Trois Pièces pour piano de Poulenc

From Wikipedia, the free encyclopedia

Genresuite pour piano
Nb. de mouvements3
Durée approximative9 min 20 s
Trois Pièces
FP 48
Image illustrative de l’article Trois Pièces pour piano de Poulenc
Pastorale de Vassily Kandinsky (1911).

Genre suite pour piano
Nb. de mouvements 3
Musique Francis Poulenc
Durée approximative 9 min 20 s
Dates de composition 1928
Dédicataire Ricardo Viñes
Publication 1931
Heugel
Création
Paris, salle Chopin
Interprètes Francis Poulenc

Trois Pièces pour piano est un triptyque de Francis Poulenc composé en 1928.

Si les deux dernières pièces des Trois Pièces de Poulenc sont composées en 1928, la première remonte à 1918 ; elle faisait partie d'une suite de trois pastorales pour piano[1],[2].

Publiée en 1931 par Heugel et révisée en 1953, l'œuvre complète est dédiée au pianiste Ricardo Viñes[1]. Le triptyque est créé le à Paris, salle Chopin, par le compositeur au piano, en même temps que les Novelettes[1].

D'une durée moyenne d'exécution de neuf minutes vingt environ[3], la partition porte la référence FP 48 dans le catalogue des œuvres du compositeur établi par le musicologue Carl B. Schmidt[4].

Structure

Les Trois Pièces pour piano sont composées de[1] :

  1. Pastorale, « calme et mystérieux », en mi bémol mineur ;
  2. Hymne, « modéré », en mi bémol majeur ;
  3. Toccata, « très animé », en la mineur, pièce la plus connue du recueil, souvent jouée indépendamment, comme bis en particulier, notamment popularisée par Vladimir Horowitz[1],[3].

Analyse et commentaires

La première pièce, Pastorale, souligne Guy Sacre, « est à cheval sur deux époques et deux styles, mais n'en dégage pas moins un charme profond[1] ».

La musicologue Adélaïde de Place relève que la deuxième pièce, Hymne, « est une page lyrique, entrecoupée, selon Cortot, « par une sorte d'intermède vocalisant » qui se ressent, dans son rythme, de l'influence de Stravinski ; alors que son intensité mélodique tient, d'après Henri Hell, de Chopin[2] ».

Quant à la Toccata qui clôt le triptyque, elle « resplendit d'un entrain vif et pétillant, d'une écriture à la virtuosité éblouissante[2] » selon Adélaïde de Place, et, pour Guy Sacre, est « comme il se doit, une pièce échevelée, favorite des pianistes [...] : après un début insolent [...], elle court en arpèges, en gammes joyeuses, en volubile main gauche, s'alanguit un moment, finit dans un crépitement des deux mains alternées[1] ».

Pour Alfred Cortot, l'ensemble constitue « trois morceaux qui se complètent en un tout d'immédiat et facile agrément[5] ».

Références

Bibliographie

Liens externes

Related Articles

Wikiwand AI