Équipe d'Italie de football

équipe nationale masculine de football From Wikipedia, the free encyclopedia

L'équipe d'Italie de football (en italien : Nazionale italiana di calcio[2]) est la sélection de joueurs italiens représentant le pays lors des compétitions internationales de football masculin, sous l'égide de la Fédération italienne de football.

Association FIGC
Confédération UEFA
Couleurs Bleu et blanc
Surnom Gli Azzurri Les Azur »)
La Nazionale La Nationale »)
Squadra Azzurra Équipe azur » ; en France)
Faits en bref Association, Confédération ...
Équipe d'Italie
alt=Écusson de l' Équipe d'Italie
Généralités
Association FIGC
Confédération UEFA
Couleurs Bleu et blanc
Surnom Gli Azzurri Les Azur »)
La Nazionale La Nationale »)
Squadra Azzurra Équipe azur » ; en France)
Classement FIFA en augmentation 12e (1 avril 2026)[1]
Personnalités
Sélectionneur Silvio Baldini (intérim)
Capitaine Gianluigi Donnarumma
Plus sélectionné Gianluigi Buffon (176)
Meilleur buteur Luigi Riva (35)
Rencontres officielles historiques
Premier match (115 ans)
(6-2, France)
Plus large victoire 9-0, États-Unis
()
Plus large défaite 1-7, Hongrie
()
Palmarès
Coupe du monde Phases finales : 18
Médaille d'or, Coupe du MondeMédaille d'or, Coupe du MondeMédaille d'or, Coupe du MondeMédaille d'or, Coupe du Monde Vainqueur (4) en 1934, 1938, 1982 et 2006
Championnat d'Europe Phases finales : 11
Médaille d'or, EuropeMédaille d'or, Europe Vainqueur (2) en 1968 et 2020
Ligue des nations Phases finales : 2
Médaille de bronze, EuropeMédaille de bronze, Europe 3e (2) en 2021 et 2023
Coupe des confédérations Phases finales : 2
Médaille de bronze, monde 3e (1) en 2013
Jeux olympiques Médaille d'or, Jeux olympiques Vainqueur (1) en 1936

Maillots

Domicile
Extérieur
Fermer

La sélection italienne est, derrière l'équipe du Brésil, et avec l'Allemagne, une des trois formations nationales qui comptent le plus grand nombre de victoires en Coupe du monde : quatre, en 1934, 1938, 1982 et 2006. Elle a également atteint deux autres fois la finale en 1970 et en 1994, toutes deux contre le Brésil. L'Italie a par ailleurs remporté les Jeux olympiques en 1936 et le Championnat d'Europe en 1968, à domicile, ainsi qu'en 2021 à Wembley, en Angleterre. Elle a perdu deux autres finales européennes en 2000 et 2012. Elle est classée au 1er rang du classement mondial de la FIFA en novembre 1993 puis à plusieurs reprises pendant l'année 2007. Elle manque cinq éditions de la Coupe du monde : en 1930 (invitation déclinée)[3], 1958, puis trois fois consécutivement, en 2018, 2022 et 2026.

La sélection italienne détient le record de matchs sans défaite d'affilée (37 matchs, 30 victoires et 7 nuls). La série a débuté le 10 octobre 2018 avec un match nul contre l'Ukraine (1-1) et s'est terminée avec la défaite du 6 octobre 2021 contre l'Espagne (1-2)[4].

L'équipe d'Italie est surnommée en France la Squadra azzurra Équipe bleue »), en référence à la couleur bleue de son maillot, et en Italie la Nazionale Nationale ») ou gli Azzurri les Bleus »).

Histoire

Genèse

Photo de la sélection avant son premier match en 1910.

Malgré la fondation de la Fédération italienne de football (Federazione Italiana Giuoco Calcio, FIGC) dès 1898 et son affiliation à la Fédération internationale de football association (FIFA) en 1905, la sélection d'Italie ne fait ses débuts sur la scène internationale qu'en 1910, plusieurs années après plusieurs de ses voisins et près de 40 ans après l'Angleterre et l’Écosse[5]. La FIGC décide donc en janvier 1910 d'organiser un match. Umberto Meazza, membre du comité d'arbitrage italien, est désigné entraîneur. La sélection dispute son premier match le à l'Arena Civica de Milan face à la France[6]. Les Italiens, qui jouent en blanc, l'emportent sur le score de 6-2. Le premier buteur de l'histoire de la sélection est Pietro Lana, qui réalise à cette occasion un triplé[7],[8]. Le , pour son 3e match, face à la Hongrie, l'Italie utilise pour la première fois un maillot bleu, la maglia azzurra, en hommage à la famille royale de Savoie[9],[10].

Un an plus tard, les Italiens participent à leur premier tournoi officiel à l'occasion des Jeux olympiques d'été de 1912 à Stockholm, sous la direction de Vittorio Pozzo. Ils sont battus en match de préparation par la France, à domicile (3-4). Ils s'inclinent au premier tour contre la Finlande (2-3 a. p.). Reversés dans le tournoi de consolation, ils battent la Suède (1-0) puis s'inclinent face à l'Autriche (5-1)[11].

Les internationaux Mario Magnozzi et Raimundo Orsi.

Après deux ans de matchs amicaux, la Première Guerre mondiale met un coup d'arrêt au développement du football. La sélection italienne se retrouve en , après cinq années d'interruption, en vue des Jeux olympiques de 1920, à Anvers[6]. Les Italiens battent au premier tour l'Égypte (2-1), première sélection non-européenne à participer aux Jeux, mais s'incline en quart de finale face à la France (1-3), puis en demi-finale des repêchages face à l'Espagne (0-2)[12]. Quatre ans plus tard, les Transalpins sont de nouveau inscrits au tournoi olympique, à Paris. Organisé sous l'égide de la FIFA, le tournoi olympique de 1924 voit la participation de l'Équipe d'Uruguay de football, venue du continent sud-américain, et s'impose ainsi comme véritable compétition mondiale de football. Dirigée par Pozzo, de retour, l'Italie écarte l'Espagne (1-0) puis le Luxembourg (2-0) mais s'incline en quart de finale face à la Suisse de Teddy Duckworth. Cette dernière s'inclinera en finale face à l'Uruguay, qui a ébloui les observateurs[13].

En 1928, les Italiens obtiennent des résultats prometteurs aux Jeux olympiques d'Amsterdam : ils battent la France pour leur entrée en lice (4-3), et éliminent l'Espagne en quart de finale (1-1 a.p. puis 7-1). Malgré une belle résistance, l'aventure prend fin en demi-finale face à l'Uruguay (2-3), qui rajoutera une seconde médaille d'or à son palmarès. Les Italiens enlèvent finalement la médaille de bronze en écrasant l'Égypte (11-3) et terminent avec l'attaque la plus prolifique du tournoi[14]. En parallèle l'Italie dispute avec l'Autriche, la Tchécoslovaquie, la Hongrie et la Suisse, la première édition de la Coupe internationale (appelée Coupe Antonín Švehla, du nom du premier ministre de la Tchécoslovaquie à l'origine du tournoi), organisée sous forme de championnat sur près de trois ans. Une écrasante victoire en Hongrie en (5-0) font des Italiens les vainqueurs de la compétition, avec cinq succès en huit matchs[15].

En 1930, la fédération italienne, un temps candidate à l'organisation de la première édition de la Coupe du monde de football[16], décline finalement l'invitation de la FIFA et n'envoie pas de sélection en Uruguay, comme d'autres pays européens touchés par la crise économique[17]. En 1931-1932, l'Italie termine 2e de la 2e édition de la Coupe internationale derrière la Wunderteam autrichienne[15].

Triomphe de l'Italie de Vittorio Pozzo (années 30)

L'Italie, sous le joug fasciste de Mussolini depuis 1922, obtient l'organisation de la seconde édition de la Coupe du monde, en 1934. L'Uruguay, tenant du titre, boycotte le tournoi en représailles de l’attitude des Européens quatre ans plus tôt, tout comme l'Angleterre, l'inventeur du jeu, qui n'est toujours pas revenu dans le girons de la FIFA et persiste dans son isolement[18]. L'entraîneur Vittorio Pozzo s'appuie sur neuf joueurs de la Juventus de Turin (on parle alors de la Nazio-Juve), dont les attaquants Giovanni Ferrari et Raimundo Orsi et le milieu Luis Monti, joueur naturalisé qui a disputé la première Coupe du monde avec l'Argentine. Pozzo fait également appel au buteur Giuseppe Meazza, sociétaire de l'Ambrosiana (futur Inter Milan) qui donnera plus tard son nom au stade de Milan.

Le but de Schiavio en finale de la Coupe du monde 1934.

Les Italiens écartent facilement les États-Unis en huitième de finale (7-1) puis peinent face à l'Espagne en quart de finale à Florence. La rencontre, marquée par de nombreux gestes de violence et un arbitrage clément, se solde par un match nul après prolongation (1-1). Le match doit être rejoué dès le lendemain, quatre Italiens et sept Espagnols sont incapables de tenir leur place. Meazza qualifie les siens en inscrivant le seul but de la rencontre. Enrique Guaita tient à son tour le rôle du héros en demi-finale, pour écarter l'Autriche de Matthias Sindelar. Les Italiens ont encore une fois bénéficié d'un arbitrage favorable[19]. La finale se joue au Stadio Nazionale del P.N.F. face à la Tchécoslovaquie devant 50 000 spectateurs. Alors qu'il reste un quart d'heure à jouer, l'ailier tchécoslovaque Antonín Puč ouvre le score sur un corner. Quelques minutes plus tard, l'Argentin naturalisé Raimundo Orsi égalise. Au début de la prolongation, Meazza passe à Angelo Schiavio qui marque le but de la victoire. La Nazionale remporte la coupe du monde à domicile[20],[21].

L'Italie en 1934...
...et 1938 (coupes du monde).

Le , le champion du monde italien va défier l'Angleterre sur son terrain. La rencontre est si violente qu'elle est surnommée la « Bataille de Highbury », elle est remportée par les Anglais (3-2)[22].

En 1935, les Italiens enlèvent la 3e édition de la Coupe internationale, devant l'Autriche encore[15]. L'année suivante, la Nazionale confirme sa suprématie mondiale en remportant la médaille d'or aux Jeux olympiques de Berlin. Après avoir passé le premier tour dans des circonstances qui prêtent à polémique - les Italiens empêchent physiquement l'arbitre d'expulser l'un des leurs - l'Italie retrouve en finale l'Autriche qu'elle domine grâce à un doublé de Annibale Frossi, déjà buteur décisif en demi-finale face à la Norvège[23].

Lors de la Coupe du monde de 1938 en France, l'Italie est logiquement favorite à sa propre succession, d'autant que l'Uruguay et l'Argentine persistent dans leur boycott des tournois organisés en Europe, que l'Espagne, en proie à une guerre civile, est empêchée et que l'Autriche a dû déclarer forfait à la suite de son annexion par l'Allemagne nazie[24]. Outre l'entraîneur Pozzo, Giuseppe Meazza et Giovanni Ferrari sont toujours présents et forment avec l'attaquant de la Lazio Silvio Piola une ligne d'attaque redoutable. Après une entrée en matière difficile à Marseille contre la Norvège (victoire 2-1 après prolongation), les Italiens battent, tout de noir vêtu, la France à Colombes (3-1, avec un doublé de Piola)[25]. En demi-finale au Stade Vélodrome, ils s'imposent difficilement 2-1 face aux Brésiliens privés de leur vedette Leônidas, laissé au repos, puis remportent la finale à Colombes contre la Hongrie 4-2, grâce à deux doublés de Colaussi et Piola, le capitaine Meazza délivrant deux passes décisives[26].

En , alors que la Seconde Guerre mondiale est déclarée, l'Italie s'incline à Zurich face à la Suisse, mettant fin à une série de trente matchs sans défaite. La sélection est mise en sommeil en , alors que le régime de Mussolini se trouve en difficulté militaire.

Après-guerre, vingt années de disette (1945-1964)

La Nazionale est de nouveau réunie en . Vittorio Pozzo, toujours aux commandes, compose en avril et mai 1947 une sélection de joueurs venant exclusivement de deux clubs de Turin, la Juventus et le Torino, les deux principaux clubs nationaux du moment, une première dans l'histoire de la sélection italienne[27],[28].

Après une interruption de plus de dix ans, la Coupe du monde reprend en 1950, au Brésil. La compétition se déroule un an après le drame de Superga, une des plus grandes tragédies dans l'histoire du sport italien au cours de laquelle disparaissent les joueurs du Grande Torino, vainqueur sans discontinuité du championnat italien de 1946 à 1949. Privée d'une partie de ses meilleurs joueurs, l'Italie ne peut aligner une équipe suffisamment compétitive. L'Italie termine tout de même deuxième de sa poule du premier tour du mondial 1950, mais est éliminée car seule la première place donne accès à la poule finale. L'Italie entre alors dans une longue période d'insuccès sur le plan international. Éliminée au premier tour en 1954, 1962 et 1966, l'Italie échoue même à se qualifier pour la Coupe du monde de 1958 après une défaite en Irlande du Nord[29]. Cet échec en qualification ne se reproduira que 60 ans plus tard avec la non-qualification à l'édition 2018. Entre 1948 et 1953 puis entre 1955 et 1960, les Italiens participent aussi aux deux dernières éditions de la Coupe internationale dont ils terminent à l'avant-dernière place[15]. En 1958 et 1959, l'Italie aligne la pire série de son histoire, avec huit matchs sans victoire.

La « bataille de Santiago » en 1962.

Lors de la Coupe du monde 1962, la Squadra Azzurra tombe dans un groupe relevé avec la Suisse, l'Allemagne de l'Ouest et le pays organisateur, le Chili. Après un résultat nul contre l'Allemagne (0-0), elle s'incline face au Chili (2-0) dans un match particulièrement violent connu comme la « bataille de Santiago ». Il est disputé dans un climat de fortes tensions, alimentées par les propos de journalistes italiens sur l'état du pays hôte. Après plusieurs gestes violents de part et d'autre, l'Italien Giorgio Ferrini est expulsé, mais refuse de sortir du terrain jusqu'à l'intervention des policiers. Les coups redoublent, et un autre Italien, Mario David est expulsé avant la pause. À neuf, les Italiens résistent jusqu'à un quart d'heure de la fin, mais sont finalement battus[30]. Au moment de disputer le dernier match du groupe 2, l'Italie est déjà éliminée car l'Allemagne a battu le Chili. Elle s'impose pour l'honneur contre la Suisse (3-1).

Lors de la Coupe du monde 1966, après avoir bien entamé le tournoi par une victoire sur le Chili (2-0), l'Italie s'incline face à l'Union soviétique (0-1) et subit enfin une humiliation en perdant contre la Corée du Nord 0-1 à Middlesbrough, pour l'une des plus grosses sensations de l'histoire de la coupe du monde[31],[32].

L'Italie ne brille pas non plus par sa présence en Coupe d'Europe des nations, nouvelle compétition qui prend un peu la suite de la Coupe internationale. Non inscrite en 1960, elle est éliminée en huitièmes de finale en 1964 par l'Union soviétique.

Rivalité Rivera-Mazzola et retour au premier plan (1968-1974)

Le succès européen des clubs italiens sur la scène européenne (l'AC Milan de Nereo Rocco remporte notamment la Coupe des clubs champions européens en 1963 et 1969, l'Inter Milan d'Helenio Herrera en 1964 et 1965) bénéficie progressivement à l'équipe nationale.

Les Italiens vainqueur de l'Euro 1968.
Dino Zoff, double finaliste de la Coupe du monde, ici en 1970.

Ce retour au premier plan se traduit lors du Championnat d'Europe de 1968. Vainqueur de son groupe éliminatoire, l'Italie se débarrasse en quarts de finale de la Bulgarie, non sans difficulté (défaite 3 à 2 à Belgrade à l'aller, victoire 2 à 0 au retour). L'Italie se voit confier l'organisation de la phase finale. La demi-finale face aux Soviétiques s'achève sur un match nul et vierge après prolongation. Les tirs au but n'existant pas encore et le calendrier ne permettant pas de rejouer le match, la qualification pour la finale se décide donc sur un tirage au sort, au lancer de pièce. La chance sourit aux italiens, l'Italie rencontre en finale la Yougoslavie. Mise en difficulté et longtemps menée au score, la Nazionale de l'entraîneur Ferruccio Valcareggi reste au contact grâce aux exploits de Dino Zoff et parvient à égaliser par Angelo Domenghini en fin de rencontre. Une nouvelle prolongation est jouée et comme en demi-finale, elle ne donne rien. La finale doit être rejouée deux jours plus tard. La condition physique et l'organisation des Italiens fait enfin la différence (2-0)[33],[34],[32].

Deux ans plus tard, la Squadra Azzurra se présente parmi les favoris à la Coupe du monde au Mexique, au même titre que le Brésil de Pelé, l'Allemagne de l'Ouest ou l'Angleterre de Bobby Charlton, tenante du titre. L'Italie compte dans ses rangs quelques-uns des meilleurs joueurs européens comme le défenseur Giacinto Facchetti, les milieux Gianni Rivera et Alessandro Mazzola, que l'entraîneur Valcareggi ne se résout pas à associer, et les attaquants Luigi Riva ou Roberto Boninsegna.

Après un départ poussif, avec un seul but marqué en trois matchs au premier tour, l'attaque italienne se réveille et l'Italie bat nettement le Mexique en quart de finale (4-1), puis arrache la victoire en demi-finale contre l'Allemagne, 4-3 après prolongation. Ce match disputé au Stade Aztec de Mexico, au cours duquel cinq buts sont marqués durant la prolongation, est considéré encore aujourd'hui comme l'un des plus beaux matchs de l'histoire de la Coupe du monde[32],[35],[36]. C'est Gianni Rivera, entré en jeu à la place de Mazzola, qui marque le quatrième but décisif.

En finale, l'Italie, trop prudente et un peu émoussée, ne peut rien contre la magnifique équipe brésilienne emmenée par Pelé, Jairzinho, Tostão, Gérson et Rivelino, qui s'impose 4 buts à 1. Les Italiens font un temps illusion en égalisant par Boninsegna mais s'écroulent en seconde mi-temps[37],[38]. Néanmoins, cette Coupe du monde mexicaine confirme bien, deux ans après la victoire de Rome, le retour au premier plan de la Squadra Azzurra.

Tenante du titre, l'Italie remporte facilement son groupe éliminatoire à l'Euro 1972, mais est éliminée en quarts de finale par une solide équipe de Belgique[39].

Pour toute cette génération de joueurs italiens (Riva, Rivera, Mazzola) comme pour l'entraîneur Valcareggi, la coupe du monde 1974 organisée en Allemagne est l'ultime occasion de briller au niveau international. Après une victoire contre Haïti et un match nul contre l'Argentine, l'Italie est battue par la Pologne (2-1) et se trouve devancée par l'Argentine à la différence de buts. L'Italie rentre précipitamment à la maison, tandis que la Pologne s'affirme comme l'équipe surprise du tournoi, dont elle termine au 3e rang[40].

Sacre de la Squadra de Bearzot (1978-1986)

Enzo Bearzot prend en main l'équipe nationale en 1975 après l'échec du Mondial allemand. Devancés de peu par les Pays-Bas et la Pologne, deux des meilleures sélections du moment, dans un groupe éliminatoire de l'Euro 1976 relevé, les Azzurri réalisent deux ans plus tard un beau parcours lors de la Coupe du monde 1978. Pratiquant un beau football, l'Italie remporte son groupe du premier tour, sans doute le plus relevé de tous, en battant ses trois adversaires, la France, la Hongrie et surtout l'Argentine, sélection hôte et futur champion du monde. Au second tour, elle neutralise l'Allemagne, tenante du titre, bat l'Autriche avant de s'incliner lors du match décisif face aux Pays-Bas de Ernst Happel, qui confirment leurs résultats de 1974. En petite finale face au Brésil, les Italiens ouvrent le score, mais s'inclinent finalement (1-2)[41].

Pour la première fois, en 1980, le Championnat d'Europe voit la mise en place de groupes en phase finale, avec l'élargissement à huit équipes. Désignée comme organisatrice, l'Italie est qualifiée d'office pour l'Europeo. Logiquement favoris, les Italiens déçoivent pourtant. Le contexte du football italien est alors considérablement alourdi en raison du scandale de matchs truqués dans le Championnat d'Italie, connu comme le Totonero. L'attaquant Paolo Rossi, une des révélations italiennes du Mondial 1978, est suspendu pour deux ans[42]. En ouverture, les Italiens font match nul contre l'Espagne (0-0), puis gagnent à l'arraché sur l'Angleterre (1-0). Lors de la troisième et dernière journée, l'Italie ne parvient pas à remporter le match décisif, virtuellement une demi-finale, face la Belgique (0-0). Les deux équipes terminent à égalité de points et de différence de buts, mais ce sont les diables rouges qui se qualifient pour la finale grâce à un but marqué de plus. Les Italiens terminent certes le tournoi invaincus (une victoire et trois matchs nuls), mais hors du podium, la séance de tirs au but à l'issue du match pour la 3e place étant remportée par la Tchécoslovaquie (1-1, t.a.b. 8-9)[43].

Paolo Rossi est de retour juste à temps pour la Coupe du monde 1982 qui se déroule en Espagne[44]. L'Italie est loin de faire partie des favoris et cette impression est confirmée par un premier tour médiocre qui se traduit par trois matchs nuls contre la Pologne (0-0), le Pérou (1-1) et le Cameroun (1-1). Qualifiée miraculeusement aux dépens du Cameroun au nombre de buts marqués, la Squadra Azzurra va se métamorphoser lors du second tour en battant l'Argentine de Maradona (2-1) et le Brésil de Zico et Sócrates (3-2, triplé de Rossi)[45],[32]. Elle se défait de la Pologne en demi-finale (2-0, deux nouveaux buts de Rossi). En finale au Stade Santiago Bernabéu, l'Italie remporte son troisième titre de champion du monde en battant la RFA, 3-1. Auteur d'un nouveau but, Paolo Rossi termine meilleur buteur du tournoi avec six réalisations, et sera Ballon d'or à la fin de l'année. Pour lui, comme pour Bearzot, très critiqué avant le Mondial, c'est une revanche éclatante. D'autant plus que le niveau de jeu produit, la qualité des équipes affrontées et le parfait état d'esprit du groupe ne permet à personne d'exprimer de doute sur la légitimité de ce sacre[46].

Passé le triomphe de 1982, c'est un passage à vide qui attend pourtant l'Italie. Elle échoue en phase éliminatoire de l'Euro 1984 en terminant seulement 4e de sa poule avec une seule victoire, face à Chypre, en huit matchs. Cette élimination reste la pire prestation des 'Azzurri' dans une phase de qualification[47].

L'Italie est amenée à défendre son titre mondial lors la Coupe du monde 1986 au Mexique. Elle est nettement battue par la France (2-0), en huitièmes de finale. Après onze ans à la tête de la sélection, Bearzot tire sa révérence[48].

Échecs cruels de Vicini et Sacchi (1988-1996)

Le nouveau sélectionneur Azeglio Vicini apporte de grandes modifications et réussit à qualifier des Azzurri rajeunis pour l'Euro 1988 avec des résultats convaincants. Lors de cet Euro, l'équipe d'Italie propose un jeu plaisant, termine 2e de sa poule, à égalité de points avec l'Allemagne, avec deux victoires et un match nul au compteur. Elle est ensuite battue en demi-finale par l'Union soviétique (0-2)[49],[50].

L'Italie prépare ensuite « son » Mondiale, la Coupe du monde 1990 organisée à domicile, avec comme objectif un quatrième titre. Avec une génération de joueurs comme Paolo Maldini, Roberto Baggio, Roberto Donadoni plus un joueur « surprise » qui saura briller le temps d'une phase finale, Salvatore Schillaci, l'Italie réalise le parcours parfait jusqu'en demi-finale. Là, à Naples, elle se fait prendre dans les filets d'une équipe d'Argentine ultra-défensive pourtant conduite par Diego Maradona, l'idole du Napoli. La séance des tirs au but convient aux Argentins qui éliminent les Italiens[51],[32]. La déception ne sera pas apaisée par la troisième place décrochée quelques jours plus tard face à l'Angleterre (2-1) ni par le titre de meilleur buteur de Schillaci, auteur de six buts[52]. L'Italie termine le tournoi invaincu, avec six victoires en sept matchs, tout comme le champion du monde allemand.

Après un nouvel échec dans la course à la qualification pour l'Euro 1992, au bénéfice de l'URSS[n 1], l'Italie arrive à la Coupe du monde 1994 aux États-Unis avec humilité. Elle est battue d'entrée par l'Irlande 0-1, avant de battre difficilement la Norvège (1-0) et de concéder le match nul contre le Mexique(1-1). Fait rare, les quatre équipes terminent à égalité de points et de différence de buts. C'est le nombre de buts marqués qui permet de classer les équipes, mais là encore une égalité pour la seconde place persiste entre l'Irlande et l'Italie. Le résultat de la confrontation directe relègue l'Italie d'Arrigo Sacchi à la troisième place qui, en tant que « meilleur 3e », permet à l'Italie de se qualifier de justesse pour les 8e de finale[n 2]. Elle est à nouveau mise en difficulté, par le Nigeria, l'une des révélations du premier tour, mais arrache la victoire en prolongation (2-1). Plus sereine en avançant dans le tournoi, l'Italie poursuit sa route jusqu'en finale en battant l'Espagne en quart de finale (2-1) et la Bulgarie en demi-finale (2-1). Roberto Baggio, un des meilleurs joueurs de l'histoire du football italien, Ballon d'or 1993, joue un rôle prépondérant en marquant cinq des six buts italiens lors de ce tournoi. L'Italie retrouve le Brésil en finale. Loin du niveau de jeu de la fameuse finale de 1970, le match se conclut sur un score nul et vierge après prolongation, une première pour une finale mondiale. Le match n'étant pas rejoué, c'est la séance des tirs au buts qui va décider, pour la première fois, du vainqueur de la Coupe du monde. L'Italie perd à nouveau la séance, comme en 1990, en demi-finale, et laisse le quatrième titre mondial promis à l'une ou l'autre équipe aller du côté brésilien. Cruelle ironie, c'est Roberto Baggio qui manque le tir au but décisif[53].

Lors de l'Euro 1996, l'Italie ne va pas plus loin que le premier tour. La Squadra commence le tournoi par une victoire sur la Russie (2-1) et une défaite surprise face à la Tchéquie (1-2). Lors du troisième match, décisif, elle fait match nul contre l'Allemagne (0-0), malgré plusieurs occasions franches, dont un pénalty en début de match, et l'expulsion d'un Allemand[54]. Dans l'autre match, l'égalisation dans les derniers instants des Tchèques face aux Russes pousse l'Italie vers la sortie. En effet, malgré une meilleure différence de buts que la Tchéquie (les deux équipes ayant quatre points), les Tchèques s'emparent de la deuxième place qualificative sur le critère du résultat de la confrontation directe (défaite italienne)[55].

Une génération frustrée (1998-2004)

La malédiction des tirs au but se répète pour la troisième Coupe du monde d'affilée, en 1998 en France, à laquelle les Italiens se qualifient après un barrage difficile contre la Russie. Éliminés en quart de finale par les futurs champions du monde français (0-0 a.p., t.a.b. 3-4)[56], les Italiens quittent le tournoi invaincus après avoir réalisé un parcours honorable : premiers de leur groupe après un match nul contre le Chili (2-2) et deux succès contre le Cameroun et l'Autriche (respectivement 3-0 et 2-1), avant d'écarter la Norvège en 8e de finale sur un but de l'inévitable Christian Vieri[57].

Présentation des équipes avant la finale de l'Euro 2000.
Photographie de deux joueurs sur un terrain de football
Alessandro Del Piero et Francesco Totti pendant l'Euro 2000.

Lors de l'Euro 2000, l'Italie, entraînée par Dino Zoff, semble mettre fin à sa « malédiction » en remportant enfin une épreuve de tirs au but, en demi-finale contre les Pays-Bas, qui avaient manqué deux pénaltys au cours du match. En finale contre la France, les Italiens mènent au score jusqu'aux derniers instants du temps réglementaire, mais ils voient le titre qui leur tendaient les bras s'envoler lorsque les Français trouvent le chemin des filets par Wiltord, puis Trezeguet, auteur du but en or au début de la prolongation[32].

Pour arriver en finale, la Squadra azzurra avait une nouvelle fois terminé en tête de son groupe en dominant la Turquie 2-1 (grâce à un pénalty accordé à Filippo Inzaghi qui prête à polémique[58]), la Belgique coorganisatrice (2-0), la Suède (2-1), puis en battant facilement en quart de finale la Roumanie, réduite à dix à la suite de l'exclusion de Gheorghe Hagi (2-0)[59].

En 2002, c'est à nouveau le but en or qui arrête la sélection de Giovanni Trapattoni, en huitièmes de finale contre la Corée du Sud. Les Coréens égalisent dans les dernières minutes du temps réglementaire avant de marquer le but en or dans les dernières secondes des prolongations par Ahn Jung-hwan (2-1). Cette élimination suscite une polémique très forte en Italie sur l'arbitrage à la suite de l'expulsion, jugée très sévère, de Francesco Totti pour simulation[60], et du but de Damiano Tommasi, refusé pour un hors-jeu inexistant, pendant la prolongation[32]. Auparavant, la Squadra Azzurra avait réalisé un premier tour peu convaincant : victoire 2-0 contre l'Équateur, défaite contre la Croatie (1-2, où les Italiens se sont vu refuser deux buts qu'ils jugeaient valables) et un nul contre le Mexique (1-1), marqué également par des décisions arbitrales contestables[61].

L'Euro 2004 est un échec de plus. L'Italie commence son tournoi par un match nul et vierge face au Danemark puis se fait rejoindre au score dans son deuxième match face à la Suède (1-1). La victoire contre la Bulgarie (2-1) est insuffisante : en effet, le match nul (2-2) entre la Suède et le Danemark, avec une égalisation suédoise à la 89e minute, permet aux deux équipes de se qualifier pour le tour suivant. L'Italie est éliminée dès le premier tour sans avoir concédé de défaite[62].

Un joueur comme Paolo Maldini, qui a connu sur le terrain toutes ces désillusions successives de 1988 à 2002, pourrait se croire maudit. L'Italien vient en effet de passer quinze années en sélection, à parfois toucher du doigt la récompense suprême sans jamais pouvoir l'obtenir[63].

Champion du monde, pour la quatrième fois (2006)

Foule avec certaines personnes brandissant un drapeau Italien (photographie)
La joie des Italiens après l'égalisation de leur équipe contre la France.

La Squadra Azzurra met fin à sa période de disette lors de la Coupe du monde de 2006. Le contexte rappelle un peu celui de 1982 : le football italien est dans la tourmente en raison d'un vaste scandale de matchs truqués et d'arbitres achetés qui éclabousse quelques-uns des plus grands clubs italiens, à commencer par la Juventus[64]. Si l'équipe d'Italie est perturbée dans sa préparation par ce scandale, elle y puise également une source de motivation et une force intérieure qui lui seront précieuses[65].

Le président italien Giorgio Napolitano avec les footballeurs italiens célébrant la victoire.

L'équipe dirigée par Marcello Lippi et emmenée par plusieurs joueurs majeurs comme le gardien de but Gianluigi Buffon, le défenseur Fabio Cannavaro et le milieu de terrain Andrea Pirlo, termine en tête de son groupe, après un succès contre le Ghana (2-0), un match nul 1-1 contre les États-Unis, malgré l'expulsion de De Rossi et un but contre son camp, et une victoire sur les Tchèques (2-0). Les Azzurri franchissent ensuite un à un les obstacles : très difficilement en 8e de finale contre l'Australie, en s'en sortant à l'ultime minute et à 10 contre 11 sur un pénalty « généreux »[66], puis sans problème face à l'Ukraine (3-0) en quart de finale. En disputant un match de grande qualité contre le pays hôte en demi-finale à Dortmund, l'Italie confirme qu'elle est la bête noire de l'Allemagne en s'imposant au bout de la prolongation (2-0)[32]. En finale, le à Berlin, les Italiens décrochent une quatrième étoile en prenant leur revanche de 2000 sur la France. Le match est indécis, le Français Zinédine Zidane ouvre le score à 7e minute de jeu sur un penalty marqué d'une « panenka ». Ce pénalty litigieux est sifflé pour une faute de Marco Materazzi sur Florent Malouda[67] (une faute plus évidente n'est pas sifflée pour un tacle de Gianluca Zambrotta sur Malouda en seconde période). La Squadra égalise, en fin de première mi-temps, grâce à un but de la tête de Materazzi sur corner, peu après une tête de Luca Toni sur la barre transversale en reprise d'un corner frappé de la droite par Andrea Pirlo. Lors de la prolongation, Zidane est expulsé après un coup de tête sur Materazzi, alors que les Français prenaient l'ascendant. Cet incident change le cours du jeu et rééquilibre les forces, plus aucun but ne sera marqué. L'Italie, qui avait connu la première séance de tirs au but en finale de Coupe du monde douze ans plus tôt est à nouveau impliquée. Malheureuse la première fois, l'Italie remporte la Coupe du monde aux tirs au but (1-1 ap, 5 tirs au but à 3)[68].

Parcours convenables à l’Euro, gâchis au Mondial (2008-2016)

Les Italiens pendant la Coupe du monde 2010; éliminé au premier tour
Luca Toni lors de la finale de la coupe du monde 2006 ; remportée face à la France

Après un été 2006 de fête, Roberto Donadoni se voit confier la sélection en vue de l'Euro 2008. L'Italie retrouve la France en qualification. Malgré une défaite au Stade de France (1-3), elle reprend avec autorité la première place du groupe et se qualifie pour la phase finale. Elle y hérite du « groupe de la mort », composé de la Roumanie, des Pays-Bas et de la France, encore. Malgré une défaite initiale face aux Pays-Bas (0-3) et un match nul arraché à la Roumanie (1-1), elle parvient à se qualifier grâce à une victoire sur la France, précocement privée de Ribéry et réduite à dix (2-0)[69]. En quart de finale, elle est opposée à l'Espagne, donnée favorite[70] et future championne[71]. C'est aux tirs au but (0-0 a.p., t.a.b. 4-2) que les Italiens sont éliminés.

Après l'Euro, la fédération italienne décide de remercier Donadoni, dont l'objectif était d'amener l'Italie en demi-finale, et de rappeler Marcello Lippi, vainqueur de la Coupe du monde 2006. Invités à la Coupe des confédérations 2009, les Italiens l'emportent sur les États-Unis, réduits rapidement à dix (3-1), avant de s'incliner devant l'Égypte, à la surprise des observateurs (0-1), et de sombrer face au Brésil (0-3). Le tournoi intercontinental s'arrête là pour l'Italie[72]. Ensuite, elle devance lors des éliminatoires l'Irlande et la Bulgarie et se qualifie pour le Mondial sud-africain. La Squadra Azzurra s'est peu renouvelée depuis son titre et mise clairement sur l'expérience de ses joueurs[73].

Après des matchs de préparation inquiétants, les Italiens commencent le mondial 2010 contre le Paraguay, leur adversaire le plus difficile sur le papier. Menés au score à la suite d'un coup franc, ils égalisent par De Rossi (1-1). Face à la Nouvelle-Zélande, ils concèdent encore l'ouverture du score et malgré une forte domination, ne parviennent à égaliser que sur un pénalty généreux (1-1)[74]. L'Italie doit l'emporter face à la Slovaquie pour continuer l'aventure. Au bout d'un match à haute tension, elle s'incline (2-3) et connaît sa première élimination au premier tour depuis 1974 et sa plus sévère déconvenue en phase finale de Coupe du monde. Elle termine dernière du groupe F, sans avoir remporté le moindre match.

Photo de groupe d'une équipe sur un terrain de football
L'équipe italienne avant le match contre l'Angleterre lors d'un match d'Euro 2012 le 25 juin 2012

Nommé avant le mondial sud-africain, Cesare Prandelli prend la place de Lippi[75]. L'Italie domine sans contestation son groupe éliminatoire pour l'Euro 2012. Elle bat notamment les îles Féroé cinq buts à zéro, un écart qui n'avait plus été atteint depuis 23 ans. Le 12 octobre 2010, la réception à Gênes de la Serbie, son principal concurrent, est interrompue au bout de six minutes par les jets de fumigènes et des pétards de groupes de hooligans serbes[76]. L'Italie remporte le match sur tapis vert (3-0) sur décision de l'Union des associations européennes de football[77]. L'équipe de Prandelli bat également le l'Espagne, championne du monde et d'Europe en titre, lors d'un match amical de prestige à Bari (2-1).

Célébration du 2e but italien contre l'Allemagne. Balotelli est de dos.

En revanche, alors qu'une nouvelle affaire de matchs truqués secoue le football italien[78], l'Italie perd ses derniers matchs de préparation contre les États-Unis à domicile (0-1) et la Russie (0-3) ce qui inquiète les supporters. Elle commence l'Euro 2012 face à l'Espagne, qu'elle parvient à tenir en échec (1-1). Contre la Croatie, bête noire de la Squadra, les Italiens ouvrent le score sur un coup franc de Pirlo mais manquent les occasions de doubler le score, jusqu'à l'égalisation des Croates (1-1). Obligés de battre l'Irlande, déjà éliminée, lors de la dernière journée, les Italiens obtiennent leur qualification grâce à Cassano et Balotelli (2-0), les « enfants terribles » du football italien[79].

Cassano dominé par Sergio Ramos en finale.

En quart de finale, l'Italie dispute contre l'Angleterre un match haletant, mais sans but. La Squadra Azzurra se qualifie pour le dernier carré aux tirs au but. Elle affronte alors l'Allemagne, grande favorite mais qui lui a toujours réussi dans les matchs à élimination directe des tournois majeurs. Alors que Gianluigi Buffon repousse les tentatives allemandes, les Italiens se montrent incisifs en contre. Mario Balotelli inscrit un doublé et l'Allemagne ne parvient qu'à réduire l'écart sur pénalty en fin de match (1-2). L’Italie retrouve l’Espagne en finale. Les Ibériques prennent rapidement les devants et atteignent la pause avec deux buts d'avance grâce à une efficacité remarquable et aux arrêts de leur gardien Casillas. Réduite à dix après la pause à la suite d'une blessure, l'Italie sombre et s'incline lourdement (0-4) face à une sélection espagnole qui rentre dans l'histoire du football[80]. La Nazionale n’avait pas perdu sur un tel écart depuis un match face la Yougoslavie en Coupe internationale en 1957.

Finaliste de l'Euro 2012, l'Italie est de nouveau invitée à la Coupe des confédérations en 2013. Cette fois, elle fait honneur à son rang, en battant le Mexique (2-1) puis le Japon (4-3). La défaite face au Brésil (2-4), pays hôte, ne l'empêche pas de se retrouver en demi-finale, face à l'Espagne. Les tirs au but sont nécessaires pour départager les équipes et tournent en faveur des champions du monde (0-0 a.p., t.a.b. 7-6). En petite finale, les Italiens remportent la 3e place face à l'Uruguay, aux tirs au but encore (2-2 a.p., t.a.b. 3-2)[81].

L'Italie se qualifie sans difficulté majeure pour la Coupe du monde 2014 au Brésil. Le tirage au sort, dont les modalités prêtent à polémique, envoie l'Italie dans l'un des trois groupes les plus relevés, où elle doit affronter deux autres anciens champions du monde, l'Uruguay et l'Angleterre, ainsi que le Costa Rica[82]. Les Italiens abordent la phase finale après une préparation peu convaincante, marquée par un match nul le face à la modeste équipe du Luxembourg (1-1) où les Italiens ont manqué de réalisme[83], une défaite en Espagne (0-1) et un match nul en Irlande (0-0).

Lors de la première journée, la Squadra Azzurra fait bonne impression en s'imposant 2-1 face à la jeune équipe anglaise de Roy Hodgson. Elle tombe ensuite sur une incroyable équipe de Costa Rica et s'incline logiquement 0-1. Le 3e match contre l'Uruguay est décisif. Prandelli opte pour une défense du même style que la Juventus de Turin (une défense à trois). L'Italie part favorite car elle peut se contenter du match nul pour accéder au second tour. Le match est fermé, il y a peu d'occasions, les Italiens ne prennent aucun risque et défendent bien. Cette tactique marche très bien jusqu'à la 56e minuteClaudio Marchisio reçoit un carton rouge pour une semelle. Luis Suárez mord par ailleurs le défenseur de la Juventus Giorgio Chiellini sans que l'arbitre Marco Rodríguez ne l'ait vu[84]. L'Italie résiste en infériorité numérique mais finit par craquer : Diego Godín marque à la 81e minute le but de la qualification uruguayenne, du dos sur corner (0-1). L'Italie est éliminée au premier tour, comme en 2010. C'est une surprise pour certains spécialistes qui voyaient en la Squadra Azzurra une des favorites à la victoire finale. Une nouvelle page se tourne avec la démission de Prandelli ainsi que du président de la fédération italienne. C'est également la fin de la carrière en sélection d'Andrea Pirlo. Les Italiens ne se sont pas remis de leur titre de 2006. Au niveau mondial le pire reste à venir pour l'Italie, car le match contre l'Uruguay le 24 juin 2014 reste à ce jour, et au moins jusqu'en 2030, son dernier disputé en phase finale de Coupe du monde.

Le , Antonio Conte devient sélectionneur. Son objectif premier est de qualifier l'Italie pour l'Euro 2016 en France. L'Italie est versée dans le groupe H des éliminatoires. Elle y retrouve sa bête noire, la Croatie, ses deux anciens adversaires des éliminatoires de 2014, la Bulgarie et Malte, ainsi que la Norvège et l'Azerbaïdjan. Le , à une journée de la fin des éliminatoires, l'Italie assure sa qualification avec une victoire 3-1 en Azerbaïdjan[85]. Le lors du tirage au sort de la phase finale, l'Italie n'est pas tête de série. Elle hérite d'un groupe relevé, avec la Belgique, l'un des favoris et équipe en forme du moment, la Suède de Zlatan Ibrahimović et l'Irlande. Lors des matchs amicaux de mars, les Azzurri sont loin de convaincre et de faire oublier les doutes, avec un nul face à la Roumanie, une large défaite face à l'Allemagne (1-4) et un sursaut face à l'Espagne (1-1) où ils affichent un visage séduisant. Conte, le sélectionneur italien, annonce qu'il ne poursuivra pas son aventure avec la Squadra après l'Euro, et prendra en main le club de Chelsea.

Lors de son entrée dans le tournoi, l'Italie bat la Belgique 2 à 0 grâce à une rigueur tactique parfaite et une défense de fer conduite par la BBC de la Juventus (Barzagli, Bonucci et Chiellini). La Nazionale remporte son deuxième match contre la Suède sur la plus petite des marges grâce à un exploit personnel de Éder, ce qui lui assure la première place du groupe. Elle affronte l'Espagne en huitième de finale, pour un remake de la dernière finale de l'Euro 2012, où la Roja avait écrasé l'Italie 4-0. L'Espagne est cette fois-ci complètement dominée par la Nazionale d'Antonio Conte, défensivement infranchissable et tactiquement parfaitement en place, et s'incline 2-0. En quart de finale, l'Italie doit faire face à l'Allemagne, championne du monde et grande favorite à la victoire finale. La Mannschaft pense avoir fait le plus dur en ouvrant le score grâce à Mesut Özil contre une équipe italienne défensivement impeccable, mais Leonardo Bonucci parvient à égaliser sur pénalty. L'Italie résiste jusqu'au bout de la prolongation, mais à l'issue d'une séance de tirs au but étouffante, c'est l'Allemagne qui empoche le ticket pour le dernier carré (6-5). L'Italie sort la tête haute après un bon parcours entamé dans l'incertitude dû aux nombreuses absences. Cette élimination est aussi la première face à l'Allemagne dans un match à élimination directe d'un tournoi majeur.

Déclin sportif depuis 2017 malgré un coup d'éclat à l'Euro 2020

Échec en barrages pour la Coupe du monde 2018

Après le départ d'Antonio Conte, c'est Gian Piero Ventura qui prend la tête de la sélection le . L'Italie se retrouve dans le groupe G des éliminatoires de la Coupe du monde 2018 et dispute la première place, synonyme de qualification directe, à l'Espagne. Malgré une attaque satisfaisante, à l'image de Ciro Immobile, meilleur buteur du groupe, l'Italie ne peut rivaliser avec la sélection ibérique, qui réalise un quasi sans faute et l'emporte 3-0 dans le duel décisif de la 7e journée face à la Squadra. Ce match représente la neuvième confrontation entre les deux équipes sur les sept dernières années. Contrainte de disputer un barrage face à la Suède, l'Italie est éliminée après une courte défaite 1-0 à Stockholm et un 0-0 à Milan, et est absente du mondial pour la première fois depuis 1958. Le match retour marque également le dernier match en sélection de Gianluigi Buffon. Après cette défaite, Andrea Barzagli et Daniele De Rossi prennent également leur retraite internationale[86].

Reconstruction générationnelle sous Mancini

Roberto Mancini en 2021.

Le 14 , Roberto Mancini est choisi par la Fédération pour devenir le nouveau sélectionneur italien[87].

Le , l'équipe d'Italie porte un maillot vert foncé lors des qualifications pour le championnat d'Europe de football 2020 contre l'équipe de Grèce dans le stade olympique de Rome. C'est le sponsor officiel Puma, entreprise allemande, qui décide ce choix pour mettre en avant la jeunesse et la renaissance de l'équipe italienne. Puma a également ajouté des détails sur le maillot : des motifs géométriques censés rappeler les formes architecturales de la Renaissance, période phare de l'histoire italienne. Par le passé, les Azzurri avaient déjà porté une fois le maillot vert contre l'équipe d'Argentine, aussi à l'olympique de Rome, le . D'autre part, entre les années 1950 et 1960, ce sont les jeunes italiens, la selezione Juniores, qui évoluaient en vert[88].

Champion d'Europe en 2021, un retour au sommet sans lendemain

Pour la première édition de la Ligue des nations, l'Italie figure en ligue A, dans le groupe du Portugal et de la Pologne et termine à la deuxième place (maintient en ligue A assuré).

Pour les éliminatoires du Championnat d'Europe 2020, l'Italie est placée dans le groupe J avec la Finlande, la Bosnie-Herzégovine, la Grèce, l'Arménie et le Liechtenstein. La Nazionale se qualifie facilement en remportant tous ses matchs.

Rome faisant partie des villes accueillant des rencontres de la phase finale du Championnat d'Europe 2020, finalement organisée en 2021, la Squadra Azzurra est placée d'office dans le groupe A et joue ses trois matchs de poule à domicile, face à la Turquie, la Suisse et le Pays de Galles. Vainqueur du groupe en gardant sa cage inviolée, l'Italie élimine difficilement l'Autriche en huitième de finale, sur le score de 2 buts à 1 après prolongation. En quart de finale, la Belgique se présente face à la Nazionale, et les Italiens s'imposent deux buts à un. En demi-finale, l'Italie, bien que dominée dans le jeu, élimine l'Espagne à la séance de tirs au but[89]. En finale, la Squadra Azzurra défie les Three Lions sur leur terrain de Wembley avec l'espoir de remporter son deuxième titre dans un championnat d'Europe après celui de 1968[89]. L'Italie remporte l'Euro 2020 à la suite de la séance de tir aux buts[90]. Son gardien de but, Gianluigi Donnarumma[91], est par ailleurs désigné meilleur joueur du tournoi[92].

Placée dans le groupe 1 de la Ligue A des nations, saison 2020-2021 , l'Italie remporte la poule avec 3 victoires et 3 matchs nuls en 6 rencontres et accède au dernier carré de la Ligue A. L'Italie signe une série de 37 matchs sans défaite durant cette période sous Mancini, record de toutes les sélections du monde. Cette série s'arrête face à l'Espagne en demi-finale de la Ligue des Nations (1-2)[93]. Les Azzurri terminent à la troisième place en battant une nouvelle fois la Belgique (2-1).

Fin de cycle et éloignement prolongé de la scène mondiale (2022-2026)

Bien que la Squadra Azzurra signe une année 2021 auréolée d'un titre de champion d'Europe et d'une troisième place en ligue des Nations, elle peine à confirmer lors des éliminatoires pour la Coupe du monde 2022, la Suisse remporte la première place du groupe directement qualificative pour le Qatar et contraint les Italiens à passer par les barrages. Alors que la nouvelle formule des barrages avec demi-finales et finale en match simple laisse entrevoir un choc avec le Portugal de Cristiano Ronaldo en finale de la voie, l'Italie est battue en demi-finale à la surprise générale par la modeste Macédoine du Nord en concédant un but en fin de match (0-1), dans une rencontre pourtant jouée à domicile à Palerme. C'est la première fois depuis la Grèce en 2004 qu'un champion d'Europe en titre ne se qualifie pas pour le mondial suivant[94]. C'est surtout la deuxième élimination consécutive de la Squadra en barrage qualificatif pour la Coupe du monde[95],[96]. Un an plus tard, Robert Mancini démissionne pour prendre la tête de la sélection d'Arabie Saoudite, remplacé par Luciano Spalletti.

L'Italie se qualifie pour l'Euro 2024 afin d'y défendre son titre, non sans une polémique d'arbitrage face à l'Ukraine qui lui assure une qualification sans passer par les barrages au détriment de la Zbirna[97]. Placée dans le « groupe de la mort » avec l'Espagne, la Croatie et l'Albanie, L’Italie se classe deuxième mais perd en huitième de finale contre la Suisse 2 buts à 0, une élimination que la presse italienne qualifie de « désastre »[98].

Déterminés à participer à la Coupe du monde de 2026 après douze ans d'absence du tournoi mondial, les Italiens sont placés dans un groupe éliminatoire a priori abordable, avec la Norvège, Israël, l'Estonie et la Moldavie. En raison des quarts de finale de la Ligue des nations auxquels elle participe, l'Italie fait une entrée décalée dans la compétition. En attendant, la Norvège de Erling Haaland impressionne et met la pression en réalisant un carton plein. Si la Squadra remporte tous ses matchs contre les trois autres équipes, non sans encaisser quatre buts et en frôlant le match nul face aux Israéliens[99], la Norvège ne lui laisse aucune chance d'espérer décrocher la première place du groupe, directement qualificative. D'ailleurs, les confrontations contre les Scandinaves tournent à la démonstration de force des Løvene : victoire 3 à 0 à Oslo à l'aller[100], puis 4 à 1 à Milan au retour lors de la dernière journée, avec l'ensemble des quatre buts encaissés dans la dernière demi-heure[101]. Les Norvégiens qualifiés avec un grand chelem et une différence de buts impressionnante, les Azzurri doivent se contenter de la seconde place et une nouvelle fois passer par les barrages. Après une victoire contre l'Irlande du Nord en demi-finale de sa voie sur le score de 2 à 0[102], la finale contre la Bosnie-Herzégovine s'achève par une piteuse élimination aux tirs au but, marquée par les échecs de Francesco Pio Esposito et Bryan Cristante tandis que les quatre tireurs bosniaques réussissent leur tirs[103],[104]. Ce troisième échec consécutif en barrages pour la Coupe du monde, qualifié de désastre par les médias transalpins[105], provoque une crise au sein de la fédération de football italienne, contraignant notamment Gabriele Gravina à démissionner de son poste de président[106].

Résultats sportifs

Palmarès

Davantage d’informations Compétitions internationales ...
Palmarès de l'Équipe d'Italie de Football A
Compétitions internationales Compétitions continentales Trophées divers
  • Coupe de l'Amitié (Coppa dell'Amicizia) (1)
  • Coupe de l'Amitié d'Arabie saoudite (1)
  • Coupe de la Ville de Mexico (1)
    (Copa Ciudad de México)
    • Vainqueur en 1985
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Parcours en Coupe du monde

Photographie d'un terrain de football avec des joueurs
Rencontre Italie-Paraguay pendant la Coupe du monde 2010.

L’équipe italienne s'est qualifiée à dix-huit reprises pour la phase finale de la Coupe du monde de football.

Davantage d’informations Phase finale, Phase qualificative ...
Phase finale Phase qualificative
Année Stade Position J G N P BP BC Pos J G N P BP BC
1930 Non inscrite
drapeau de l'Italie (1861-1946) 1934 Médaille d'or, Coupe du Monde Vainqueur 1er 5 4 1 0 12 3 1/2 1 1 0 0 4 0
1938 Médaille d'or, Coupe du Monde Vainqueur 1er 4 4 0 0 11 5 Qualifiée d'office
1950 1er tour 7e 2 1 0 1 4 3 Qualifiée d'office
Drapeau de la Suisse 1954 1er tour 10e 3 1 0 2 6 7 1/2 2 2 0 0 7 2
1958 Non qualifiée 2/3 4 2 0 2 5 5
1962 1er tour 9e 3 1 1 1 3 2 1/3 2 2 0 0 10 2
1966 1er tour 9e 3 1 0 2 2 2 1/4 6 4 1 1 17 3
1970 Médaille d'argent, Coupe du Monde Finale 2e 6 3 2 1 10 8 1/3 4 3 1 0 10 3
1974 1er tour 10e 3 1 1 1 5 4 1/4 6 4 2 0 12 0
1978 4e place 4e 7 4 1 2 9 6 1/4 6 5 0 1 18 4
1982 Médaille d'or, Coupe du Monde Vainqueur 1er 7 4 3 0 12 6 2/5 8 5 2 1 12 5
1986 Huitième de finale 12e 4 1 2 1 5 6 Qualifiée d'office
1990 Médaille de bronze, Coupe du Monde 3e place 3e 7 6 1 0 10 2 Qualifiée d'office
1994 Médaille d'argent, Coupe du Monde Finale 2e 7 4 2 1 8 5 1/6 10 7 2 1 22 7
1998 Quart de finale 5e 5 3 2 0 8 3 2/5 10 6 4 0 13 2
2002 Huitième de finale 15e 4 1 1 2 5 5 1/5 8 6 2 0 16 3
2006 Médaille d'or, Coupe du Monde Vainqueur 1er 7 5 2 0 12 2 1/6 10 7 2 1 17 8
2010 1er tour 26e 3 0 2 1 4 5 1/6 10 7 3 0 18 7
2014 1er tour 22e 3 1 0 2 2 3 1/6 10 6 4 0 19 9
2018 Non qualifiée 2/6 12 7 3 2 21 9
2022 Non qualifiée 2/5 9 4 4 1 13 3
2026 Non qualifiée 2/5 10 7 1 2 24 13

2030
À venir À venir
2034 À venir À venir
Total 18/23 83 45 21 17 128 77 128 85 31 12 258 85
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Parcours en Championnat d'Europe

Photographie d'une partie de football
Pays-Bas - Italie, match de la première journée du groupe C lors de l'Euro 2008, défaite italienne 3 buts à 0.

L’Équipe italienne s'est qualifiée à dix reprises pour la phase finale du Championnat d'Europe de football.

Davantage d’informations Année, Stade ...
Phase finale Phase qualificative[107]
Année Stade Position J G N P BP BC Pos J G N P BP BC
1960 Non inscrite
1964 Huitième de finale (non qualifiée pour le tournoi final) 4 2 1 1 8 3
1968 Médaille d'or, Europe Vainqueur 1er 3 1 2 0 3 1 8 6 1 1 21 6
1972 Quart de finale (non qualifiée pour le tournoi final) 8 4 3 1 13 6
1976 Non qualifiée 6 2 3 1 3 3
1980 Demi-finale (4e) 4e 4 1 3 0 2 1 Qualifiée d'office
1984 Non qualifiée 4/5 8 1 3 4 6 12
1988 Demi-finale 4e 4 2 1 1 4 3 1/5 8 6 1 1 16 4
1992 Non qualifiée 2/5 8 3 4 1 12 5
1996 1er tour 10e 3 1 1 1 3 3 2/6 10 7 2 1 20 6
2000 Médaille d'argent, Europe Finale 2e 6 4 1 1 9 4 1/5 8 4 3 1 13 5
2004 1er tour 9e 3 1 2 0 3 2 1/5 8 5 2 1 17 4
Drapeau de la Suisse 2008 Quart de finale 8e 4 1 2 1 3 4 1/7 12 9 2 1 22 9
2012 Médaille d'argent, Europe Finale 2e 6 2 3 1 6 7 1/6 10 8 2 0 20 2
2016 Quart de finale 5e 5 3 1 1 6 2 1/6 10 7 3 0 16 7
2021 Médaille d'or, Europe Vainqueur 1er 7 5 2 0 13 4 1/6 10 10 0 0 37 4
2024 Huitième de finale 14e 4 1 1 2 3 5 2/6 8 4 2 2 16 9
2028 À venir À venir
2032 À venir À venir
Total 11/17 48 22 19 7 55 34 126 77 32 16 240 85
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Parcours en Ligue des Nations

Édition Ligue Phase de groupes Phase finale
Class. M V N D bp bc Pays hôte Résultat M V N D bp bc
2018-2019 en stagnation A 2/3 4 1 2 1 2 2 2019 Non qualifiée
2020-2021 en stagnation A 1/4 6 3 3 0 7 2 2021 Médaille de bronze, Europe 3e 2 1 0 1 3 3
2022-2023 en stagnation A 1/4 6 3 2 1 8 7 2023 Médaille de bronze, Europe 3e 2 1 0 1 4 4
2024-2025 en stagnation A 2/4 8 4 2 2 17 13 2025 Non qualifiée (1/4 de finale)
2026-2027 A /4 2027 À venir
Total 24 11 9 4 34 24 Total 4 2 0 2 7 7

Parcours en Coupe des confédérations

L’équipe italienne a participé à deux reprises au tournoi de la Coupe des confédérations.

Davantage d’informations Coupe des confédérations, Année ...
Coupe des confédérations
Année Stade Position J G N P BP BC
1992 Non qualifiée
1995
1997
1999
2001
2003
2005
2009 1er tour 5e 3 1 0 2 3 5
2013 3e place 3e 5 2 2 1 10 10
2017 Non qualifiée
Total 2/10 8 3 2 3 13 15
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Parcours aux Jeux olympiques

Entre 1912 et 1960, l'Italie dispute huit des neuf tournois de football aux Jeux olympiques.

Davantage d’informations Tournoi olympique, Année ...
Tournoi olympique
Année Résultat J G N P BP BC
1912 1er tour 1 0 0 1 2 3
1920 Quart de finale 2 1 0 1 3 4
1924 Quart de finale 3 2 0 1 4 2
1928 3e place 5 3 1 1 25 11
1936 Vainqueur 4 4 0 0 13 2
1948 Quart de finale 2 1 0 1 12 5
1952 1/8e de finale 2 1 0 1 8 3
1956 Non inscrite
1960[n 5] 4e place 5 2 1 2 11 7
Total 8/9 24 14 2 8 78 37
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Classement FIFA

Depuis sa création, le classement moyen de l'Italie se situe autour du 9e rang.

Davantage d’informations Année, Classement mondial ...
Classements FIFA de l'équipe d'Italie
Année[n 6] 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025
Classement mondial[n 7] 243109714461310101223441494711151614181310689912
Classement en Europe 23287511239778114310734791110128646779
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Légende du classement mondial :
  • de 1 à 25
  • de 26 à 50
  • de 51 à 211
Légende du classement européen :
  • de 1 à 15
  • de 16 à 30
  • de 31 à 55

Record

Le , après avoir obtenu un match nul contre la Suisse, l'Italie devient la nation détenant le plus de matchs consécutifs sans défaite, avec 30 victoires et 7 nuls (37 au total). Avant ça, l'ancien record, détenu par l'Espagne (entre 2006 et 2009) et par le Brésil (entre 1993 et 1996), était composé de 35 matchs sans défaite[réf. nécessaire].

Le , l'Espagne bat l'Italie en demi-finale de la Ligue des Nations 2021 (1-2), et met fin à cette série d'invincibilité de 37 matchs (30 victoires et 7 nuls pour 93 buts marqués et 12 encaissés durant cette série).[réf. nécessaire]

Davantage d’informations Matchs, Joués ...
Bilan comptable de tous les matchs de l'équipe d'Italie
Matchs Joués Victoires nuls Défaites Buts + Buts - Différences Gagnés  %
Totaux 871 465 237 169 1528 858 667 53,38%
amicaux 401 195 115 91 677 448 229 48,62%
Officiels 470 270 122 78 851 410 441 57,44%
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Personnalités

Sélectionneurs

Photographie en noir et blanc
Vittorio Pozzo a remporté deux Coupes du monde avec l'équipe d'Italie en 1934 et 1938.
Photographie en noir et blanc
Enzo Bearzot a remporté la Coupe du monde avec l'équipe d'Italie en 1982.
Photographie en noir et blanc
Giovanni Trapattoni, sélectionneur de 2000 à 2004.
Photographie
Marcello Lippi a remporté la Coupe du monde avec l'équipe d'Italie en 2006.
Photographie
Cesare Prandelli, sélectionneur de 2010 à 2014.
Photographie
Antonio Conte, sélectionneur de 2014 à 2016.
 a remporté le Championnat d’Europe avec l'équipe d'Italie en 2020 Sélectionneur depuis le 14 mai 2018
Roberto Mancini, sélectionneur de 2018 à 2023.

mis à jour le

Davantage d’informations Sélectionneur, Période ...
Liste des sélectionneurs de l'équipe d'Italie, de 1912 à aujourd'hui. Les sélectionneurs en italique ont assuré l'intérim.
Sélectionneur Période Matchs Gagnés Nuls Perdus Gagnés %
Francesco Calì 1912 1 0 0 1 0
Vittorio Pozzo 1912 3 1 0 2 33,33
Francesco Calì 1914-1915 5 3 2 0 60
Francesco Calì 1920-1921 7 4 1 2 57,14
Vittorio Pozzo 1924 5 2 1 2 40
Augusto Rangone 1925-1928 24 12 7 5 50
Carlo Carcano 1928-1929 6 3 1 2 50
Vittorio Pozzo 1929-1948 87 60 16 11 68,96
Ferruccio Novo 1948-1950 9 5 1 3 55,56
Gianpiero Combi 1950-1952 5 2 3 0 40
Giuseppe Meazza 1952-1953 8 2 2 4 25
Silvio Piola 1953-1954 7 5 0 2 71,42
Alfredo Foni 1954-1958 19 9 2 8 47,36
Giovanni Ferrari 1958-1959 5 0 4 1 0
Giuseppe Viani 1960 2 1 0 1 50
Giovanni Ferrari 1960-1962 11 7 1 3 63,63
Edmondo Fabbri 1962-1966 29 18 6 5 62,06
Helenio Herrera
Ferruccio Valcareggi
1966-1967 4 3 1 0 75
Ferruccio Valcareggi 1967-1974 54 28 20 6 51,85
Fulvio Bernardini 1974-1975 6 1 2 3 16,67
Fulvio Bernardini
Enzo Bearzot
1975-1977 16 11 2 3 68,75
Enzo Bearzot 1977-1986 88 40 26 22 45,45
Azeglio Vicini 1986-1991 54 32 15 7 59,26
Arrigo Sacchi 1991-1996 53 34 11 8 64,15
Cesare Maldini 1997-1998 20 10 8 2 50
Dino Zoff 1998-2000 23 11 7 5 47,83
Giovanni Trapattoni 2000-2004 44 25 12 7 56,82
Marcello Lippi 2004-2006 29 17 10 2 58,62
Roberto Donadoni 2006-2008 23 13 5 5 56,52
Marcello Lippi 2008-2010 27 11 11 5 40,74
Cesare Prandelli 2010-2014 56 23 20 13 41,07
Antonio Conte 2014-2016 25 14 7 4 56
Gian Piero Ventura 2016-2017 16 9 4 3 56,25
Luigi Di Biagio 2018 2 0 1 1 0
Roberto Mancini 2018-2023 61 37 15 9 60,66
Luciano Spalletti 2023-2025 24 12 6 6 50
Gennaro Gattuso 2025-2026 8 6 1 1 75
Silvio Baldini 2026 0 0 0 0 0
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Équipe actuelle

Voici la liste des joueurs sélectionnés en pour participer aux Éliminatoires de la Coupe du monde 2026.

Davantage d’informations Joueurs, Encadrement technique ...
Sélection actuelle de l'équipe d'Italie
Joueurs  Encadrement technique
P.NomDate de naissanceSél.But(s)ClubDepuis
Gardiens
1 G Donnarumma, GianluigiGianluigi Donnarumma Capitaine  (27 ans) 79 0 Manchester City 2016
12 G Carnesecchi, MarcoMarco Carnesecchi  (25 ans) 0 0 Atalanta
14 G Vicario, GuglielmoGuglielmo Vicario  (29 ans) 5 0 Tottenham Hotspur 2024
Défenseurs
2 D Bellanova, RaoulRaoul Bellanova  (25 ans) 6 0 Atalanta 2024
3 D Dimarco, FedericoFederico Dimarco  (28 ans) 36 3 Inter Milan 2022
4 D Buongiorno, AlessandroAlessandro Buongiorno  (26 ans) 12 0 Naples 2023
13 D Gabbia, MatteoMatteo Gabbia  (26 ans) 0 0 AC Milan
19 D Cambiaso, AndreaAndrea Cambiaso  (26 ans) 19 3 Juventus 2024
21 D Bastoni, AlessandroAlessandro Bastoni  (27 ans) 41 3 Inter Milan 2020
22 D Di Lorenzo, GiovanniGiovanni Di Lorenzo  (32 ans) 53 5 Naples 2019
23 D Mancini, GianlucaGianluca Mancini  (30 ans) 18 2 Rome 2019
Milieux
5 M Locatelli, ManuelManuel Locatelli  (28 ans) 34 3 Juventus 2020
6 M Ricci, SamueleSamuele Ricci  (24 ans) 11 0 AC Milan 2022
8 M Frattesi, DavideDavide Frattesi  (26 ans) 33 8 Inter Milan 2022
16 M Cristante, BryanBryan Cristante  (31 ans) 47 2 Rome 2017
18 M Barella, NicolòNicolò Barella  (29 ans) 68 10 Inter Milan 2018
- M Tonali, SandroSandro Tonali  (26 ans) 30 3 Newcastle United 2019
Attaquants
7 A Politano, MatteoMatteo Politano  (32 ans) 18 4 Naples 2018
9 A Retegui, MateoMateo Retegui  (27 ans) 28 11 Al-Qadsiah 2023
10 A Raspadori, GiacomoGiacomo Raspadori  (26 ans) 46 11 Atalanta 2021
11 A Scamacca, GianlucaGianluca Scamacca  (27 ans) 22 1 Atalanta 2021
15 A Esposito, Francesco PioFrancesco Pio Esposito  (20 ans) 5 3 Inter Milan 2025
17 A Orsolini, RiccardoRiccardo Orsolini  (29 ans) 13 2 Bologne 2019
20 A Zaccagni, MattiaMattia Zaccagni  (30 ans) 13 1 Lazio 2022
Sélectionneur
  • Silvio Baldini
Sélectionneur(s) adjoint(s)
Préparateur(s) physique(s)
Entraîneur(s) des gardiens
Kinésithérapeute(s)
  • Mauro Doimi
  • Fabio Sannino
  • Emanuele Randelli
  • Fabrizio Scalzi
Médecin(s)
  • Angelo De Carli
  • Carmine Costabile

Nutritionniste :

  • Matteo Pincella

Ostéopathe :

  • Walter Martinelli

Assistant technique :

Analyste de match :

  • Marco Mannucci

Légende


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Joueurs emblématiques

Dans sa liste des The Best of The Best, basée sur douze des principaux classements des meilleurs joueurs du XXe siècle publiés dans les médias de référence[108], Rec.Sport.Soccer Statistics Foundation identifie les Italiens suivants : Dino Zoff (qui apparait dans onze des douze classements), Franco Baresi (10), l'attaquant Roberto Baggio (9), le milieu de terrain Gianni Rivera, le buteur Paolo Rossi et le défenseur Paolo Maldini (8), l'attaquant Giuseppe Meazza (7) et le latéral gauche Giacinto Facchetti (6).

En raison de son palmarès et de son exceptionnelle longévité, Dino Zoff est considéré comme l'un des plus grands gardiens de l'histoire du football ainsi qu'un des plus grands noms du sport italien. Sélectionné à 112 reprises entre 1968 et 1983 en équipe d'Italie, participant à quatre éditions de la Coupe du monde, il est champion d'Europe en 1968, du monde en 1982 (en tant que capitaine et à l'âge de 40 ans, ce qui fait de lui le plus vieux vainqueur d'une Coupe du monde) et vice-champion du monde en 1970. Il est désigné en 2004 par la FIGC comme son Golden Player des 50 dernières années. Il devient à son tour sélectionneur de la Nazionale de 1998 à 2000.

Franco Baresi a surtout connu la gloire avec le Milan AC, son club de toujours. Avec l'Italie il remporte la Coupe du monde 1982, sans jouer, et en atteint la finale en 1994, à la suite de laquelle il prend sa retraite internationale. Capitaine emblématique au point d'être surnommé « Il Capitano », il reste l'un des joueurs représentatifs du poste de libéro. Roberto Baggio, surnommé Raffaello ou encore Il Divin Codino le divin à la queue de cheval »), est considéré comme l'un des meilleurs attaquants italiens de l'histoire[109]. Vainqueur du Ballon d'or et du titre de Meilleur footballeur de l'année FIFA en 1993, il dispute avec la sélection trois éditions de Coupe du monde. Il tient un rôle central dans la qualification de l'Italie en finale de la Coupe du monde 1994, au cours de laquelle il manque son tir au but décisif[110].

La Fédération internationale de football association distingue sur son site Internet parmi les « joueurs de légende » plusieurs joueurs italiens. Début 2014, ils sont dix[111] : les huit précédents, ainsi que le milieu offensif Valentino Mazzola et l'attaquant Luigi Riva.

La liste FIFA 100, publiée en 2004, honore en sus Giuseppe Bergomi, Giampiero Boniperti, Gianluigi Buffon, Alessandro Del Piero, Alessandro Nesta, Francesco Totti et Christian Vieri.

Records individuels

Davantage d’informations Rang, Sélections ...
Les 10 joueurs les plus capés au
Rang Sélections Joueur Carrière Buts
1 176 Gianluigi Buffon 1997-2018 0
2 136 Fabio Cannavaro 1997-2010 2
3 126 Paolo Maldini 1988-2002 7
4 121 Leonardo Bonucci 2010-2023 8
5 117 Daniele De Rossi 2004-2017 21
Giorgio Chiellini 2004-2022 8
7 116 Andrea Pirlo 2002-2015 13
8 112 Dino Zoff 1968-1983 0
9 98 Gianluca Zambrotta 1999-2010 2
10 94 Giacinto Facchetti 1963-1977 3
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Davantage d’informations Rang, Buts ...
Meilleurs buteurs au
Rang Buts Joueur Carrière Sélections Ratio
1 35 Luigi Riva 1965-1974 42 0,83
2 33 Giuseppe Meazza 1930-1939 53 0,62
3 30 Silvio Piola 1935-1952 34 0,88
4 27 Roberto Baggio 1988-2004 56 0,48
Alessandro Del Piero 1995-2008 91 0,3
6 25 Adolfo Baloncieri 1920-1930 47 0,53
Filippo Inzaghi 1997-2007 57 0,44
Alessandro Altobelli 1980-1988 61 0,41
9 23 Christian Vieri 1997-2005 49 0,47
Francesco Graziani 1975-1983 64 0,36
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Les joueurs en gras sont encore en activité.

Identité

Symboles

Le blason de l'époque fasciste est visible sur le maillot de Giuseppe Meazza au début des années 1930.

L'équipe italienne victorieuse lors des coupes de monde de 1934 et 1938 arbore un écusson qui combine la croix de Savoie, symbole de la dynastie régnante, et un faisceau de licteur en référence au régime fasciste de Benito Mussolini. Par la suite, le logo reprend les couleurs du drapeau national. En 1982, l'Italie gagne la Coupe du monde pour la troisième fois et, pour l'occasion, trois étoiles d'or viennent remplacer le mot « ITALIA » sur le blason l'année suivante. Une quatrième a été ajoutée à la suite du titre mondial de 2006[112].

Couleurs

Blanc lors du premier match officiel de l'Italie en 1910, le maillot passe au bleu[113] l'année suivante en hommage à la maison de Savoie. Le bleu s'impose comme la couleur du maillot principal, à l'exception d'une courte période à la fin des années 1930 où les Italiens jouent en noir[114]. Le , l'Italie jouera même avec un maillot vert face à l'Argentine[115].

Principaux maillots domicile de la Squadra Azzurra depuis 1910.
1910
Premier maillot bleu (1911)
Coupes du monde 1934-1938
Alternatif (années 1930)
Coupe du monde 1954
Coupe du monde 1982
Coupe du monde 1994
Coupe du monde 2006
Finale de la Coupe du monde 2006
Euro 2012
Finale Euro 2020
Principaux maillots extérieur de la Squadra Azzurra.
Coupes du monde 1970-1974
Coupe du monde 1982
Coupe du monde 1994
Euro 2012

Équipementiers

Davantage d’informations Période, Nom ...
Période Nom
1910-1954Aucun
1954-1962 Italo Sport
1962-1966 Fedeli
1966-1974Aucun
1974-1978 Adidas
1978-1979 Baila
1979-1984 Le Coq Sportif
1984-1985 Ennerre
1985-1994 Diadora
1994-1999 Nike
1999-2003 Kappa
2003-2022 Puma
2023- Adidas
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Surnoms

L'équipe d'Italie est connue en France, et dans de nombreux autres pays du monde, sous le nom de Squadra Azzurra en français : « équipe bleue ». Le surnom apparait dans la presse française dans les années 1930, particulièrement lors de la Coupe du monde 1938 organisée en France[114].

En Italie, l'équipe est appelée la Nazionale et les joueurs gli Azzurri en français : « les Bleus », en référence à la couleur du maillot[116].

Infrastructures

La base de l'équipe italienne de l'euro 2012.

Stades

Contrairement à d'autres sélections, la Nazionale n'a pas de stade privilégié et la fédération choisit le lieu de la rencontre selon l'adversaire affronté, l'affluence à prévoir et l'importance du match[6].

Au début de son histoire, l'équipe d'Italie de football évolue principalement dans le nord du pays, à Turin, Milan, Gênes voire Bologne. Il faut attendre 1928 et la réception de la Hongrie pour que la Nazionale joue à Rome. Elle utilise alors le Stadio Nazionale del PNF, qui accueille la finale de la Coupe du monde en 1934. Dans les années 1930, Naples reçoit à son tour la sélection, permettant au sud de la péninsule de profiter du spectacle.

Si aucune résidence n'est réellement privilégiée, le Stade Giuseppe-Meazza (aussi connu sous le nom San Siro) de Milan accueille le plus grand nombre de rencontres jusqu'en 1973 (52). Il passe alors le témoin au Stade olympique de Rome (Stadio olimpico), construit en 1953, en vue des Jeux olympiques d'été de 1960. Initialement proche des 100 000 places, sa capacité a été progressivement réduite, par exemple, à l'occasion de la Coupe du monde de 1990 dont il accueille la finale.

À partir des années 1990, l'Italie va jusqu'à saluer ses émigrés dans leurs terres d'adoption, lors de matchs amicaux. Elle dispute ainsi des matchs de gala à Londres, New York, Toronto, Nice, Bruxelles, Liège, Genève ou encore Monaco.

Centre d'entraînement

Pour ses rassemblements, la Nazionale choisit le centre technique de Coverciano (en), situé à Florence.

Rivalités

Allemagne

Le palmarès de l’Allemagne et de l’Italie font d'elles les deux plus grandes nations européennes en nombre d'étoiles sur le maillot, mais les confrontations directes en match officiel ont toujours tourné à l'avantage de l'Italie jusqu'à l'Euro 2016. Auparavant l'Italie avait remporté successivement contre la Mannschaft la demi-finale de la Coupe du monde 1970 (4-3, ap), la finale de la Coupe du monde 1982 (3-1), la demi-finale de la Coupe du monde 2006 (2-0, ap) et la demi-finale de l'Euro 2012 (2-1). L'Allemagne avait au mieux obtenu des matchs nuls 0-0 lors des phases de poules, lors des Coupes du monde 1962 et 1978 et à l'Euro 1996 contre la Squadra Azzurra. Même en match amical, l'Allemagne ne connaît aucune victoire de 1996 à 2015. La belle série italienne prit fin lors du quart de finale de l'Euro 2016 avec un match nul (1-1) et une élimination aux tirs au but (6-5). Toutefois, l'invincibilité face aux Allemands en match officiel tient toujours puisqu'une élimination aux tirs au but est statistiquement comptabilisée comme un match nul.

France

La première rencontre entre les deux équipes, un match amical, a lieu en 1910 et voit la victoire sans appel des Italiens (6-2). Après une victoire française lors de leur première rencontre en tournoi officiel, aux Jeux Olympiques de 1920, l'Italie domine l’équipe de France jusqu'aux années 1980. Durant cette période, la Squadra Azzurra rencontre les Bleus trois fois en compétition officielle (lors du tournoi olympique de 1928 et des coupes du monde de 1938 et 1978), pour autant de victoires.

Cette invincibilité prend fin en 1982, à l'occasion d'un match amical. En 1986, les Italiens, champions du monde en titre, sont battus par la France (2-0) en huitièmes de finale de la Coupe du monde. En 1998, en quarts de finale de la Coupe du monde, les deux équipes s'affrontent de nouveau et les Bleus gagnent la partie après une séance de tirs au but (0-0, 4 t.a.b à 3). Deux ans plus tard, les deux équipes se retrouvent en finale de l'Euro. Les Bleus, menés au score, égalisent à quelques instants de la fin de la rencontre grâce à Sylvain Wiltord avant de s'imposer (2-1) en prolongations à la suite d'un but en or inscrit par David Trezeguet.

Les joueurs italiens prennent leur revanche en finale de la Coupe du monde 2006. L’Italie est tout d’abord menée au score sur un penalty de Zinédine Zidane avant que Marco Materazzi n'égalise. L'Italie remporte le match aux tirs au but (1-1, 5 t.a.b à 3) et gagne sa quatrième Coupe du monde. Les deux équipes se confrontent à nouveau lors des éliminatoires du championnat d'Europe 2008. Toutes deux qualifiées, elles se rencontrent de nouveau lors de la phase finale de ce même Euro (victoire italienne 2-0)

Notes et références

Liens externes

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