The Holographic Principle
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| Sortie | |
|---|---|
| Durée | 72:03 |
| Genre |
Metal symphonique Metal progressif |
| Producteur |
Joost van den Broek Epica |
| Label | Nuclear Blast |
Albums d’Epica
The Holographic Principle est le septième album studio du groupe néerlandais de metal symphonique Epica. Il est sorti le chez Nuclear Blast.

Le guitariste Mark Jansen a commencé à élaborer les premières idées de l'album en 2014[1]. Epica a commencé l'enregistrement en décembre 2015 aux studios Sandlane Recording Facilities à Rijen, aux Pays-Bas[2]. Les membres du groupe avaient auparavant pour habitude de composer et répéter de nouveaux morceaux dans leurs studios respectifs, mais depuis The Quantum Enigma (2014), ils répètent ensemble. Selon Isaac Delahaye, cela a « apporté une dimension dynamique et expressive » à l'enregistrement[1]. Epica a écrit au total vingt-sept chansons pour l'album, parmi lesquelles ils en ont ensuite sélectionné dix-huit pour l'enregistrement[3].
Joost van den Broek, qui avait déjà collaboré avec le groupe sur leur précédent album, a de nouveau endossé le rôle de producteur. Lors de l'enregistrement de cet album, Epica a également fait appel à un orchestre symphonique complet, une première dans son histoire[4]. À la mi-janvier, les parties de basse, de batterie et de guitare rythmique étaient terminées[4]. L'album se caractérise aussi par des growls brutaux et des riffs heavy metal, dont Jansen affirme qu'ils sont stylistiquement proches de ceux d'Amon Amarth[5]. Ces éléments ont été joués sur l'album par Jansen et le batteur Ariën van Weesenbeek qui ont modifié l'approche des parties gutturales et criées, chantant souvent à l'unisson[6]. Delahaye a déclaré à propos du style plus dur du groupe : « Avant, Epica était un orchestre accompagné par un groupe de metal, maintenant c'est un groupe de metal accompagné par un orchestre »[1]. La chanteuse Simone Simons a expérimenté de nouvelles positions vocales lors de l'enregistrement, ce qui, selon ses propres termes, confère à l'album une palette d'expressions allant de l'opéra au rock en passant par la pop, tout en adoptant une voix très douce pour les ballades[1].
L'enregistrement de l'album s'est achevé le 15 mai et le mixage a été terminé moins de deux semaines plus tard. L'album a été mixé par Jacob Hansen avec l'aide de van den Broek[5]. Parmi les dix-huit chansons enregistrées, les membres du groupe ont ensuite sélectionné les douze titres définitifs pour l'album[3]. Les titres Immortal Melancoly, Decoded Poetry et The Solace System figuraient sur la liste provisoire de l'album donnée à l'écoute aux journalistes en juillet 2016, avant d'être remplacés peu après par Once Upon a Nightmare et Ascension (Dream State Armageddon) dans la liste définitive[7]. Les chansons non sélectionnées ont ensuite été publiées le 1er septembre 2017 sur l'EP The Solace System[8]. Le premier single extrait de l'album, Universal Death Squad, est sorti officiellement le 29 juillet et, le 8 septembre, Epica a sorti un autre single, Edge of the Blade.
Thèmes et compositions

Selon Mark Jansen, « The Holographic Principle traite du futur proche, où la réalité virtuelle permet aux gens de créer leurs propres mondes, des mondes qui ne peuvent être distingués de la réalité telle qu'on la connait. Cela soulève la question du fait que notre réalité actuelle pourrait être elle-même une réalité virtuelle — un hologramme. Les paroles nous mettent au défi de reconsidérer toutes les choses que l'on prend pour acquises, et d'être ouvert d'esprit au regard des révolutions récentes dans le domaine des sciences. Rien ne semble être ce qu'il est vraiment dans notre univers holographique[9]. »
L'album s'ouvre sur une introduction de deux minutes et demie, Eidola, dont l'intensité monte progressivement jusqu'à l'arrivée d'un grand orchestre et de chœurs vers la fin. Le titre est le mot en grec ancien pour fantômes ou apparitions. Vient ensuite Edge of the Blade, dont l'arrière-plan est composé d'éléments épiques et de guitares rappelant le style d'Amon Amarth[5]. La chanson traite « des efforts que l'on déploie pour atteindre la perfection, au point parfois de perdre de vue l'essentiel. Se focaliser uniquement sur les imperfections physiques et négliger les blessures de l'âme peut s'avérer très dangereux »[7]. Dans A Phantasmic Parade, l'orchestre ouvre le bal, rejoint ensuite par le chant. La chanson gagne alors en intensité, s'accélère et les riffs metal ainsi que les growls de Jansen prennent le dessus. Cette chanson partage un thème sous-jacent similaire à celui du film Matrix, comme s'il existait deux mondes et que nous n'arrivions pas à choisir dans lequel vivre[7]. Le morceau suivant est le premier single, Universal Death Squad. L'introduction est assurée par un violoncelle et un piano. L'atmosphère mélancolique est ensuite déchirée par des riffs de metal rapides, auxquels se mêlent cordes, chœurs et enfin la voix de Simons, qui chante également dans les graves. Ce titre évoque « des robots quantiques capables de remplacer les humains sur les champs de bataille et de décider eux-mêmes de tirer ou de lancer une bombe. C'est une perspective terrifiante sur la guerre »[7]. Le morceau suivant, Divide and Conquer, débute par des voix mystérieuses et des cuivres, et l'introduction est plutôt calme. Il est suivi d'un duo entre Jansen et Simons, accompagné de chœurs. Ce titre évoque le fait que les médias occidentaux présentent souvent les interventions militaires dans des pays du Moyen-Orient comme moyen de rétablir la démocratie mais que le véritable objectif est de s'emparer des ressources naturelles[10]. Le titre suivant, Beyond the Matrix, sonne étonnamment joyeux et cinématographique[5]. À mi-chemin environ, les arrangements et les riffs puissants s'estompent pour laisser place à une partie calme, presque féerique. Jansen interrompt cette phase par ses growls, et les puissants riffs de guitare réapparaissent[5].
La seconde partie de l'album s'ouvre sur Once upon a Nightmare, une ballade cinématographique recherchant l'émotion, portée par la voix claire de Simone Simons[5]. Les paroles sont inspirés par le conte allemand du roi des aulnes[10]. The Cosmic Algorithm est un morceau rapide, alternant entre le chant de Simons et les refrains. Il traite « des ordinateurs quantiques, dont la puissance et la vitesse ne cessent de croître. Certains jeux vidéo sont devenus si réalistes qu'il est parfois difficile de distinguer le jeu de la réalité »[7]. Le neuvième titre, Ascension – Dream State Armageddon, débute lentement, des riffs metal faisant progressivement leur apparition en arrière-plan. Le morceau progresse et Jansen y ajoute sa voix gutturale. Selon lui, les paroles parlent du fait de se réveiller en réalisant que rien n'est réel, mais le danger est que si vous comprenez ceci, tout s'écroule. Le message est que la connaissance absolue n'est pas souhaitable[10]. L'album se poursuit avec le titre rapide Dancing in a Hurricane. Les paroles de cette chanson évoquent des enfants qui tentent de profiter de la vie dans un environnement dangereux et s'inspirent de la crise migratoire en Europe[10]. Le morceau ne s'inscrit donc pas directement dans le concept de l'album. L'introduction du morceau suivant, Tear Down Your Walls, est principalement assurée par les cordes et le piano, mais Epica reprend ensuite un tempo metal rapide, qui s'adoucit légèrement par la suite. Le dernier morceau de l'album est l'épopée de douze minutes The Holographic Principle – A Profound Understanding of Reality. Dans ce morceau, Epica résume pratiquement tout ce qui a été entendu jusqu'ici sur l'album. L'orchestre symphonique y occupe également une place importante[5],[10].
Réception
L'album est entré dans plusieurs classements musicaux, obtenant notamment une 4e place aux Pays-Bas, une 8e en Suisse, une 9e en Allemagne, une 12e en Belgique, une 21e en Autriche, une 25e au Portugal, et une 26e en France, en Finlande et en Italie[11].
Le site Ultimate Guitar lui donne 8/10, écrivant : « Même s'il peut être difficile pour certains de passer outre à certains aspects exagérés de la musique de ce groupe, Epica a sorti un album très solide avec The Holographic Principle. Au niveau des paroles, c'est l'un des albums de metal symphonique les plus captivants que j'ai entendus depuis longtemps »[12]. Sur le site Metal Storm, il obtient 7,8/10, le chroniqueur évoquant « un très bon album dans l'ensemble qui, malgré quelques failles, est un digne successeur du chef-d’œuvre The Quantum Enigma »[13]. Sur Sputnikmusic, il obtient 3,5/5, le chroniqueur écrivant que le groupe est « toujours aussi bon, débordant d'idées, mais peut-être que les premiers signes d'une formule qui commence à s'essouffler commencent à apparaître »[14]. Sur le site Metal Injection, il obtient 9/10, le chroniqueur estimant que le groupe « a véritablement créé une autre œuvre magistrale et brillante de métal symphonique avec The Holographic Principle »[15]. Le site Louder Sound lui donne 8/10, écrivant : « Combinant le côté viscéral du death metal mélodique avec une grandiloquence typique, The Holographic Principle met la guitare au premier plan au lieu de se reposer uniquement sur l'impact théâtral des chœurs et des orchestres »[16].
The Holographic Principle a été élu meilleur album de metal symphonique de l'année par les lecteurs du site web Metal Storm[17]. Le magazine Metal Hammer le classe 10e dans sa liste des 25 meilleurs albums de metal symphonique de tous les temps, écrivant : « Plus de chœurs célestes, plus d'instruments ethniques peu orthodoxes, plus de riffs metal brutaux, plus de tout – et tout est meilleur, du morceau Universal Death Squad, véritable tempête de headbanging, à la sublime grâce élégiaque de Once Upon A Nightmare »[18].
Tournée

Pour promouvoir l'album, Epica a d'abord entrepris une tournée nord-américaine. Celle-ci s'est déroulée en novembre et décembre 2016 et s'intitulait The North American Principle Tour, avec Fleshgod Apocalypse, Arkona et The Agonist en ouverture[19].
Une autre série de concerts a eu lieu début 2017 avec Powerwolf comme co-tête d'affiche. Le duo était accompagné d'un troisième groupe, Beyond the Black, qui assurait la première partie. Au cours de cette tournée, qui a débuté le 12 janvier 2017 à Wiesbaden, en Allemagne, les groupes ont visité dix pays[20]. Fin février et début mars, Epica a poursuivi sa tournée en solo en Russie et en Scandinavie. Dans les pays nordiques, ils étaient accompagnés en première partie par le groupe islandais Skálmöld[21].
En avril 2017, Epica a effectué une tournée au Japon, à Taïwan et en Corée du Sud, et un mois plus tard, s'est produit en Amérique du Sud. S'en sont suivies des apparitions dans les festivals Greenfield, Graspop, Nova Rock, Masters of Rock, Vagos Open Air, Leyendas del Rock et Summer Breeze. Le groupe a ensuite de nouveau tourné en Amérique du Nord et en Europe. La partie nord-américaine de la tournée a eu lieu en septembre 2017, avec Lacuna Coil, Insomnium et Elantris en première partie[22]. La tournée européenne a commencé à la mi-octobre pour se terminer début décembre. Vuur et Myrath assuraient la première partie[23].
Beyond the Matrix est de loin la chanson de l'album le plus souvent jouée par le groupe en concert. Les autres chansons de l'album ne sont quasiment plus interprétées en live depuis 2018[24].