Troisvilles

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Troisvilles
Troisvilles
La mairie
Blason de Troisvilles
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Cambrai
Intercommunalité CA du Caudrésis - Catésis
Maire
Mandat
Jérémy Richard
2020-2026
Code postal 59980
Code commune 59604
Démographie
Gentilé Troisvillois, Troisvilloises
Population
municipale
805 hab. (2023 en évolution de −4,28 % par rapport à 2017)
Densité 96 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 06′ 23″ nord, 3° 28′ 16″ est
Altitude Min. 113 m
Max. 143 m
Superficie 8,42 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Caudry
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Cateau-Cambrésis
Législatives 18e circonscription du Nord
Localisation
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Troisvilles
Liens
Site web https://www.troisvilles.fr/

Troisvilles est une commune française située dans le département du Nord, en région Hauts-de-France.

Situation

Une entrée du village.

Troisvilles est située entre Caudry et Le Cateau-Cambrésis.

La commune se trouve dans l'aire d'attraction de Caudry ainsi que dans son bassin de vie, et dans la zone d'emploi de Cambrai[I 1]

Communes limitrophes

Les communes limitrophes sont Beaumont-en-Cambrésis, Bertry, Le Cateau-Cambrésis, Caudry, Inchy, Neuvilly et Reumont.


Géologie et relief

La superficie de la commune est de 8,42 km2 ; son altitude varie de 113 à 143 mètres[1].

Hydrographie

Réseau hydrographique

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Troisvilles[Note 1].

La commune est située dans le bassin Artois-Picardie.

Elle est notamment drainée par l'Erclin, le Torrent d'Esnes et le Riot du Fay[2],[3],[Carte 1],[4].

L'Erclin, d'une longueur de 34 km, prend sa source dans la commune de Maurois prend sa source au bois de Gattignies et se jette dans l'Escaut canalisée à Thun-Saint-Martin, après avoir traversé 16 communes[5]. Généralement asséché depuis les travaux de prévention des inondations à Maurois, il peut parfois sortir de son lit et provoquer des inondations dans le quartier du Villers. Il reçoit au niveau du Calvaire les eaux de l'ancien Riot d'Escartry, devenu un simple fossé, et qui recevait au niveau du chemin de l'Arbre-Rond les eaux du .Riot du Triboulot, désormais disparu et qui prenait sa source sur le chemin du Bois des Dix-Sept.

Le Torrent d'Esnes, d'une longueur de 19 km, prend sa source dans la commune de Bertry et se jette dans la rivière Escaut à Crèvecœur-sur-l'Escaut, après avoir traversé neuf communes[6].

Le Riot du Faÿt, un affluent de l'Erclin qu'il rejoint au chemin du Moulin d'En-Haut, et dont la source est près chemin du Faÿt à Bertry. Il est en partie canalisé ou busé.

Le Riot de la Louvière, qui prend sa source à Bertry et conflue dans le riot des morts, sur le chemin d'Audencourt (près du poste à gaz).

Gestion et qualité des eaux

Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Escaut ». Ce document de planification concerne un territoire de 2 005 km2 de superficie, délimité par le bassin versant de l'Escaut. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le syndicat mixte Escaut et Affluents (SyMEA)[7].

La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site spécial géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[8]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[9]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[10] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[11]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[12],[13].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 816 mm, avec 12,7 jours de précipitations en janvier et 9,1 jours en juillet[8]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Épehy à 27 km à vol d'oiseau[14], est de 10,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 752,8 mm[15],[16]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,1 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −14,4 °C, atteinte le [Note 2].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[17], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme

Typologie

Au , Troisvilles est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[18].

Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Caudry, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 17 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[19],[20].

Occupation des sols

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (92 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (93,2 %).

La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (69,9 %), prairies (22,1 %), zones urbanisées (8 %)[21].

L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Habitat et logement

En 2016 et 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 341, alors qu'il était de 343 en 2011[I 2].

Parmi ces logements, 92,9 % étaient des résidences principales, 0,9 % des résidences secondaires et 6,2 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 99,4 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 0,6 % des appartements[I 3].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Troisvilles en 2022 en comparaison avec celle du Nord et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (0,9 %) par rapport au département (1,8 %) et à la France entière (9,7 %).

Le logement à Troisvilles en 2022.
Typologie Troisvilles[I 3] Nord[I 4] France entière[I 5]
Résidences principales (en %) 92,9 91 82,3
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 0,9 1,8 9,7
Logements vacants (en %) 6,2 7,2 8

Toponymie

Le lieu est mentionné sous le nom de Tres Villæ, Troisvilles en 1582. Le village est formé de la réunion de trois seigneuries ou « villes » : Euvillaria (1214) ou Euvilers (1450) (aujourd'hui Le Villers) ; Le Fayt (aujourd'hui Le Fay) ; Le Sautier ou La Sautière (aujourd'hui La Sotière)[22],[23].

Depuis 1582, Troisvilles s'écrit en un seul mot[24].

Histoire

Moyen Âge

À l'époque médiévale, trois seigneuries se partagent le territoire de la commune actuelle : celle de la Sotière, celle du Fayt et celle du Villers. Ce sont encore aujourd'hui le nom des trois rues principales. Réunies, elles forment ensuite Troisvilles.

L'autel d'Euvillers est cédé aux chanoines de l'église Saint-Aubert de Cambrai par l'évêque de Cambrai Liébert en 1057[23].

Temps modernes

À la fin du XVIIe siècle, Ferry-Nicolas d' Esclaibes, issu d'une branche cadette de la maison d'Esclaibes de Clairmont, est seigneur d'Amerval (hameau de Solesmes), du Fayt en Troisvilles, de Hellies, de la Mairie de Thumeries, du Bois en Phalempin et des Deux Treilles dans la châtellenie de Lille. Fils de Nicolas d'Esclaibes, chevalier, seigneur d'Amerval, et d'Agnès-Thérèse de la Hamayde, il a pour grand-père Georges d'Escalibes, seigneur d'Amerval et de Helgies. Il épouse à Lille le , Marie Taviel, fille de François-Eustache Taviel du Moulinel, chevalier, seigneur du Moulinel, de Bois-Grenier, Bourghelles, substitut du procureur du roi et de Catherine de la Haye[25].

Révolution française et Empire

En 1805, on compte cinq moulins à Troisvilles[26] :

  • Le Moulin de pierre, qui existe toujours, au dessus de la RD 98, édifié au milieu du XCIIIe siècle avec des pierres provenant du donjon de la basse-cour du château du Fayt ;
  • Le Moulin-d'En-Haut, ou Vieux Moulin, à la limite d'Inchy, le plus ancien de la commune et dont il ne reste rien ;
  • Le Moulin brisé, au lieu-dit éponyme, près du Bois-Gabet et qui était déjà détruit à cette époque ;
  • Le Moulin de la Vallée des fraises, au carrefour du sentier du Culot de la Tour et de la Voie de Valenciennes, dont il ne reste rien ;
  • Le Moulin du chemin des Anges, sur la route du Pendu, à l'embranchement du Chemin perdu, dont il ne reste rien

Époque contemporaine

Politique et administration

Rattachements administratifs et électoraux

Rattachements administratifs

La commune se trouve dans l'arrondissement de Cambrai du département du Nord[I 1].

Elle faisait partie depuis 1793 du canton du Cateau-Cambrésis[1]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 d'un nouveau canton du Cateau-Cambrésis[I 1]porté de 18 à 56 communes.

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la dix-huitième circonscription du Nord.

Intercommunalité

Troisvilles était membre de la communauté de communes du Pays de Matisse, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 1993 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Cette intercommunalité fusionne avec la communauté de communes du Caudrésis pour former le , la communauté de communes du Caudrésis – Catésis, qui intègre d'autres intercommunalités en 2012 et qui se transforme le en communauté d'agglomération sous la dénomination de Communauté d'agglomération du Caudrésis - Catésis. La commune en est donc membre[I 1].

Liste des maires

Liste des maires successifs[27]
Période Identité Étiquette Qualité
         
1792   Philippe Antoine Cardon    
mai 1794   Antoine Joseph Boittiaux    
avril 1798   Pierre Joseph Bayard    
mars 1799   François Vallez    
juillet 1800   Pierre Joseph Bayard    
juin 1802   Antoine Henninot    
mars 1804   Pierre François Cardon    
1813   Jean Charles Leclercq    
1835   Pierre Joseph Lemaire    
1836   Célestin Bayard    
1840   André Minaux    
1848   Cyrille Boittiaux    
1851   Bernardin Monfroy    
1860   Pierre François Cardon    
1874   François Rigaut    
1884   François Bourgeois    
1889   François Rigaut    
1893   Jean Baptiste Cardon    
1900   Denis Cardon    
         
mars 1965[28] 19 mars 1983[28] Zéphyr Montay[29] UDF Fabricant de textiles
Député suppléant jusque mars 1978 de Jean Durieux député depuis 1968
         
avant 1995[30]   Maurice Ferry PS  
         
mars 2001 avril 2014[31],[32] Gérard Cagnon[33] UMP[34] Infirmier libéral
avril 2014[35],[36] 2017[37] Jean-Marc Dosière DVD[38] Démissionnaire
juillet 2017[39] juillet 2020[40] Pascal Roëls PS  
juillet 2020[41],[42] en cours Jérémy Richard   Chargé d'enseignement

Équipements et services publics

Population et société

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[43]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[44].

En 2023, la commune comptait 805 habitants[Note 4], en évolution de −4,28 % par rapport à 2017 (Nord : +0,43 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0221 1001 1661 3801 6211 9021 9421 9251 893
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 0212 0962 0262 0451 9531 8011 7031 6301 618
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 5471 5041 3921 1761 1501 0391 020957968
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
9651 002926804762782753749823
2015 2020 2023 - - - - - -
834815805------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[45].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement jeune.

En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 36,3 %, soit en dessous de la moyenne départementale (39,5 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 24,6 % la même année, alors qu'il est de 22,5 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 418 hommes pour 414 femmes, soit un taux de 50,24 % d'hommes, largement supérieur au taux départemental (48,23 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[46]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
0,7 
6,6 
75-89 ans
8,1 
15,9 
60-74 ans
17,2 
21,0 
45-59 ans
19,7 
18,1 
30-44 ans
19,5 
12,0 
15-29 ans
15,5 
25,9 
0-14 ans
19,2 
Pyramide des âges du département du Nord en 2022 en pourcentage[47]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,5 
5,5 
75-89 ans
8,2 
14,9 
60-74 ans
16,4 
19 
45-59 ans
18,4 
19,5 
30-44 ans
18,7 
20,7 
15-29 ans
19,1 
19,9 
0-14 ans
17,7 

Économie

Culture locale et monuments

Pour approfondir

Notes et références

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