Siège de Maubeuge (1814)
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| Date | du 18 mars au 7 avril 1814 |
|---|---|
| Lieu | Maubeuge |
| Issue | Résistance victorieuse française |
Autres États allemands |
| Colonel Schouler | Charles-Auguste de Saxe-Weimar Johann von Thielmann Karl von Le Coq Ludwig von Borstell |
| 1 000 hommes | 37 000 hommes |
Batailles
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La ville de Maubeuge est assiégée pendant la campagne de France de 1814 par les forces de la Sixième Coalition. Napoléon Ier, qui accordait peu d'importance aux forteresses, confie au général Nicolas-Joseph Maison la conduite des opérations sur la frontière du nord avec des moyens réduits. La petite garnison française de Maubeuge, commandée par le colonel Schouler, résiste victorieusement jusqu'à l'abdication de Napoléon[1].
Préparatifs de défense français
Depuis le siège de 1793 pendant la guerre de la Première Coalition, les fortifications de Maubeuge n'avaient plus été entretenues, les guerres de la Révolution et de l'Empire se déroulant généralement loin des frontières françaises. Les fortifications étaient en mauvais état et les ouvrages extérieurs de 1793 avaient été abandonnés faute d'effectif pour les défendre, situation très défavorable car plusieurs hauteurs non défendues, notamment celle de La Falize au sud, dominaient la ville et l'exposaient aux tirs d'artillerie[2]. Au début de février 1814, le chef d'escadron Schouler, officier d'artillerie et inspecteur de la manufacture d'armes, est nommé colonel et gouverneur de la place. Il rassemble 100 hommes en dépôt du 1er régiment de chasseurs (avec seulement 30 chevaux), 400 hommes de la Garde nationale du Pas-de-Calais, un bataillon de douaniers dont beaucoup d'hommes avaient déserté, plus les hommes disponibles de la Garde nationale de Maubeuge et des environs : au total, un millier d'hommes, avec 51 canons, alors qu'il aurait fallu un effectif réglementaire de 5 040 hommes pour tenir la place. Schouler fait rassembler des provisions pour trois mois, planter des palissades et couper les ponts sur la Sambre en amont et aval de la ville[3].
Avance des forces coalisées et occupation d'Avesnes
Le , l'armée russe de Ferdinand von Wintzingerode s'empare de Mons tandis que le corps prussien de Friedrich Wilhelm Bülow, après un assaut infructueux contre Anvers, reprend sa route par Louvain vers le sud et l'ancienne frontière française, sans attendre les renforts amenés d'Allemagne par le duc de Saxe-Weimar. Le général Maison, n'ayant que des troupes peu nombreuses, leur ordonne un repli général vers Tournai et l'ancienne frontière de la Flandre française[4]. Dans les premiers jours de février, la cavalerie des coalisés fait une incursion près de Maubeuge : elle est repoussée à coups de fusil et se retire, laissant un détachement de 500 cavaliers en observation pour couper les communications entre Maubeuge et Valenciennes. Le gros de l'armée, 400 cavaliers et 3 000 fantassins avec de l'artillerie de campagne, traverse la Sambre et se dirige vers Avesnes-sur-Helpe qui se rend sans résistance le , ce qui permet au corps russe de Wintzingerode de continuer son chemin vers Laon, bientôt suivi par le corps prussien de Bülow, et de faire leur jonction avec la principale armée prussienne (armée de Silésie) commandée par Blücher. Un parlementaire russe est envoyé à Maubeuge pour présenter une proclamation aux habitants et leur demander de se rendre, en faisant savoir que le sous-préfet et le receveur des impôts d'Avesnes avaient déjà mis leurs ressources à la disposition des coalisés ; en outre, il prétend faussement que Napoléon a été battu en Champagne. Les défenseurs de Maubeuge lui ordonnent de se retirer immédiatement s'il ne veut pas être fusillé pour « proclamation séditieuse ». Le colonel Schouler fait établir à Maubeuge une administration provisoire de sous-préfecture pour remplacer celle d'Avesnes[5].
- Armées de 1814
- Infanterie de la Garde nationale et guide à cheval français, v. 1813-1815
- Infanterie des duchés saxons en 1812
- Cosaques attachés à l'armée prussienne en 1813


