Synagogue de Cavaillon
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| Synagogue de Cavaillon | ||||
La tribune du rabbin | ||||
| Présentation | ||||
|---|---|---|---|---|
| Culte | juif | |||
| Type | Synagogue | |||
| Début de la construction | XVe siècle | |||
| Protection | ||||
| Géographie | ||||
| Pays | ||||
| Région | Provence-Alpes-Côte d'Azur | |||
| Département | Vaucluse | |||
| Ville | Cavaillon | |||
| Coordonnées | 43° 50′ 15″ nord, 5° 02′ 17″ est | |||
| Géolocalisation sur la carte : Vaucluse
Géolocalisation sur la carte : Provence-Alpes-Côte d'Azur
Géolocalisation sur la carte : France
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La synagogue de Cavaillon, située rue Hébraïque, l’une des plus anciennes synagogues françaises, est édifiée par les Juifs comtadins de Cavaillon à la fin du Moyen Âge au XVe siècle, les juifs ayant obtenu de l'évêque de Cavaillon l'autorisation de la construire en 1494. C'est peut-être sur les substructions de ce premier édifice qu'a lieu la reconstruction du XVIIIe siècle, dont la communauté prend la décision à l'automne 1771. La synagogue est reconstruite entre 1772 et 1774 comme en témoigne l'ensemble des prix-faits et quittances qui permettent de suivre très exactement les étapes de sa reconstruction.
Ancienne porte de la "carriero" (juiverie) Façade extérieure Tour médiévale, seul vestige de la synagogue du XVe s Entrée de la synagogue
De la synagogue médiévale ne reste qu'une tourelle, peut-être un vestige de l'escalier de la synagogue originelle.
Reconstruite en partie entre 1772 et 1774, alors que la communauté ne dépasse pas 200 personnes, la synagogue est conçue en deux volumes superposés, reliés par un escalier extérieur. La salle supérieure où se tenait l'officiant, est destinée aux hommes. La salle inférieure, destinée aux femmes sert aussi de boulangerie, comme l’attestent encore la table à pétrir en marbre et le four à pain azyme.
La tribune (Bimah) où se tient l'officiant qui lit la Torah, se situe le long du mur opposé à l'arche sainte, ce qui constitue une disposition rare qu'on retrouve toutefois en Italie (à Padoue par exemple) et qui suppose un rite particulier de transport des rouleaux de la Torah chaque fois que demandé par la liturgie. Elle est superbement ouvragée en style rococo Louis XV[1].
Une autre caractéristique exceptionnelle de cette synagogue en est le siège du prophète Élie espéré à chaque circoncision, suspendu dans un angle de la synagogue.
La synagogue est désaffectée dès le XIXe siècle. Elle fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [2],[3]. Elle est transformée en musée en 1963[4].
Cet ensemble avait été menacé par un projet immobilier (projet finalement abandonné sur décision confirmée en 2011 par la Fondation Calvet[5]), une association s’était mobilisée pour protéger cette « Carrière » ou ghetto juif du XVIIIe siècle parvenu intacte jusqu’à nous avec son puits, ses maisons dont celle du rabbin, la boulangerie rituelle, le mikveh ou bain rituel juif et bien sûr, la très belle synagogue[6].
Le fauteuil du prophète Élie Salle basse de la synagogue 1er tabernacle de la synagogue