Raymond Guerrier

peintre français From Wikipedia, the free encyclopedia

Raymond Guerrier est un peintre français né le à Paris et mort le à Avignon[1].

Décès
(à 82 ans)
Avignon
Nom de naissance
Raymond Jean Joseph Guerrier
Nationalité
Faits en bref Naissance, Décès ...
Raymond Guerrier
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Biographie
Naissance
Décès
(à 82 ans)
Avignon
Nom de naissance
Raymond Jean Joseph Guerrier
Nationalité
Formation
autodidacte
Activité
Période d'activité
Autres informations
Mouvement
Distinction
Prix de la Jeune Peinture 1953
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Installé depuis 1955 à Eygalières, il est rattaché à l'École de Paris.

Biographie

Le plus ancien tableau répertorié de Raymond Guerrier date de 1934[2]. Autodidacte, l'artiste situe dans sa première jeunesse, faite pour beaucoup de la fréquentation des musées, le façonnement du tempérament austère et du refus du pittoresque qui le caractériseront. En artiste de la rigueur, il affirme ainsi : « les grands anciens m'ont surtout appris l'importance primordiale de la composition sévère »[3].

Raymond Guerrier se dit marqué par l'exposition Georges Braque, les ateliers, qu'il visite à la galerie Maeght en 1947[4]. Au tout début des années 1950, tout en peignant, il exerce par nécessité le métier de photograveur[5]. Recevant le prix de la Jeune Peinture de la galerie Drouant-David pour sa toile Poissons et masque en 1953[6], il en est en 1954 membre du jury aux côtés de Paul Rebeyrolle, Bernard Buffet et André Minaux, trois peintres avec qui il a alors en commun de se positionner, par des œuvres sombres, par une l'âpreté relevant du pessimisme de l'après-guerre, dans la suite de Francis Gruber[7],[6].

C'est en 1955 qu'il découvre la Provence[8] et que, « de caractère solitaire et taciturne, il préfère s'éloigner de Paris et vivre à Eygalières »[9] où il a pour voisin Jacques Winsberg et où il se lie d'amitié avec le poète provençal Charles Galtier. En 1961, il épouse Francesca (1926-2011), fille du peintre Francis Montanier (1895-1974)[10], elle-même artiste peintre, mais aussi céramiste. En 1962 naît leur fille Juliette, en 1964 leur fils Francis et en 1966 leur fille Jeanne.

Le paysage qui l'entoure à Eygalières, de même que ses voyages qui lui offrent à voir l'Espagne, la Sardaigne, l'Italie, la Grèce, le Maroc, la Jordanie, Israël, amènent Raymond Guerrier, à compter de 1970, à éclaircir sa palette  demeurant néanmoins dans les « tons nus austères où dominent les ocres » observe Gérald Schurr , puis à glisser progressivement vers l'abstraction, aboutissement d'« une figuration réduite à son essence, d'une peinture de grandes formes où ne sont retenus que les rythmes essentiels[8] ».

Pierre Basset, dans son approche d'une œuvre qui couvre près de sept décennies, confirme ce que fut la quête exigeante de Raymond Guerrier : « recherche de l'essentiel, refus de l'anecdote, importance du réel et de sa profondeur, rôle-clé de la matière »[11].

Illustrations

  • Joseph d'Arbaud : La bête du Vaccarès, 27 lithographies originales de Raymond Guerrier sur grand papier vélin de Rives, tirage : 200 exemplaires numérotés, Marseille, Éditions les Bibliophiles de France, 1958.
  • Vins Nicolas, catalogue, Éditions Draeger, 1973.

Expositions

Expositions personnelles

Expositions collectives

Décors de théâtre

Citations

Dits de Raymond Guerrier

  • « Je n'ai pas fini de prendre l'enseignement des grands anciens, à condition de ne pas peindre comme eux… J'essaie de rester très près de la nature, à travers toutes les transpositions depuis la pierre, ou l'eau, ou le fruit, ou la chair… jusqu'au tube : j'essaye ! » - Raymond Guerrier[32]

Réception critique

  • « Des toiles qui possèdent cette plénitude qui n'appartient qu'aux œuvres où l'esprit et la main se confondent dans la même action. » - Jean Chabanon[33]
  • « Guerrier admire Rembrandt. "Mais, dit-il, si j'écoute la leçon des grands anciens, je ne veux pas peindre comme eux". Pour situer les choses dans un climat de mystère, Rembrandt se servait du clair-obscur. Guerrier peut obtenir le même effet par d'autres moyens. En fait, l'impression qui se dégage de ses peintures est plutôt une impression d'étouffement obtenue par la suppression de la perspective atmosphérique, l'usage des couleurs sourdes et l'importance de la matière. Celle-ci est rendue sensible par des rayures tracées en pleine pâte au moyen d'un clou. » - Connaissance des arts[34]
  • « Sa peinture est comme lui secrète, un peu rude d'écorce, et ne se livre pas à la première approche… Les tons de sa palette ignorent les couleurs du prisme, d'une pureté anonyme de laboratoire ; pourtant, leur gravité ébranle la sensibilité, correspond de plus au sentiment confus d'inquiétude propre à notre temps. » - Jean Dalevèze[35]
  • « Le peintre s'est fixé en Provence, à Eygalières, en 1955 : le paysage qui l'entoure a décanté sa vision : une figuration réduite à son essence, des tons nus austères où dominent les ocres et les natures mortes qui forment le meilleur de son œuvre. Guerrier retient uniquement les grandes formes, les rythmes essentiels. » - Gérald Schurr[16]
  • « Discret et pudique, Guerrier refuse les confidences, renvoyant poliment vers ses toiles. Sa peinture est à son image, un art austère, miroir d'une époque où l'on ne voit pas toujours la vie en couleurs, des toiles où dominent les gris et les noirs, souvent très épais, parfois sortis directement du tube. Pendant les années cinquante comme par la suite, la représentation humaine est le plus souvent délaissée… Les formes, d'une simplicité massive, s'affirment de plus en plus épurées, géométriques. Parfois, des tons plus vifs, des ocres, des orange illuminent la composition, souvent d'imposants formats d'une force magistrale. Par la suite, le travail du peintre, qui sollicite toujours le réel, illustre l'opacité de la frontière entre abstraction et figuration et la futilité rétrospective des querelles passées. En témoignent ses natures mortes et ses paysages épurés à l'extrême où quelques traits seulement évoquent encore le sujet. Les noirs et les blancs dominent toujours, mais la palette s'ouvre au blanc, créant des contrastes accentuant encore la géométrie de la composition. » - Éric Mercier[6]

Récompenses et distinctions

Collections publiques

Drapeau de la Belgique Belgique

États-Unis

France

Drapeau du Japon Japon

Drapeau du Luxembourg Luxembourg

Drapeau de la Suisse Suisse

Drapeau du Venezuela Venezuela

Collections privées référencées

  • Jean et Gisèle Boissieu[37].
  • Jef Friboulet[38]
  • Alexandre de Bothuri ( nature morte aux poissons, paysage provençal aux chevaux, huile sur toile)

Notes et références

Annexes

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