L'installation d'entreprises dans la banlieue sud de Tunis au début du XXe siècle est à l'origine de l'installation d'une nombreuse population ouvrière chrétienne qui justifie la création de la paroisse de Dubosville en 1913[1]. Les premières messes se tiennent dans un local « abominable, inconfortable et mal placé » qui sert de chapelle. L'augmentation continue de la population locale attirée par la construction de cités ouvrières rend urgente la construction d'une église définitive. L'origine sociale des fidèles justifie qu'elle soit dédiée à Notre-Dame du Travail[2].
Sa conception est confiée à l'architecte Claude Chandioux. Celui-ci fait le choix de combiner les styles néo-roman et Art déco pour bâtir une église « simple et élégante de forme ». La façade principale de l'édifice est renforcée par de hauts contreforts assurant l'effet d'élévation. Elle est surmontée par un clocher-tour trapu. Un soubassement en pierres de taille jalonne la base de deux contreforts d'angles. Les façades latérales sont percées de fenêtres cintrées, à deux baies géminées, séparées par des contreforts. À l'intérieur, la haute nef unique de l'église est couverte par un plafond plat soutenu par des contreforts croisés. Une autre série de contreforts soutient les murs[3]. Contrairement à la plupart des églises tunisiennes qui privilégient l'usage de la pierre, l'ossature de l'édifice est réalisée en béton armé[2].