1840 en photographie
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Chronologies
| 1837 1838 1839 1840 1841 1842 1843 Décennies : 1810 1820 1830 1840 1850 1860 1870 Siècles : XVIIe XVIIIe XIXe XXe XXIe Millénaires : -Ier Ier IIe IIIe |
Architecture, Arts plastiques (Dessin, Gravure, Lithographie, Peinture et Sculpture), (), (), (), Littérature (), Musique (Populaire et Classique), Photographie et Théâtre |
| Années de la photographie : 1837 - 1838 - 1839 - 1840 - 1841 - 1842 - 1843 | |
| Décennies de la photographie : 1810 - 1820 - 1830 - 1840 - 1850 - 1860 - 1870 |
- William Henry Fox Talbot invente le calotype, procédé négatif-positif qui permet la diffusion multiple des images[1].
- La société allemande Voigtländer commence à fabriquer des appareils photographiques à lentilles.
- février - mars : Samuel Morse et John William Draper donnent à New York des leçons payantes de daguerréotypie à un public de jeunes apprentis, dont certains deviendront photographes professionnels (Albert Southworth, Edward Anthony (en), Mathew Brady)[2].
- avril : l'ingénieur français François Fauvel-Gouraud, représentant de l'entreprise Giroux & Cie, vend à Boston sa première chambre photographique, accompagnée de 12 plaques, pour la somme de 76 dollars au dentiste Samuel Bemis (en) qui sera l'un des tout premiers photographes américains[3]. Il publie une brochure : Description of the daguerreotype process, or, A summary of M. Gouraud's public lectures, according to the principles of M. Daguerre, with a description of a provisory method for taking human portraits, Boston, Dutton and Wentworth's Print, 16 p. où il explique notamment comment parvenir à ce que le modèle conserve les yeux ouverts (le temps de pose était de 15 à 20 minutes.
- Philippe-Fortuné Durand ajoute à son atelier de gravure sur bois et métal installé passage de l’Argue à Lyon un bail commercial en tant photographe ; il revendiquera ultérieurement le titre de plus ancienne maison photographique de France[4].
- Jean-Gabriel Eynard, entrepreneur et financier de Genève, se prend de passion pour la photographie et réalise de nombreux daguerréotypes[5].
Photographies notables



- : le capitaine de corvette français Édouard Bouët-Willaumez prend un daguerréotype du fort São Jorge da Mina à Elmina au Ghana : c'est la première photographie connue de l'Afrique de l'Ouest[6].
- mars : John William Draper réussit le premier daguerréotype net de la Lune[7]. La même année, il photographie sa sœur Dorothy Catherine Draper (en)[8] ; la photographie, connue par des copies, serait la plus ancienne photographie de femme attestée[9].
- juin : le physicien autrichien Andreas von Ettingshausen, passionné de photographie, prend le premier cliché photographique de Vienne, montrant l'École royale d'équitation et l'ancien Burgtheater sur la Michaelerplatz[10].
- octobre : Hippolyte Bayard, qui n'a pu faire reconnaître par les autorités françaises son « procédé de photographie sur papier », réalise la première mise en scène photographique (photographie conceptuelle) en se mettant lui-même en scène en noyé, protestation privée envers son insuccès social dans l'invention photographique[11],[12],[13].
- Le photographe britannique Hugh Lee Pattinson prend la première photographie des chutes du Niagara, prise depuis le côté canadien ; elle est considérée comme la première utilisation documentée du daguerréotype au Canada[14]. Elle est gravée dans la volume 1 des Excursions daguerriennes publiées par Noël Paymal Lerebours sous le titre : Cataracte du Niagara. Chute du fer à cheval[15].
Livres de photographies
- Charles Philipon (dir.), Paris et ses environs reproduit par le daguerréotype, Paris, Aubert & Cie, 238 p. : 60 lithographies d'après des photographies ; le titre courant des planches est Paris daguerréotypé. Philippon a fait travailler plusieurs lithographes, dont Jean-Baptiste Arnout, Alphonse Bichebois Charles Bour, Thomas Shotter Boys, Ernest Jaime, Édouard Auguste Nousveaux et Frédéric Sorrieu.
Études, essais, articles
- février : Hippolyte Bayard publie à Paris dans les Comptes rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des sciences un Procédé pour obtenir sur papier des images photogéniques[16].
- (en) John Herschel, « On the Chemical Action of the Rays of the Solar Spectrum on Preparations of Silver and Other Substances, Both Metallic and Non-Metallic, and on Some Photographic Processes », Philosophical Transactions of the Royal Society, vol. 130, , p. 1–59 (lire en ligne) ; Herschel est le premier à employer le terme « photographic » qui s'imposera (William Henry Fox Talbot proposait « photogenic »)[17].
- J.-F. Soleil, Guide de l'amateur de photographie, ou Exposé de la marche à suivre dans l'emploi du daguerréotype et des papiers photographiques, Paris, chez l'auteur, opticien, 79 p. (lire en ligne).