Plurien
commune française du département des Côtes-d'Armor
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Plurien [plyʁjɛ̃] est une commune du département des Côtes-d'Armor, dans la région Bretagne, en France.
| Plurien | |||||
Le clocher-porche de l'église paroissiale Saint-Pierre. | |||||
| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bretagne | ||||
| Département | Côtes-d'Armor | ||||
| Arrondissement | Saint-Brieuc | ||||
| Intercommunalité | Lamballe Terre et Mer | ||||
| Maire Mandat |
Jean-Pierre Omnès 2020-2026 |
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| Code postal | 22240 | ||||
| Code commune | 22242 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Pluriennais, Pluriennaise | ||||
| Population municipale |
1 521 hab. (2023 |
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| Densité | 70 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 37′ 36″ nord, 2° 24′ 10″ ouest | ||||
| Altitude | 43 m Min. 3 m Max. 96 m |
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| Superficie | 21,65 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Pléneuf-Val-André | ||||
| Législatives | Deuxième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
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| Liens | |||||
| Site web | www.plurien.bzh | ||||
| modifier |
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Géographie
Localisation
La commune est située à 39 km au nord-ouest de Dinan.
Communes limitrophes
Lieux-dits et écarts
- Nombreux lieux-dits dont la Ville Tanvez, les Tertres Charbonnet, Sables d'Or les Pins.
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Frémur, l'Islet et le Léhen[1],[2],[Carte 1].
Le Frémur, d'une longueur de 19 km, prend sa source dans la commune de Quintenic et se jette dans la Manche en limite de Fréhel et de Pléboulle[3].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[6]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[7]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 1,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 691 mm, avec 12,2 jours de précipitations en janvier et 6,2 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Quintenic à 12 km à vol d'oiseau[10], est de 11,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 769,8 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,6 °C, atteinte le ; la température minimale est de −14,7 °C, atteinte le [Note 2].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[13], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
Typologie
Au , Plurien est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[14]. Elle est située hors unité urbaine[15] et hors attraction des villes[16],[17].
La commune, bordée par la Manche, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[18]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[19].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (92,2 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (93,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (66,2 %), zones agricoles hétérogènes (20,3 %), prairies (5,7 %), zones urbanisées (4,1 %), forêts (2,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,5 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,4 %), zones humides côtières (0,3 %)[20]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
La localité est attesté sous les formes Plurien en 1167 et en 1169[21], eccl. de Saint Rihen en 1181[21], Plurien en 1201, en 1243 et en 1251[21], Plurian en 1263[21], Plurien en 1272, en 1293 et vers 1330[21], Plarien et Plurien en 1516[21].
Le nom Plurien fait partie des nombreux toponymes bretons formés sur l'appellatif vieux breton ploe « paroisse » (terme issu du latin plebs, plebis > PLEBE), témoignages d'une colonisation brittonique du haut Moyen Âge. Il prend occasionnellement la forme Plu- (à côté de Plou-, Ploe-, Plo-, Plé-, Pleu-, Ples-). Il est généralement suivi d'un hagionyme. Dans ce cas, il s'agit de saint Rien[22],[23], ou de saint Rihen, autrement dit Riain, Ryan ou Rhian, abbé gallois[réf. nécessaire] ou encore d'Urien[réf. nécessaire].
En breton, la forme normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne est également Plurien[21].
Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 9,8 % des toponymes de la commune sont bretons[24].
Histoire
Le XXe siècle
- Les guerres du XXe siècle
Le monument aux morts porte les noms de 63 soldats morts pour la Patrie[25] :
- 53 sont morts durant la Première Guerre mondiale ;
- 8 sont morts durant la Seconde Guerre mondiale ;
- 2 sont morts durant la guerre d'Algérie.
- Un civil est mort durant la guerre d'Indochine.
Politique et administration
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[31]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[32].
En 2023, la commune comptait 1 521 habitants[Note 3], en évolution de +0,13 % par rapport à 2017 (Côtes-d'Armor : +2,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Économie
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- Église Saint Pierre (XIe – XIXe siècle). L'édifice a conservé de l'époque romane une longue nef bâtie au XIe siècle, qui se caractérise par ses contreforts plat et ses petites fenêtres à linteau monolithique. Le mur nord a conservé ses dispositions d’origine[35]. Le mur sud a été profondément modifié : au XVIIe siècle, on le dote d’un porche sud du XVe siècle en réemploi, appelé « le Chapitré », et on le perce de larges baies au XVIIIe siècle après avoir rebouché les fenêtres romanes. La nef est prolongée vers l’est au XVe siècle, doublant la longueur de l'édifice. À l'intérieur, la jonction des deux parties est marquée par un arc diaphragme brisé surmonté à l'extérieur d’un clocher peigne à deux baies accessible par un escalier rampant. L'édifice s'achève par un chevet plat percé par une fenêtre axiale et une chapelle en retour au sud. Il est couvert d’une charpente en berceau brisé. La tour-porche à l’ouest a été édifiée en 1835[36]. Elle contient plusieurs éléments de mobilier classé[37].
- Côté sud de l'église.
- Détail sculpture, Vierge à l'Enfant, sur le porche sud.
- La nef romane et l'arc diaphragme.
- Revers de façade occidentale.
- Station balnéaire de Sables d'Or les Pins : une petite partie de la station se trouve sur la commune (la majeure partie étant sur la commune de Fréhel).
