Ronde champêtre

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GenrePièce pour piano
Effectifpiano
Dates de composition1880 (?)
Ronde champêtre
D 41
Genre Pièce pour piano
Musique Emmanuel Chabrier
Effectif piano
Dates de composition 1880 (?)
Dédicataire Louis Diémer
Publication 1897
Enoch
Création
Paris, salle Pleyel
Société nationale de musique
Interprètes Édouard Risler

Ronde champêtre est une œuvre pour piano d'Emmanuel Chabrier publiée à titre posthume en 1897.

Ronde champêtre est vraisemblablement composé en 1880. La partition est publiée à titre posthume par Enoch en 1897, au sein du recueil Cinq Morceaux pour piano[1],[2].

Le manuscrit autographe, conservé aux archives des éditions Enoch, ne présente pas de titre mais l'indication « II » avec cette remarque d'une main étrangère : « Ajourné ». Sous cette mention, Chabrier a écrit, vraisemblablement en 1892 selon Roger Delage : « Écriture de Costallat. Il a dit « Caca » à ce morceau. À cette époque-là, il commençait à rechigner sur tout. Ils en ont pourtant payé de moins chouettes que celui-ci [1] ».

Sur l'édition posthume, une dédicace est portée à Louis Diémer par la veuve d'Emmanuel Chabrier[1].

L'œuvre est créée le par le pianiste Édouard Risler à Paris, salle Pleyel, lors d'un concert de la Société nationale de musique[1],[3].

Commentaires

Guy Sacre relève que la Ronde champêtre oppose un court refrain en la mineur, noté con brio, « allègrement ponctué d'appogiatures[4] », à deux couplets contrastés :

  • l'un en la majeur, noté molto moderato, « dont le thème gracieux s'accompagne tous à tour de grands accords que les deux mains égrènent de bas en haut comme sur une harpe, et de lumineux arpèges descendants, à la Schumann[4] » ;
  • l'autre en si bémol majeur, noté animato e leggieramente, « qui est la ronde proprement dite, et va s'animant et s'exaltant, jusqu'au dernier énoncé du refrain, conclu en la majeur[4] ».

Roger Delage souligne que le premier thème de la pièce (celui du refrain) est l'« air de Poussah » de Fisch-Ton-Kan[1].

Pour Alfred Cortot, le morceau est « une fine composition, de sentiment aimable, de coupe nettement classique, par laquelle une fois encore et par delà son sommeil éternel, Chabrier atteste son goût insoupçonné pour la modération et l'équilibre[5] ».

Dans le catalogue des œuvres du compositeur établi par Roger Delage, Ronde champêtre porte le numéro D 41[1].

Discographie

Références

Bibliographie

Liens externes

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