Victor Quinton
prélat catholique
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Victor Charles Quinton, né le à Carelles, en Mayenne, et mort le à Bièvres, est un évêque catholique missionnaire français, vicaire apostolique de Cochinchine Occidentale de 1920 à 1924. Il était membre de la société des Missions étrangères de Paris.
| Victor Charles Quinton | ||||||||
| Biographie | ||||||||
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| Naissance | Carelles (France) |
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| Ordination sacerdotale | ||||||||
| Décès | (à 57 ans) Bièvres (France) |
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| Évêque de l'Église catholique | ||||||||
| Ordination épiscopale | par Lucien-Émile Mossard (de) | |||||||
| Dernier titre ou fonction | Vicaire apostolique de Cochinchine Occidentale | |||||||
| Vicaire apostolique de Cochinchine Occidentale | ||||||||
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| Vicaire apostolique coadjuteur de Cochinchine Occidentale | ||||||||
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| Évêque titulaire de Laranda (de) | ||||||||
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Biographie
Formation
Il est né le au hameau de la Cointerie à Carelles appartenant à la paroisse de Gorron et il est élevé dans une famille de quatre enfants. Une de ses sœurs devient religieuse. Fils de Joseph Quinton et Victoire Garnier, agriculteurs, il connaît toutes ses prières dès l'âge de 1 ans[1]. Sa marraine se souvient qu'il appelait déjà sa petite robe d'enfant sa soutane[1].
De Tan Dinh à Thala
Élève à la mémoire vive, il commence l'étude du latin à 10 ans sous la tutelle de l'abbé Arnoul de Carelles[1]. Plus tard, il avouera que c'était pour annoncer au bon Dieu et à la sainte Vierge son désir de devenir prêtre[1]. Il dédie ces vers à la Vierge : Haute de trois pouces à peine / Ma madone de porcelaine / Me paraissait belle comme une reine / Sur son trône entouré d'azur / Très pur.[1].
Sa vocation religieuse ne faiblira jamais. Il poursuit ses études au petit séminaire de Mayenne et entre aux Missions étrangères de Paris en 1885. Tonsuré à 20 ans, il est ordonné prêtre , le , à 23 ans, et est envoyé en Cochinchine occidentale en décembre 1889.
De 1889 à 1924, il parcourt la colonie française de Saigon à Anduc, et de Tan Dinh à Thala[1].
Prêtre
Il est nommé au séminaire de Saigon, après un temps d'apprentissage de la langue auprès d'un confrère. En 1896, Jean-Marie Dépierre détache le petit séminaire du grand séminaire et envoie Victor Quinton fonder un nouveau séminaire à Anduc, dans les environs de My-Tho. Quelques années plus tard, le séminaire est transféré ailleurs à cause de son insalubrité. Il s'établit à Tan-Dinh (faubourg de Saïgon), dans un lieu harmonieux et propice aux études. En 1902, le petit séminaire de Saïgon est de nouveau réuni au grand et Victor Quinton retourne donc à Saïgon, jusqu'en 1909, date à laquelle Lucien-Émile Mossard (de) (successeur de Jean-Marie Dépierre) le nomme curé de Tha-La.
Le père Quinton, qui parle couramment le vietnamien, sait se rendre apprécié de ceux qu'il rencontre[1]. Il aime ses élèves, se fait aimer d'eux et de ses confrères[1]. Il a foi en la jeunesse qu'il instruit avec compétence et bonne humeur. Il occupe tour à tour les fonctions de professeur de philosophie, procureur de la mission et responsable de l'infirmerie pour ses confrères âgés. Il prend un soin particulier des jeunes et donne généreusement aux pauvres[1]. Il est en même temps procureur de la mission.
Évêque
En 1912, le Saint-Siège nomma Victor Quinton, évêque in partibus de Laranda (de) et coadjuteur de Lucien-Émile Mossard (de)[2], dont il devient un fidèle collaborateur. Il est consacré le 15 avril 1913 par Lucien-Émile Mossard (de) avec comme co-consécrateurs Damien Grangeon (de) et Jean-Claude Bouchut. Il succède à Lucien-Émile Mossard (de) en 1920, en tant que vicaire apostolique.
Pour qu'ils puissent avoir la vie
Grand travailleur, passionné de lecture et d'écriture, il met en avant l'importance des devoirs des parents envers leurs enfants[1]. Il s'intéresse également à la formation des jeunes dans les écoles et n'hésite pas à entreprendre de nombreuses démarches en France pour obtenir l'envoi en Cochinchine de maîtres capables de fonder des écoles supérieures[1]. Il propage la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus et défend l'unité familiale, tout en portant une grande attention aux besoins matériels de ses ouailles. Il portait aussi une grande attention aux études des jeunes
Sa devise épiscopale est Ut Vitam habeant (pour qu'ils puissent avoir la vie). En , il tombe malade et il est hospitalisé à la clinique Angier de Saigon. Sur l'ordre des médecins, il s'embarque pour la France à la fin de . À son arrivée, il entre à la clinique Saint-Michel à Paris qu'il quitte le pour une convalescence au séminaire de Bièvres. Il y meurt le .
D'une gaieté saine
Les notes retrouvées décrivent le père Victor Quinton comme un homme humble, pieux, timide, bon camarade, d'une gaieté saine, parfois boute-en-train, et toujours d'une grande dignité, dévoué aux âmes simples avec une charité peu commune[1].
Succession apostolique
Victor Quinton a ordonné les évêques suivants[3] :
- Évêque Constant-Jean-Baptiste Prodhomme, M.E.P. (1913)
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
- Ressources relatives à la religion :
- Fiche biographique sur le site des Missions étrangères de Paris