Rubidgea
genre éteint de thérapsides
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Rubidgea[a] est un genre éteint de thérapsides gorgonopsiens de grande taille, appartennant au sous-groupe également éteint des rubidgéinés, ayant vécu durant le Permien supérieur, dans ce qui est aujourd'hui l'Afrique du Sud et la Tanzanie[1],[2].
Espèces de rang inférieur
- † R. atrox (espèce type)
- † R. platyrhina
- † R. majora
Découverte
Le premier fossile de Rubidgea a été découvert par C. J. M. "Croonie" Kitching, le père du paléontologue renommé James Kitching, à la ferme Doornberg à l'extérieur de la petite ville de Nieu-Bethesda dans les années 1930. Dans un article publié en 1938, Robert Broom nomma le fossile Rubidgea kitchingi[3]. Broom a noté la grande taille du nouveau fossile de gorgonopsien, déclarant qu'il s'agissait d'une nouvelle espèce[4]. Les découvertes ultérieures au cours des décennies suivantes ont confirmé les soupçons de Broom selon lesquels un nouveaux sous-groupe de gorgonopsiens devrait être ajouté, et le taxon Rubidgeinae a ainsi été érigé[5].
Description
Avec le genre Inostrancevia, Rubidgea figure parmi des plus grands gorgonopsiens connus à avoir vécu. Les mesures prises à partir de spécimens estiment qu'a l'age adulte, il atteignait une longueur de 3,4 mètres, les plus grands spécimens hébergeant des crânes mesurant jusqu'à 46 cm de long[6],[7],[8]. Rubidgea était un superprédateur arborant un crâne épais avec de longues canines en forme de sabre plus grandes que des dents de Tyrannosaurus et comparables à celles des félins à dents de sabre tels Smilodon ou Homotherium[9],[10]. Le groupe des Rubidgeinae dans son ensemble était les parmi plus grands gorgonopsiens connus à avoir vécu, et se caractérise par leurs squelettes robustes, en particulier leurs crânes qui sont fortement pachyostés. Le genre est composé de trois espèces : R. atrox, R. platyrhina et R. majora[11].
Classification

Les Rubidgeinae sont une sous-famille de gorgonopsidés dérivés endémique d'Afrique[12]. Ils sont composés de six genres et 17 espèces. Les rubidgeinés sont étroitement apparentés à leur groupe frère, les inostranceviinés, qui n'ont été trouvés qu'en Russie. Chez les gorgonopsiens, les systématique du rubidgeinés est la meilleure résolution en raison de leurs traits de caractère distinctif. La systématique des autres sous-famille de gorgonopsiens reste chaotique en raison d'un degré élevé de homomorphisme crânien entre les taxons, ce qui rend difficile la distinction efficace des différents taxons[13],[14],[15],[16],[17],[18],[19],[20],[21],[22].
Paléobiologie

Rubidgea avait un mode de vie semblable aux autres gorgonopsidés, et était au sommet de la chaîne alimentaire de l'époque. Comme les grands prédateurs actuels, il devait chasser la matinée et l’après-midi et se reposait à l'ombre durant les heures chaudes[23], l'Afrique du Sud du Permien supérieur étant recouvert de déserts aux conditions très rudes. Un peu à la même manière que son proche parent Inostrancevia, Rubidgea devait chasser d'autres thérapsides tels que des dicynodontes comme Cistecephalus ou Eodicynodon. Aucun indice ne nous montre qu'il chassait en meute mais nul doute qu'il devait s'associer avec ses congénères pour chasser de plus grosse proie[23], ou attendait que ceux-ci soit esseulés et affaiblis pour les attaquer seul.
Ci-dessous, un cladogramme du taxon Rubidgeinae selon Kammerer ()[24] :
| ◄ Rubidgeinae |
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Cladogramme du taxon Rubidgeinae selon Bendel et al. [25] :
| ◄ Rubidgeinae |
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Cladogramme dans Gorgonopsia
Ci-dessous, le cladogramme du taxon Gorgonopsia selon Kammerer & Rubidge (2022)[26], qui suit en grande partie les cladogrammes précédemment établis depuis 2018[12],[27] :
| ◄ Gorgonopsia |
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