Élections municipales de 1989 à Toulouse

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Typed’électionElection municipale
Postes à élire69 conseillers municipaux
Population358 688
Inscrits205 430
Élections municipales de 1989 à Toulouse
Maire de Toulouse
et
Type d’élection Election municipale
Postes à élire 69 conseillers municipaux
Corps électoral et résultats
Population 358 688
Inscrits 205 430
Votants 128 528
62,57% en diminution 8
Dominique Baudis UDF
Voix 71 882
56,96%
en augmentation 0,1
Sièges obtenus 57 en augmentation 1
Jacques Lévy PS
Voix 38 210
30,27%
en diminution 7,1
Sièges obtenus 12 en diminution 1
Composition du conseil municipal élu
Diagramme
Maire de Toulouse
Sortant Élu
Dominique Baudis
UDF
Dominique Baudis
UDF
http://www.toulouse.fr

Les élections municipales de 1989 à Toulouse voient la réélection de Dominique Baudis, rempilant ainsi pour un deuxième mandat et encrant un peu plus la ville au centre.

Fief historique de la SFIO, Toulouse ayant basculé à droite depuis 1971, la gauche unie (hors PSU) baisse significativement avec 7 % de moins tandis que le maire sortant affiche une stabilité lui permettant d'être élu une nouvelle fois dès le premier tour avec 56,96 % des voix.

Premier tour

Six candidats briguent la mairie de Toulouse :

Dominique Baudis (UDF), « Ensemble aimons Toulouse » avec le CDS et le RPR

Élu en 1983 à la suite de son père, Pierre Baudis, Dominique Baudis jouit d'une bonne image auprès des Toulousains comme le montrent les sondages à l'approche des élections. Ces derniers affichent 79 % d'opinions positives concernant l'action du maire sortant, contre 9 % d'opinions négatives[1]. L'ex-journaliste vedette rentre en campagne en ayant gagné la bataille politique opposant les pro-métro (droite) et les pro-tramway (gauche) avec l'adoption du principe du VAL en 1985 et la déclaration d’utilité publique par le préfet en 1987 de la ligne A du métro de Toulouse. Fidèle à l'image de façade d'apolitisme de son père, Dominique Baudis repart de nouveau avec une liste composée à moitié de personnalités non encartées.

Anne-Marie Laflorentie (LO)[2]

Âgée de 41 ans, Anne-Marie Laflorentie est engagée à Lutte Ouvrière depuis 1968 alors qu'elle avait vingt ans. Elle est ouvrière monteuse câbleuse à la Compagnie Internationale pour l'Informatique (CII).

Jacques Lévy (PS), avec le PCF et MRG[3]

Avocat Toulousain de 45 ans issu d'une famille de résistants, il intègre le barreau de Toulouse dans les années 1950. Il rejoint les radicaux en 1968 et participa à la création en 1973 du Mouvement des radicaux de gauche. Il en démissionne en 1986 et se retrouve tête de liste pour les socialistes dans une union de la gauche avec les communistes et les radicaux mais sans le PSU.

Gérard Onesta (LV)

Tout juste âgé de 29 ans, et récemment secrétaire fédéral des Verts de Haute-Garonne[4], Gérard Onesta représente une liste écologiste pour la deuxième fois dans l'histoire des municipales de Toulouse.

Alain Sorbara (FN)[5]

Secrétaire de la fédération de Haute-Garonne du Front national depuis 1987, il est assistant à l'IEP de Toulouse et non professeur comme il se présente à tort à plusieurs reprises. Alain Sorbara est un catholique flirtant avec les intégrises, proche notamment de Bernard Antony.

Bertrand Verdier (PSU)[6]

Conseiller municipal d'opposition sortant, Bertrand Verdier et le PSU partent cette fois en cavaliers seuls. Ingénieur en informatique, l'homme est connu pour avoir fondé le Comité de défense des Berges de la Garonne en 1974, qui luttait contre le projet de voies sur berge de Pierre Baudis.

Sondages

Premier tour

Pourcentage selon les partis et têtes de liste retenus
Institut Date Échantillon LV PS-PCF UDF FN
B.Durand Jacques Lévy Philippe Douste-Blazy Alain Sorbara
IPSOS 4 au 606 4 31 59 6

N.B. :

  • en gras sur fond coloré : le candidat arrivé en tête du sondage ;
  • en gras sur fond blanc le candidat arrivé en deuxième position du sondage.

Résultats

Notes et références

Liens externes

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