Élections municipales de 2026 à Saint-Étienne

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Typed’électionÉlections municipales
Postes à élire59 sièges au conseil municipal
42 sièges au conseil métropolitain
Population173 136
Inscrits88 731
Élections municipales de 2026 à Saint-Étienne
(1er tour)
(2d tour)
Type d’élection Élections municipales
Postes à élire 59 sièges au conseil municipal
42 sièges au conseil métropolitain
Corps électoral et résultats
Population 173 136
Inscrits 88 731
Votants 43 938
49,52% en augmentation 17,5
Votes exprimés 43 290
Votes blancs 420
Votes nuls 228
Régis Juanico PS
Voix au 1er tour 12 624
29,16%
en diminution 4,6
Voix au 2e tour 19 493
44,13%
en augmentation 3,1
Sièges obtenus 43 en augmentation 31
Corentin Jousserand RN
Voix au 1er tour 8 212
18,97%
en augmentation 9,7
Voix au 2e tour 11 786
26,68%
Sièges obtenus 8 en augmentation 8
Dino Cinieri LR
Voix au 1er tour 7 056
16,30%
en diminution 36,5
Voix au 2e tour 8 284
18,75%
en diminution 40,2
Sièges obtenus 5 en diminution 42
Valentine Mercier LFI
Voix au 1er tour 5 755
13,29%
en augmentation 10,2
Voix au 2e tour 4 610
10,44%
Sièges obtenus 3 en augmentation 3
Maire de Saint-Étienne
Sortant
Jean-Pierre Berger
DVD

Les élections municipales de 2026 à Saint-Étienne ont lieu les 15 et 22 mars 2026. Elles visent au renouvellement du conseil municipal et du conseil métropolitain de Saint-Étienne Métropole.

Dates

Les dates du scrutin sont fixées par un décret du 27 août 2025 aux 15 et 22 mars 2026[1],[2],[3].

Mode de scrutin

L'élection des conseillers municipaux et métropolitains se déroule selon un scrutin de liste à deux tours avec prime majoritaire : les candidats se présentent en listes complètes avec la possibilité de deux candidats supplémentaires. Lors du vote, on ne peut faire ni adjonction, ni suppression, ni modification de l'ordre de présentation des listes[4]. Chaque bulletin de vote comporte deux listes : une liste de candidats aux seules élections municipales et une liste de ceux également candidats au conseil métropolitain[5],[6].

Le nombre de sièges à pourvoir au conseil municipal de Saint-Étienne correspond à celui des communes dont la population est comprise entre 150 000 et 200 000 habitants, soit 59 sièges[7]. Les conseillers municipaux sont élus au suffrage universel direct pour une durée de mandat de six ans[8]. L'élection se termine au premier tour en cas de majorité absolue. Le cas échéant, un second tour a lieu. Les listes qui ont obtenu au moins 10 % des suffrages exprimés au premier tour peuvent se présenter au second. Les candidats des listes qui ont obtenu plus de 5 % des suffrages exprimés au premier tour peuvent rejoindre une autre liste[9].

La liste ayant obtenu le plus de voix se voit attribuer la moitié des sièges, arrondie à l'entier supérieur si nécessaire. Ainsi, la liste majoritaire obtient automatiquement 30 sièges. Les 29 sièges restants sont attribués à la représentation proportionnelle à la plus forte moyenne aux listes ayant obtenu au moins 5 % des suffrages exprimés au second tour (ou au premier tour en cas de tour unique)[10].

Contexte

Scrutin précédent

Les élections municipales de 2020 ont été marquées par une abstention massive en raison de la pandémie de Covid-19, la participation lors du 1er tour s'étant effondrée de 51 % en 2014 à 32 % en 2020.

Sur le plan local, la liste conduite par la républicain Gaël Perdriau, candidat à sa propre succession, renforce sa position en obtenant 3 sièges de plus qu'aux élections précédentes.

Comme en 2014, la gauche, divisée au 1er tour entre une liste Parti socialiste - Parti communiste et une liste écologiste, et unie sur une liste commune au 2d, obtient 12 sièges.

Enfin, le Rassemblement national ne parvient pas conserver ses 3 sièges, la liste ayant manqué de peu les 10 % au 1er tour et n'ayant pas fusionné avec une autre liste pour le 2d.

Contexte politique local

A partir d'août 2022, la vie politique à Saint-Étienne est marquée par l'affaire dite de la sextape, un chantage auquel a été soumis pendant plusieurs années l'ancien premier adjoint Gilles Artigues. Le maire de la ville, Gaël Perdriau, est accusé d'être à l'origine du chantage: exclu des Républicains, il se met en retrait de ses fonctions à la métropole mais refuse de démissionner de la mairie. Le , Gaël Perdriau est reconnu dans cette affaire « entièrement coupable » de chantage, d’association de malfaiteurs et de détournement de fonds publics, et condamné à cinq ans de prison, dont un avec sursis, et à cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire, ce qui met fin pour lui à toute possibilité de candidature pour un troisième mandat malgré son annonce de faire appel[19]. Il est remplacé au poste de maire par son premier adjoint, Jean-Pierre Berger. Ce dernier, âgé de 82 ans au moment de son élection, est chargé de terminer le mandat de Gaël Perdriau et ne se représente pas.

Candidatures déclarées

Le Parti socialiste désigne le 21 mai 2025 Régis Juanico chef de file pour mener les négociations, et pourrait être candidat tête de liste[20]. Il reçoit le soutien des Radicaux de gauche, de Place publique (bien que ceux-ci eussent précédemment désigné Annick Jehanne comme cheffe de file[21]), de Génération.s, et de l'association ayant existé à la précédente élection municipale : « Saint-Étienne Demain »[22]. Le 20 septembre, les adhérents de l'association « Saint-Étienne Demain » le désignent officiellement comme tête de liste[23]. Le 8 novembre, les adhérents du Parti Communiste votent à 76% pour soutenir la liste menée par Régis Juanico[24]. Le 14 novembre, les Écologistes ont voté à 75% pour rejoindre l'union de Saint-Étienne Demain[25] privilégiant ainsi une liste rassemblant les principales forces de gauche plutôt qu’une alliance exclusive avec La France Insoumise.

Lors d'une conférence de presse tenue le 23 mai 2025, sept partis politiques annoncent la création d'une union appelée Saint-Étienne Ensemble 2026, rassemblant Les Républicains, l'UDI, Horizons, Renaissance, le MoDem, le Parti Radical et le Parti radical de gauche[26], bien que la tête de liste ne soit pas encore définie. Est signataire de cet accord Éric Le Jaouen, membre d'Horizons qui s'était déjà déclaré candidat en février 2025[27] et qui affirme maintenir ces ambitions[26]. La présidente départementale du MoDem par ailleurs adjointe au maire, Siham Labich, n'avait pas été informée de cette initiative ni de la désignation au national le 11 juin 2025 d'Emmanuel Mandon, député du département n'habitant pas la ville, comme chef de file pour son parti, et s'oppose donc à cette démarche[28]. Éric Le Jaouen, apprend par la presse le 14 juillet son exclusion du groupe sans être immédiatement remplacé pour représenter son parti et dispose du soutien de son délégué départemental[29]. Son parti Horizons quitte ensuite l'union. Le 28 août, Quentin Bataillon, ex-député Renaissance de la Loire, a annoncé être candidat pour devenir tête de la liste d'union de la droite et du centre[30]. Il est suivi de l'ancien député Les Républicains Dino Cinieri le 1er septembre[31], puis de Lionel Boucher de l'UDI[32] et d'Alain Berthéas du Parti radical[33] le 2 septembre, ainsi que de Zahra Bencharif du Parti radical de gauche[34]. C’est finalement Dino Cinieri qui est désigné le 16 septembre tête de liste, à la suite d'un sondage lancé par le collectif Saint-Étienne Ensemble 2026[35].

Le 13 juin 2025, Corentin Jousserand, délégué départemental du Rassemblement national, annonce sa candidature[36].

Bien que les Écologistes, la France insoumise et Sainté Populaire aient dans un premier temps annoncé une liste commune le 9 juillet 2025[37], la France insoumise annonce début septembre qu'elle partira seule ou en position de leader[38]. Fin septembre, Valentine Mercier est désignée tête de liste pour LFI, seule en attendant de possibles alliances[39]. Le 21 janvier 2026, le collectif Sainté Populaire, indique finalement qu’il ne rejoindrait aucune liste pour ces municipales à Saint-Étienne, ni celle de l'union de la Gauche et des Écologistes porté par Régis Juanico, ni celle de la La France insoumise portée par Valentine Mercier, sans présenter de candidature propre[40].

L'Alliance centriste désigne en juillet 2025 Nicole Aubourdy et Thierry Pépinot chefs de file pour leur parti[41].

Le 26 octobre, Lutte Ouvrière annonce la troisième candidature consécutive de Romain Brossard[42].

Le 23 décembre, Marc Chassaubéné, ancien adjoint à la culture, propulsé 1er adjoint depuis la démission forcée de Gaël Pedriau, déclare sa candidature avec le soutien du maire en poste Jean-Pierre Berger[43].

Le 12 janvier 2026, Siham Labich, 2e adjointe du maire Jean-Pierre Berger et présidente départementale du MoDem, se déclare candidate avec le soutien d’une partie de la majorité en place. En décembre, elle s'était portée candidate au sein de la majorité municipale pour devenir la candidate de celle-ci au poste de maire, avant de se retirer au profit de Jean-Pierre Berger[44]. Elle se met en retrait du MoDem[45].

Sondages

Source Date de réalisation Échantillon LFI LE PS - PCF - PP HOR LR DVD RN
Mercier[N 1] Juanico Le Jaouen Cinieri Perdriau Jousserand
Gaël Perdriau est condamné à cinq ans de prison et cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire dans l'affaire de la sextape à Saint-Étienne ().
OpinionWay 8-14 juillet 2025 558 17
Mercier
36 25
Cinieri
22
17
Mercier
35 26
Le Jaouen
22
17
Mercier
28 17
Cinieri
21 17
17
Mercier
28 18
Le Jaouen
20 17
Ifop 7-14 février 2025 599 39 24 20 17
13
Taurinya
31 22 17 17

N.B. :

  • en gras sur fond coloré : le candidat arrivé en tête du sondage ;
  • en gras sur fond blanc les candidats qualifiés au second tour dans le sondage.

Résultats

Notes et références

Articles connexes

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