Élections municipales de 1995 à Toulouse
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| Élections municipales de 1995 à Toulouse | ||||||||||||||
| Maire de Toulouse | ||||||||||||||
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| et | ||||||||||||||
| Type d’élection | Election municipale | |||||||||||||
| Postes à élire | 69 conseillers municipaux | |||||||||||||
| Corps électoral et résultats | ||||||||||||||
| Population | 358 688 | |||||||||||||
| Inscrits | 212 313 | |||||||||||||
| Votants | 114 504 | |||||||||||||
| 54,93 % | ||||||||||||||
| Dominique Baudis – UDF | ||||||||||||||
| Voix | 67 124 | |||||||||||||
| 58,62 % | ||||||||||||||
| Sièges obtenus | 57 | |||||||||||||
| Jacques Lévy – PS | ||||||||||||||
| Voix | 29 695 | |||||||||||||
| 25,93 % | ||||||||||||||
| Sièges obtenus | 10 | |||||||||||||
| Jean-Pascal Serbera – FN | ||||||||||||||
| Voix | 7 866 | |||||||||||||
| 6,86 % | ||||||||||||||
| Sièges obtenus | 2 | |||||||||||||
| Composition du conseil municipal élu | ||||||||||||||
| Maire de Toulouse | ||||||||||||||
| Sortant | Élu | |||||||||||||
| Dominique Baudis UDF |
Dominique Baudis UDF | |||||||||||||
| http://www.toulouse.fr | ||||||||||||||
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Les élections municipales de 1995 à Toulouse voient une nouvelle fois la victoire de Dominique Baudis, rempilant ainsi pour un troisième mandat.
Fief historique de la SFIO, Toulouse ayant basculé à droite depuis 1971, la gauche unie n'améliore pas son score et offre au maire sortant une élection dès le premier tour avec 58,62 % des voix. Élection qui permet par la même occasion l'entrée pour la première fois d'élus d'extrême droite au conseil de Toulouse, du fait du seuil de 5 % plus faible au premier tour, le tout dans un contexte national de percée du Front national lors de la récente présidentielle et de baisse du taux de participation.
Premier tour
Huit candidats briguent la mairie de Toulouse :
Dominique Baudis (UDF), « Ensemble aimons Toulouse » avec le CDS et le RPR
Elu à la suite de son père, Pierre Baudis, en 1983, puis réélu en 1989, Dominique Baudis dit aborder ces nouvelles élections sereinement malgré le contexte national où Lionel Jospin a récolté 51,78 % des voix à Toulouse lors de la présidentielle un mois plus tôt. L'ex-journaliste vedette est en position de force grâce à son bilan, avec la récente inauguration de la première ligne de métro en 1993 ou encore la santé financière de la ville dont le désendettement est passé de 2,7 milliards de francs en 1988 à 357 millions en 1995, sans compter un autofinancement d'environ 90 %[1]. Son programme, dans la continuité, repose sur l'ouverture d'une deuxième ligne de métro ou encore la création d'un centre des congrès.
Christian Dancale[2]
Engagé dans l'armée pour rejoindre l'Indochine en 1952, où il obtiendra la médaille militaire et la Croix de guerre, il se lance dans le culturisme à son retour. Elu "Plus bel apollon d'Europe" en 1960, il ouvre la première salle de musculation de la ville, rue Saint-Rome, ainsi que le premier local des Restos du Cœur en 1986. Personnage haut en couleurs, il ne porte pas de programme.
Thierry Dupin (PT)
Employé de France Télécom, Thierry Dupin axe sa campagne sur le maintien des services publics, la titularisation des emplois municipaux précaires et la restitution des fonds publics alloués aux entreprises privées.
Jacques Lévy (PS), avec le PCF, MRG et le MDC
Après un premier échec lors des élections précédentes, l'avocat toulousain retente sa chance avec de nouveau une union de la gauche. Sa campagne aborde notamment le sujet du logement avec le prix du foncier et la gestion des HLM, ainsi que ce qu'il considère comme une "privatisation de la ville" avec la concession de la gestion de l'eau à la Compagnie Générale des Eaux en 1990[1].
Marie-Françoise Mendez (LV) [3]
Éducatrice spécialisée de 44 ans, elle succède à Gérard Onesta qui avait échoué de peu à franchir la barre des 5 % lors des municipales de 1989.
Razali
Robert Roig (LO)
Technicien dans l'aérospatiale, Robert Roig est fils d'ouvrier d'origine catalane ayant débuté en politique lors des événements de mai 1968. Il est le candidat désigné par lutte ouvrière depuis 20 ans mais n'a jamais eu de mandat politique local.
Jean- Pascal Serbera (FN)
Médecin généraliste, Jean-Pascal Serbera est secrétaire départemental du FN.