La Groise
commune française du département du Nord
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La Groise est une commune française située dans le département du Nord, en région Hauts-de-France.
| La Groise | |||||
Le village. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Hauts-de-France | ||||
| Département | Nord | ||||
| Arrondissement | Cambrai | ||||
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération du Caudrésis - Catésis | ||||
| Maire Mandat |
Aymeric DEMADE 2020-2026 |
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| Code postal | 59360 | ||||
| Code commune | 59274 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Groisiens | ||||
| Population municipale |
464 hab. (2023 |
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| Densité | 49 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 04′ 33″ nord, 3° 40′ 57″ est | ||||
| Altitude | Min. 138 m Max. 186 m |
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| Superficie | 9,38 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton du Cateau-Cambrésis | ||||
| Législatives | Dix-huitième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Nord
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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| modifier |
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Ses habitants sont appelés les Groisiens.
Géographie
Communes limitrophes
Hydrographie
Réseau hydrographique
La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle est drainée par le ruisseau du Bois de Toillon, le ruisseau de l'Ermitage[1], la Gadelière[2], la Rue de Catillon[3], le Catillon-sur-Sambre[4], le Petit Saint-Martin[5], le Roteleux[6], le ruisseau de la Grande fontaine du bois du toillon[7] et un autre petit cours d'eau[8],[Carte 1].

Gestion et qualité des eaux
Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Sambre ». Ce document de planification concerne un territoire de 1 253 km2 de superficie, délimité par le bassin versant de la Sambre. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le , puis modifié le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le syndicat mixte du Parc naturel régional de l'Avesnois[9].
La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site spécial géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité[Carte 2].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[10]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[11]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[12] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[13]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[14],[15].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 851 mm, avec 12,5 jours de précipitations en janvier et 9,3 jours en juillet[10]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Hilaire-sur-Helpe à 17 km à vol d'oiseau[16], est de 10,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 802,4 mm[17],[18]. La température maximale relevée sur cette station est de 39 °C, atteinte le ; la température minimale est de −18,5 °C, atteinte le [Note 2].
Urbanisme
Typologie
Au , La Groise est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[19]. Elle est située hors unité urbaine[20] et hors attraction des villes[21],[22].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (94,2 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (94,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (64,2 %), terres arables (30 %), zones urbanisées (5,5 %), forêts (0,3 %)[23]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Toponymie
« Groise » était l'aboutissement régulier du cas régime « cruce(m) »" du mot latin « crux » qui a donné français « croix », les clercs ayant mis assez tôt un « x » final au mot français pour le rapprocher du cas sujet latin « crux » ; l'initiale « g » du mot picard pour « c » du mot latin est un phénomène de sonorisation assez banal dans l'évolution phonétique romane[24]. « La Groise » signifie donc « la croix », « le croisement » de deux chemins, deux routes ; il dérive du qualificatif appliqué dès la fin du VIe siècle à un petit oratoire royal dépendant de la villa de Solesmes et dédié à saint Martin : Ad crucem, c'est-à-dire « près du croisement », oratoire qui s'élevait probablement au lieu-dit « Le Toillon », et qui eut une importance religieuse et symbolique considérable dans l'histoire et les origines du comté de Hainaut.
« Le Toillon » dérive du latin tegilionem, diminutif de tegilum : paletot à capuche que portaient les moines, et qui a désigné, par métonymie, la petite « celle », l'oratoire qui les abritait.
Histoire
Le , La Groise est séparée de Catillon-sur-Sambre et devient une commune à part entière.
François Denise est nommé maire de la nouvelle commune.
La Groise comptait, à cette date, 1 092 habitants.
Politique et administration
Maire en 1881 : Denise[25].
Population et société
Démographie
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1841. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[27].
En 2023, la commune comptait 464 habitants[Note 3], en évolution de −3,53 % par rapport à 2017 (Nord : +0,43 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges
La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 38,3 %, soit en dessous de la moyenne départementale (39,5 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 21,4 % la même année, alors qu'il est de 22,5 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 245 hommes pour 239 femmes, soit un taux de 50,62 % d'hommes, largement supérieur au taux départemental (48,23 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments

Le relais du Toillon, appellation donnée au début du XXIe siècle par son propriétaire, désigne la bâtisse située à l'entrée du village de La Groise sur la rue de Landrecies. La date de construction de cette bâtisse se situe dans le premier quart du XIXe siècle. La propriété se constitue d'un bâtiment principal à côté duquel fussent construites des écuries (pièces voûtées en brique rouge et pierres bleues) d'abord dans le prolongement du bâtiment principal puis perpendiculairement. Collée à ces dernières a été édifiée une grange. C'est dans cette demeure que séjourna un parlementaire du début du XIXe siècle, Louis-Antoine-Maximilien Bricout de Cantraine.
Personnalités liées à la commune
- Louis-Antoine-Maximilien Bricout de Cantraine, 1763-1848, homme politique des XVIIIe siècle et XIXe siècle.
- Michel Hulin, 1936-2026, philosophe et indianiste français, y est né.
Héraldique
Les armes de La Groise se blasonnent ainsi : « Taillé : au 1, de gueules au château fort d'argent, ouvert de sable et chargé sur sa porte d'un K du même ; au 2, d'azur à un dragon d'or, armé et lampassé de gueules ; à une épée d'or à la garde d'argent, chargée d'une croix de gueules gironnée à huit pointes, posée en barre sur le tout. » |
Voir aussi
Bibliographie
Articles connexes
Liens externes
- La Groise sur le site de l'Institut géographique national
- Monographie communale de La Groise (1900)
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
