1861 en photographie
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Chronologies
| 1858 1859 1860 1861 1862 1863 1864 Décennies : 1830 1840 1850 1860 1870 1880 1890 Siècles : XVIIe XVIIIe XIXe XXe XXIe Millénaires : -Ier Ier IIe IIIe |
Architecture, Arts plastiques (Dessin, Gravure, Lithographie, Peinture et Sculpture), (), (), (), Littérature (), Musique (Populaire et Classique), Photographie et Théâtre |
| Années de la photographie : 1858 - 1859 - 1860 - 1861 - 1862 - 1863 - 1864 | |
| Décennies de la photographie : 1830 - 1840 - 1850 - 1860 - 1870 - 1880 - 1890 |
- Jules Chevrier découvre des instruments de travail (chambres photographiques) de Nicéphore Niépce et en fait don à l'école de dessin de Chalon-sur-Saône, futur Musée Denon[1].
- février : Hilda Sjölin ouvre un atelier de photographie dans sa maison à Malmö .
- novembre : le patriote italien Cesare Bernieri ouvre à Turin avec son frère Luigi un studio de photographie, via Rocca 8 ; Giuseppe Garibaldi est présent à l'inauguration et Bernieri réalise son portrait[2].
- Étienne Carjat s'installe dans son propre atelier au 56, rue Laffitte à Paris[3].
- Rosine Cahen ouvre, sous le pseudonyme de Madame Moriss, son atelier de photographie à l'angle du 36 rue Saint-Lazare et du 78 rue Taitbout à Paris ; elle y réalise des portraits, des reproductions, et donne des « leçons aux dames »[4].
- Ukai Gyokusen s'installe à Edo (Tokyo) et y crée un studio qu'il appelle Eishin-dō (影真堂), mentionné dans une publication de la fin de 1861 intitulée Ō-Edo tōsei hanakurabe shohen [Première compilation des contemporains du grand Edo][5] ; Edo est alors fermé aux étrangers et ses clients sont donc tous Japonais[6].

- février : Nadar dépose en France un brevet de photographie à la lumière artificielle ; il photographie les égouts et les catacombes de Paris[7].
- : la Société photographique de Vienne est fondée à Vienne en Autriche.
- Création de l'Edinburgh Photographic Society (en).
- novembre : le photographe français Louis Legrand, installé à Shangaï depuis 1857, inspire au journaliste Albert Kaempfen le personnage d'une fiction publiée en feuilleton dans L'Illustration[8],[9].
- Création à Paris du Studio Chevojon, agence photographique spécialisée dans le reportage industriel, la photographie d'architecture et les décors filmographiques[10].
Photographies notables

- Thomas Sutton réalise sous le contrôle de James Clerk Maxwell la première photographie couleur durable, Tartan Ribbon, selon la méthode des trois couleurs : Maxwell a demandé à Sutton de photographier un ruban écossais à trois reprises, chaque fois avec un filtre de couleur différente (rouge, vert, bleu-violet) sur l'objectif. Les trois photographies ont été développées, imprimées sur verre, puis projetées sur un écran à l'aide de trois projecteurs différents, chacun équipé du même filtre de couleur que celui utilisé pour la photographie. Superposées sur l'écran, les trois images forment une image en couleurs : cette approche est à la base de presque toutes les formes de photographie couleur (film, vidéo analogique, numérique)[11],[12].
- Les frères Bisson, Auguste-Rosalie et Louis-Auguste, prennent les premières photographies depuis le sommet du Mont Blanc.
- Carleton Watkins, Cathedral Rock, photographie prise dans le Parc national de Yosemite aux États-Unis[13].
- vers 1861 - 1865 : Étienne Carjat réalise une série de portraits du mime Charles Deburau dans les sept péchés capitaux[14].
Livres de photographies
- Pierre Petit, Galerie des hommes du jour. Portraits photographiés de la maison Pierre Petit et Trinquart exécutés d'après nature, textes de Théodore Pelloquet, Paris, bureaux de la photographie des Deux-Mondes [nom de l'atelier de Petit, 31, place Cadet] : la publication, trop luxueuse, s'interrompt après la septième livraison[15].
Études, essais, articles
- Marie-Alexandre Alophe, Le Passé, le présent et l'avenir de la photographie : manuel pratique de photographie, Paris, Dentu, 47 p.
- Marc Antoine Gaudin, Vade-mecum du photographe : notice abrégée du daguerréotype et de la photographie sur papier, avec un répertoire de chimie et physique et un formulaire , Paris, Poitevin, 1861, 212 p. (Lire en ligne).

