Jean-Christophe Lagarde
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30 mars 2014
| Jean-Christophe Lagarde | |
Jean-Christophe Lagarde en 2015. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Maire de Drancy | |
| En fonction depuis le (29 jours) |
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| Élection | 15 mars 2026 |
| Prédécesseur | Aude Lagarde |
| – (16 ans, 5 mois et 16 jours) |
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| Élection | 11 mars 2001 |
| Réélection | 16 mars 2008 30 mars 2014 |
| Prédécesseur | Gilbert Conte |
| Successeur | Aude Lagarde |
| Président de l'Union des démocrates et indépendants | |
| – (7 ans, 11 mois et 7 jours) |
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| Élection | |
| Réélection | |
| Prédécesseur | Yves Jégo (intérim) Jean-Louis Borloo |
| Successeur | Hervé Marseille |
| Président du groupe UDI et indépendants à l'Assemblée nationale | |
| – (4 ans, 6 mois et 24 jours) |
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| Avec | Franck Riester (2017-2018) |
| Législature | XVe (Cinquième République) |
| Prédécesseur | Stéphane Demilly |
| Successeur | Dissolution du groupe |
| Vice-président de l'Assemblée nationale | |
| – (6 mois et 18 jours) |
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| Élection | |
| Président | Jean-Louis Debré |
| Législature | XIIe (Cinquième République) |
| – (1 an, 7 mois et 3 jours) |
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| Élection | |
| Président | Bernard Accoyer |
| Législature | XIIIe (Cinquième République) |
| Député français | |
| – (20 ans et 2 jours) |
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| Élection | 16 juin 2002 |
| Réélection | 17 juin 2007 17 juin 2012 18 juin 2017 |
| Circonscription | 5e de la Seine-Saint-Denis |
| Législature | XIIe, XIIIe, XIVe et XVe (Cinquième République) |
| Groupe politique | UDF (2002-2007) NC (2007-2012) UDI/LC/UAI/UDI (2012-2022) |
| Prédécesseur | Bernard Birsinger |
| Successeur | Raquel Garrido |
| Conseiller général de la Seine-Saint-Denis | |
| – (1 an, 9 mois et 14 jours) |
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| Élection | 18 mars 2001 |
| Circonscription | Canton du Bourget |
| Prédécesseur | Jacques Gonzalez |
| Successeur | Vincent Capo-Canellas |
| Conseiller régional d'Île-de-France | |
| – (4 ans, 9 mois et 2 jours) |
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| Élection | 20 mars 1998 |
| Président | Jean-Paul Huchon |
| Conseiller municipal de Drancy[N 1] | |
| – (11 ans, 11 mois et 26 jours) |
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| Élection | 20 mars 1989 |
| Réélection | 18 juin 1995 |
| Maire | Maurice Nilès (1989-1997) Jean-Claude Gayssot (1997) Gilbert Conte (1997-2001) |
| Groupe politique | UDF |
| – (5 ans, 1 mois et 11 jours) |
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| Élection | 2 septembre 2017 |
| Réélection | 28 juin 2020 |
| Maire | Aude Lagarde |
| Groupe politique | UDI |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Châtellerault (France) |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | UDF-CDS (1990-1995) UDF-FD (1995-1998) UDF (1998-2007) NC (2007-2012) UDI-FED (depuis 2012) |
| Profession | Attaché de direction |
| modifier |
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Jean-Christophe Lagarde, né le à Châtellerault (Vienne), est un homme politique français qui est maire de Drancy de 2001 à 2017 et depuis 2026, et député de la 5e circonscription de la Seine-Saint-Denis de 2002 à 2022.
Élu de l'UDF, il soutient son président François Bayrou à la présidentielle 2007, mais participe le mois suivant à la création du Nouveau Centre plutôt que rejoindre le Modem fondé dans la foulée par Bayrou.
Après la présidentielle 2012, en conflit avec les autres dirigeants du Nouveau Centre, il crée Force européenne démocrate, absorbé trois mois après dans l'Union des démocrates et indépendants (UDI) de Jean-Louis Borloo, qui se retire de la vie politique le . Jean-Christophe Lagarde lui succède à la présidence et mène la liste de cette galaxie politique aux européennes de 2019.
Battu aux législatives de 2022, et au centre de plusieurs controverses et affaires judiciaires, il démissionne de ses autres fonctions politiques, après avoir été condamné à une peine d'emprisonnement avec sursis et à deux ans d'inéligibilité pour détournement de fonds publics.
Sa famille s'installe à Drancy en 1970. Son père est informaticien et sa mère secrétaire[1]. Après une scolarité secondaire dans cette ville, il obtient une licence d'histoire, tout en travaillant comme surveillant dans des collèges du département, puis devient assistant parlementaire de Marc-Philippe Daubresse, député UDF [2] du Nord de 1992 à 2017 et plusieurs fois ministre entre 2004 et 2010.
En 2001, il épouse Aude Lavail-Lagarde, ancienne militante de l'UDF du Languedoc[3], qui devient son adjointe à la mairie de Drancy puis lui succède en [4] après avoir été élue conseillère départementale de Seine Saint-Denis en 2015. Elle est candidate UDI aux élections législatives anticipées de 2024, sous son nom d'usage d'Aude Lagarde, qualifiée au second tour[5].
Carrière politique
Premières campagnes électorales
Entré en politique en 1987 pour la campagne de Raymond Barre à la présidentielle 1988[6]. Dès 1990, il stoppe ses études d'histoire pour être élu président des Jeunes démocrates sociaux (JDS) de Seine-Saint-Denis[7].
Éliminé au premier tour face au député communiste sortant Jean-Claude Gayssot dans la 5e circonscription de Seine Saint-Denis, avec des scores de 20,5 % en 1993 et 18,4 % en 1997[8], il mène la liste d'union de l'opposition aux municipales de 1995 à Drancy, face à Maurice Nilès, maire PCF[9],[10],[11]. Réélu président des JDS en 1996, puis des Jeunes UDF[12], il est conseiller régional d'Île-de-France de 1998 à 2001[13].
Premiers mandats, maire et député de Drancy
Aux municipales de 2001, il remporte dès le premier tour la mairie de Drancy — avec 50,84 % des voix —, qui était détenue sans discontinuer par le PCF depuis 1935, et notamment par Maurice Nilès pendant près de quarante ans[14]. Il devient député de la circonscription regroupant Drancy et Bobigny aux législatives de 2002[15]. Élu plus jeune vice-président de l'Assemblée nationale le , il est l'un des porte-paroles de François Bayrou (UDF) lors de la présidentielle de 2007. Alors que le parti se divise sur le candidat à supporter au second tour, il prend ses distances avec l'UDF devenue MoDEM aux législatives qui suivent, bien qu'investi par le parti et réélu au second tour avec 59,87 % des voix. Deux jours après, il rejoint les députés UDF qui ont soutenu Nicolas Sarkozy entre les deux tours dans le Nouveau Centre[16],[17].
Avec le Nouveau Centre, il fait alliance avec le parti francopolynésien Fetia Api (« Nouvelle étoile ») pour accéder au financement public des partis politiques, profitant des règles plus souples pour les partis d'outre-mer. Le Nouveau Centre obtient ainsi 870 000 euros, et Fetia Api 30 000 euros[18]. Le , il signe l'appel du magazine Marianne pour une vigilance républicaine[19],[20].
Vice-président de l'Assemblée nationale du au après Maurice Leroy, nommé ministre de la Ville dans le gouvernement Fillon III, il est hostile à la candidature du président de son parti Hervé Morin à la présidentielle de 2012[21], où il soutient Nicolas Sarkozy par une tribune dans Le Figaro cosignée par les ministres Maurice Leroy et François Sauvadet[22]. Réélu le avec 56,73 %, il devient porte-parole du nouveau groupe centriste UDI et indépendants présidé par Jean-Louis Borloo à l'Assemblée. Le , il lance le parti Force européenne démocrate (FED)[23], avec lequel il rejoint en suivant l'Union des démocrates et indépendants (UDI), nouveau parti créé sous la forme d'une fédération de partis[24].
Il est réélu maire de Drancy dès le premier tour aux municipales de 2008 (69,5 % des voix pour 53,4 % de participation)[25] puis aux municipales de 2014 (75,1 % des voix pour 49,5 % de participation)[26]. Il démissionne le pour se conformer à la loi sur le cumul des mandats. Son épouse Aude Lagarde, sixième adjointe, lui succède[27] puis est élue maire le [4].
Il parraine la candidature de François Fillon (LR) à la présidentielle 2017[28] puis est réélu pour un quatrième mandat de député le , avant d'être battu par Raquel Garrido (LFI) aux législatives de 2022[29]. Il est alors élu adjoint de sa femme à Drancy, chargé des grands projets[30]. Cette élection est invalidée deux fois après des plaintes du conseiller municipal EELV Hacène Chibane, une première fois pour élection « prématurée » et la seconde pour irrégularité[31]. Le poste lui est définitivement confié par le conseil municipal du , lui assurant une indemnisation mensuelle de 3 878,99 €, cumulable avec son allocation-chômage d'ancien député[32]. Condamné à deux ans d'inéligibilité pour l'emploi fictif de sa belle-mère à l'Assemblée nationale (voir infra), il démissionne en [33].
Pour les municipales de 2026, Jean-Christophe Lagarde, sans mandat, annonce sa candidature afin de succéder à son épouse Aude Lagarde, qui ne se représente pas comme tête de liste[34].
Président de l'UDI
Numéro deux puis président du "Nouveau Centre" créé à l'été 2007 pour scinder l'UDF, il quitte ce parti[35] le pour en créer un nouveau, Force européenne démocrate[36], composante de l'Union des démocrates et indépendants, dont il brigue la présidence le , face à Jean-Christophe Fromantin, Hervé Morin et le duo Yves Jégo-Chantal Jouanno, espérant « conquérir le pouvoir » via un « Centre conquérant »[37]. Au premier tour, il devance Hervé Morin (35,9% contre 31,5%), et Yves Jégo, troisième avec 21,5 %, le rallie[38]. Les adhérents UDI de Drancy et Bobigny apportent un soutien massif à Jean-Christophe Lagarde. Son département compte 2 192 votants (dont 1 377 pour Drancy), loin devant les Hauts-de-Seine, fief de la droite, avec 1 193 voix[39] lui permettant de devenir président de l'UDI[40].
Aux élections régionales de 2015, il est en dernière place de la liste de Valérie Pécresse[41] puis soutient Alain Juppé au premier tour de la primaire française de la droite et du centre de 2016, même si le Nouveau Centre, autre composante de l'UDI qu'il préside, soutient François Fillon au second tour[42],[43]. Il devient le conseil stratégique de ce dernier aux relations avec les partis[44] puis suspend le soutien de l'UDI le quand Fillon est convoqué par les juges d'instruction dans l'affaire Fillon[45].
En , il dit ne plus vouloir d'alliance entre l'UDI et LR en cas d'élection de Laurent Wauquiez à la tête de LR[46]. En , il mène la liste UDI aux européennes de 2019[47] qui obtient 2,50%, sans élu au Parlement européen[48].
Affaibli par des poursuites judiciaires, il renonce à ses fonctions de président de l’UDI le [49],[50],[51].
Positionnement politique
Fiscalité, numérique et collectivités locales
En 2017, il vote à l'Assemblée nationale un amendement sur la fiscalité des entrepôts demandé par le Medef et la Confédération des petites et moyennes entreprises[52],[53],[54] et alerte contre l'ingérence numérique du Cloud Act qui contraint les firmes américaines à fournir des données stockées sur leurs serveurs situés en Europe[55]
En 2018, il demande un règlement européen sur la valorisation des données personnelles obligeant les opérateurs du numérique à les rémunérer[56] et prend position contre la taxe sur les GAFA de Bruno Le Maire[56], estimant qu"ils la répercuteront sur les PME et les artisans, comme l'annonce Amazon en [57].
Il est favorable à la suppression des départements d'Île-de-France, dont les compétences scolaires reviendraient à la Région et les compétences sociales aux établissements publics territoriaux, qui doivent selon lui devenir des « établissements publics classiques »[6] mais juge la baisse des dotations de l'État aux collectivités sous la François Hollande représente un « effort […] trop violent sur un délai trop court, alors qu’il aurait pu être supérieur sur un temps plus long »[6].
International
Il est membre du groupe d'études sur le problème du Tibet de l'Assemblée nationale[58] et vice-président du groupe d'amitié France-Qatar de 2007 à 2012[59].
Pro-européen, il vote cependant en 2004 contre le cinquième élargissement de l'Union européenne risquant, selon lui, de rendre l'Union européenne moins gouvernable[N 2],[60],[61]. Pour les mêmes raisons, il s'oppose à la ratification du traité de Lisbonne en considérant qu'on « ne pourra pas poursuivre la construction européenne et l'intégration politique avec plus de 27 pays : l'Europe va être paralysée avec les institutions actuelles »[62]. Lors du référendum sur le traité établissant une constitution pour l'Europe en 2005, il fait campagne pour le « non », dénonçant la fin de la volonté fédéraliste européenne et jugeant le texte trop timoré, privilégiant une Europe uniquement économique contre la création d'une Europe politique[63].
En 2018, il prend position pour une politique migratoire commune dirigée par un « ministère européen des migrations » doté d'une administration fédérale de garde-côtes et de garde-frontières, en gestion du droit d'asile à l'échelle européenne[64]. Le , il conteste le veto de la Commission européenne sur le projet de fusion Alstom-Siemens, reprochant à l'UE de ne pas se protéger de la concurrence mondiale, notamment chinoise[65].
Président du groupe d’études de l’Assemblée nationale sur les Kurdes, il écrit en à Emmanuel Macron[66] pour lui demander d’anticiper un éventuel retrait des troupes américaines, puis, en , à la suite de l'offensive de l'armée turque dans le nord de la Syrie, il demande des sanctions financières contre la Turquie[67].
Signes religieux, cannabis et mariage homosexuel
- En 2004, il a voté contre la loi sur les signes religieux dans les écoles publiques[68], les cas problématiques juge peu nombreux. Dans son livre d'entretiens avec le journaliste Jean-François Achilli en 2008, il estime que l'État doit « trouver la place de l'islam en France »[69].
- En 2007, il instaure la gratuité de la restauration scolaire dans la communauté de communes Le Bourget-Drancy avec une proposition de loi pour la généraliser à toute la France[70] et se prononce en faveur de la légalisation du cannabis, estimant que « les gains en termes de sécurité publique seraient considérables, car on pourrait ainsi éviter que se constituent à tous niveaux les mafias de la drogue » les problèmes de santé publique se posant « de toute façon même avec la prohibition » [71].
- En 2013, il vote en faveur du projet de loi sur le mariage homosexuel[72].
Affaires judiciaires
Atteintes à la probité
Favoritisme et abus de pouvoir
Plusieurs procédures lancées en 2010 quand est pressentie son entrée au gouvernement[73], entraînent sa condamnation en à 5 000 euros d’amende pour attribution illégale de marché public, dans le cadre d’une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité[74].
Le , il est relaxé des poursuites pour favoritisme dans un dossier d'attribution de marché public accordé à un architecte pour la tribune du stade Guy-Môquet, à Drancy[75]. Le jugement est confirmé par la cour d'appel de Paris le [76].
Emplois fictifs de sa belle-mère comme assistante parlementaire
En 2019, une enquête préliminaire et des perquisitions du parquet national financier (PNF) mettent en cause l'activité d'assistante parlementaire d'Aude Lavail-Lagarde entre 2002 et 2014[77] et de sa mère Monique Escolier-Lavail, entre et , rémunérées de 39 000 euros de salaires contre l'écriture d'un livre sur les PME qui n'a jamais été publié[78],[79], à la suite de la plainte en d'Hacène Chibane, conseiller municipal d'opposition.
Le , le PNF requiert un an de prison avec sursis et privation des droits civiques de cinq ans. Le , le tribunal le juge coupable de détournement de fonds publics dans le cadre d'un contrat « atypique, occulte »[80]. Il est condamné à 10 mois de prison avec sursis, 60 000 euros d'amende et deux ans d'inéligibilité pour l'emploi fictif de sa belle-mère, qui avec lui doit payer 75 000 euros de dommages et intérêts à l'Assemblée nationale.
Dès 2013, l'association de soutien à son action municipale avait remboursé 51 712 euros à la municipalité de Drancy, afin d'éteindre les poursuites[74].
Le , il avait estimé que son indemnité de député[81], rapportée au nombre d'heures travaillées, le plaçait sous le salaire moyen des Français (2 957 euros bruts par mois)[82],[83].
Infractions pénales
Plainte d'Aziz Zemouri, journaliste du Point pour abus de confiance
Le , une plainte pour abus de confiance est déposée contre lui par Aziz Zemouri, journaliste du Point, qui estime s'être fait manipuler pour publier un article à charge contre Raquel Garrido, candidate de La France insoumise, opposée à Jean-Christophe Lagarde durant les élections législatives de 2022 en Seine-Saint-Denis[84],[85]. Il est mis en garde à vue le suivant dans le cadre de cette affaire, l'un de ses anciens collaborateurs aussi[86],[87],[78].
Le , Jean-Christophe Lagarde est mis en examen dans cette affaire. Il est poursuivi pour escroquerie en bande organisée et recel de biens provenant d’un vol[88].
Détention d'arme
Le , il est placé en garde à vue pour détention d'arme[89]. Ses proches auraient signalé une tentative de suicide[90].
Controverses
Clientélisme et recours à des personnes condamnées en justice
Fin , dans l'émission télévisée Pièces à conviction, le conseiller municipal d'opposition Hacène Chibane dénonce sa gestion à Drancy et celle de son épouse Aude Lagarde, utilisant des associations comme « bras armé pour tenir la ville », via des subventions[91]. Ces pratiques sont aussi dénoncées dans la mairie voisine de Bobigny (passée aussi à l'UDI)[92].
Début 2020, il est au centre du livre Le Maire et les Barbares, enquête de la journaliste à l'AFP Ève Szeftel, qui détaille sa proximité avec Stéphane de Paoli, maire UDI de Bobigny de 2014 à 2020 et les accuse de méthodes clientélistes, impliquant des personnes du milieu criminel condamnées en justice, des jeunes issus des cités de la ville et des responsables religieux[93],[94].
Le , il est condamné pour procédure abusive contre un conseiller municipal d'opposition[95].
En , il est débouté de sa plainte en diffamation contre Ève Szeftel et fait appel[96]. Cité à comparaître par la défense, l'ancien préfet de la Seine-Saint-Denis Georges-François Leclerc relate à l'audience du des « actes graves et délibérés » et « des points de croisement incontestables entre ce qui est relaté dans ce livre et le contrôle de légalité que j'ai eu à pratiquer » à la municipalité de Bobigny[97]. En , la cour d'appel de Paris met hors de cause Ève Szeftel pour l'ensemble des faits de diffamation dénoncés par Jean-Christophe Lagarde, motivant sa décision par des vices de procédure liés à des délais de prescription[94],[98].
Accusations de communautarisme
En , il reconnait avoir caché la construction d'une mosquée à Drancy, pour éviter des tensions[99] puis revient sur le sujet en 2008 dans Les Hypocrisies françaises, estimant que l'État doit « trouver la place de l'islam en France », afin d'éviter que cette religion ne soit une arme aux mains d'États étrangers. En 2010, il dément avoir « caché » la construction de cette mosquée, mais « simplement voulu éviter d'en faire un symbole ou un sujet de polémique. […] Ayant tenu la presse à l'écart […], je me suis attiré ce titre vengeur et fallacieux du Parisien car ils n'avaient pas aimé ne pas être les premiers informés »[100].
Le , Le Point publie un dossier consacré au « communautarisme » avec sa photographie. Il répond par un communiqué de presse utilisant une citation du ministre de la propagande nazi, Joseph Goebbels, en mentionnant clairement le nom de son auteur[101],[102].
Interpellation d'Éric Zemmour
Le sur France Info, il interpelle Éric Zemmour: « se foutre du monde au point de dire 'je suis un RPR', Monsieur Zemmour, si Monsieur Pasqua était là, il te filerait une balle dans la tête » puis regrette une « expression totalement inappropriée »[103].
Plusieurs personnalités ont condamné ces propos[104]. Éric Ciotti dénonce « une déclaration d'une violence inouïe qui mérite des sanctions exemplaires »[105]. Pour le LR Bernard Carayon[106], « qu’un centriste, le comble, prête au défunt Charles Pasqua des intentions de meurtre est insupportable »[107].
Publication
- Les Hypocrisies françaises, Le Cherche midi éditeur, 2008 [présentation en ligne]
Synthèse des résultats électoraux
Élections législatives
| Année | Parti | Circonscription | 1er tour | 2d tour | Issue | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Voix | % | Rang | Voix | % | Rang | |||||
| 1993 | UDF | 5e de la Seine-Saint-Denis | 6 704 | 20,48 | 3e | Battu | ||||
| 1997 | 5 759 | 18,43 | 3e | Battu | ||||||
| 2002 | 9 130 | 33,53 | 1er | 12 706 | 50,04 | 1er | Élu | |||
| 2007 | DVD | 12 748 | 45,95 | 1er | 15 795 | 59,87 | 1er | Élu | ||
| 2012 | NC | 12 868 | 43,46 | 1er | 16 128 | 56,73 | 1er | Élu | ||
| 2017 | UDI | 8 691 | 36,55 | 1er | 12 745 | 66,10 | 1er | Élu | ||
| 2022 | 7 745 | 33,41 | 2e | 11 394 | 46,50 | 2e | Battu | |||
Élections municipales
Les résultats ci-dessous concernent uniquement les élections où il est tête de liste.
| Année | Liste | Commune | 1er tour | 2d tour | Sièges obtenus | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Voix | % | Rang | Voix | % | Rang | |||||
| 1995 | UDF | Drancy | NC | 30,75 | 2e | NC | 36,68 | 2e | ||
| 2001 | 7 901 | 50,84 | 1er | NC | ||||||
| 2008 | NC | 12 385 | 69,47 | 1er | ||||||
| 2014 | UDI | 12 595 | 75,06 | 1er | ||||||
| 2026 | 11 183 | 63,76 | 1er | |||||||
Élections européennes
Les résultats ci-dessous concernent uniquement les élections où il est tête de liste.
| Année | Parti | Circonscription | Voix | % | Rang | Sièges | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2019[108] | UDI | France | 566 057 | 2,50 | 9e | ||
Élections cantonales
| Année | Parti | Canton | 1er tour | 2d tour | Issue | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Voix | % | Rang | Voix | % | Rang | |||||
| 2001 | UDF | Le Bourget | 4 875 | 39,37 | 1er | 6 381 | 61,39 | 1er | Élu | |