Synagogue de Vesoul

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Destination initiale
Synagogue
Destination actuelle
Sans affectation
Architecte
Construction
Synagogue de Vesoul
La synagogue
Présentation
Destination initiale
Synagogue
Destination actuelle
Sans affectation
Architecte
Construction
Propriétaire
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Patrimonialité
Localisation
Département
Commune
Coordonnées
Géolocalisation sur la carte : Vesoul
(Voir situation sur carte : Vesoul)

La synagogue de Vesoul, autrefois également appelée temple israélite de Vesoul[1], est une ancienne synagogue localisée à Vesoul, dans la Haute-Saône. Située au 11 bis rue du Moulin-des-Prés[2], elle fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [2].

A l'installation du consistoire israélite à Vesoul en 1872, une synagogue devient nécessaire pour la population juive locale qui prend de plus en plus d'importance. Sous le grand-rabbin Isaac Lévy, la synagogue est inaugurée en septembre 1873 sur les plans de l'architecte vésulien Charles Dodelier. Active pendant près de soixante-dix ans, elle cesse les offices religieux en 1939 et ferme définitivement ses portes en 1945. Reconvertie en salle de vente en 1986, elle est abandonnée depuis 2011.

Les premiers lieux de culte juifs (avant 1873)

Installés à Vesoul dès le XIIIè siècle, les Juifs y tiennent plusieurs activités commerciales et bancaires. Rapidement, la communauté juive de Vesoul s'affirme comme étant l'une des plus importantes du comté de Bourgogne. Une synagogue, dont il ne reste plus aucune trace, est érigée au niveau de l'actuelle rue Alsace-Lorraine. Les juifs sont expulsés à la fin du Moyen-Age et la synagogue est donc délaissée.

Après la Révolution, les Juifs réintègrent petit à petit la cité. Ils acquièrent notamment leur cimetière dès 1832. Le 25 novembre 1852, un décret autorise la construction d'une synagogue dans la rue du Breuil[3]. Par décret du 23 novembre 1859, le consistoire de Colmar est autorisé à créer une synagogue dans la maison située 27 rue du Breuil à Vesoul[4].

La synagogue (1873-1945)

À la suite de l'annexion de l'Alsace par l'Allemagne en 1871, un nombre important de Juifs s'installent à Vesoul, dont le grand rabbin de Colmar Isaac Lévy. La ville devient siège d'un grand-rabbinat. Rapidement, une synagogue est construite sur un terrain donné par la ville au sud de l'enceinte historique de la cité[5]. Le 17 septembre 1873, la synagogue est inaugurée en présence notamment du maire de Vesoul Alphonse Noirot et du rabbin Isaac Lévy[6],[7].

Photographie de la synagogue datant de 1904.

Dans la nuit du 11 au 12 juin 1909, la synagogue est victime de graffitis antydreyfusard[8],[9]. Ces graffitis mentionnent « À bas Dreyfus », « Vive le Roi » ainsi que le nombre « 445 », qui est le numéro de l'article du Code d'instruction criminelle que les anti dreyfusard prétendaient qu'il avait été violé lors de la seconde révision du procès Dreyfus en 1906. L'auteur de ce vandalisme n'est d'autre que Victor Dubuisson, journaliste au Le Réveil de la Haute-Saône.

Le 7 septembre 1909, la synagogue recoit le mariage de son ex-rabbin Justin Schuhl et Camille Samuel[10].

En 1939, le service religieux est arrêté.

Fermeture et reconversion (depuis 1945)

La synagogue est désaffectée en 1945. En 1984, la synagogue est inscrite aux monuments historiques. Dès 1986, l'association des Restos du cœur s'installe dans le bâtiment et ce jusqu'en [11]. Depuis 2011, la synagogue est laissée à l'abandon.

En novembre 2012, la synagogue rouvre ses portes le temps d'une exposition commémorant les rafles de 1942[12].

Architecture

Conçu par l'architecte vésulien Charles Dodelier[13], la synagogue est de plan rectangulaire orienté, avec une abside, précédée d'un vestibule. Les deux bas-côtés sont surmontés de tribunes.

Liste des rabbins de la synagogue

Le rabbinat de Vesoul exista de 1872 à 1908.

Références

Annexes

Bibliographie

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