Élections municipales de 1983 à Toulouse

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Typed’électionElection municipale
Postes à élire69 conseillers municipaux
Population347 995
Inscrits205 273
Élections municipales de 1983 à Toulouse
Maire de Toulouse
et
Type d’élection Election municipale
Postes à élire 69 conseillers municipaux
Corps électoral et résultats
Population 347 995
Inscrits 205 273
Votants 144 751
70,52% en augmentation 3,1
Dominique Baudis UDF
Voix 81 100
56,87%
en augmentation 10,3
Sièges obtenus 56 en augmentation 26
Gérard Bapt PS
Voix 53 314
37,38%
en diminution 8,4
Sièges obtenus 13 en diminution 6
Composition du conseil municipal élu
Diagramme
Maire de Toulouse
Sortant Élu
Pierre Baudis
UDF
Dominique Baudis
UDF
http://www.toulouse.fr

Les élections municipales de 1983 à Toulouse voient l'élection de Dominique Baudis, fils de Pierre Baudis qui ne se représente pas pour un troisième mandat.

Fief historique de la SFIO, Toulouse ayant basculé à droite depuis 1971, la gauche espérait profiter du changement de tête de la majorité sortante pour récupérer la ville après une parenthèse de 12 ans.

Ce fut finalement un échec puisque Dominique Baudis est élu dès le premier tour, chose que n'avait pas réussi son père, avec 56,87 % des votes dans un contexte de forte participation (70,52 %).

Cette élection municipale voit une nouvelle fois son mode de scrutin modifié. Les 3 secteurs, créés en 1976, sont abandonnés. Le nouveau gouvernement socialiste a mis en place de nouvelles lois sur la décentralisation qui accordent davantage de pouvoirs aux maires et donnent un certain relief à ce scrutin. Les listes victorieuses à plus de 50 % au premier ou au second tour remportaient jusqu'alors la totalité des sièges du conseil. Dorénavant, les listes victorieuses au-delà de la majorité absolue se voient octroyer une prime majoritaire, mais une partie des sièges est réservée aux listes battues. A Toulouse, cette prime est de 50 % des sièges et le reste du conseil est nommé à la proportionnelle pour les listes ayant dépassé les 5 % au premier tour. À noter que le nombre de conseillers municipaux passe de 49 à 69.

Contexte[1]

Après avoir été réélu en 1977 de justesse face au socialiste Alain Savary, notamment grâce au découpage de la ville en 3 secteurs, Pierre Baudis échoue en 1978 à se faire réélire député de la 2e circonscription de la Haute-Garonne. Circonscription pour laquelle il avait été 4 fois député depuis 1958, et qui est gagnée par un certain Gérard Bapt qui l'emporte avec 51,24 %, puis 63,84 % en 1981. Entre temps, François Mitterrand remporte l'élection présidentielle avec 58,56 % à Toulouse.

Désormais dans l'opposition au niveau national, du haut de ses 67 ans, et avec des critiques sur certaines décisions comme le manque de transports en commun, la rocade Sud, le projet de voies sur berge ou l'opération urbaine de Compans Caffarelli, Pierre Baudis passe le flambeau à son fils.

Candidatures déclarées

Premier tour

Sept candidats briguent la mairie de Toulouse :

Gérard Bapt (PS), « Mieux vivre à Toulouse » avec le PCF, le MRG et le PSU

Âgé de 37 ans, cardiologue de profession, Gérard Bapt est député de Haute-Garonne depuis 1978 où il a délogé l'actuel maire Pierre Baudis. Fort de la dynamique nationale de la gauche, et grâce à une union des partis de gauche, la liste met la pression sur "Baudis fils", dénonçant un apolitisme de façade[2]. Le programme porte notamment les questions du logement, de l'amélioration des transports en commun, l'achèvement du périphérique Est ou encore l'implantation de nouveaux commissariats de quartiers ouverts la nuit.

Dominique Baudis (UDF), « Toulouse pour tous » avec le CDS, le RPR, le PSD, le PR et les Radicaux

Prenant le relais de son père, Pierre Baudis, Dominique Baudis joue à son tour la carte de l'apolitisme avec une liste composée à moitié de personnalités non encartées, le 50 % restant étant partagé entre le RPR et les différentes composantes de l'UDF. L'un des thèmes central de la campagne tourne autour de l'amélioration des transports avec la réalisation d'un métro léger, en opposition avec la gauche qui pousse pour un tramway[3].

07.02.1983. Débat D. Baudis. G. Bapt. F. Cousteaux. Municipales. (1983) - 53Fi3627
Débat entre Dominique Baudis et Gérard Bapt le 7 février 1983

Costesèque

Christian Dancale[4]

Engagé dans l'armée pour rejoindre l'Indochine en 1952, où il obtiendra la médaille militaire et la Croix de guerre, il se lance dans le culturisme à son retour. Elu "Plus bel apollon d'Europe" en 1960, il ouvre la première salle de musculation de la ville, rue Saint-Rome, ainsi que le premier local des Restos du Cœur en 1986. Personnage haut en couleurs, il ne porte pas de programme.

Anne-Marie Laflorentie (LO)[5]

Agée de 41 ans, Anne-Marie Laflorentie est engagée à Lutte ouvrière depuis 1968 alors qu'elle avait vingt ans, elle est ouvrière monteuse câbleuse à la Compagnie Internationale pour l'Informatique (CII).

Roussée (Verts)

René Segond[6]

Avocat à la cour de Toulouse, René Segond retente sa chance après s'être présenté en 1977 sous une liste de la gauche gaulliste.

Affaire des faux documents[2]

La campagne Toulousaine est marquée par une série de publications de faux documents contre les deux principaux candidats.

Le 26 janvier 1983, les faussaires attaquent Dominique Baudis en reprenant les codes du journal "Le meilleur" et en titrant "Dominique correspondant de guerre au Liban mon œil !" accompagné d'un photomontage et d'un dépliant "Toulouse pour moi" au lieu du slogan du candidat "Toulouse pour tous". Le candidat ainsi que le journal porteront plainte.

Le 10 février, récidive contre Gérard Bapt cette fois, avec la publication d'une fausse lettre où le candidat dénoncerait les calomnies des siens et annoncerait se retirer de la course au Capitole. Une lettre qui sera diffusée à quelques milliers d'exemplaires dans divers quartiers de la ville. Après dépôt de plainte, Gérard Bapt accuse le RPR et une série de perquisitions aura lieu chez trois militants de Dominique Baudis.

Enfin le 3 mars, un pastiche du journal "Toulouse Matin" affirme que l'ancien maire SFIO Louis Bazerque se présenterait à la mairie tout en critiquant les candidats Baudis et Bapt.

En 2013, dans le livre "Toulouse, années 80, un goût certain pour le sabotage", on apprend que ces campagnes émanaient de libertaires.

Résultats

Notes et références

Liens externes

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