Plurien

commune française du département des Côtes-d'Armor From Wikipedia, the free encyclopedia

Plurien [plyʁjɛ̃] est une commune du département des Côtes-d'Armor, dans la région Bretagne, en France.

Faits en bref Administration, Pays ...
Plurien
Plurien
Le clocher-porche de l'église paroissiale Saint-Pierre.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Saint-Brieuc
Intercommunalité Lamballe Terre et Mer
Maire
Mandat
Jean-Pierre Omnès
2020-2026
Code postal 22240
Code commune 22242
Démographie
Gentilé Pluriennais, Pluriennaise
Population
municipale
1 521 hab. (2023 en évolution de +0,13 % par rapport à 2017)
Densité 70 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 37′ 36″ nord, 2° 24′ 10″ ouest
Altitude 43 m
Min. 3 m
Max. 96 m
Superficie 21,65 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Pléneuf-Val-André
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Plurien
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Plurien
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Plurien
Liens
Site web www.plurien.bzh
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Géographie

Localisation

La commune est située à 39 km au nord-ouest de Dinan.

Communes limitrophes

Communes limitrophes de Plurien
Côte de Penthiève Fréhel
Erquy Plurien
La Bouillie Hénanbihen Matignon

Lieux-dits et écarts

  • Nombreux lieux-dits dont la Ville Tanvez, les Tertres Charbonnet, Sables d'Or les Pins.

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Frémur, l'Islet et le Léhen[1],[2],[Carte 1].

Le Frémur, d'une longueur de 19 km, prend sa source dans la commune de Quintenic et se jette dans la Manche en limite de Fréhel et de Pléboulle[3].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Plurien[Note 1].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[6]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[7]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 1,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 691 mm, avec 12,2 jours de précipitations en janvier et 6,2 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Quintenic à 12 km à vol d'oiseau[10], est de 11,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 769,8 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,6 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −14,7 °C, atteinte le [Note 2].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[13], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme

Typologie

Au , Plurien est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[14]. Elle est située hors unité urbaine[15] et hors attraction des villes[16],[17].

La commune, bordée par la Manche, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[18]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[19].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (92,2 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (93,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (66,2 %), zones agricoles hétérogènes (20,3 %), prairies (5,7 %), zones urbanisées (4,1 %), forêts (2,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,5 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,4 %), zones humides côtières (0,3 %)[20]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

La localité est attesté sous les formes Plurien en 1167 et en 1169[21], eccl. de Saint Rihen en 1181[21], Plurien en 1201, en 1243 et en 1251[21], Plurian en 1263[21], Plurien en 1272, en 1293 et vers 1330[21], Plarien et Plurien en 1516[21].

Le nom Plurien fait partie des nombreux toponymes bretons formés sur l'appellatif vieux breton ploe « paroisse » (terme issu du latin plebs, plebis > PLEBE), témoignages d'une colonisation brittonique du haut Moyen Âge. Il prend occasionnellement la forme Plu- (à côté de Plou-, Ploe-, Plo-, Plé-, Pleu-, Ples-). Il est généralement suivi d'un hagionyme. Dans ce cas, il s'agit de saint Rien[22],[23], ou de saint Rihen, autrement dit Riain, Ryan ou Rhian, abbé gallois[réf. nécessaire] ou encore d'Urien[réf. nécessaire].

En breton, la forme normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne est également Plurien[21].

Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 9,8 % des toponymes de la commune sont bretons[24].

Histoire

Le XXe siècle

Les guerres du XXe siècle

Le monument aux morts porte les noms de 63 soldats morts pour la Patrie[25] :

Politique et administration

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
février 1790 juillet 1790 Pierre Guesnier    
août 1790 août 1794 François Amiot   Seigneur du Pont de la Motte
août 1794 novembre 1795 Noël Denis    
novembre 1795 mars 1797 Julien Chenu    
mars 1797 juin 1797 François Amiot   Seigneur du Pont de la Motte
juin 1797 août 1797 Joseph Amiot   Agriculteur
août 1797 décembre 1797 François Amiot   Seigneur du Pont de la Motte
décembre 1797 juillet 1808 Julien Chenu    
juillet 1808 octobre 1830 Louis Chenu    
octobre 1830 avril 1832 Mathurin Fouyer    
avril 1832 juillet 1848 Noël Gesrel    
juillet 1848 octobre 1876 Théodore Téveux    
octobre 1876 mai 1890 Julien Dobet   Propriétaire cultivateur
mai 1890 mars 1895 Émile Valot   Capitaine au long cours
mars 1895 mai 1904 Amédée Brouard   Cultivateur
mai 1904 janvier 1915 Jean Lemercier    
janvier 1915 avril 1919 Joseph Lemonnier   Propriétaire cultivateur
avril 1919 mai 1945 Jean Lemercier    
mai 1945 février 1953 Jean Mainguy    
février 1953 mars 1977 Théodore Amiot SFIO Cultivateur, secrétaire de la section socialiste
mars 1977 mars 1983 Yves Hamon[26] (1913-2006)   Instituteur
mars 1983 juin 1995 Rémy Gouédard[27] (1936-2017)   Architecte
Conseiller municipal (1977 → 1983)
juin 1995 mars 2008 Maryvonne Esnault DVG Professeure des écoles retraitée
mars 2008[28] octobre 2013[29]
(décès)
Jean-Michel Logéat (1943-2013)   Officier de la Marine, ingénieur commercial
Adjoint au maire (2001 → 2008)
novembre 2013[30] mars 2014 Maryvonne Esnault DVG Professeure des écoles retraitée
Première adjointe au maire (2008 → 2013)
Vice-présidente de la CC de la Côte de Penthièvre
mars 2014 en cours
(au 25 mai 2020)
Jean-Pierre Omnès UDI Conducteur de travaux retraité
9e vice-président de Lamballe Terre et Mer (2020 → )
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Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[31]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[32].

En 2023, la commune comptait 1 521 habitants[Note 3], en évolution de +0,13 % par rapport à 2017 (Côtes-d'Armor : +2,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0361 0501 1211 0541 2061 1711 3261 3021 274
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3081 3581 4461 4521 4921 5091 5161 5261 402
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 5181 5061 5161 2901 3381 2921 2971 2351 181
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 2411 2631 3501 3091 2891 2351 3541 4371 509
Davantage d’informations - ...
2021 2023 - - - - - - -
1 5281 521-------
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De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[33] puis Insee à partir de 2006[34].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

  • Église Saint Pierre (XIe – XIXe siècle). L'édifice a conservé de l'époque romane une longue nef bâtie au XIe siècle, qui se caractérise par ses contreforts plat et ses petites fenêtres à linteau monolithique. Le mur nord a conservé ses dispositions d’origine[35]. Le mur sud a été profondément modifié : au XVIIe siècle, on le dote d’un porche sud du XVe siècle en réemploi, appelé « le Chapitré », et on le perce de larges baies au XVIIIe siècle après avoir rebouché les fenêtres romanes. La nef est prolongée vers l’est au XVe siècle, doublant la longueur de l'édifice. À l'intérieur, la jonction des deux parties est marquée par un arc diaphragme brisé surmonté à l'extérieur d’un clocher peigne à deux baies accessible par un escalier rampant. L'édifice s'achève par un chevet plat percé par une fenêtre axiale et une chapelle en retour au sud. Il est couvert d’une charpente en berceau brisé. La tour-porche à l’ouest a été édifiée en 1835[36]. Elle contient plusieurs éléments de mobilier classé[37].
  • Station balnéaire de Sables d'Or les Pins : une petite partie de la station se trouve sur la commune (la majeure partie étant sur la commune de Fréhel).

Notes et références

Voir aussi

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