La fondation de la société intervient le 20 octobre 1988, sous l’impulsion de Luigi Poli et Dante del Vecchio. Les deux associés, unis par une longue amitié, partagent alors un intérêt marqué pour les instruments d’écriture à remplissage par pompe ou piston[4].
L'entreprise Visconti inaugure son catalogue par la collection « Classique », un instrument scripturaire dont le corps est usiné en celluloïd. Cette structure originelle sert de matrice à diverses déclinaisons ultérieures au sein de la production de la marque. Consécutivement à la réception favorable de ce modèle princeps, la firme procède au lancement d'un tirage numéroté, limité à cent exemplaires : l'édition « Urushi ». Ce stylo, manufacturé en ébonite, arbore une ornementation exécutée selon les procédés traditionnels du laquage nippon.
Dans le courant de la décennie 1990, la maison Visconti concrétise plusieurs innovations techniques marquantes. Elle élabore ainsi un système de remplissage sous vide poussé (1993), puis un encrier dédié au voyage (1997). L'année 1998 voit l'introduction d'un mécanisme à double réservoir, spécifiquement conçu pour prévenir tout écoulement intempestif. Au milieu des années 2000, en 2008, l'effectif de l'entreprise s'élève à vingt-cinq artisans, lesquels assurent intégralement la fabrication manuelle des instruments.
En 2009, Visconti signe un partenariat commercial avec la société Coles of London – dont le siège opérationnel se trouve en Caroline du Nord –, conférant à cette dernière l’exclusivité de la distribution de ses instruments d’écriture sur le territoire américain[2]. Cette alliance donne lieu au lancement concerté de plusieurs séries, au rang desquelles figurent les collections Rembrandt, Opera Masters et Homo Sapiens, ainsi que la gamme Divina Royale et une édition limitée dénommée Templari[3].
En 2012, Visconti voit sa production de stylos écouler annuellement quelque cinquante mille unités. Sa diffusion internationale s’étend alors à un réseau commercial couvrant plus de cinquante nations à travers le monde[2].
En 2016, Dante Del Vecchio met un terme à sa collaboration avec la maison Visconti, consécutivement à un différend l'opposant à son associé. Il rejoint par la suite la marque Pineider[2], où il se voit confier la fonction de directeur artistique chargé des instruments d'écriture[3].