1857 en photographie
From Wikipedia, the free encyclopedia
Chronologies
| 1854 1855 1856 1857 1858 1859 1860 Décennies : 1820 1830 1840 1850 1860 1870 1880 Siècles : XVIIe XVIIIe XIXe XXe XXIe Millénaires : -Ier Ier IIe IIIe |
Architecture, Arts plastiques (Dessin, Gravure, Lithographie, Peinture et Sculpture), (), (), (), Littérature (), Musique (Populaire et Classique), Photographie et Théâtre |
| Années de la photographie : 1854 - 1855 - 1856 - 1857 - 1858 - 1859 - 1860 | |
| Décennies de la photographie : 1820 - 1830 - 1840 - 1850 - 1860 - 1870 - 1880 |


- décembre : un arrêt de la Cour impériale de Paris accorde à Félix Tournachon la propriété exclusive du pseudonyme Nadar qui avait d'abord été utilisé par une société constituée autour de son frère cadet Adrien Tournachon[1].
- Henry Peach Robinson devient photographe professionnel et ouvre un studio à Leamington Spa, ville thermale dans le Warwickshire en Angleterre.
- Joseph Albert devient le photographe officiel de la cour royale de Bavière[2].
- Thora Hallager ouvre un studio professionnel de photographie à Copenhague.
- Ludwig Angerer ouvre un atelier de photographie spécialisé dans le portrait à Vienne en Autriche.
- Le peintre néerlandais Maurits Verveer, dont les œuvres ne connaissent pas le succès se tourne vers la photographie et ouvre un studio à La Haye, consacré aux portraits, notamment de personnalités : Etablissement van photograpische portretten[3].
- Les photographes britanniques Walter Bentley Woodbury et James Page s'associent pour ouvrir à Batatvie (actuelle Jakarta) en Indonésie le studio photographique Woodbury & Page[4].
- Le médecin et chimiste néerlandais J. L. C. Pompe van Meerdervoort enseigne la médecine et la photographie à Dejima, enclave néerlandaise du port de Nagasaki avec une académie navale ; il a pour élève Ueno Hikoma, Kameya Tokujirō.
- Le photographe canadien Humphrey Lloyd Hime est engagé comme photographe officiel de l'expédition d'exploration des Prairies canadiennes organisée par Henry Youle Hind ; il réalise notamment des photographies des Assiniboines dans la province de Saskatchewan[5]
- Création à Paris de la SOM-Berthiot : Société d'Optique et de Mécanique Berthiot, spécialisée dans la fabrication d'objectifs photographiques[6]
- Édouard Baldus et Madame Breton deviennent membres de la Société française de photographie.
Photographies notables
- avril : Gustave Le Gray, La Grande Vague, Sète.
- 17 septembre : Ichiki Shirō réalise le portrait au daguerréotype de Shimazu Nariakira, daimyo du domaine de Satsuma au Japon ; c'est la plus ancienne photographie japonaise qui soit conservée[7].
- novembre : Robert Howlett, Isambard Kingdom Brunel debout devant les chaînes de lancement du Great Eastern : l'imageest devenueuneicône de l'ère industrielle et du XIXe siècle.
- Gustave Le Gray effectue un reportage photographique sur l'armée française au camp de Châlons[8],[9].
- Oscar Gustave Rejlander, The Two Ways of Life, photomontage allégorique composé de trente photographies, 91,44 cm sur 40,64 cm ; exposée à l’Art Treasures Exhibition de Manchester à partir du , l'œuvre cause un scandale en raison notamment de la présence de femmes nues, accompagnées par des hommes, sur un même cliché[10],[11].
- Gustave Le Gray, La Grande vague.
- Gustave Le Gray, Camp de Châlons. Le Récit.
- Robert Howlett, Isambard Kingdom Brunel debout devant les chaînes de lancement du Great Eastern.
Livres de photographies
- Édouard Baldus, Réunion des Tuileries au Louvre. 1852-1857. Recueil de photographies publié par ordre de ... Mr. Achille Fould, ministre d'état et de la Maison de l'Empereur, Paris, Chardon aîné, 4 vol. in-folio oblong : photographies prises entre 1855 et 1857[12].
Études, essais, articles
- 8 mars : Théophile Gautier publie dans la revue L'Artiste un compte-rendu de l’exposition photographique de Paris et y expose ses idées sur cette récente découverte : « On a prétendu que la photographie nuisait à l’art et en abaisserait le niveau. Jamais allégation ne fut plus dénuée de fondement. La photographie est au contraire la très humble servante, l’esclave dévouée de l’art ; elle lui prend des notes, elle lui fait des études d’après nature ; pour lui, elle se charge de toutes les besognes ennuyeuses et pénibles ; sa boîte sur le dos, elle parcourt la vallée et la montagne, le désert et la cité, le vieux monde et le nouveau monde, encapuchonnant sa tête du voile de lustrine noire à chaque beau site, à chaque édifice curieux, à chaque ruine racontant les secrets du passé ; au paysagiste, elle rapporte des groupes d’arbres, des entassements de roches bizarres, des lacs aux eaux diaphanes, des étangs endormis sous le manteau des plantes aquatiques, des chalets dans la montagne, des vagues déferlant sur la grève, et jusqu’à des archipels de nuages fixés avec leurs jeux de lumière ; à l’architecte et au décorateur, elle fournit des coupes, des élévations et des perspectives de monuments que ne saurait jamais égaler le lavis le plus habile et le plus poussé, des temples d’Égypte et de Grèce, des cathédrales romanes et gothiques… à l’érudit, elle apporte des panneaux hiéroglyphes copiés sans erreurs, des inscriptions d’une authenticité indiscutable ; car elle déchiffre tout couramment, cette photographie, accusée d’être stupide… pour le savant, elle représente, démesurément grossi et traversé de lumière électrique, l’infini de la petitesse que le microscope révèle comme le télescope l’infini de l’énorme ».
- avril : Elizabeth Eastlake publie anonymement un article « Photography » dans The Quarterly Review (no 202) ; elle y interroge la place des « œuvres de lumière » parmi les beaux-arts[13],[14].
Expositions
- janvier : la photographie Brick au clair de lune de Gustave Le Gray, prise l'été précédent, est exposée par la Société française de photographie, boulevard des Capucines, à Paris[15].