle met à mal les idéaux conservateurs véhiculés par Droit et justice, le parti au pouvoir depuis 2015[14].

Le lendemain de l'annonce de son prix, la ville de Wrocław où elle réside rend les transports publics gratuits aux usagers ayant sur eux un livre d'Olga Tokarczuk[15].

Ses romans sont traduits en plus de 25 langues dont le catalan, l'hindi et le japonais[4]. Elle est l'autrice polonaise la plus traduite hors de son pays[16].

Œuvres

En 2018 avec Oksana Zaboujko.

Romans

Recueils de nouvelles

  • Szafa (1997, littéralement : Garde-robe), recueil de trois nouvelles (reprises sous le titre de L'Armoire et autres nouvelles dans la version française du recueil suivant en 2023)
  • Gra na wielu bębenkach (2001, littéralement : Il joue sur de nombreux tambours)
    Jeu de tambours et tambourins, traduit par Maryla Laurent, Lausanne, Éditions Noir sur Blanc, coll. « Littérature étrangère », 2023, 346 p. (ISBN 978-2-88250-821-8) ; réédition, Paris, Le Livre de poche no 37900, 2025, 480 p. (ISBN 978-2-253-25145-3)
  • Ostatnie historie (2004)
    Récits ultimes, traduit par Grażyna Erhard, Lausanne, Éditions Noir sur Blanc, coll. « Littérature étrangère », 2007, 252 p. (ISBN 978-2-88250-197-4) ; réédition, Paris, Le Livre de poche no 36129, 2021, 352 p. (ISBN 978-2-253-00011-2)
  • Opowiadania bizarne (2018)[27],[28]
    Histoires bizarroïdes, traduit par Maryla Laurent, Lausanne, Éditions Noir sur Blanc, coll. « Littérature étrangère », 2020, 192 p. (ISBN 978-2-88250-657-3)

Essais

  • Lalka i perła (2001, littéralement : Poupée et perle), essai
  • Moment niedźwiedzia (2012, littéralement : Le Moment de l'ours)

Poésie

  • Miasto w lustrach (1989, littéralement : La Ville en miroir), recueil de poèmes

Autres publications

  • E.E. (1995), texte sur une certaine Erna Eltzner
  • Opowieści wigilijne (2000, littéralement : Contes de Noël), écrit en collaboration avec Jerzy Pilch et Andrzej Stasiuk
  • Zielone dzieci (2016) - Petit conte philosophique
    Les Enfants verts[29], traduit par Margot Carlier, Lille, Éditions La Contre Allée, coll. « Fictions d'Europe »[30], 2016, 96 p. (ISBN 978-2-91781-750-6)
Olga Tokarczuk en 2017.

Prix et récompenses

Notes et références

Voir aussi

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