Élections municipales de 1977 à Toulouse

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Typed’électionElection municipale
Postes à élire49 conseillers municipaux
Population373 796
Inscrits201 698
Élections municipales de 1977 à Toulouse
Maire de Toulouse
et
Type d’élection Election municipale
Postes à élire 49 conseillers municipaux
Corps électoral et résultats
Population 373 796
Inscrits 201 698
Votants au 1er tour 133 823
66,35% en augmentation 5,1
Votants au 2d tour 41 811
72,91%
Pierre Baudis RI
Voix au 1er tour 62 281
46,54%
en augmentation 3,8
Voix au 2e tour 21 705
51,9%
Sièges obtenus 30 en diminution 7
Alain Savary PS
Voix au 1er tour 61 210
45,74%
en augmentation 14,3
Voix au 2e tour 20 106
48,1%
Sièges obtenus 19 en augmentation 19
Composition du conseil municipal élu
Diagramme
Maire de Toulouse
Sortant Élu
Pierre Baudis
RI
Pierre Baudis
RI
http://www.toulouse.fr

Les élections municipales de 1977 à Toulouse voient la réélection de Pierre Baudis.

Fief historique de la SFIO, Toulouse avait basculé à droite lors des élections de 1971 dans un contexte de division de la gauche. Cette fois rassemblée, les socialistes espéraient bien récupérer la ville après une parenthèse de 6 ans.

Mais à la faveur d'un redécoupage électoral, Pierre Baudis l'emporte de justesse après un second tour dans le secteur Nord où il l'emporte avec 51,9 % des voix.

Lors des élections municipales de 1977, les cinq premières villes de France sont divisées en secteurs conformément à la loi no 76-665 du 19 juillet 1976. La ville de Toulouse est ainsi divisée en trois secteurs qui élisent au total 49 conseillers municipaux contre 37 précédemment.

Le premier secteur, dénommé "Secteur Centre", est composé de la partie Toulousaine des cantons de Toulouse-1, Toulouse-2, Toulouse-7, Toulouse-8 et Toulouse-9. Bastion de l'équipe sortante, le secteur est caractérisé par un déclin démographique et une population relativement aisée. Ses habitants sont représentés par 17 conseillers municipaux.

Le deuxième secteur, dénommé "Secteur Sud-Ouest", est composé de la partie Toulousaine des cantons de Toulouse-3, Toulouse-10, Toulouse-11, Toulouse-12 et Toulouse-13. Secteur considéré comme « sacrifié » par la municipalité, jeune et peuplé, il concentre l'essentiel des quartiers populaires de la ville à commencer par la récente et controversée ZUP du Mirail. Ses habitants sont représentés par 19 conseillers municipaux.

Enfin, le troisième secteur, dénommé "Secteur Nord", est composé de la partie Toulousaine des cantons de Toulouse-4, Toulouse-5, Toulouse-6, Toulouse-14 et Toulouse-15. Secteur où la population est plus hétérogène socialement, composé de classes moyennes avec une partie du centre-ville, des cités moins ouvrières qu'à l'Ouest et des zones maraîchères, le tout en étant bien moins peuplé que les deux autres secteurs. Ses habitants sont représentés par 13 conseillers municipaux.

La liste qui gagne un secteur obtient la totalité des conseillers municipaux du secteur.

Contexte[1]

Après avoir été largement élu en 1971 face au socialiste sortant Louis Bazerque, le maire sortant fait face à une poussée électorale de la gauche aux élections législatives de 1973 où les socialistes raflent 5 des 6 circonscriptions. En effet, seule la 2e circonscription de la Haute-Garonne reste à droite grâce à Pierre Baudis lui-même, en gagnant sur le fil avec 50,89 % des voix. De même lors des présidentielles de 1974, François Mitterrand remporte 53,81 % des suffrages à Toulouse au second tour. Un contexte favorable pour la gauche qui vise clairement la ville rose.

Mais le gouvernement modifie le mode de scrutin avec 3 secteurs dessinés suite aux cantonales de 1976. La gauche dénonce une manipulation pour conserver la ville avec un secteur Centre acquis à la droite, un secteur Sud-Ouest acquis à la gauche, et un secteur Nord qui sera le seul juge de l'élection.

Candidatures déclarées

Premier tour

Cinq candidats briguent la mairie de Toulouse :

Pierre Baudis (RI), avec le PR et le RPR [1]

Le maire sortant, âgé de 61 ans, repart en campagne sur une ligne identique en affichant un apolitisme de façade. Il axe sa campagne sur le bilan de son action durant son premier mandat comme la construction de foyers pour les personnes âgées, de crèches, de mairies de quartier, l'ouverture des premières rues piétonnes, l'annulation des voies rapides sur le canal du Midi et du projet de voies sur berge le long de la Garonne. Pour l'avenir, il suspend la démolition du stade historique du Stade Toulousain (qui finira par déménager dans l'actuel stade Ernest Wallon), il sous-entend le rachat des arènes du Soleil d'Or et annonce l’acquisition par la mairie des terrains et casernes du site de Compans Caffarelli pour y installer jardins (10 ha), palais des sports, palais des congrès, bureaux (50.000 m²), commissariat de police, centre commercial et des logements.

La communication de l'équipe sortante est également incisive contre la liste de l'union de la gauche, dénonçant une « utopie gauchisante » et une irresponsabilité budgétaire. La tête de liste du secteur Nord, le secrétaire d'État aux transports Marcel Cavaillé, parle lui de « la mafia socialiste qui revient », et des « communistes au Capitole » tandis que Pierre Baudis insiste sur le parachutage de Savary.

Alain Savary (PS), avec le PCF et le MRG [1]

Âgé de 59 ans, ancien premier secrétaire du Parti socialiste, Alain Savary a été parachuté avec succès dans la région en remportant la 1re circonscription de Haute-Garonne en 1973 et en devenant président de la nouvelle région Midi-Pyrénées. Tirant les enseignements de la défaite de 1971, une union de la gauche se met en place dès 1976 entre socialistes, communistes et radicaux de gauche dans la lignée du congrès d'Epinay. Ouvertement critique sur le maire sortant, Alain Savary dénonce l'urbanisation manquée du Mirail, une politique du logement trop favorable à la promotion immobilière, une politique axées uniquement sur les habitants du centre-ville et l'absence de concertation. Les transports sont aussi concernés, critiquant le tout automobile revendiqué du maire sortant et l'absence de schéma des transports en commun à l'échelle de l'agglomération.

Parmi les propositions, on retrouve la lutte contre la spéculation foncière, une nouvelle politique culturelle, le développement de politiques intercommunales, des transports collectifs et la démocratisation de la vie politique municipale. Sur ce dernier point, le programme de la gauche veut « rendre le pouvoir au citoyen » avec des délégations du pouvoir municipal aux associations de quartier à titre expérimental.

René Segond[2]

Avocat à la cour de Toulouse, René Segond retente sa chance après s'être présenté en 1971 sous une liste de la gauche gaulliste, cette fois avec une étiquette divers droite avec des dissidents de la majorité Baudis.

« Liste autogestionnaire » avec le PSU, Lutte Occitane et les Ecologistes

Ce qui reste du PSU parvient à monter une liste avec des écologistes et des régionalistes portant les thèmes de la défense des droits des femmes, de l'écologie et de l'occitanisme.

Liste d'extrême gauche avec la LCR et LO

Les trotskistes refusent comme à leurs habitudes toute alliance avec les socialistes et les communistes, mais s'allient sur une liste unique.

Second tour

Sans surprise, la liste de Pierre Baudis remporte le secteur Centre et ses 17 sièges, tandis que la gauche remporte le secteur Sud-Ouest et ses 19 sièges. Le second tour n'aura ainsi lieu que dans le secteur Nord où s'oppose la tête de liste de la gauche, Alain Savary, et pour la droite le secrétaire d'État aux transports, Marcel Cavaillé.

Résultats

Notes et références

Liens externes

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