The Phantom Agony

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Sortie
Enregistré Gate Studio, Wolfsburg Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Durée 51:43
The Phantom Agony
Album d’Epica
Sortie
Enregistré Gate Studio, Wolfsburg Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Durée 51:43
Genre Metal symphonique
Producteur Sascha Paeth
Label Transmission Records

Albums d’Epica

Singles

The Phantom Agony est le premier album du groupe de metal symphonique néerlandais Epica, publié le chez Transmission Records.

Premier album du groupe mais faisant preuve d'une certaine maturité, le thème principal du disque est le danger de la manipulation au nom des religions. Il est notamment traité dans les trois titres constituant The Embrace that Smothers (les trois premières parties constituant cette série figurent dans l'album Prison of Desire du groupe After Forever auquel appartenait auparavant Mark Jansen).

Simone Simons en 2004.

L'enregistrement de l'album a débuté en janvier 2003, peu après la sortie de la démo Cry for the Moon. Il a été enregistré au Gate Studio de Wolfsburg, en Allemagne. Le musicien allemand Sascha Paeth a produit l'album, rôle qu'il a occupé jusqu'au cinquième album du groupe, Requiem for the Indifferent (2012). Trois singles ont été tirés de l'album : The Phantom Agony, Feint et Cry for the Moon.

Le genre prédominant de l'album est le metal symphonique, mais on y décèle également des influences évidentes de metal gothique et de power metal. Cet album présente également de fortes influences de musique du Moyen-Orient, et certains textes sont en latin. Les parties vocales sont interprétées par Simone Simons (soprano lyrique) et Mark Jansen (grunts), dans le style caractéristique de « la Belle et la Bête », une formule employée par des groupes tels que Theatre of Tragedy ou Tristania, entre autres. On y entend également un chœur composé de deux hommes et quatre femmes, ainsi qu'un orchestre de 3 violons, 2 altos et 2 violoncelles[1].

Le morceau d'introduction Adyta est le prélude à la saga The Embrace that Smothers, dans laquelle Mark Jansen imagine une utopie où l'humanité prend conscience de l'existence d'un seul dieu et où toutes les religions fusionnent, mettant ainsi fin aux guerres. Sensorium est une chanson philosophique sur le libre-arbitre et le hasard, mais elle explique aussi comment « la créativité provient du chevauchement entre toutes sortes de connaissances et/ou de spiritualité »[2].

Cry for the Moon parle d'un prêtre qui a violé un enfant et du silence de l'Église face à des affaires de ce genre afin de préserver sa réputation. Jansen a indiqué que cette affaire était largement relayée aux Pays-Bas lorsqu'il a écrit la chanson, et a déclaré que l'idée principale de celle-ci est qu'il y a « des esprits malades qui se cachent derrière les portes des églises »[2].

Le morceau Feint évoque de façon poétique l'assassinat du politicien néerlandais Pim Fortuyn. La chanson Illusive Consensus, écrite par Simone, évoque une relation entre deux personnes qui passe de l'amour à la haine[2].

Façade of Reality évoque les attentats du 11 septembre 2001 à New York, le fondamentalisme et la religion, et inclut des extraits de discours de Tony Blair. Run for a Fall était une façon pour Mark d'exprimer sa frustration suite à son départ d'After Forever, tandis que Seif al Din est une autre chanson qui traite du fondamentalisme et de l'extrémisme en général[2].

Le morceau final de neuf minutes, intitulé The Phantom Agony, traite des rêves et du fait que « parfois il est difficile de savoir si un souvenir était un rêve ou s'il s'est réellement produit », et que « les rêves lucides vous permettent de les contrôler, créant un nouveau monde dans l'inconnu »[2].

Réception

Notation des critiques
Compilation des critiques
PériodiqueNote
AllMusic 2,5/5 étoiles[3]
Sputnikmusic 4/5 étoiles[4]
Musical Discoveries 5/5 étoiles[1]
Metal Reviews [5]
Metal Storm [6]
Sea of Tranquillity 4/5 étoiles[7]

L'album s'est classé 8e des charts aux Pays-Bas[8]. Il est considéré comme faisant partie des albums qui ont défini le genre du metal symphonique par ses « arrangements complexes et ses textes incitant à la réflexion »[9].

Le site AllMusic lui donne 2,5/5, indiquant qu'il y a des « paroles captivantes et une vision audacieuse, mais un manque de talent pour l'écriture de chansons » et que l'album est « finalement dépourvu des pics et des creux émotionnels dramatiques et caractéristiques du genre »[3]. Sur Sputnikmusic, le chroniqueur lui donne 4/5, évoquant « un premier album très réussi »[4]. Sur le site Metal Reviews il obtient 9/10, le chroniqueur écrivant qu'il y a « tant à dire sur la richesse de l'album que je ne sais pas par où commencer » et que c'est « un succès total »[5]. Le chroniqueur du site Metal Storm lui donne 9/10 et estime qu'il est « difficile de concevoir un album aussi solide »[6]. Le site Sea of Tranquillity lui donne 4/5, évoquant un groupe « plus complexe que The Gathering, moins classique qu'After Forever, et avec des fragments de Lacuna Coil, Nightwish et Within Temptation subtilement entrelacés »[7].

Le site Nightfall in Metal Earth lui donne 5/5, estimant que « ce splendide album alterne donc passages grandioses orchestraux et passages très Metal avec une indubitable harmonie. Le tout étant agencé et structuré avec beaucoup d'ingéniosité »[10]. Sur le site Music Waves, le chroniqueur lui donne 3/5, concluant : « Joli concept et bonne musique, les amateurs du genre se rueront dessus, quant aux autres, surtout les fans de grosses guitares, ils pourront passer leur chemin »[11]. Le site Les Éternels lui donne une note de 17/20, écrivant que l'album est « à la fois envoûtant et puissant », « combine à merveille la magnifique voix de Simone et le chant death de Mark » et est « très bien équilibré et doté d’une atmosphère rarement aussi bien maîtrisée pour un premier opus »[12]. Le chroniqueur du site Aux Portes du metal estime que « malgré quelques petits défauts, The Phantom Agony est un premier album très réussi qui place Epica directement dans le peloton de tête des groupes de ce style »[13].

Tournée

Liste des chansons

Références

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