Élections municipales de 2001 à Toulouse

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Typed’électionElection municipale
Postes à élire69 conseillers municipaux
Population390 350
Inscrits204 985
Élections municipales de 2001 à Toulouse
Maire de Toulouse
et
Type d’élection Election municipale
Postes à élire 69 conseillers municipaux
Corps électoral et résultats
Population 390 350
Inscrits 204 985
Votants au 1er tour 122 898
59,95% en augmentation 5
Votants au 2d tour 135 999
66,35%
Philippe Douste-Blazy UDF
Voix au 1er tour 49 536
41,53%
en diminution 17,1
Voix au 2e tour 72 407
55,13%
Sièges obtenus 54 en diminution 3
François Simon PS
Voix au 1er tour 33 273
27,89%
en augmentation 2
Voix au 2e tour 58 939
44,87%
Sièges obtenus 15 en augmentation 5
Composition du conseil municipal élu
Diagramme
Maire de Toulouse
Sortant Élu
Dominique Baudis
UDF
Philippe Douste-Blazy
UDF
http://www.toulouse.fr

Les élections municipales de 2001 à Toulouse voient une victoire du centre droit qui conserve la mairie après 30 ans de mandats sous la famille Pierre Baudis et Dominique Baudis.

Fief historique de la SFIO, Toulouse a en effet basculé à droite en 1971 et n'en a plus changé depuis. La gauche espérait profiter du retrait de la vie politique locale de Dominique Baudis[1], largement réélu lors des précédentes élections, pour récupérer la ville.

Mais le , le candidat UDF Philippe Douste-Blazy l'emporte finalement avec une avance confortable de 55,13 %, soit 13 468 voix de plus sur son rival socialiste François Simon.

Premier tour

Dix candidats briguent la mairie de Toulouse :

Salah Amokrane (Motivés !), « Motivé-e-s ! »

Âgé de 36 ans, Salah Amokrane est un militant associatif. En 1988, il monte un centre d'animation pour enfants qui verra naître entre autres le groupe musical Zebda. En 1997, il produit avec ces derniers l'album "Motivé" qui sera classé disque d'or. Sans réel programme, la liste axe sa campagne sur les thèmes de la démocratie participative, les emplois jeunes, l'économie solidaire, l'extension du droit au logement et à la santé ou encore la lutte contre l'exclusion et le racisme[3].

Philippe Douste-Blazy (UDF), « Toulouse pour tous », avec le RPR, DL et le RPF[4]

Âgé de 48 ans, Philippe Douste-Blazy est docteur en médecine. Maire de Lourdes depuis 1989, il fut également ministre de la culture dans le gouvernement Juppé (1995-1997). Député des Hautes-Pyrénées, il est aussi président du groupe UDF à l'Assemblée nationale. Parmi les propositions, on retrouve la poursuite du projet du métro B, le passage du parc d'autobus au gaz naturel, la création de cinq zones vertes ou encore le maintient des impôts au même niveau pendant six ans et de ne pas emprunter[5].

Thierry Dupin, (PT) « Liste pour la défense de la démocratie et des services publics »

Employé de France Télécom de 46 ans, Thierry Dupin retente sa chance sous la même étiquette. Il axe sa campagne sur le maintien des services publics, la titularisation des emplois municipaux précaires et la restitution des fonds publics alloués aux entreprises privées[6].

Gérard Fouré-Labrot, « 100 % Toulouse »[7]

Conseiller municipal, Gérard Fouré-Labrot se déclare en dernière minute sans l'appui de partis politiques. Issu d'une vieille famille toulousaine, il est commissaire priseur et vice-président de la Ligue national de tir.

Serge Laroze (FN), « Faire front pour Toulouse »

Âgé de 60 ans, Serge Laroze est un ingénieur en aéronautique ainsi que conseiller régional FN de Midi-Pyrénées. Il s'est déjà présenté seize fois à diverses élections.

Marie-Françoise Mendez (LV), « Les verts avec Marie-Françoise Mendez »

Éducatrice spécialisée de 44 ans, elle s'est déjà présentée lors des élections de 1995 en frôlant les 5%. Les écologistes proposent, entre autres, la création d'un réseau de transports en commun en site propre, un nouveau schéma d'urbanisme, la création d'un service municipal de l'énergie, de mairies de quartiers ou encore l'interdiction des vols de nuits à Blagnac[8].

Aline Pailler (LCR), « 100 % à gauche »[9]

Journaliste, productrice, écrivaine et membre du Conseil économique et social de 45 ans, elle est connue pour son implication dans la lutte pour les sans-papiers, les droits sociaux et le droit des femmes.

Robert Roig (LO), « Liste lutte ouvrière »[10]

Technicien dans l'aérospatiale âgé de 57 ans, Robert Roig est fils d'ouvrier d'origine catalane ayant débuté en politique lors des événements de mai 1968. Il est le candidat désigné par lutte ouvrière depuis 27 ans mais n'a jamais eu de mandat politique local.

Jean-Pascal Serbera (MNR), « Rétablir la sécurité »

Médecin généraliste de 43 ans, Jean-Pascal Serbera est secrétaire départemental du FN et conseiller municipal à Toulouse depuis 1995. Il rejoint le parti de Bruno Mégret en 1998 pour lequel il se présente en 2001.

François Simon (PS), « Avec François Simon », avec le PCF, le PRG, MDC et le POC

Également médecin, François Simon est à 46 ans le créateur des Restos bébés du cœur et d'une association de soutien à domicile. Il entre au conseil municipal de Toulouse en 1995 et en est le président du groupe socialiste. Il porte dans son programme la construction de 20% de logements sociaux bien répartis dans l'agglomération, d'un tramway circulaire en plus du métro B ou encore la transformation de l'île du Ramier en "poumon vert" grâce au déplacement du parc des exposition vers Montaudran suite au départ d'Air France Industries[5].

Deuxième tour

Trois candidats accèdent au second tour pour gagner la mairie de Toulouse. Suite aux tractations, seulement deux candidats se présentent face aux Toulousains :

Philippe Douste-Blazy (UDF), « Toulouse pour tous », avec le RPR, DL et le RPF[11]

Annoncé clairement dès le départ, Philippe Douste-Blazy ne fusionne avec personne au deuxième tour car ayant déjà fait l'union du centre et de la droite au premier tour. Pour capter l'électorat d'extrême droite, il axe sa campagne sur deux thèmes que sont la lutte contre l'insécurité et le refus de « laisser entrer l'extrême gauche au Capitole ».

François Simon (PS), « Toulouse en Mouvement », avec le PCF, le PRG, le MDC, le POC, LV et Motivé-e-s![12]

Dès le lundi soir, vers 23h, socialistes, communistes, écologistes et associatifs annoncent un accord en compagnie du groupe Zebda. Ce double accord comprend d'une part un « contrat de gestion » avec les Verts qui implique un programme commun mêlant les 35 propositions du socialiste et des propositions écologistes en matière de transports et de cadre de vie. D'autre part, il s'agit d'un "contrat de majorité" avec les Motivé-e-s qui affichent une volonté commune sans pour autant impliquer les militants dans la gestion de la ville.

La nouvelle liste de François Simon comporte ainsi 17 Motivé-e-s et 6 Verts qui s'ajoutent aux 25 candidats PS, 7 du PCF, 3 du PRG, 2 du MDC, 1 du Parti Occitan, 1 du PSOE et 7 de la société civile[13]. Marie-Françoise Mendez et Salah Amokrane figurent respectivement en 3ème et 5ème position.

Sondages

Premier tour

Pourcentage selon les partis et têtes de liste retenus
Institut Date Échantillon PT LO LCR LV Motivé-e-s! PS-PCF PRG UDF DVD FN MNR
Dupin Thierry Roig Robert Pailler Aline Mendez Marie-Françoise Amokrane Salah Simon François Guy Debuisson Douste-Blazy Philippe Foure-Labrot Gerard Laroze Serge Serbera Jean-Pascal
IPSOS 28 février au - 1 2 6 15 26 40 4 3
IPSOS 6 au 500 1 2 6 15 26 40 4 3
CSA 2 au 601 1 4 7 14 31 36 2 3 2
IFOP 2 au 601 3 6 8 12 23 41 4 3
IFOP 31 octobre au 602 1 1 12 9 24 1 45 4 2

N.B. :

  • en gras sur fond coloré : le candidat arrivé en tête du sondage ;
  • en gras sur fond blanc le candidat arrivé en deuxième position du sondage.

Second tour

Sondages avec listes définitives - 2d tour
Institut Date Échantillon PS-PCF-PRG LR-LREM-UDI
Simon François Philippe Douste-Blazy
IPSOS 28 février au - 48 52
IPSOS 6 au 500 49 51
CSA 2 au 601 51 49
IFOP 2 au 601 47 53
IFOP 31 octobre au 602 44 56

N.B. :

  • en gras sur fond coloré : le candidat arrivé en tête du sondage .

Résultats

Notes et références

Liens externes

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