Sanctuaire gallo-romain d'Aulnay

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Sanctuaire gallo-romain d'Aulnay
Image illustrative de l’article Sanctuaire gallo-romain d'Aulnay
Photographie aérienne du fanum.
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente-Maritime
Commune Aulnay
Coordonnées 46° 01′ 17″ nord, 0° 21′ 25″ ouest
Altitude 49 m
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Sanctuaire gallo-romain d'Aulnay
Sanctuaire gallo-romain d'Aulnay
Géolocalisation sur la carte : Charente-Maritime
(Voir situation sur carte : Charente-Maritime)
Sanctuaire gallo-romain d'Aulnay
Sanctuaire gallo-romain d'Aulnay

Le sanctuaire gallo-romain d'Aulnay est un ensemble cultuel antique situé à Aulnay, dans le département français de la Charente-Maritime.

Il se compose d'un fanum à cella (circulaire à l'intérieur et octogonale à l'extérieur) et à galerie périphérique octogonale, d'un péribole vraisemblablement carré ou rectangulaire et d'au moins un bâtiment annexe. Les fouilles réalisées en plusieurs campagnes entre 1982 et 2007 ne permettent pas de déterminer l'époque de sa construction, sans doute antérieure au IIe siècle apr. J.-C., pas plus que la date de son abandon.

Pour les préserver, les vestiges sont ré-enfouis à l'issue des fouilles mais un jardin archéologique permet de les visualiser.

Extrait de la table de Peutinger où Aulnay figure sous le nom erroné Auedonnaco.

Le sanctuaire se trouve sur le site de l'agglomération secondaire antique d'Aunedonnacum implantée au carrefour des voies antiques de Limonum (Poitiers) à Mediolanum Santonum (Saintes) et de Saintes à Lugdunum (Lyon)[1]. À l'époque contemporaine, ces voies pourraient être respectivement recouvertes par la D950 et la D133[2]. Si toutes deux figurent sur la table de Peutinger, seule la première est mentionnée dans l'itinéraire d'Antonin[3]. Si la correspondance entre voies antiques et modernes est acceptée, le sanctuaire se trouve presque en bordure de la voie Poitiers-Saintes.

Le temple, dans la vallée de la Brédoire, occupe un terrain qui suit une pente douce vers l'est et une source qui fut aménagée en fontaine[4].

Historique et études archéologiques

Les informations recueillies lors des fouilles ne permettent pas de dater avec précision le sanctuaire. Il est toutefois fort possible qu'il soit bien antérieur au IIe siècle apr. J.-C.[3] et qu'il ait connu au moins deux états successifs, une reconstruction partielle ou une extension ayant succédé à un premier édifice cultuel[5].

Les premières mentions écrites du fanum, pas encore identifié comme tel, remontent à 1785 (« ceintre ») puis à 1851 (« tour ») ; à cette époque, des vestiges en élévation devaient encore être visibles. En 1960, Albert Grenier, à la lecture de ces informations, rejette l'hypothèse du temple[6]. Ce n'est qu'en 1982 que la photographie aérienne conduite par Jacques Dassié révèle la présence d'une structure attribuable à un temple à plan centré[2].

Les premiers sondages au sol, réalisés dès 1982, et la poursuite de la prospection aérienne confirment la nature des vestiges ; cette première phase d'exploration s'achève en 1995. Une fouille programmée est engagée en 2000 pour caractériser plus précisément les vestiges et déterminer l'étendue du site[7] ; elle se termine en 2007[8].

Les vestiges sont ensuite ré-enfouis pour les préserver mais un jardin archéologique aménagé sur le site permet, grâce à un décor végétal et une signalétique appropriée, de visualiser la forme du monument[9].

Description

Notes et références

Voir aussi

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