Toponymie palestinienne
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La toponymie palestinienne comprend de nombreuses arabisations de noms de lieux hébreux ou cananéens, remontant à l’Antiquité, ou de formations araméennes plus récentes[1],[2],[3],[4],[5]. La plupart de ces toponymes ont été utilisés pendant des millénaires, bien que leur sens réel n’ait été connu que de peu de personnes. Les échanges culturels par les empires qui ont dominé tour à tour la région est visible dans la toponymie. Pour chaque lieu, on connaît différents noms utilisés dans le passé, chacun correspondant à une période historique particulière[6]. Par exemple, la ville de Beit Shean, actuellement en Israël, était appelée pendant la période hébreue Beth-shean, à la période hellénistique et sous l’Empire romain Scythopolis, et après la conquête arabo-musulmane, Beisan.
Le Palestine Exploration Fund a été le premier a reconnaître l’importance de la toponymie, ou des noms de lieux, à la fin du XIXe siècle. Peu après, les autorités mandataires de la colonie britannique entreprirent de collecter des informations sur la toponymie palestinienne auprès des fellahin, qui ont prouvé qu’ils avaient conservé la connaissance des anciens noms des lieux, aidant ainsi à identifier des sites archéologiques[7].
Depuis 1948, de nombreux toponymes ont été judaïsés en utilisant des noms bibliques (en)[6]. Même dans certains cas où des sites n’avaient qu’un nom arabe et aucun ancien nom hébreu, ils ont été rebaptisés avec des noms en hébreu moderne[8],[6]. La toponymie de la région de la Palestine est l’objet de nombreuses études universitaires et de revendications, dans le cadre du conflit israélo-arabe. Leur importance repose sur les revendications historiques de chacune des parties, chacune revendiquant l’antériorité, et utilisant l’archéologie, la cartographie et la toponymie comme preuves[9].
Préservation
Les habitants de la Palestine parlaient de nombreuses langues sémitiques, l’hébreu, l’araméen juif de Palestine (en), araméen chrétien de Palestine (en), l’araméen samaritain et l’arabe pendant des millénaires[10]. La plupart des toponymes de la région ont des racines sémitiques, seuls quelques uns ayant des racines latines, grecques ou turques[10]. Les racines sémitiques des plus vieux toponymes sont toujours utilisées par les Palestiniens, même si dans l’Antiquité, de nombreux noms ont été modifiés sous l’influence des élites locales parlant grec ou latin[6].
Au IVe siècle, Eusèbe de Césarée, dans son Onomasticon, fournit une liste des toponymes de Palestine avec des précisions géographiques et historiques. Ce texte a ensuite été traduit en latin et corrigé par Jérôme de Stridon[11].
Après la conquête arabe du Levant, de nombreux noms sémites pré-romains sont réutilisés, avec souvent une orthographe et une prononciation différentes. Des noms arabes sont donnés aux lieux d’habitation dont les anciens noms ont été perdus, ainsi qu’aux villes et villages créés à la période arabe[6].
Selon Roy Marom et Ran Zadok, les grandes lignes de la nomenclature palestinienne de l’espace étaient bien développées au XVIe siècle, « et n’est pas le produit de ces derniers siècles, comme pensé auparavant ». La toponymie palestinienne, « traditionnellement considérée comme issue de la société rurale de Palestine à l’époque moderne, reflète au contraire une continuité linguistique de longue durée dans les communautés villageoises arabophones[12] ». Une étude locale des noms de lieux autour d’Hamama a montré que la toponymie palestinienne repose sur un substrat limité de noms pré-ottomans, auxquels les habitants ont rajouté de nouveaux toponymes, faisant parfois référence aux familles vivant dans ou autour du village[13].
Les voyageurs européens ont été nombreux à rédiger des récits de voyage qui décrivaient la toponymie et la démographie. Il y cependant toujours eu beaucoup de confusions sur les noms de lieux en Palestine[14]. Les translittérations en turc des noms arabes ou arabisés rendent les identifications des noms de lieux anciens et l’étude de l’étymologie des lieux encore plus difficile[14].
Edward Robinson identifia plus de 100 noms de lieux bibliques en Palestine, en travaillant selon sa conviction que l’analyse linguistique des noms de lieux utilisés par les fellahin arabes révèlerait des traces préservées de leurs anciennes racines[15],[16]. Les listes du PEF Names and Places in the Old and New Testaments and the Apocrypha, with their Modern Identifications établies en 1895 recensent plus de 1150 noms de lieux en lien avec l’Ancien Testament et 162 avec le Nouveau Testament, la plupart situés en Palestine[17]. Ces enquêtes de Robinson pour le PEF et d’autres spécialistes de la géographie biblique occidentaux de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle ont aussi contribué à la définition des frontières du Mandat britannique en Palestine, comme proposé par la Société des Nations[15].
Avec la création d’Israël, de nombreux noms de lieux ont été hébraïsés ou leurs noms bibliques ont été remis en usage[6]. Dans certains cas, des sites n’ayant qu’un nom arabe et aucun nom hébreu préexistant ont été rebaptisés en hébreu moderne[8].
Une étude systématique des noms de lieux montre de hauts niveaux de conservation des toponymes pré-modernes le long de la ligne de plateaux parallèle à la côte de Méditerranée orientale, d’abord des noms de sites, mais aussi des oronymes[18]. La préservation des noms de lieux, « avec une cohérence incroyable », est relevée par Yohanan Aharoni dans The Land of the Bible (1979)[19]. Il attribue cette continuité au racines sémites des habitants de la Palestine tout au long des âges et que les noms de lieux tendent à décrire les ressources agricoles existantes sur les sites en question[19]. Selon Aharoni, 190 des 475 toponymes du sud du Levant peuvent être identifiés en se basant sur la préservation des noms de lieux. Ahituv écrit que plus de 358 noms de lieux cités dans le livre de Josué, il peut en identifier 149 (soit 41 %) en utilisant cette méthode. Sur les 450 noms de lieux mentionnés, environ 75 % des noms des périodes du Second Temple, mishnaïque et talmudique ont été préservés[20].
Selon Uzi Leibner, cette préservation des noms de lieux est fonction de la continuité du peuplement du site ou au moins de la région proche, et la plupart des sites cités étaient habités sous l’Empire byzantin et l’islam médian[pas clair][21].
Une étude de la préservation des noms de lieux entre Jérusalem et Jaffa de 1550 à 2000 établit que les plus bas niveaux de conservation des toponymes se trouvent dans les basses terres (20–25%), alors que les hautes terres ont un taux de préservation bien plus élevé, de l’ordre de 40 à 60 %[12].
Racines linguistiques
Sources d’eau
Les caractéristiques agricoles comme les points d’eau sont un domaine important de la toponymie en Palestine. Par exemple, certains noms de lieux utilisent la racine sémitique pour source ou citerne, comme Beersheba ou Bir as 'Saba, ("be'er" et "bir" signifiant "puits" respectivement en hébreu et en arabe) et Ein Gedi ou 'Ayn Jeddi ("en" et "'ayn" signifiant "source" respectivement en hébreu et en arabe[22].
Caphar
Haim Ben-David note que le mot "caphar" n’apparaît qu’une fois dans la Bible hébraïque (pour Cephar-ammoni) mais bien plus souvent dans les sources postérieures, ce qui implique qu’il est d’origine araméenne et a été introduit dans la région dans la période du Second Temple (516 av. J.-C.-70 après J.-C.)[20].
Divinités
D’autres noms de lieux conservent les noms de dieux et de déesses sémitiques de l’Antiquité. Par exemple, le nom de la déesse Anat survit dans le nom du village d’'Anata, qui est le site de l’antique Anathoth[23]. Le nom de Bet Shemesh signifie "la maison de Šamaš’, indiquant un lieu de culte de la divinité du Soleil cananéenne Šapaš/Šamaš[24].
Traductions
Dans certains cas le nom ancien est tout simplement traduit, comme pour l’ancienne ville de Dan (דן, "juge") qui devient en arabe Tell el-Qadi, "montagne du juge"[25]. Le nom d’origine de la ville a été conservé dans la source proche du Jourdain, nommée "Dhan" (ضان)[26].
Capitolias, appelée dans au VIe siècle dans le Talmud araméen Bet Reisha, traduit en arabe par Beit Ras[27],[28],[29],[25] ainsi que l’Échelle de Tyr, appelée dans la littérature rabbinique Lavanan ou Lavlavan (de l’hébreu לבן, "blanc"), traduit en arabe par Ras el-Bayda (tête blanche) et en latin par les Croisés par Album Promontorium[25].
Exceptions
Yehuda Elitzor observe que dans la majorité des cas, les locuteurs arabes ne donnent pas de nouveaux noms aux lieux dont les anciens noms étaient connus et encore utilisés, avec l’exception d’Hébron, rebaptisée "Khalil al-Rahman" ; il suggère que le nouveau nom provient d’une tradition préexistante parmi les Juifs d’Hébron[25].
Conversion linguistique
La lettre hébreue Ḥet (ח) est correctement rendue par la lettre arabe Ḥāʾ (ح), bien que le Khāʾ(خ) soit souvent utilisé, et parfois l’ʿayin (ع) (comme dans Beït-Horon > Beit 'Ur). Guérin l’avait déjà noté en son temps, Beit Hanina est parfois écrit Bayt 'Anina[30].
Le passage de la lettre 'Ayin ([ʕ], hébreu : ע, arabe : ع) à l’aleph ([ʔ], hébreu : א, arabe : ا), bien que les deux sons existent en arabe. Par exemple, le nom biblique d’Endor (en) (עין דור, utilisant [ʕ]) est changé en Indur (en) (إندور, utilisant le [ʔ]). Les juifs de Galilée (particulièrement à Haïfa, Beth-shean et Tiv'on) produisent toujours des Ayins à la place des Alephs, selon la littérature rabbinique qui avait aussi remarqué cette conversion[25].
Le suffixe hébreu t (ת) tend à disparaître dans le passage de l’hébreu à l’arabe, comme dans Ḥammat > al-Ḥamme (pour Hamma),‛Aqrabat > ‛Aqraba (pour Aqraba) et Nāṣrat > en-Nāṣre (pour Nazareth)[31].
Méthodes d’identification
La grande majorité des identifications des noms de lieux palestiniens avec un toponyme biblique se basent sur leur similarité avec les noms en arabe palestinien, ainsi que les informations géographiques fournies par la Bible. Il arrive, rarement, qu’une découverte archéologique exhume une inscription permettant de relier le site fouillé avec une ville citée dans la Bible. Ce cas de figure se rencontre pour Beisan (avec une stèle de Séthi Ier), Lakish et Gezer[32]. En-dehors de ces cas rares, la plupart des identifications sont rendues possibles par des entretiens avec les fellahin. En 1983, Hershel Shanks ajoute Tel Arad et Tel Hazor à ce recensement[33]. En 1996, la localisation d’Ekron est soutenue par la découverte de la dédicace royale d'Éqron (en).
Clermont-Ganneau note que les paysannes palestiniennes avaient conservé des coutumes, des vêtements et une langue plus antiques, et qu’elles avaient aussi une meilleure connaissance des noms que les hommes, ce qui a parfois poussé les hommes à répondre violemment[34].
Occasionnellement, le même lieu peut être connu sous différents noms au sein de la population locale. La vallée proche de Khirbet 'Adaseh, au nord de Jérusalem, est appelée Wady ed-Dumm, soit la vallée du sang par les habitants de Beit Hanina (dont certains indiquent qu’elle tire son nom de la bataille d'Adasa (en)) ; les habitants de Bir Nabala l’appellent eux Wady 'Adaseh[35].
Exemples d’évolution de toponymes
Galilée
- Indur (en) : dépeuplé pendant la première guerre israélo-arabe, ce village conserve le nom de l’ancienne ville cananéenne d’Endor[36]. Bien que la localisation précise du site antique reste l’objet de débats, le candidat favori est à 1 kilomètre au nord-est d’Indur, site appelé Khirbet Safsafa[37] ;
- Yodfat : ville juive de Galilée détruite lors de la première guerre judéo-romaine, appelée Jotapata. Avant 1948, le site était appelé khirbat Shifat.
Monts de Judée
- Battir : pendant la révolte de Bar Kokhba, ce site est appelé Betar[38]. Son nom arabe, Battir, est évidemment en lien avec son ancien nom. Le village est aussi identifié par un tumulus antique appelé Khirbet el-Yahud ("ruine des Juifs").
- Beit Ur al-Fauqa (بيت عور الفوقة, "Masure du Haut") et Beit Ur al-Tahta (بيت عور التحتى, "Masure du Bas") préservent une partie des noms cananéens originels : Bethoron Elyon ("Bethoron du Haut") et Bethoron Tahton ("Bethoron du Bas"). Bethoron signifie "la maison d’Horon", d’après l’ancienne divinité égypto-cananéenne Horon, mentionné dans la littérature ougaritique et d’autres textes[39],[40],[41].
- Al-Azariyeh : la ville de Béthanie, appelée ainsi en arabe pour son habitant le plus célèbre, Lazare de Béthanie.
- Jib : Al-Jib conserve le nom de son antique prédécesseur, Gibeon.
- Hébron : Hébron est appelé en arabe "al-Khalil", d’après le patriarche Abraham qui est surnommé l’ami (en arabe "khalil") de Dieu.
- Lifta : communément identifié avec le site biblique de Nephtoah, mentionné dans le livre de Josué (15:9; 18:15).
- Ramallah : communément identifiée avec le site biblique de Mitzpah en Benjamin[42].
- Tuqu : forme arabisée du nom Teqoa, mentionné plusieurs fois dans la Bible.
Shéphélah
- 'Aīd el Mâ : communément identifié avec le site biblique d’Adullam, mentionné dans le livre de Samuel, 1, 22:2.
- Beit Guvrin : kibbutz contemporain de la région du Hevel Lakhish, construit près du site de Bayt Jibrin, un village arabe dépeuplé lors du nettoyage ethnique de la Palestine pendant la Guerre israélo-arabe de 1948-1949. Ce village est d’abord connu sous son nom araméen, Beth Gabra ("maison des hommes puissants")[43]. Les Romains lui donnent le nom grec d’Eleutheropolis ("cité de la liberté") mais elle est listée dans la Table de Peutinger en 393 AD sous le nom de Beitogabri[44],[45]. Dans le Talmud, son nom est transcrit Beit Gubrin (ou Guvrin). Les Croisés l’appellent Bethgibelin ou simplement Gibelin[46]. Son nom arabe, Beit Jibrin ("maison des puissants") dérive du nom araméen originel[47].
- Beit Shemesh : ville actuellement majoritairement juive haredi, établie près des ruines de Tell Beit Shemesh (en). Son nom se traduit par "maison [de] Šamaš’", qui indique un lieu de culte de la déesse du Soleil cananéenne Šapaš/Šamaš. La ville fut sous domination des Israélites à une période de l’Âge du Fer, qui en firent une ville lévitique (Josué 21:16) sans changer son nom polythéiste. Détruite pendant la campagne du roi assyrien Sennachérib qui suit la révolte de Juda contre l’empire babylonien (il y a environ 2500 ans), le nom biblique est conservé dans celui d’une source voisine, ˁēn šams, la source de Šamaš’[24],[48],[49],[50].
- Dayr Aban : littéralement, le "monastère d’Aban", identifié par les spécialistes de géographie biblique à Abenezer, mentionné dans le livre de Samuel 1, 4:1, et situé à 3 kilomètres à l’est d’`Ain Shems (Beit Shemesh).
- Yalou (en) : ce village, détruit pendant la guerre des Six-Jours, était appelé Aijalon par les Cananéens. Le nom arabe Yalou (également transcrit Yalo ou Yalu), utilisé depuis des siècles, dérive du nom cananéen ancien[51].
Collines de Samarie
- Jénine : ville identifiée avec les villes bibliques d’Ein Ganim et de Beth-Haggan[52]. Pendant la période hellénistique et sous l’Empire romain, la ville était appelée Ginat ou Ginae[53]. Le nom actuel de la ville est une arabisation du nom originel.
- Naplouse : le nom ancien de la ville est Mabartha ou Mamorpha. Elle est rebaptisée Flavia Neapolis après 72 et la victoire des Romains lors de la première guerre judéo-romaine, qui détruisent Sichem (située à proximité de l’actuelle Naplouse). Après la conquête arabe en 636, son nom est arabisé, ce qui se transcrit en français par Naplouse.
- khirbet Seilun : cette cité cananéenne de l’Âge du Bronze moyen et tardif était un site central du culte israélite, nommé Shiloh dans quatre livres de la Bible (Josué, Juges, premier livre de Samuel et Psaumes). Le tell formé des ruines de l’ancienne ville est appelé Tel Shiloh en hébreu moderne.
Vallée du Jourdain
- Deir Hajla (en) : sur le site de l’ancienne Beth-ḥagla mentionné dans Josué 15:6[54],[55],[56],[57]
- Jéricho : appelée Ariha par ses habitants (Ar-riha signifiant "parfum"), elle est décrite au Xe siècle de notre ère dans le livre de Josippon comme la ville des parfums (ir hareah)[58]. On pense que le nom actuel dérive du cananéen Yareah, signifiant "Lune"[59].
- Djebel Quruntul ou djebel Qarantal : ce nom d’origine sémitique (peut-être Dagon) est conservé dans le nom de la forteresse hellénistique Dok, renommé Quarantana et d’autres noms apparentés en latin pour faire référence à la croyance que sainte Hélène a identifié une grotte comme celle où Jésus jeûna 40 jours, terme conservé dans l’arabe Quruntul et l’hébreu Qarantal.
Plaine côtière
- Kafr 'Ana : forme arabisée d’Ono, nom d’une ville cananéenne mentionné dans le premier livre des Chroniques, 8:12.
- Qal'at Ras el-'Ain : littéralement, le "château de la Source-Tête, sur l’emplacement de la ville antique d’Antipatris, à la source du Yarkon, aussi appelé Nahr Abū Fuṭrus (corruption d’Antipatris).
- Qamun (en) : un tell proche du Mont Carmel. Le nom ancien de Qamun est Yokneam, un nom israélite, dont dérive l’arabe Qamun (signifiant "cumin"). La ville cananéenne précédant l’arrivée des Hébreux était probablement nommée En-qn'mu', comme citée dans des sources égyptiennes. Les Romains ont rebaptisé la cité Cammona ou Cimona, puis les Croisés l’ont appelée Caymont et Cains Mon ("Montagne de Caïn") d’après une croyance populaire situant la mort de Caïn à proximité.
- Tulkarem : fondée au IIIe siècle sous le nom de Berat Soreqa, son nom araméen est Tur Karma, qui signifie "montagne des vignes". Ce nom est arabisé en Tul Karem.
- Yahudiya (rebaptisé Al-'Abbasiyya en 1932) qui signifie "la [ville] juive" et qui est considéré comme en lien avec la ville biblique de Yahud, mentionnée dans le livre de Josué.
- Yazour : village palestinien dépeuplé par le nettoyage ethnique de la Palestine dont le nom sous l’Empire assyrien était Azuru[60]
Usage des noms de lieux comme nom de personnes
Depuis la Nakba, les Palestiniens ont établi la tradition d’appeler leurs filles du nom de localités dépeuplées de Palestine[61].
Voir aussi
Articles connexes
- Noms de Jérusalem
- Hébraïsation des noms de lieux palestiniens • Romanisation • Arabisation • Russification • Germanisation • Sinisation
- Conversion linguistique
- Catégorie:Toponymie arabe