Saison 1 de X-Files : Aux frontières du réel

From Wikipedia, the free encyclopedia

Série X-Files
Pays d'origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Chaîne d'origine FOX
Diff. originale
Saison 1 de
X-Files : Aux frontières du réel
Logo original de la série
Logo original de la série
Série X-Files
Pays d'origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Chaîne d'origine FOX
Diff. originale
Nb. d'épisodes 24

Chronologie

Cet article présente le guide des épisodes de la première saison de la série télévisée américaine X-Files : Aux frontières du réel.

Chris Carter a une série en tête : elle fait peur et érige l'incertitude en dogme. Lorsqu'il la soumet aux dirigeants de la chaîne Fox, il doit redoubler de persuasion pour faire valider son concept. À l'automne 1992, les responsables, sceptiques quant au résultat, donnent néanmoins leur accord pour la mise en chantier d'un épisode pilote. Le tournage se fera à Vancouver en Colombie-Britannique, tant pour des raisons budgétaires que pour ses paysages.

Si Carter n'a aucun mal à proposer David Duchovny dans le rôle principal, il bataille dur pour imposer Gillian Anderson à la chaîne, réticente face à cette inconnue au physique inhabituel à la télévision. Un choix qui s’avère gagnant car les deux acteurs ne tardent pas à trouver leurs marques ensemble et le public est rapidement conquis par l’alchimie dégagée par ce duo d’enquêteurs insolite parti à la chasse aux extraterrestres.

Longuement réfléchi, le pilote fait preuve d'une grande maturité pour l'époque. Durant la projection, la salle applaudit à tout rompre et de nouveaux épisodes sont commandés. Carter, avec l'aide de R. W. Goodwin, réunit une équipe d'envergure pour mener à bien la série : des scénaristes confirmés - parmi lesquels Howard Gordon, Glen Morgan et James Wong - côtoient de talentueux réalisateurs - notamment David Nutter - et le compositeur Mark Snow signe un thème voué à la postérité. X-Files commence sa diffusion américaine le , dans la case jugée difficile du vendredi soir.

La mythologie n’est pas encore posée mais on sent déjà le potentiel de l’histoire inventée par Chris Carter qui signe la plupart des scénarios. Cette première saison est composée exclusivement d’épisodes indépendants. La saison se clôture par la fermeture des X-Files qui prépare la séparation de Mulder et Scully mettant la jeune femme un peu à l’écart pour contourner les problèmes liés à la grossesse de l’actrice.

La saison 1 connaît une audience moyenne de 12 millions de téléspectateurs, essentiellement faite d'un public spécialisé, friand de science-fiction. La courbe n'ira qu'en progressant, justifiant le retour de la série l'année suivante[1].

Thématique de la saison

Saison 1
Un monde et deux dimensions

La première année de X-Files s'emploie à décrire le monde selon deux prismes différents : le focus du croyant et celui du cartésien. Mais l'attirance de Mulder pour l'irrationnel et la foi de Scully en la science, qui font l'identité de la série, révèlent une scission plus large. La paranoïa et la nonchalance du premier renvoient à l'image du rêveur anarchiste, opposé à la rigidité académique de la seconde. Mulder est un blasé, accoutumé aux perversions de la bureaucratie, tandis que Scully offre une confiance relative au système. Dans Gorge profonde, il fonce dans la gueule du loup à l'instinct ; elle l'en sort par des biais légaux et cogités. Mulder dérange sa hiérarchie protocolaire, Scully a pour fonction assignée de la rassurer L'Enlèvement et tient au départ le rôle de pont entre les deux strates : ce qui sépare les protagonistes va bien plus loin que la seule ouverture d'esprit. L'agent du sous-sol représente l'élément de désordre dans une mécanique trop bien huilée ; il est à l'image de son appartement ou de sa vie sentimentale, esquissée dans Entité biologique extraterrestre). En antisocial juvénile, il ne s'adapte jamais à ses interlocuteurs mais attend d'eux qu'ils le fassent naturellement[2],[3].

De son côté, Scully essaie de suivre les consignes du jeu des adultes : elle soigne ses propos et se soucie davantage de sa réputation. Son comportement d'insertion, plus structuré, tient en partie à une éducation militaire et religieuse sévère, mentionnée dans L'Église des miracles. En tant que médecin, elle ne peut jouir de la même marge de manœuvre que son coéquipier : la scientifique s'adosse à un corpus de connaissances qui lui préexiste. Or admettre la légitimité de ce qui fut postulé avant elle est à la fois une sagesse et le germe du conservatisme dont ne s'accommoderait pas Mulder. En effet, Scully a le tort récurrent de considérer la science comme un tableau achevé ne supportant pas la remise en question. Dès lors, il n'est pas étonnant qu'elle applique le même raisonnement aux institutions, qu'elle pense parcourues des meilleures intentions, même si son idéalisme va vite vaciller à partir de l'épisode Les Hybrides[2],[3].

Ce sont deux visions antagonistes de la vie en société, et donc de la norme, qui forment la dynamique de la série. Pour Mulder prévaut un minimalisme au sein duquel les autres et les règles sont au moins facultatifs, mais pour Scully cette architecture rigoureuse est un point de repère conditionnant l'efficacité. Au fil des épisodes pourtant, les antipodes s'enlacent, et le spectateur pourra mesurer la complémentarité de Mulder et Scully sur chaque nouvelle enquête[2],[3].

Distribution

Acteurs principaux

Acteurs récurrents

Liste des épisodes

Notes et références

Liens externes

Related Articles

Wikiwand AI