Saison 2025-2026 du Racing 92

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Saison 2025-2026 du Racing 92
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Généralités
Stade(s) Paris La Défense Arena
(32 000 places)
Président Arnaud Tourtoulou
Entraîneur(s) Patrice Collazo
Frédéric Michalak
Joe Rokocoko
Capitaine(s) Max Spring

Jordan Joseph
Romain Taofifénua

Résultats
Top 14 -
Challenge Cup 5e de la Poule 3
Supersevens 9e, pas qualifié pour la phase finale
Maillots
Chronologie
Dernière mise à jour : 5 janvier 2026.

Cette page présente la saison 2025-2026 du Racing 92 en Top 14 et en Challenge Cup.

Après une saison où le Racing a touché le fond avant de remonter pour assurer son maintien, signant sa première non-qualification pour les phases finales depuis sa remontée en 2009-2010[1], le Racing doit se reconstruire pour se relancer avec une nouvelle génération de joueurs afin de retrouver le meilleur niveau.

Les Franciliens évoluent donc en Top 14, premier échelon du rugby professionnel français, et sont engagés en Challenge Cup, la deuxième compétition européenne. placés dans la Poule 3 de cette compétition, ils affrontent les Irlandais de l'Ulster, les Anglais des Chiefs d'Exeter, les Gallois de Cardiff et la franchise sud-africaine des Cheetahs[2].

Transferts et prolongations

Au cours de l'intersaison, le Racing renforce son effectif pour combler plusieurs départs. Devant, les deuxième lignes Thomas Lainault[3], en provenance de Grenoble et Jonny Hill[4], venant de Sale, renforcent la cage francilienne, qui a vu le départ de Boris Palu[5] et Cameron Woki[6] vers Bordeaux au début de l'été. En troisième ligne, l'anglais Nathan Hughes arrive en provenance du Japon[7], accompagné du palois Lekima Tagitagivalu[8]. Enfin, le Racing 92 attire dans les Hauts-de-Seine l'expérimenté Taniela Tupou[9], pilier droit international australien, à un poste ayant subi les départs de Thomas Laclayat[10] et Lee-Marvin Mazibuko.

Derrière, le Racing s'attache les services du jeune demi de mêlée Léo Carbonneau[11], formé à Brive, qui devra faire oublier le départ de Nolann Le Garrec, parti à La Rochelle[12]. Connaissant également le départ de trois ouvreurs[13], Owen Farrell retournant aux Saracens, Tristan Tedder retournant à Perpignan et Dan Lancaster, rejoignant les Glasgow Warriors, les Ciels-et-Blancs recrutent l'argentin Gerónimo Prisciantelli[14], en provenance du Zebre. Ce dernier étant sélectionné pour disputer le Rugby Championship jusqu'en septembre[15], les Franciliens hâtent alors le transfert du jeune prodige de ProD2 évoluant à Aurillac Ugo Seunes, qui rejoint l'Île de France dès le début de saison[16]. Le Racing démarche également le treiziste néo-zélandais Joseph Manu[17], évoluant au poste de centre à quinze et succédant ainsi au néo-retraité et légende du club Henry Chavancy[18]. Enfin, comblant les départs aux ailes de Donovan Taofifénua[19] et de Henry Arundell[20] pour Montpellier et Bath, le Racing recrute le fidjien Selestino Ravutaumada des Fidjian Drua[21] et une autre pépite de ProD2 venant de Grenoble, Wilfried Hulleu[22],[23].

Effectif

Effectif professionnel du Racing 92 pour la saison 2025-2026
Nom Naissance Nationalité sportive[note 1] Sélections (points) Dernier club Arrivée au club[note 2]
Talonneurs
Diego Escobar (26 ans) Drapeau du Chili Chili 14 (20) Selknam 2024
Feleti Kaitu'u (31 ans) Australie 3 (0) Western Force 2024
Janick Tarrit (27 ans) Drapeau de la France France - USON Nevers 2022
Piliers
Demba Bamba (28 ans) Drapeau de la France France 29 (0) Lyon OU 2024
Guram Gogichashvili (27 ans) Drapeau de la Géorgie Géorgie 41 (10) RC Locomotive 2018
Gia Kharaishvili (27 ans) Drapeau de la Géorgie Géorgie 6 (0) RC Khachouri 2018
Hassane Kolingar (28 ans) Drapeau de la France France 3 (0) Formé au club 2019
Taniela Tupou (29 ans) Drapeau de l'Australie Australie 60 (35) Waratahs 2025
Deuxièmes lignes
Jonny Hill (31 ans) Drapeau de l'Angleterre Angleterre 20 (5) Sale Sharks 2025
Junior Kpoku (20 ans) Drapeau de l'Angleterre Angleterre - Formé au club 2024
Thomas Lainault (32 ans) Drapeau de la France France - FC Grenoble 2025
Will Rowlands (34 ans) Drapeau du pays de Galles Pays de Galles 41 (15) Dragons 2023
Romain Taofifénua (35 ans) Drapeau de la France France 56 (15) Lyon OU 2024
Troisièmes lignes aile
Maxime Baudonne (23 ans) Drapeau de la France France - Formé au club 2021
Soumaila Camara (22 ans) Drapeau de la France France - Formé au club 2025
Ibrahim Diallo (28 ans) Drapeau de la France France 3 (0) Formé au club 2018
Shingirai Manyarara (22 ans) Drapeau du Zimbabwe Zimbabwe - Formé au club 2025
Fabien Sanconnie (31 ans) Drapeau de la France France 5 (0) CA Brive 2018
Lekima Tagitagivalu (30 ans) Drapeau des Fidji Fidji 11 (10) Section paloise 2025
Noa Zinzen (22 ans) Drapeau de la France France - Formé au club 2024
Troisièmes lignes centre
Hacjivah Dayimani (28 ans) Drapeau d'Afrique du Sud Afrique du Sud - Stormers 2023
Nathan Hughes (34 ans) Drapeau de l'Angleterre Angleterre 22 (5) Urayasu D-Rocks 2025
Jordan Joseph (25 ans) Drapeau de la France France 2 (0) Section paloise 2023
Demis de mêlée
Léo Carbonneau (21 ans) Drapeau de la France France - CA Brive 2025
Demis d'ouverture
Antoine Gibert (28 ans) Drapeau de la France France - Formé au club 2019
Gerónimo Prisciantelli (26 ans) Drapeau de l'Argentine Argentine - Zebre Parma 2025
Ugo Seunes (25 ans) Drapeau de la France France - Stade aurillacois 2025
Centres
Gaël Fickou (32 ans) Drapeau de la France France 96 (85) Stade français 2021
Sam James (31 ans) Drapeau de l'Angleterre Angleterre - Sale Sharks 2024
Josua Tuisova (32 ans) Drapeau des Fidji Fidji 30 (60) Lyon OU 2023
Joseph Manu (29 ans) Drapeau de la Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande - Toyota Verblitz 2025
Ailiers
Vinaya Habosi (26 ans) Drapeau des Fidji Fidji 13 (25) Fijian Drua 2023
Wilfried Hulleu (23 ans) Drapeau de la France France - FC Grenoble 2025
Wame Naituvi (29 ans) Drapeau des Fidji Fidji - Stade montois 2023
Selestino Ravutaumada (26 ans) Drapeau des Fidji Fidji 8 (5) Fijian Drua 2025
Arrières
Max Spring (25 ans) Drapeau de la France France 1 (0) Formé au club 2020
Espoirs rattachés à l'effectif professionnel[25]
Nom Naissance Nationalité sportive[note 3] Poste Premier match professionel
Robin Couly (22 ans) Drapeau de la France France Talonneur 2024
Yanis Basse (19 ans) Drapeau de la France France Talonneur 2025
Elia Masi (19 ans) Drapeau de la France France Talonneur 2026
Lino Julien (21 ans) Drapeau de la France France Pilier 2024
Édouard Jabea (19 ans) Drapeau de la France France Pilier 2025
Lehopa Leota (19 ans) Drapeau de l'Australie Australie Pilier 2025
Hermann Coetzee (22 ans) Namibie Pilier 2025
Auguste Albuisson (18 ans) Drapeau de la France France Troisième ligne 2025
Matis Julien - Drapeau de la France France Troisième ligne 2026
Kléo Labarbe (21 ans) Drapeau de la France France Demi de mêlée 2024
Antoine Latrasse (18 ans) Drapeau de la France France Demi de mêlée 2025
Vladi Ashvetia (21 ans) Drapeau de la Géorgie Géorgie Centre 2025
Arthur Espeut (22 ans) Drapeau de la France France Centre 2025
Noham Valeu (18 ans) Drapeau de la France France Centre 2026
Nolann Donguy (20 ans) Drapeau de la France France Ailier 2025
Arthur Roche (20 ans) Drapeau de la France France Arrière 2024

Calendrier et résultats

En Supersevens

Étape Stade Ville Date Nombre de participants Vainqueur Place du Racing
Étape 1 Stade André-et-Guy-Boniface Mont-de-Marsan 16 août 2025 16 Monaco Rugby Sevens 10e
Étape 2 Stade Maurice-Boyau Dax 23 août 2025 Monaco Rugby Sevens 6e
Étape 3 Stade du Hameau Pau 30 août 2025 Union Bordeaux Bègles 7e
Finale Paris La Défense Arena Nanterre 7 février 2026 8 À venir Non-qualifié

En Top 14 et Challenge Cup

Liste des matchs du Racing 92 durant la saison 2025-2026
Date du match Heure Domicile Extérieur Score Lieu du match Diffusion TV Compétition Classement
6 septembre 2025 17:00 Lyon OU Racing 92 32 - 7 Matmut Stadium Gerland Canal+ Live 1re journée de Top 14 14e
14 septembre 2025 21:05 Racing 92 Union Bordeaux Bègles 44 - 32 Paris La Défense Arena Canal+ 2e journée de Top 14 8e
20 septembre 2025 18:30 USA Perpignan Racing 92 15 - 28 Stade Aimé-Giral Canal+ Live 3e journée de Top 14 6e
27 septembre 2025 16:30 Racing 92 ASM Clermont 43 - 31 Paris La Défense Arena Canal+ Live 4e journée de Top 14 4e
4 octobre 2025 16:35 Castres olympique Racing 92 20 - 16 Stade Pierre-Fabre Canal+ Live 5e journée de Top 14 9e
11 octobre 2025 16:35 Racing 92 Montpellier HR 32 - 25 Stade Dominique-Duvauchelle, Créteil Canal+ Live 6e journée de Top 14 5e
19 octobre 2025 21:05 RC Toulon Racing 92 45 - 21 Stade Mayol Canal+ 7e journée de Top 14 10e
26 octobre 2025 16:35 Racing 92 Section paloise 15 - 10 Stade Dominique-Duvauchelle, Créteil Canal+ Live 8e journée de Top 14 5e
2 novembre 2025 21:05 Stade rochelais Racing 92 33 - 6 Stade Marcel-Deflandre Canal+ 9e journée de Top 14 9e
22 novembre 2025 16:35 Racing 92 Aviron bayonnais 47 - 27 Paris La Défense Arena Canal+ Live 10e journée de Top 14 7e
29 novembre 2025 21:05 Stade toulousain Racing 92 48 - 24 Stade Ernest-Wallon Canal+ 11e journée de Top 14 11e
5 décembre 2025 21:00

CEST

Drapeau : Irlande Ulster Racing 92 61 - 7 Kingspan Stadium beIN Sports 9 1re journée d'ERCC2 6e
14 décembre 2025 14:00

CEST

Racing 92 Exeter Chiefs 31 - 31 Stade Dominique-Duvauchelle, Créteil France 3 2e journée d'ERCC2 5e
21 décembre 2025 14:30 Stade français Paris Racing 92 20 - 20 Stade Jean-Bouin Canal+ 12e journée de Top 14 10e
29 décembre 2025 14:00 Racing 92 US Montauban 61 - 16 Paris La Défense Arena Canal+ 13e journée de Top 14 7e
4 janvier 2026 21:00 Union Bordeaux Bègles Racing 92 62 - 20 Stade Chaban-Delmas Canal+ 14e journée de Top 14 11e
10 janvier 2026 16:15

CEST

Cardiff rugby Racing 92 32 - 13 Cardiff Arms Park beIN Sports 9 3e journée d'ERCC2 5e
18 janvier 2026 18:30

CEST

Racing 92 Cheetahs 31 - 28 Paris La Défense Arena beIN Sports 3 4e journée d'ERCC2 5e, Eliminé
25 janvier 2026 16:35 Racing 92 Lyon OU 35 - 34 Paris La Défense Arena Canal+ Live 15e journée de Top 14 10e
31 janvier 2026 16:35 Racing 92 USA Perpignan 37 - 31 Paris La Défense Arena Canal+ Live 16e journée de Top 14 9e
22 février 2026 16:35 Aviron bayonnais Racing 92 36 - 41 Stade Jean Dauger Canal+ Live 17e journée de Top 14 6e
1er mars 2026 16:35 Montpellier HR Racing 92 41 - 17 GGL Stadium Canal+ Live 18e journée de Top 14 8e
22 mars 2026 16:35 Racing 92 Castres olympique 52 - 21 Paris La Défense Arena Canal+ Live 19e journée de Top 14 7e
30 mars 2026 16:35 Section paloise Racing 92 27 - 17 Stade du Hameau Canal+ Live 20e journée de Top 14 7e
19 avril 2026 21:05 Racing 92 Stade français Paris 47 - 20 Paris La Défense Arena Canal+ 21e journée de Top 14 7e
27 avril 2026 - US Montauban Racing 92 - Stade Sapiac - 22e journée de Top 14 -
10 mai 2026 - Racing 92 Stade rochelais - Paris La Défense Arena - 23e journée de Top 14 -
17 mai 2026 - Racing 92 RC Toulon - Paris La Défense Arena - 24e journée de Top 14 -
31 mai 2026 - ASM Clermont Racing 92 - Stade Marcel-Michelin - 25e journée de Top 14 -
7 juin 2026 - Racing 92 Stade toulousain - Paris La Défense Arena - 26e journée de Top 14 -


Déroulé de la saison

Journée 1 à 5 de Top 14

Journées 1 à 5 de Top 14
J Rencontre Score Pos.
1 Lyon OU - Racing 92 32-7 14
2 Racing 92 - UBB 44-32 8
3 USA Perpignan - Racing 92 15-28 6
4 Racing 92 - ASM Clermont 43-31 4
5 Castres olympique - Racing 92 20-16 9

Le Racing commence sa saison par un déplacement au Stade Gerland de Lyon, là où il avait achevé sa saison en juin dernier. Le résultat fût néanmoins bien différent et les envolées offensives qu'il avait alors laissé paraître pour l'emporter 47 à 34[26] ont laissé place à des errements défensifs et à une indiscipline trop constante depuis une saison. Face à plusieurs anciens du clubs (Chat, Moukoro et Gomes Sa), les Franciliens ont manqué de cohésion et d'efficacité, lâchant rapidement le score après avoir marqué leur unique essai sur une charge du puissant Nathan Hughes et concédant le bonus offensif au lyonnais dans une seconde mi-temps terne[27].

La semaine suivante permet aux hommes de Patrice Collazo de rectifier le tir en recevant les champions d'Europe en titre bordelais. Diminués de leur charnière Lucu-Jalibert, les girondins débarquent à Nanterre avec un groupe néanmoins solide pour défier les alto-séquanais. Ce sont toutefois les locaux qui menèrent la danse en début de match, cliniques sur leurs occasions, notamment par Léo Carbonneau et surtout Max Spring, auteur d'un triplé en 12 minutes, ce qui leur permet de mener 28-3 à la 18e et de rejoindre les vestiaires à la pause avec un score flatteur de 34-8. En deuxième mi-temps, les Ciels-et-Blancs voient néanmoins les bordelais revenir, et, malgré un nouvel essai de Hughes, perdent le bonus offensif tout en concédant les deux premiers cartons oranges de l'histoire du club par Romain Taofifénua (plaquage dangereux) et Léo Carbonneau (deux cartons jaunes). Cette première victoire 44 à 32 a remis néanmoins les esprits au clair après la sèche défaite de Lyon, montrant la capacité du Racing à dominer son adversaire dans les phases de conquête[28].

Lors de la 3e journée la semaine suivante, le Racing se déplace à l'hostile stade Aimé-Giral pour défier l'USA Perpignan. Si les catalans parviennent à prendre le score en début de rencontre, sanctionnant notamment l'indiscipline francilienne (carton jaune pour Rowlands à la 5e minute), le cours du match prend une tournure différente à partir du quart d'heure de jeu. Le Racing parvient à concrétiser la plupart de ses actions, virant en tête avec une avance de 12 points à la mi-temps. Après une deuxième mi-temps maîtrisée où les ciels-et-blancs continrent avec succès les ardeurs catalanes, le Racing s'impose finalement sur le score de 15 à 28, remportant ainsi son premier succès à l'extérieur de la saison et entrant pour la première fois dans le top 6[29]. La fin de ce match fût marquée par des échauffourées entre joueurs en bord de terrain, échauffant les esprits des spectateurs. A la suite de ce match l'USA Perpignan fût ainsi cité devant la commission de discipline de la LNR pour des jets de bière en direction des joueurs de la part du public ainsi que pour l'entrée d'un spectateur sur le terrain[30].Le 1er octobre, la LNR énonce les sanctions à l'égard des deux clubs : Ils sont chacun condamnés à 5000 euros d'amende dont 2000 avec sursis pour "bagarre entre joueurs". En plus, Perpignan est condamné à 5000 euros d'amende pour l'entrée d'un spectateur sur le terrain, et à 40 000 euros d'amende pour les jets de bière. Le club écope en plus d'une suspension de terrain pour deux matchs dont un avec sursis[31].

Le Racing confirme sa bonne forme la semaine suivante dans un match ouvert contre Clermont. Au cours d'une rencontre équilibrée, les Franciliens parviennent à faire la différence avec leurs arrières et leur charnière Carbonneau-Seunes, inscrivant 6 essais, mais échappant le bonus offensif à la 76e minute en concédant un essai de Kylan Hamdaoui. Cette rencontre confirme l'apport des recrues estivales dans les Hauts-de-Seine, des joueurs comme Hulleu ou Manu se sont montrés à leur avantage et décisifs en marquant un essai chacun, et l'Anglais Hughes a une nouvelle fois pesé sur la défense adverse en marquant lui aussi un essai, tout en puissance. Avec ce succès 43 à 31, les ciels-et-blancs montent à la 4e place au classement et confirment leur solidité dans leur antre[32].

Portée par ses trois victoires consécutives, le Racing arrive à Castres avec l'espoir de réaliser une bonne performance pour la 6e journée de championnat[33], et dans un match fermé où les buteurs firent d'abord le score, le Racing tient en effet sa place, menant au score 6 à 16 à la 50e. Cependant, les castrais revinrent dans le match, notamment grâce à un essai concédé par les Franciliens après que Carbonneau se soit fait contrer sur un renvoi d'en-but, leur permettant de réduire l'écart, avant de prendre l'avantage par un essai après une pénaltouche de Papali'i après la sirène. Le Racing concède donc une défaite après avoir tenu tout le long du match, devant donc se contenter du point de bonus défensif, le premier bonus de la saison[34].

Journées 6 à 10 de Top 14

Journées 6 à 10 de Top 14
J Rencontre Score Pos.
6 Racing 92 - Montpellier HR 32-25 5
7 RC Toulon - Racing 92 45-21 10
8 Racing 92 - Section paloise 15-10 5
9 Stade rochelais - Racing 92 33-6 9
10 Racing 92 - Aviron bayonnais 47-27 7

Pour la 6e journée, le Racing reçoit le Montpellier HR pour une réception délocalisée au stade Dominique-Duvauchelle de Créteil, l'Arena étant prise pour un concert de Booba[35]. Le match reste assez serré jusqu'au retour des vestiaires (13-13) où le cours du match prend un tournant suite à un déblayage dangereux de Verhaeghe sur Hughes pour lequel le montpelliérain est sanctionné d'un carton rouge (48e). Les racingmen en profitent pour inscrire deux essais coup sur coup par Joseph et Hulleu (qui inscrit un doublé dans la rencontre), avant d'en concéder deux, laissant les montpelliérains revenir à 25-25 à la 74e. Les Franciliens s'assurent tout de même la victoire grâce à un essai d'Habosi trois minutes avant la fin de la rencontre, qui leur permet donc de l'emporter et de revenir à la 5e place du championnat[36].

La semaine suivante, le Racing 92 s'inclinent largement 45 à 21 dans l'antre du RC Toulon, ne parvenant pas à installer son jeu et à rivaliser face aux rouges et noirs. Dominés dans le combat et en mêlée, le Racing n'a eu pour enjeu que de tenter de retirer le bonus offensif à un rival au classement, mais sans réussite puisque, malgré un essai de Taofifénua à la 77e minute qui les en privait, les toulonnais marquèrent à nouveau après la sirène par le biais de Brian Alainu'uese, leur permettant de s'imposer avec trois essais de plus que les Franciliens, synonyme de bonus offensif[37].

Pour la 8e journée de Top 14, les racingmen retournent à Créteil pour recevoir le leader palois au stade Dominique-Duvauchelle. D'abord dominé au cours de la première période, le Racing parvient à rester au contact grâce au pied d'Ugo Seunes et aux échec du buteur béarnais Axel Despérès qui ne transforme pas les deux essais des siens et manque une pénalité (6-10 à la mi-temps). Lors du deuxième acte, la rencontre reste fermée et le Racing prend l'avantage grâce à son buteur, sanctionnant les erreurs paloises et leur manque de réalisme. Menant 15-10 à trois minutes de la fin du match, le Racing se fait peur en laissant son ancien joueur Thomas Laclayat rentrer dans l'en-but. L'essai sera finalement refusé, le pilier ayant rampé pour aller aplatir, le Racing l'emporte donc sans marquer d'essais, ce qui lui permet de remonter à la 5e place au classement[38].

Pour le dernier match avant la trêve internationale, le Racing se déplace à La Rochelle et réalise une nouvelle fois un déplacement décevant, subissant la domination rochelaise durant la majeure partie du match. Le Racing 92 ne devait pourtant composer qu'avec l'absence de Fickou et Taofifénua, retenus en équipe de France[39] et alignait une équipe qui aurait pu être compétitive même si plusieurs jeunes étaient présents sur le banc (Zinzen, Roche, Manyarara) ou dans le XV de départ, comme en témoigne la première feuille de match du géorgien Vladi Ashvetia, titularisé aux côtés de Josua Tuisova. Le Racing encaisse ainsi les assauts rochelais sans pouvoir riposter et s'incline lourdement 33 à 6, concédant le bonus offensif[40]. Cette prestation les fait redescendre à la 9e place du classement avant une pause de deux semaines.

Au retour de celle-ci, le Racing retrouve la Paris LaDéfense Arena pour recevoir l'Aviron bayonnais, auteur d'un bon début de saison et pointant alors à la 5e place du classement. La rencontre ne démarre de la meilleure des manières pour les Franciliens qui encaissent trois essais trop facilement dans les vingt premières minutes de jeu et ne riposte qu'une fois par Baudonne, ils sont ainsi menés 10 à 23. Revenant dans le match, les racingmen se sont notamment servi de la puissance de leur mêlée pour reconquérir le match. Rentrés au vestiaire avec 4 points de retard (20-24), les ciels-et-blancs reviennent à hauteur puis dépassent les basques en imprimant un rythme soutenu et en faisant parler la puissance de leurs avant et de leur paire de centres Manu-Habosi. Grâce à des réalisations de Tarrit, Spring (qui marque un doublé), Hill et Hulleu, les Franciliens emportent tout sur leur passage et s'offrent leur premier bonus offensif de la saison, leur permettant de revenir aux portes du Top 6 et de conserver leur invincibilité à domicile[41].

Journées 10 à 15 de Top 14 et phase de poule de Challenge Cup

Journées 11 à 15 de Top 14
J Rencontre Score Pos.
11 Stade toulousain - Racing 92 48-24 11
12 Stade français - Racing 92 20-20 10
13 Racing 92 - US Montauban 61-16 7
14 UBB - Racing 92 62-20 11
15 Racing 92 - Lyon OU 35-34 10

Pour la 11e journée, le Racing 92 se déplace au Stade toulousain, qui retrouve pour l'occasion son capitaine et meneur Antoine Dupont, de retour de son absence après une rupture des ligaments croisés en mars . Les Franciliens restent au contact durant la première mi-temps (8-3), mais alors que la pause est sifflée, le talonneur ciel-et-blanc Janick Tarrit assène un coup de tête au deuxième ligne argentin de Toulouse Efrain Elias au niveau de la cage thoracique. Il est exclu par l'arbitre de la rencontre, Tual Trainini, qui accorde une pénalité aux toulousains. Ceux-ci marquent un essai dans la foulée rentrant finalement au vestiaire avec douze points d'avance (15-8). Réduits à 14, les alto-séquanais subissent les assauts toulousains, malgré quelques éclaircies avec l'essai de Hulleu et le doublé de Taofifénua s'inclinant ainsi sur le score de 48 à 24[42]. Le 11 décembre, la commission, de discipline de la LNR annonce une suspension de 5 semaines de Janick Tarrit après son carton rouge[43].

Journées 1 à 4 de Challenge Cup
J Rencontre Score Pos.
1 Ulster - Racing 92 61-7 6
2 Racing 92 - Exeter Chiefs 31-31 5
3 Cardiff - Racing 92 32-13 5
4 Racing 92 - Cheetahs 31-28 5

La semaine suivante marque le début de la parenthèse européenne. Le Racing se déplace en Ulster avec une équipe remaniée, plusieurs joueurs faisant leur débuts professionnels (Albuisson, Coetzee, Espeut), laissant ses cadres au repos. Avec son équipe inexpérimentée, le Racing débute bien la rencontre, ouvrant le score sur une interception de Gibert, mais ne parvient pas à contenir les attaques irlandaises, souffrant trop du déficit de puissance. Les Racingmen s'inclinent lourdement sur le score de 61 à 7, dans un match qu'il n'avait pas particulièrement ciblé. Il prennent ainsi la dernière place de leur poule[44].

Lors de la deuxième journée, le Racing 92 reçoit l'équipe d'Exeter au Stade Dominique-Duvauchelle à Créteil. C'est la première fois que les deux équipes se rencontrent depuis la finale de la grande Coupe d'Europe en 2020, lors de laquelle les Anglais l'avait emporté de 4 points (31-27). Les racingmen alignent une nouvelle fois une équipe rajeunie, mais encadrée par quelques joueurs d'expérience rentrés de vacances, comme Fickou, Taofifénua ou Habosi. La rencontre est d'abord serrée entre les deux équipes, mais Exeter parvient à prendre de l'avance avant de rejoindre le vestiaire en menant 28 à 12. La seconde mi-temps est beaucoup plus à l'avantage des racingmen, grâce notamment à ces joueurs d'expérience, mais également de sa jeunesse, comme en témoigne l'essai inscrit à la dernière minute pour arracher le match nul du jeune Antoine Latrasse, qui jouait son premier match avec les professionnels. Les racingmen concède ainsi un match nul 31 à 31, remportant également le bonus offensif, les faisant monter de la 6e à la 5e place[45].

Pour le retour du championnat, les Franciliens se déplacent chez le voisin du Stade français, qui vient de signer deux succès convaincant en Challenge Cup, dans la même poule que le Racing 92. Dans un match tout d'abord assez fermé où les deux équipes restent au contact l'une de l'autre, le Racing prenant les devant avec un essai de Hughes et un drop de Seunes, le Stade français recollant à chaque fois avec une pénalité puis un essai de pénalité, les ciels-et-blancs vont finir par prendre de l'avance grâce à des réalisations de Fickou et Hulleu. Nénamoins, les Parisiens, resté au contact grâce à une pénalité de Carbonel, arrachent le match nul après la sirène grâce à un essai du puissant pilier Melikidze (20-20)[46]. Les Franciliens gagnent tout de même une place au classement, pointant à la 10e place après ces deux déplacements en championnat.

Le Racing retrouve justement son antre de Paris La Défense Arena pour la journée du Boxing Day. En ouverture de celle-ci, les alto-séquanais accueillent les promus montalbanais, guère convaincant depuis le début de la saison, surtout loin de leurs bases. Le début de la rencontre est assez disputé, le Racing ne parvenant pas à prendre le large, se voyant refuser deux essais. A la mi-temps, les deux équipes sont encore assez proche (19-13). Mais si au retour des vestiaires les Tarn-et-Garonnais frappent les premiers avec une pénalité, la suite de la rencontre est une pluie d'essais franciliens, six en seconde période, neuf au total, dont des doublés du jeune Léo Carbonneau et du pilier australien Taniela Tupou, entré au cours de jeu, qui jouait son premier match depuis son arrivée dans les Hauts-de-Seine. Le Racing s'impose donc 61 à 16, prenant le bonus offensif et se retrouvant aux portes du Top 6, à la 7e place[47].

Pour le premier match de la phase retour, le Racing se déplace au Stade Chaban-Delmas pour affronter l'Union Bordeaux Bègles. Avec une équipe plutôt dense et des intentions, le Racing fait jeu égal avec les champions d'Europe en titre et prend la tête au retour des vestiaires grâce à un essai de James. Néanmoins, à la 47e minute, un essai de Vinaya Habosi, qui aurait permis aux ciels-et-blancs de mener de 12 points, est annulé en raison d'un jeu déloyal du talonneur Diego Escobar à l'encontre de Maxime Lamothe, au début de l'action et celui-ci écope d'un carton jaune. Le Racing semble alors totalement se démobiliser et encaisse 7 essais en 25 minutes, croulant sous les assauts de entrants girondins tels que Depoortère ou Bielle-Biarrey, et freiné dans leur initiative par un secteur de la touche maladroit. Le Racing s'incline alors lourdement 62-20, alors qu'il menait encore 15 à 20 à la 55e, descendant à la 11e place d'un classement très dense, puisque n'étant qu'à 6 points du 3e[48].

Le Racing bascule sur la deuxième partie de la phase de poule de Challenge Cup, en se déplaçant au Pays de Galles pour affronter l'équipe de Cardiff. Le Racing aligne une équipe rajeunie pour ce match[49] et parvient à tenir tête aux gallois durant la première mi-temps, punissant l'indiscipline galloise, ce qui leur permet de rentrer aux vestiaires en menant 13 à 12. Les ciels-et-blancs passent en revanche à côté de leur seconde période lors de laquelle ils encaissent un cinglant 20-0, auteurs de trops de fautes de main et de pénalité et limités physiquement face Gallois. Après cette défaite, les Racingmen se retrouvent à la merci des Ulstermen, qui n'ont qu'à prendre un point face aux Cheetahs pour éliminer les Franciliens[50]. Le match entre ces deux équipes est finalement annulé en raison de l'impraticabilité de la pelouse du stade néerlandais dans lequel évoluent les Cheetahs, ceux-ci étant donc déclaré perdant sur tapis vert, offrant la victoire et la qualification aux Irlandais[51].

Pour la dernière journée de Challenge Cup, les Franciliens reçoivent ces mêmes sud-africains des Cheetahs, les deux équipes n'ayant plus rien à jouer, étant alors assurées d'être éliminées. Le Racing 92 aligne une composition mêlant jeunes espoirs et joueurs d'expérience avec les retours notamment de Fickou et Taofifénua[52]. Les deux équipes se rendent coup pour coup au début du match, avec notamment le premier essai chez les professionnels du jeune Auguste Albuisson. Toutefois, les deux deuxièmes lignes franciliens sont exclus sur carton jaunes, laissant leur équipes un temps à 13 contre 15, ce dont profite l'équipe sud-africaine. Au cours de la deuxième mi-temps, les équipes se rendent coup pour coup mais c'est finalement Gaël Fickou qui scelle le score après la sirène dans un ultime pick and go, offrant la victoire aux siens (31-28) [53].

De retour en Top 14 la semaine suivante, le Racing enchaîne à domicile en recevant le LOU qui le suit alors au classement, tenant la 12e place. La première mi-temps fût disputée, les deux équipes se rendant coup pour coup et restant au contact l'une de l'autre, à la mi-temps, les Franciliens mènent ainsi d'une courte tête (13-10). Mais au retour des vestiaires, les Lyonnais se montrent dangereux et efficaces, inscrivant deux essais coup sur coup et prenant le large face à des Franciliens trop attentistes. Ceux-ci gardaient toutefois espoirs grâce à Sanconnie mais un nouvel essai lyonnais ternissait le tableau. L'arrivée des remplaçants fît du bien au hommes de Patrice Collazo, notamment celle du pilier australien Tupou qui inscrivit deux essais en conclusion d'action près des lignes des locaux. Revenus en tête grâce à une pénalité de l'ancien racingman Martin Méliande, c'est finalement Antoine Gibert qui fera entendre raison aux Lyonnais en passant la pénalité de la gagne à la 79e minute, permettant au siens de s'imposer d'un petit point (35-34)[54].

Journées 16 à 20 de Top 14

Journées 16 à 20 du Top 14
J Rencontre Score Pos.
16 Racing 92 - USA Perpignan 37-31 9
17 Aviron bayonnais - Racing 92 36-41 6
18 Montpellier HR - Racing 92 41-17 8
19 Racing 92 - Castres olympique 52-17 7
20 Section paloise - Racing 92 27-17 7

Le Racing reçoit un troisième match consécutif à domicile, recevant l'USA Perpignan, 13e au classement et en plein regain de forme après une première partie de saison sans victoires[55]. Après avoir débuté sur les chapeaux de roue et mené 14-0 à la 5e minute, le Racing ne parvient pas à prendre le large et, ayant concédé deux cartons jaunes, laisse les perpignanais au contact. Juste avant la première période, les Franciliens se retrouvent réduit définitivement à quatorze après un plaquage au cou de Tuisova, mais rejoint les vestiaires avec six longueurs d'avance (20-14). Au retour des vestiaires les ciels-et-blancs enfoncent le clou autour de l'heure de jeu, inscrivant deux essais, ce qui leur permet de mener de vingt points à quinze minutes de la fin. Mais auteurs d'une fin de match folle, les Catalans inscrivent deux essais coup sur coup, revenant à six points des locaux. A la 80e minute, les visiteurs sont de nouveaux sur la ligne francilienne et Posolo Tuilagi réalise une charge qui entre dans l'en-but, mais se fait voler le ballon avant d'aplatir par Léo Carbonneau, qui sauve ainsi son équipe et lui permet de conserver son invincibilité à domicile (37-31)[56]. Par cette victoire, le Racing remonte à la 9e place du classement, deux points derrière les Toulonnais, 6es et derniers qualifiés[57].

Après une semaine de pause en raison du Tournoi des Six Nations, le Racing se déplace sur la pelouse de Jean-Dauger, où les bayonnais, après une série de 19 matchs invaincus, ont été défait par les Castrais trois semaines auparavant[58]. Les Franciliens se présentent avec des intentions et réalisent une bonne entame, avant d'être rejoint au score au moment de rentrer au vestiaire suite à une période d'infériorité numérique due à l'exclusion temporaire de Nathan Hughes pour une charge coude en avant. Au retour des vestiaires, les deux équipes se livrent un chassé-croisé durant quarante minutes, mené par un grand Alexandre Fischer pour les bayonnais et par un Maxime Baudonne en forme pour sa centième pour les alto-séquanais[59], tous deux étant auteurs d'un doublé. Porté par leur mêlée qui récupère de précieuses munitions, les racingmen scellent le score par une pénalité d'Ugo Seunes à la 77e minute et font chuter Bayonne pour la deuxième fois consécutive dans leur antre (36-41)[60].

Lors de la pause du Six Nations, le Racing retrouve le championnat en se déplaçant à Montpellier. Conforté par trois succès de rang, les Franciliens sont à la recherche d'un coup à réaliser face aux Héraultais, équipe sérieuse de la compétition qui monte en puissance sur la deuxième partie de saison. Au contact lors du début du match, le Racing se fait toutefois décrocher en fin de première mi-temps alors qu'il est réduit à quatorze suit à un carton jaune reçu par Maxime Baudonne. Les alto-séquanais ne parviennent pas à revenir au retour des vestiaires, et, malgré un sursaut amenant à un essai du jeune Yanis Basse autour de l'heure de jeu, concèdent une large défaite 41 à 17, bonifiée par les montpelliérains[61].

Après deux nouvelles semaines de coupure, le Racing reçoit le Castres olympique à l'Arena, un match important pour se maintenir dans la course aux phases finales. Les ciels-et-blancs démarrent cependant bien mal la rencontre, concédant rapidement deux essais et étant ainsi mené 14 à 0 au bout de dix minutes. Les racingmen retrouvent toutefois rapidement de l'avancée en répondant aux castrais et revenant à hauteur dès la 16e minute. Ils déroulent ensuite, faisant parler la puissance de leurs avants et inscrivant deux essais et une pénalité pour mener 31 à 14 à la pause. Wame Naituvi consolide l'avance des Franciliens dès le retour des vestiaires et, malgré un essai des castrais à la 45e de Delaporte, les racingmen, imperturbables, parviennent à s'offrir le bonus offensif en ajoutant trois réalisations et s'imposent sur le score final de 52-21[62].

C'est ainsi avec de nouvelles ambitions que le Racing 92 se rend chez la Section paloise[63], légèrement décroché du haut de tableau après un départ en fusée au début de saison, et qui est donc un concurrent direct à la qualification. Les Franciliens réussissent bien leur entrée dans le match, marquant un essai opportuniste dès la 6e minute par Wame Naituvi, et consolidant leur avance par le pied de Seunes pour mener 10 à 0 à la 17e. Ils se montrent par la suite résiliant, encaissant de longues charges près de leur embut, parvenant à faire déjouer les palois à quelques centimètres à trois reprises, ceux-ci ne tirant que les trois points d'une pénalité de leur longue période d'occupation, alors que les Franciliens avaient été réduit à quatorze après un carton jaune pour Naituvi. AU retour des vestiaires, les racingmen inscrivent d'entrée un essai par Fickou, leur permettant de prendre leurs distance avec une efficacité clinique. Ils ne parviennent néanmoins plus à marquer des points dans la rencontre et les palois, revenus à 10-17 après un essai de Loïc Crédoz, profitent d'un nouvel avantage numérique suite à un carton jaune sanctionnant Lekima Tagitagivalu pour prendre le score pour la première fois du match à la 78e minute (20-17). Sur le renvoi court tapé par Gibert, les palois parviennent à récupérer la balle et Aaron Grandidier s'échappe le long de la ligne de touche et sert Émilien Gailleton qui part inscrire l'essai qui prive les racingmen du bonus défensif (27-17)[64].

Journées 21 à 26 de Top 14 et phases finales de Challenge Cup

Journées 21 à 26 de Top 14
J Rencontre Score Pos.
21 Racing 92 - Stade français 47-27 7
22 US Montauban - Racing 92 - -
23 Racing 92 - Stade rochelais - -
24 Racing 92 - RC Toulon - -
25 ASM Clermont - Racing 92 - -
26 Racing 92 - Stade toulousain - -

Feuilles de match

Match amical

Vendredi
20 h
CA Brive 7 - 28
(7-7)
Racing 92 Stade municipal, Biars-sur-Cère
Essai(s) : 1 Boudou (3e)
Transformation(s) : 1 Bosch (3e)
Essai(s) : 4 Ravutaumada (6e), Hulleu (48e), Carbonneau (69e), Labarbe (72e)
Transformation(s) : 4 Spring (6e), Seunes (49e,70e,73e)
Samedi
19 h
Stade français Paris 26 - 33
(12-7)
Racing 92 Stade Gaston-Petit, Châteauroux
10 000 spectateurs
Essai(s) : 4 Motassi (4e), Marchant (17e), Peyresblanques (48e), Foursans-Bourdette (66e)
Transformation(s) : 3 Carbonel (17e,48e), Henry (66e)
Essai(s) : 5 Habosi (17e), Spring (51e), Zinzen (63e), Taofifénua (78e), Joseph (80e)
Transformation(s) : 4 Spring (17e,63e), Carbonneau (78e,80e)

Top 14

Challenge Cup

J1
Vendredi
21 h
(bo) Ulster Drapeau : Irlande 61 - 7
(14-7)
Racing 92 Affidea Stadium, Belfast
10 426 spectateurs
Arbitre : Ben Breakspear
Essai(s) : 9 Stockdale (15e,79e), Herring (35e), O'Toole (42e), Stewart (47e), Wilson (60e), Flannery (68e), Ward (74e,80e+2)
Transformation(s) : 8 Murphy (15e,79e,35e,47e,60e,68e,74e,80e+2)
Essai(s) : 1 Gibert (7e)
Transformation(s) : 1 Gibert (7e)
Carton(s) jaune(s) : 1 Sanconnie (49e)
J2 Dimanche
14 h
(bo) Racing 92 31 - 31
(12-28)
Exeter Chiefs (bo) Stade Dominique-Duvauchelle, Créteil
5 591 spectateurs
Arbitre : Federico Vedovelli
Essai(s) : 5 Labarbe (9e), Ravutaumada (28e), Taofifénua (66e), Donguy (79e), Latrasse (80e+3)
Transformation(s) : 3 Gibert (9e), Prisciantelli (66e,80e+3)
Essai(s) : 4 Moloney (15e), James (21e), Pearson (30e), Tuima (38e)
Transformation(s) : 4 Coen (15e,21e,30e,38e)
Pénalité(s) : 1 Coen (71e)
Carton(s) jaune(s) : 2 Tuima (63e), Fisilau (72e)
J3
Samedi
16 h 15
(bo) Cardiff Rugby 32 - 13
(12-13)
Racing 92 Cardiff Arms Park, Cardiff
8 400 spectateurs
Arbitre : Sara Cox
Essai(s) : 4 Bowen (6e), Thornton (40e), Assirati (45e), Thomas (74e)
Transformation(s) : 3 Sheedy (6e,45e), Beetham (74e)
Pénalité(s) : 2 Sheedy (55e,65e)
Essai(s) : 2 Ravutaumada (13e), Prisciantelli (31e)
Pénalité(s) : 1 Gibert (5e)
Carton(s) jaune(s) : 1 Ravutaumada (1re)
J4 Dimanche
18 h 30
(bo) Racing 92 31 - 28
(14-21)
Cheetahs (bo)(bd) Paris La Défense Arena, Nanterre
5 697 spectateurs
Arbitre : Ben Breakspear
Essai(s) : 5 Albuisson (8e), Dayimani (18e), Donguy (41e), Hill (51e), Fickou (78e)
Transformation(s) : 3 Gibert (8e,18e,78e)
Carton(s) jaune(s) : 2 Taofifénua (26e), Lainault (31e)
Essai(s) : 4 Maartens (1re), de pénalité (25e), Nkabinde (34e), du Plessis (69e)
Transformation(s) : 4 van der Walt (1re,34e,69e), de pénalité (25e)
Carton(s) jaune(s) : 1 Coetzee (17e)

Capitanat

En Top 14

  • 1re journée : Romain Taofifénua
  • 2e journée : Max Spring
  • 3e journée : Jordan Joseph
  • 4e journée : Jordan Joseph (2)
  • 5e journée : Max Spring (2)
  • 6e journée : Max Spring (3)
  • 7e journée : Romain Taofifénua (2)
  • 8e journée : Romain Taofifénua (3)
  • 9e journée : Josua Tuisova
  • 10e journée : Max Spring (4)
  • 11e journée : Max Spring (5)
  • 12e journée : Romain Taofifénua (4)
  • 13e journée : Josua Tuisova (2)
  • 14e journée : Romain Taofifénua (5)
  • 15e journée : Romain Taofifénua (7)
  • 16e journée : Romain Taofifénua (8)
  • 17e journée : Max Spring (6)
  • 18e journée : Romain Taofifénua (9)
  • 19e journée : Max Spring (7)
  • 20e journée : Max Spring (8)
  • 21e journée : Max Spring (9)
  • 22e journée : (à venir)
  • 23e journée : (à venir)
  • 24e journée : (à venir)
  • 25e journée : (à venir)
  • 26e journée : (à venir)

En Challenge Cup

  • 1re journée : Will Rowlands
  • 2e journée : Will Rowlands (2)
  • 3e journée : Jordan Joseph (3)
  • 4e journée : Romain Taofifénua (6)

Stade et affluence

A domicile, le Racing 92 joue dans son antre de la Paris La Défense Arena, située en plein coeur du quartier de La Défense, à Nanterre. Mais cette enceinte servant également pour de nombreux événements non-sportifs, le Racing est dans l'obligation de délocaliser certains matchs lorsque ceux-ci chevauchent des rencontres à domicile. Ainsi, les ciels-et-blancs annoncent qu'ils retournent au stade Dominique-Duvauchelle de Créteil pour trois matchs en début de saison : le match face à Montpellier pour la J6 est délocalisé en raison d'un concert de Booba le 11 octobre, le match face à Pau pour la J8 est délocalisé en raison de la tenu du Rolex Paris Masters à Nanterre du 25 octobre au 2 novembre et la rencontre de la J2 de Challenge Cup face aux Exeter Chiefs sera délocalisée en raison d'un concert de Jean-Louis Aubert le 13 décembre, veille du match[35].

Stade toulousainRugby club toulonnaisStade rochelaisStade français Paris rugbyCastres olympiqueUnion sportive Arlequins perpignanaisLyon olympique universitaire rugbyCheetahsUnion sportive montalbanaiseExeter ChiefsAviron bayonnais rugby proSection paloise (rugby à XV)Montpellier Hérault RugbyASM Clermont AuvergneUnion Bordeaux Bègles


Départs, prêts et prolongation

Départs

Le 11 février 2026, le Racing 92 annonce le départ d'un commun accord de Hacjivah Dayimani, troisième ligne sud-africain arrivé en 2024, qui retourne en Afrique du Sud pour des raisons personnelles[65] et retrouve son ancienne équipe des Stormers[66].

Joueur Poste Nature Destination
Hacjivah Dayimani Troisième ligne Rupture conventionnelle Stormers

Prêts

En quête de temps de jeu, le pilier Lino Julien, champion du monde U20 2023, est prêté au club de Provence Rugby en ProD2 à partir du 22 septembre 2025[67].

Le 8 décembre, le Racing 92 annonce le prêt jusqu'à la fin de la saison du talonneur Robin Couly au club d'Oyonnax, également pensionnaire de ProD2[68].

Le 13 janvier, le Racing annonce le prêt de Junior Kpoku à Toulon jusqu'à la fin de la saison, avec effet immédiat[69].

Alors que différents clubs de ProD2 comme Angoulême, Béziers ou Provence Rugby s'étaient montré intéressés pour l'accueillir en prêt en début de saison[70], le jeune Noa Zinzen était finalement resté dans les Hauts-de-Seine. Finalement, le club annonce le 25 février qu'il sera prêté à Provence Rugby également, jusqu'à la fin de la saison[71].

Joueur Poste Destination Durée
Lino Julien Pilier Provence Rugby 2026
Robin Couly Talonneur Oyonnax Rugby 2026
Junior Kpoku Deuxième ligne RC Toulon 2026
Noa Zinzen Troisième ligne Provence Rugby 2026

Prolongations

Alors que son contrat se termine en juin 2026, l'arrière ou ailier Max Spring, arrivé au centre de formation en 2019, était convoité par plusieurs équipes de Top 14 en début de saison, notamment l'Aviron bayonnais, son club formateur, où évolue son frère Tom, et l'ASM Clermont[72]. Le 28 septembre, le Midi Olympique révèle qu'il aurait prolongé pour deux saisons dans les Hauts-de-Seine[73], annonce confirmée le 1er octobre, en même temps que celle de la prolongation de Josua Tuisova, lui aussi pour deux saisons[74].

Le 17 octobre, le Racing 92 annonce la prolongation du pilier géorgien Guram Gogichashvili pour trois saisons supplémentaires[75] et le 21 octobre, c'est au tour de l'ailier fidjien Vinaya Habosi, qui prolonge également de trois saisons, s'engageant jusqu'en 2029[76].

Le 14 janvier, le club annonce la prolongation pour une saison du deuxième ligne international Romain Taofifénua, déjà engagé jusqu'en 2027, il sera donc engagé dans les Hauts-de-Seine jusqu'en 2028[77].

Le 9 février, le Racing publie sur ses réseaux sociaux l'annonce de la prolongation jusqu'en 2029 du jeune espoir Yanis Basse, déjà intégré dans la rotation au poste de talonneur[78].

Prolongation au cours de la saison 2025-2026
Joueur Poste Durée
Max Spring Arrière 2028
Josua Tuisova Centre 2028
Guram Gogichashvili Pilier 2029
Vinaya Habosi Ailier 2029
Romain Taofifénua Deuxième ligne 2028
Yanis Basse Talonneur 2029

Statistiques

Championnat de France

Points

Meilleurs réalisateurs en championnat - au 20 avril 2026
Rang Joueur Poste Points Essais Transf. Pén. Drops
1 Ugo Seunes Demi d'ouverture 147 - 36 23 2
2 Antoine Gibert Demi d'ouverture 91 - 21 15 -
3 Wilfried Hulleu Ailier 50 10 - - -
4 Max Spring Arrière 48 8 1 2 -
5 Nathan Hughes Troisième ligne 40 8 - - -
6 Taniela Tupou Pilier 25 5 - - -
- Gaël Fickou Centre 25 5 - - -
- Romain Taofifénua Deuxième ligne 25 5 - - -
9 Léo Carbonneau Demi de mêlée 21 3 - 2 -
10 Maxime Baudonne Troisième ligne 20 4 - - -

Essais

Meilleurs marqueurs en championnat - au 20 avril 2026
Rang Joueur Poste Essais
1 Wilfried Hulleu Ailier 10
2 Nathan Hughes Troisième ligne 8
- Max Spring Arrière 8
4 Taniela Tupou Pilier 5
- Gaël Fickou Centre 5
- Romain Taofifénua Deuxième ligne 5
7 Maxime Baudonne Troisième ligne 4
8 Jordan Joseph Troisième ligne 3
- Vinaya Habosi Ailier 3
- Léo Carbonneau Demi de mêlée 3
- Wame Naituvi Ailier 3
12 Janick Tarrit Talonneur 2
- Sam James Arrière 2
- Guram Gogichashvili Pilier 2
15 Fabien Sanconnie Troisième ligne 1
- Yanis Basse Talonneur 1
- Jonny Hill Troisième ligne 1
- Josua Tuisova Centre 1
- Lekima Tagitagivalu Troisième ligne 1
- Selestino Ravutaumada Ailier 1
- Joseph Manu Centre 1
- Vladi Ashvetia Centre 1
- Diego Escobar Talonneur 1
- Shingirai Manyarara Troisième ligne 1

Challenge Cup

Points

Meilleurs réalisateurs en Challenge cup
Rang Joueur Poste Points Essais Transf. Pén. Drops
1 Antoine Gibert Demi d'ouverture 18 1 5 1 -
2 Selestino Ravutaumada Ailier 10 2 - - -
- Nolann Donguy Ailier 10 2 - - -
4 Gerónimo Prisciantelli Demi d'ouverture 9 1 2 - -

Essais

Meilleurs marqueurs en Challenge cup
Rang Joueur Poste Essais
1 Selestino Ravutaumada Ailier 2
- Nolann Donguy Ailier 2
3 Antoine Gibert Demi d'ouverture 1
- Gaël Fickou Centre 1
- Romain Taofifénua Deuxième ligne 1
- Kléo Labarbe Demi de mêlée 1
- Antoine Latrasse Demi de mêlée 1
- Auguste Albuisson Troisième ligne 1
- Jonny Hill Troisième ligne 1
- Hacjivah Dayimani Troisième ligne 1
- Gerónimo Prisciantelli Demi d'ouverture 1


Sélections internationales

Notes et références

Liens externes

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