Radar Doppler Multifunction
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| Pays d'origine | France |
|---|---|
| Mise en opération | 1983 |
| Type | Radar Doppler pulsé |
| Fréquence | Bande X |
| Largeur de faisceau | 3,5° |
| RPM | Balayage à une vitesse de 50 ou 100°/s |
| Portée | 111 km (RDM), 122 km (RDI) |
| Dimensions | Antenne Cassegrain inversée de 655 mm de diamètre |
Le Radar Doppler Multifonction (RDM), également connu sous le nom de Cyrano 5, est un radar Doppler pulsé multimode français développé par Thomson-CSF (maintenant Thales) pour les premiers exemplaires de l'avion de chasse Mirage 2000 et pour ses variantes destinées à l'exportation. Il est une évolution du Cyrano IV utilisé sur le Mirage F-1. Ce radar a ensuite évolué vers le RDI (Radar Doppler à Impulsions), un radar air-air spécialisé pour les intercepteurs Mirage 2000, et vers le RDY multi-cible (Radar Doppler Multi-cible), capable de suivre plusieurs cibles simultanément et doté de modes air-sol supplémentaires.
Le premier prototype du RDM a volé en et les livraisons du modèle de production ont commencé début 1983[1]. Thomson a financé le développement du RDM à partir du Cyrano IV pour un coût de 350 millions de francs. La version RDI destinée à l'interception aérienne a été financée par le gouvernement français[1]. Le RDM était à l'origine destiné aux Mirage 2000 destinés à l'exportation et aux 50 premiers exemplaires pour l'Armée de l'Air française; les 150 Mirage 2000C français suivant devant être équipés du RDI[1]. Au final, seuls 37 avions seront équipés du RDM, le premier RDI de production est livré en [2].
Les deux radars sont interchangeables dans l'appareil, mais ils ont peu de choses en commun électroniquement; la plus grande différence est que le RDI augmente la portée en mode Doppler pulsé de 37 km à 93 km pour la détection vers le bas et le tir vers le haut, et permet d'utiliser la version améliorée du missile Super 530D. Apparemment l'Armée de l'Air aurait préféré attendre que le RDI soit prêt pour disposer d'une flotte entièrement équipée de RDI[1], mais le gouvernement a insisté pour qu'elle réceptionne des avions avec le RDM afin de le commercialiser à l'étranger comme le radar de première ligne de la France[3].