Ouni
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| Ouni | ||||
Autobiographie d'Ouni découverte dans le mastaba du vizir et exposée au musée du Caire. | ||||
| Surnom | nefer nekhet mery-Rê | |||
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| Nom en hiéroglyphe | ||||
| Transcription | Wnj | |||
| Période | Ancien Empire | |||
| Dynastie | VIe dynastie | |||
| Fonction principale | vizir | |||
| Famille | ||||
| Père | Iouou | |||
| Sépulture | ||||
| Type | mastaba | |||
| Emplacement | nécropole d'Abydos | |||
| Date de découverte | 1860 | |||
| Découvreur | Auguste Mariette | |||
| Fouilles | 1995 : Kelsey Museum et Pennsylvania-Yale-New York University 1999-2000 : Kelsey Museum |
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| Objets | stèle fausse porte | |||
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Ouni l'Ancien était le vizir du pharaon Pépi Ier de la VIe dynastie égyptienne. Outre les titres et fonctions liées à cette haute fonction étatique, il portait également les titres de Gouverneur de Haute-Égypte et de Général des armées du Roi.

Si la vie d'Ouni est exceptionnellement bien connue pour un personnage ayant vécu il y a près de quatre mille cinq cents ans, on ignore pratiquement tout de ses origines. Sans aucun doute, il est né dans une famille de la noblesse ; peut-être a-t-il partagé l'éducation de Pépi ; il n'est pas impossible non plus qu'il ait eu des liens familiaux avec Pépi. Pour appuyer cette hypothèse, des égyptologues rapprochent deux faits certains : Ouni fait ériger son mastaba non loin d'Abydos, ce qui signifierait qu'il était originaire de la région ; de son côté, Pépi Ier épousa successivement deux filles du nomarque d'Abydos. De là certains concluent qu'Ouni était également lié à cette puissante famille, d'autres préfèrent penser que c'était une amitié profonde qui lia le pharaon à son homme de confiance depuis l'enfance. Une amitié qui permit à Ouni de faire graver sur les murs de son tombeau : « Le cœur de Sa Majesté était plein de moi ».
Le gestionnaire
Ouni débute tout enfant à la cour de Téti, premier roi de la VIe dynastie. D'abord simple page (porte-couronne), il obtient bientôt un emploi au ministère de l'agriculture et un titre sacerdotal de peu d'importance. Ouni n'a que dix ans lorsqu'il est nommé « surveillant des terres à blé de Pharaon ».
Lors de l'avènement de Pépi Ier, Ouni, qui a peut-être partagé l'éducation du nouveau souverain devient alors un des favoris du jeune roi : il est nommé « intendant de la Grande Maison ». À ce titre, il est responsable de l'ensemble du domaine royal, chargé à la fois du recrutement et de la formation de l'ensemble du personnel du palais et gestionnaire attitré des terres du roi.
Ouni est ensuite nommé « prêtre-lecteur du palais », un poste important qui l'amène à superviser le bon déroulement des cultes pratiqués à la cour. Puis Pépi Ier lui confère le titre de « prêtre supérieur de la pyramide royale » ; il est envoyé à Tourah chercher dans les carrières les blocs de pierre blanche qui ont servi à construire la chambre du sarcophage, dans la pyramide de Pépi. C'est ainsi qu'il est chargé de la construction du monument funéraire de Pharaon, édifié au nord de la nécropole de Saqqarah. C'est probablement lui qui décide de faire graver sur les parois des appartements funéraires les célèbres Textes des pyramides. L'activité dont il fait preuve en cette occasion lui vaut de nouvelles faveurs : il est élevé à la dignité d'« ami royal », nommé « surintendant de la maison de la reine », et prend peu à peu la direction de toutes les affaires : « Je faisais », dit-il, « toutes les écritures avec l'aide d'un seul secrétaire ».
Sur le plan politique, Ouni accomplit un certain nombre de réformes importantes, comme le développement du réseau d'irrigation en Haute-Égypte. Il joue également les armateurs en supervisant la construction de nombreux navires de transport destinés au commerce avec les pays lointains.
Enfin, récompense suprême, Ouni est intronisé « ami unique du souverain », titre permettant à son détenteur de demander au roi ce qu'il souhaite. Ouni demande ainsi à Pépi de lui offrir un sarcophage en pierre blanche. Pharaon accède à sa requête et, afin de lui témoigner sa confiance et son amitié, complète le cadeau avec une table de libations, un linteau et une « fausse porte », niche aménagée dans les tombeaux pour que les morts puissent continuer à communiquer avec les vivants, et qui sera retrouvée dans son mastaba.