Guillaume Kasbarian
homme politique français
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Guillaume Kasbarian, né le à Marseille, est un homme politique français.
| Guillaume Kasbarian | |
Guillaume Kasbarian en . | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député français | |
| En fonction depuis le (1 an, 3 mois et 18 jours) |
|
| Circonscription | 1re d'Eure-et-Loir |
| Législature | XVIIe (Cinquième République) |
| Groupe politique | EPR |
| Prédécesseur | Isabelle Mesnard |
| – (3 mois et 13 jours) |
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| Élection | 7 juillet 2024 |
| Circonscription | 1re d'Eure-et-Loir |
| Législature | XVIIe (Cinquième République) |
| Groupe politique | EPR |
| Prédécesseur | Véronique de Montchalin |
| Successeur | Isabelle Mesnard |
| – (6 ans, 8 mois et 16 jours) |
|
| Élection | 18 juin 2017 |
| Réélection | 19 juin 2022 |
| Circonscription | 1re d'Eure-et-Loir |
| Législature | XVe et XVIe (Cinquième République) |
| Groupe politique | LREM (2017-2022) RE (2022-2024) |
| Prédécesseur | Jean-Pierre Gorges |
| Successeur | Véronique de Montchalin |
| Ministre de la Fonction publique, de la Simplification et de la Transformation de l'action publique | |
| – (3 mois et 2 jours) |
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| Président | Emmanuel Macron |
| Premier ministre | Michel Barnier |
| Gouvernement | Barnier |
| Prédécesseur | Stanislas Guerini |
| Successeur | Laurent Marcangeli |
| Ministre délégué chargé du Logement | |
| – (7 mois et 13 jours) |
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| Président | Emmanuel Macron |
| Premier ministre | Gabriel Attal |
| Ministre | Christophe Béchu |
| Gouvernement | Attal |
| Prédécesseur | Patrice Vergriete |
| Successeur | Valérie Létard (ministre) |
| Président de la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale | |
| – (1 an, 7 mois et 9 jours) |
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| Législature | XVIe (Cinquième République) |
| Prédécesseur | Roland Lescure |
| Successeur | Stéphane Travert |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Marseille (France) |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | LREM/RE (depuis 2016) Parti de la liberté (depuis 2026) |
| Diplômé de | ESSEC |
| Profession | Consultant |
| modifier |
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Membre de La République en marche (LREM), il est élu député dans la première circonscription d'Eure-et-Loir lors des élections législatives de 2017. Libéral économique, proche du Printemps républicain et favorable au libre-échange, il appartient à la droite du parti. De 2017 à 2021, il est membre du bureau exécutif de LREM. Réélu sous les couleurs de la majorité présidentielle lors des législatives de 2022, il occupe de 2022 à 2024 la présidence de la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale. Il est réélu lors des élections législatives de 2024.
Après avoir porté la loi anti-squat, il est nommé le ministre délégué chargé du Logement dans le gouvernement Attal. Il devient le ministre de la fonction publique et de la simplification dans le gouvernement Barnier, poste qu'il quitte après la censure du gouvernement en .
Le 11 avril 2026, il annonce la création d'un mouvement politique, appelé le Parti de la Liberté.
Biographie
Jeunesse, formation et carrière professionnelle
Guillaume Kasbarian naît le à Marseille[1]. Il est le fils d'une professeure de collège et d'un inspecteur de l'éducation nationale[2].
Il passe sa jeunesse dans le sud de la France (Calvi, Aix-en-Provence, Pélissanne) et au Kenya.
Il effectue ses classes préparatoires économiques et commerciales au lycée Saint-Louis-de-Gonzague à Paris, puis intègre l'École supérieure des sciences économiques et commerciales (ESSEC), dont il sort diplômé en 2009[3].
Il est consultant en stratégie pour Monitor Deloitte puis pour PMP Conseil[4].
En 2015, il s'établit en Eure-et-Loir, à Saint-Martin-de-Nigelles[4].
Cadre de La République en marche
Il est référent d'En marche pour l'Eure-et-Loir de fin 2016 à [5],[6].
Il est membre du bureau exécutif de la République en marche de à [7]. En , il est nommé trésorier de Tous politiques !, le nouvel institut de formation de LREM, qui vise à « accompagner l'émergence d'une génération progressiste »[8].
Député
Il est élu député de la 1re circonscription du département le [9] et démissionne alors de son poste de consultant[10].
Sa suppléante, Véronique de Montchalin, est la tante par alliance d'Amélie de Montchalin, cadre dirigeante d'Axa Assurances, députée LREM puis secrétaire d'État aux Affaires européennes[11].
Membre de la commission des Affaires économiques, il est rapporteur d'une commission d’enquête chargée d’examiner les décisions de l’État en matière de politique industrielle[12].
En , la commission des Affaires économiques vote, contre l'avis du gouvernement, en faveur d'amendements de Guillaume Kasbarian qui limitent très sensiblement la portée d'une mesure du projet de loi énergie-climat, qui consistait à soustraire jusqu'à 5 % du produit de la vente d'un bien immobilier mal isolé, afin de financer la rénovation de ce même bien. Pour justifier sa position, Guillaume Kasbarian se dit « attaché au droit de propriété » et évoque « une taxe déguisée » qui pourrait créer des « inégalités territoriales et sociales »[13].
À l'occasion des débats à l'Assemblée nationale sur l'accord CETA, dénoncé par certains comme Nicolas Hulot[14], le site Contexte le situe parmi les députés « libéraux assumés » qui « se disent favorables au libre-échange »[15].
Selon Mediapart, il rejoint la ligne du Printemps républicain sur la laïcité[16].
À l'automne 2020, il vote pour la réintroduction des pesticides néonicotinoïdes au nom de la défense de la filière betterave[17],[18].

Rapporteur du projet de loi d'accélération et simplification de l’action publique (dit « ASAP »), il dépose un amendement visant à durcir la répression des squatteurs. Celui-ci, adopté par l'Assemblée nationale en , prévoit des expulsions administratives accélérées ainsi qu’un renforcement des sanctions contre les occupants illégaux : ces derniers s’exposent ainsi à trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende contre un an d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende auparavant[19]. Cet article est censuré par le Conseil constitutionnel en tant que cavalier législatif[20].
Il est réélu député de la première circonscription d'Eure-et-Loir le au second tour par 58,1 % des voix[21].
Le , il devient président de la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale[22],[23]. Il quitte son poste le .
Fin 2022 et début 2023, il est le rapporteur, avec Aurore Bergé, du projet de loi dit « anti-squatteurs », auquel il donne son nom, dans la lignée de son amendement invalidé en 2020[24]. Cette loi durcit les sanctions envers les squatteurs, et accélère les procédures d'expulsion en cas de loyers impayés[25] mais les sénateurs en suppriment la mesure la plus contestée, qui créait une peine de six mois de prison pour les locataires ayant des impayés de loyer qui ne partaient pas d’eux-mêmes après un jugement d’expulsion[26]. Le projet de loi est vivement critiqué, notamment par les experts de l'ONU[27] et par l'opposition de gauche, qui saisit le Conseil constitutionnel[28],[29]. Celui-ci valide la quasi-intégralité de la loi, qui est promulguée en [30], et marque une inclinaison vers une politique plus marquée à droite en matière de politique du logement[26] (voir l'article Loi du 27 juillet 2023 visant à protéger les logements contre l'occupation illicite pour plus de détails).
Il est réélu député de la première circonscription d'Eure-et-Loir le au second tour, face au candidat du Rassemblement national, avec 60,59 % des voix[31].
Ministre du Logement
Guillaume Kasbarian est nommé ministre délégué du Logement dans le gouvernement de Gabriel Attal, le . Il succède à Patrice Vergriete, nommé ministre des Transports[32],[33]. Cette nomination du porteur de la loi « antisquat » est décrite dans Le Monde comme « une provocation à l’encontre du secteur, habitué à ce que ce ministère suive une politique d’orientation plus sociale »[26].
En avril 2024, Guillaume Kasbarian annonce un projet de loi pour mettre fin au logement social « à vie »[34]. Le projet de loi relatif au développement de l'offre de logements abordables, qui vise à réformer la loi SRU pour rendre du pouvoir aux maires sur la construction de logements, et à mettre fin au maintien indéterminé dans le logement social, en mettant en place un examen régulier des revenus et du patrimoine des occupants du parc social[35]. Le texte est adopté en commission des affaires économiques au Sénat[36], avant que la dissolution de l'Assemblée nationale du 9 juin 2024 n'interrompe son examen.
Ministre de la Fonction publique, de la Simplification et de la Transformation de l’action publique
Guillaume Kasbarian est nommé ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l'action publique dans le gouvernement de Michel Barnier, le [37]. Il remplace le ministre sortant Stanislas Guerini. Cette nomination suscite la méfiance des syndicats après que le ministre ait déclaré vouloir « débureaucratiser à tous les étages »[38].
Peu après son arrivée dans le gouvernement Barnier il fait supprimer le versement de la GIPA (garantie individuelle du pouvoir d'achat), prime jusqu'alors versée aux fonctionnaires dont le pouvoir d'achat avait évolué moins vite que l'inflation sur les quatre années précédentes[39].
Le , il félicite Elon Musk d'avoir été nommé par Donald Trump à la tête d'un ministère chargé de « démanteler la bureaucratie gouvernementale » et ajoute « avoir hâte de partager avec vous les meilleures pratiques pour lutter contre l’excès de bureaucratie, réduire la paperasse, et repenser les organisations publiques pour améliorer l’efficacité des agents publics »[40],[41]. Cette déclaration est immédiatement perçue comme une nouvelle provocation par l'opposition de gauche ainsi que par l'association Nos services publics. Le député Aurélien Rousseau, ancien membre de la majorité présidentielle, déplore également « une défaite de plus pour les principes et valeurs républicains ». Interrogée à ce sujet lors du compte-rendu du conseil des ministres qui a lieu le jour même, la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon appelle à ne pas « surinterpréter » les propos du ministre[42],[43].
Il revendique vouloir « tronçonner » les dépenses publiques, suivant l'exemple du président argentin Javier Milei, qu'il cite comme « une des ses inspirations naturelles ». Il se prononce notamment, en 2025, contre la suspension de la réforme des retraites et pour le gel des minima sociaux[44].
Création du Parti de la Liberté
| Parti de la liberté | |
| Présentation | |
|---|---|
| Président | Guillaume Kasbarian |
| Fondation | |
| Siège | France |
| Positionnement | Centre à centre droit |
| Idéologie | Libéralisme Libéralisme économique Libertarianisme Libéralisme culturel Dérégulation Europhilie |
| Couleurs | Rouge, bleu et blanc |
| Site web | partidelaliberte.fr |
| Représentation | |
| Députés | |
| modifier |
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Le , Guillaume Kasbarian, tout en restant membre de Renaissance, annonce dans la presse la création d'un mouvement appelé le Parti de la Liberté.
L'annonce de la création du Parti de la Liberté intervient dans un contexte de dégradation des finances publiques françaises et de frustration d'une partie du courant libéral vis-à-vis du bilan du macronisme. Libération souligne pour sa part l'influence revendiquée de Javier Milei et note la volonté de Kasbarian de s'affranchir du macronisme sur le plan idéologique sans pour autant rompre avec lui institutionnellement[45]. Le journal qualifie cette référence mileiiste et la qualifie de signal de rupture idéologique avec le macronisme centriste[45]. L'Écho républicain, journal local de la circonscription du député, souligne l'ancrage territorial du projet et le paradoxe d'une initiative nationale portée depuis l'Eure-et-Loir[46].
Sur le plan de la stratégie politique, plusieurs observateurs notent que Kasbarian choisit de ne pas rompre avec Renaissance, maintenant une double appartenance qui traduit une stratégie d'influence plutôt que de rupture franche[45]. Atlantico souligne les limites que Kasbarian s'impose lui-même, notamment en écartant toute ambition présidentielle à court terme et en refusant tout positionnement nationaliste ou souverainiste[47].
Vie privée
En , Guillaume Kasbarian annonce dans Paris Match qu'il est homosexuel et présente son compagnon[48].