Tourisme au Népal

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Le tourisme au Népal est assez développé pour demeurer une des principales sources de devises et de revenus avec l'émigration[1],[2].

Le principal type de voyage régional traditionnel (pour le pays actuel comme pour l'ensemble du sous-continent indien) est religieux, le pèlerinage vers les sanctuaires et temples, de l'hindouisme et du bouddhisme, lors des diverses fêtes religieuses, en grande partie encore honorées[3].

Pati à Bhaktapur.

Parmi les milliers de lieux saints : Lumbini, stūpas, dont celui de Bodnath, temples hindouistes de Muktinath, de Pashupatinath, de Swayambhunath...

Chaque village, chaque quartier d'agglomération et chaque place d'intérêt dispose d'un lieu public gratuit d'accueil pour les voyageurs. Il s'agit d'un abri surélevé, ou plateforme, couvert d'un toit porté par des colonnes, d'accès facile, en zone fréquentée. Désormais, le pati (en) est plutôt un lieu de répit et de rencontre le jour, et de nuitée pour les pauvres de passage.

Les maisons d'hôtes traditionnelles sont une autre forme d'hébergement et d'hospitalité.

XXe siècle

Les précurseurs civils occidentaux sont les alpinistes européens : expédition au Kanchenjunga de 1905, expédition britannique à l'Everest de 1922, expédition américano-germanique au Nanga Parbat de 1932, expédition allemande au Nanga Parbat de 1934, Fondation allemande pour l'Himalaya (1936), expédition française en Himalaya de 1936, expédition française à l'Annapurna de 1950, expédition italienne au K2 de 1954, etc.

Le Népal est une destination tardive du tourisme international, qui y accède vraiment seulement après 1950[4].

Dans les années 1960-1970, le Népal est une des points importants du hippie trail : « La Mecque » des routards est Katmandou (particulièrement la Freak Street (rue des marginaux) dans le quartier de Thamel), principalement pour la réputation de tolérance et le faible prix de vente du haschich (et/ou d'autres drogues).

Les années 1980-1990 voient le développement des activités de trekking[5], pas forcément durable[6].

Un regain d'attractivité a pu concerner les néo-hippies des années 2000-2010.

XXIe siècle

L'État népalais organise plusieurs campagnes publicitaires ambitieuses, en 1998, 2011 : le pays attire un million de touristes[7]. Avec Visit Nepal 2020 (en) l'objectif est de doubler ce résultat, et les retombées économiques qui en découlent.

En 2015, l'industrie touristique du Népal est affectée par les tremblements de terre. En 2020, le secteur du tourisme au Népal s'effondre en raison de la pandémie de COVID-19.

Selon les statistiques de 2017, la visite des lieux de pèlerinage et du patrimoine concerne 70 % du total des touristes ; 34,5 % revendiquent des raisons de loisirs, 13,1 % s'intéressent à l'alpinisme et au trekking[8], et les 18 % restants sont motivés par des fonctions officielles, des conférences, des affaires, etc.

Tourisme traditionnel

Humanitaire

Le pays est une importante destination du volontourisme en orphelinat et protection de l'enfance. En 2025, l'arrêt de l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) perturbe de tels efforts.

Alpinisme

La fascination pour la haute montagne, ici la chaîne de l'Himalaya, se décline d'abord dans toute une culture de récits de voyages et de romans, puis de films documentaires et de fiction. En résulte l'attrait pour la randonnée pédestre, la randonnée d'aventure (trekking, rafting, VTT, etc.), l'escalade, ici en milieu difficile et fragile, peu peuplé, et pauvre.

La chaîne de l'Himalaya, dont l'Everest, attire depuis 1920 bon nombre d'étrangers : sommets de plus de 8 000 mètres d'altitude, liste de sommets du Népal, liste des expéditions sur le mont Everest (en), zone de la mort[9],[10], liste des gens morts dans l'ascension de l'Everest (en), liste de records liés à l'Everest (en), liste des ''everestistes'' par fréquence (en), liste de guides de l'Everest (en), liste de montagnes népalaises non encore escaladées (en), trekking peak.

L'alpinisme himalayen, ou himalayisme, a su créer des emplois pour une minorité des populations locales (Sherpas).

Le style expédition s'est généralisé, dans une forme de tourisme de masse, avec ses camps de base : camp de base de l'Everest. L'ensemble est désormais géré par des opérateurs (dont Seven Summit Treks).

La pollution due à l'alpinisme[11],[12] est une des conséquences de la relative démocratisation de l'accès aux très grands sommets : Green Boots, Mountain Wilderness.

Le paiement par les utilisateurs d'une caution de 4 000 dollars qui n'est remboursée qu'en cas de prise en charge par l'alpiniste d'une certaine quantité de déchets s'avère peu efficace. Face à l'échec de cette mesure, le Népal décide d'imposer en le ramassage de huit kilogrammes de déchets par alpiniste, sans compter les siens propres, sans quoi le gouvernement attaque en justice les contrevenants[13]. En 2024-2025, la situation n'a guère évolué[14],[15] ,[16]

Côté tibétain, la Chine met peu à peu en place des règles similaires[17].

Chiffres

Références

Annexes

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