Le tableau représente Helena van der Schalcke (1646–1671) à l'âge de deux ans. La jeune fille porte une belle robe ornée de dentelle et de nœuds. Elle porte également un grand collier en or et des vêtements élégants, ainsi qu'un sac en osier. Elle est représentée de petite taille.
Helena van der Schalcke était la fille du marchand de tissus Gerard van der Schalcke et de son épouse Johanna Bardoel. Ter Borch les a également représentés. Dans le tableau, Helena tient un œillet rouge à la main. Cette fleur est courante dans les portraits de l'époque. L'œillet symbolise la résurrection et l'espoir de la vie éternelle.
Helena porte une longue et ample robe de soie blanche. Ter Borch a accordé une grande attention au rendu du tissu, dynamisant le blanc par des touches de peinture allant du rose tendre au bleu-gris.
Au XVIIe siècle, il était courant que les enfants, filles comme garçons, portent des robes dès leur plus jeune âge. Les vêtements de l'époque étaient des copies miniatures de ceux des femmes adultes. Il y avait cependant une différence : de longs rubans étaient souvent suspendus dans le dos pour retenir l'enfant, tenu en laisses, que l'on retrouve également sur le dos d'Hélène.
L'intérieur où Hélène est représentée est totalement vide. Même la séparation entre le sol et le mur est floue. Ter Borch donne souvent à ses portraits ce fond vide et neutre. Ainsi, rien ne détourne l'attention du portrait.
En 1635-1636, Terborch séjourna à Londres où il se familiarisa avec l'art du portrait à la cour anglaise. Dans les années 1640, il commença à réaliser d'extraordinaires portraits miniatures. Ce portrait d'Helena van der Schalcke enfant, est peut-être l'un des plus touchants et il n'a rien à envier aux tableaux d'enfants peints par Hals ou Rembrandt[1].