Site archéologique de Thélepte

From Wikipedia, the free encyclopedia

Site archéologique de Thélepte
Image illustrative de l’article Site archéologique de Thélepte
Vestiges des thermes de Thélepte
Localisation
Pays Drapeau de la Tunisie Tunisie
Gouvernorat Kasserine
Coordonnées 34° 57′ 59″ nord, 8° 35′ 04″ est
Géolocalisation sur la carte : Tunisie
(Voir situation sur carte : Tunisie)
Site archéologique de Thélepte
Site archéologique de Thélepte

Thélepte est un vaste site archéologique tunisien fouillé partiellement au XIXe siècle et dont l'apogée est datée de l'Antiquité tardive. De nombreux édifices chrétiens, reconnus au XIXe siècle, se sont largement dégradés depuis. Peu d'édifices sont visitables au XXIe siècle si ce n'est le complexe thermal ainsi que deux édifices chrétiens, dont celui considéré comme la cathédrale de la ville.

Localisé à un carrefour de routes et à la frontière de la Byzacène et de la Proconsulaire, le site de Thélepte est situé à environ 15 km d'Henchir el Gousset, entre Théveste et Capsa et également reliée à Cillium et Sufetula[A 1].

Le nom du site, Thélepte, est aussi appelé Medina El Ghdima ou El Houriya[A 1]. Il est aussi dénommé Medinet el Khedima[B 1].

Histoire

Histoire antique

La cité est créée sous les Flaviens[A 1]. Les facteurs naturels ont sans doute été déterminants pour localiser une installation, avec des sources, un cours d'eau et des reliefs permettant une carrière, et une alimentation en argile située sans doute non loin permettant une industrie de la céramique[A 2].

L'histoire de la ville au Haut-Empire romain est méconnue, les connaissances sont plus importantes à l'époque chrétienne, vandale et byzantine. La ville est colonie au IIe siècle, sous le règne de Trajan[B 1]. L'évêque Iulianus représente la ville à la conférence de Carthage organisée par saint Cyprien en 256, et la ville sera présente lors des événements religieux jusqu'au VIIe siècle. En 411 la ville a à la fois un évêque catholique et un évêque donatiste[A 2].

Saint Fulgence, évêque de Ruspe pendant le siècle vandale, est originaire de la ville[A 3], né en 468[B 1]. Des vestiges archéologiques sont conservés de la période vandale dans la région comme à Henchir el Gousset ou El Erg, ainsi qu'une épitaphe datée de la 17e année de Thrasamund[A 3].

Après la reconquête byzantine le site a un rôle militaire et devient siège du gouverneur de Byzacène[A 4]. Du début de l'époque arabe ne sont conservés que des tessons de céramique datables du IXe au XIe siècle[A 5].

Histoire des fouilles

Les premières explorations sont datées du XIXe siècle[B 1].

Beaucoup d'éléments du site antique n'ont pas été fouillés[A 5]. Sept églises sont repérées au XIXe siècle[A 6], ainsi que quatre chapelles, mais seulement deux sont visibles au XXIe siècle[B 1]. Un plan de la ville par Sadoux est publié par Paul Gauckler en 1913[B 1].

Féthi Béjaoui a repris l'étude des édifices chrétiens[B 2]. L'édifice compris comme la cathédrale a été fouillé au début du XXIe siècle[A 6] en 2005[B 2].

Description des vestiges

Références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI