2007 en Afrique

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Liste d'évènements de l'année 2007 en Afrique, sauf dans les pays ayant leur propre article.

Union africaine

  • Le 8e sommet de l’Union africaine s’est tenu du 28 au à Addis-Abeba. Le Darfour et la Somalie ont été les principaux points à l’ordre du jour. Le président de la Commission de l'Union africaine Alpha Oumar Konaré a lancé « un appel à nos frères soudanais, gouvernement et rebelles, pour que la paix revienne au Darfour, pour qu'ils arrêtent les attaques et les bombardements » et a appelé les pays africains à mettre en place rapidement la force de paix en Somalie[1].
  • Le 9e sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine s’est ouvert le à Accra (Ghana). L’ordre du jour porte sur la constitution d’un gouvernement africain pour préparer les États-Unis d’Afrique. Les dirigeants africains sont partagés sur cette question. Le président libyen Mouammar Kadhafi qui mène le combat pour cette idée, est soutenu par le président sénégalais Abdoulaye Wade et le président gabonais Omar Bongo Ondimba. À l’opposé, le président sud-africain Thabo Mbeki trouve prématuré l’institution de ce gouvernement panafricain et préfère un renforcement des organisations sous-régionales[5]. Le président de la commission de l’Union africaine, Alpha Oumar Konaré a apporté son soutien au projet de gouvernement panafricain en déclarant que « La bataille pour les États-Unis d'Afrique est la seule qui vaille pour notre génération, la seule capable d'apporter des réponses aux mille problèmes des populations africaines »[6].

Communauté des États sahélo-sahariens

Le 9e sommet de la Cen-Sad s'est tenu les 2 et à Syrte (Libye), sous la présidence du chef d'État libyen Mouammar Kadhafi, président en exercice de l'organisation. L'ordre du jour portait sur la sécurité alimentaire, la gestion des ressources naturelles et la création d'une zone de libre-échange. La Cen-Sad a accueilli deux nouveaux pays: La Guinée et les Comores[7]. Les dirigeants africains ont lancé des appels à la paix en Somalie et au Soudan, où ils exhortent les différentes partis à entériner l'accord de paix et refusent l'intervention des forces étrangères[8].

Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest

  • Sommet de Ouagadougou: le 31e sommet de l’organisation ouest africaine s’est tenu à Ouagadougou (Burkina Faso) le . La Gambie et le Cap-Vert étaient absents de ce sommet. Au niveau institutionnel, le sommet a adopté la transformation du secrétariat exécutif par une commission, présidée par le ghanéen Mohamed Ibn Chambas. Le président burkinabé Blaise Compaoré devient président en exercice. La crise ivoirienne et la grève générale déclenchée par les syndicats et l’opposition en Guinée ont également été à l’ordre du jour[9]. La CEDEAO a décidé l’envoi d’une médiation régionale composée des présidents sénégalais Abdoulaye Wade et nigérian Olusegun Obasanjo[10].
  • Sommet d'Abuja: les chefs d’État de la CEDEAO se sont réunis à Abuja pour le 32e sommet de l’organisation ouest africaine. Ils ont adopté la « Vision stratégiques » consistant à transformer l’Afrique de l’ouest en une région sans frontière d’ici à 2020[11].

Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale

Le 8e sommet de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) s’est tenu à Ndjamena (Tchad) en présence des présidents équatoguinéen Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, tchadien Idriss Déby Itno, centrafricain François Bozizé, congolais Denis Sassou-Nguesso, gabonais Omar Bongo Ondimba, saotoméen Fradique de Menezes et du Premier ministre camerounais Ephraïm Inoni, ainsi que du président Libyen, Mouammar Kadhafi, invité d’honneur. Dans leur déclaration finale, les chefs d’États et de gouvernement de l’organisation ont appelé à l’édification des États-unis d’Afrique[12].

Marché commun des États d'Afrique australe et de l'Est

Autres organisations

Relations internationales

Avec l'Europe

  • Le deuxième Sommet Union européenne/Afrique a réuni les 8 et à Lisbonne (Portugal) les chefs d’État et de gouvernement de 53 pays africains, ainsi que le président de la Commission de l'Union africaine, Alpha Oumar Konaré, et de 27 pays européens. Le Royaume-Uni a décidé de boycotter ce sommet en raison de la présence du président zimbabwéen Robert Mugabe. Les participants ont adopté une déclaration posant les principes d’un partenariat d’égal à égal entre l’Europe et l’Afrique. Alpha Oumar Konaré demande un « devoir de mémoire vis-à-vis de la traite négrière, de la colonisation, de l'apartheid, du génocide rwandais ». Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a appelé les Européens à rembourser les ressources « volées » lors de la colonisation ou alors à se tenir prêts à accueillir les migrants africains chez eux. les dirigeants africains ont exprimé leur opposition aux accords de partenariats économiques que l’Union européenne souhaite signer avec les pays africains[19].

Politique

Élections

Gouvernements

Conflits et guerres civiles

Darfour

  • Radhika Coomaraswamy, représentante spéciale des Nations unies pour les enfants dans les conflits armés a terminé une tournée au Soudan et affirmé que le nombre d’enfants soldats continuent à augmenter[33].
  • Dans un rapport publié à Genève, la mission spéciale du Conseil des droits de l'homme des Nations unies sur la situation dans la région soudanaise du Darfour conclut que « les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité continuent dans la région », accusant le gouvernement d’avoir lui-même orchestré et participé à ces crimes. La mission, présidée par Jody Williams, avait enquêté pendant un mois en dehors du pays, le gouvernement soudanais ne lui accordant pas l’autorisation d’enquêter à l’intérieur du pays[34].
  • Une conférence internationale sur le Darfour a été organisé le à Paris par la France en présence des principales puissances de la communauté internationale, dont la Chine et les États-Unis, chacune affirmant vouloir redoubler d’efforts pour mettre un terme à la guerre civile. L’Union africaine, qui n’avait pas été concerté pour cette initiative menée par le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a boycotté cette conférence[35].
  • Une conférence internationale sur le Darfour s'est tenu le à Tripoli avec des représentants des Nations unies, de l'Union africaine et de15 pays, dont les cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité, le Soudan, la Libye, le Tchad, l'Égypte et l'Érythrée. La conférence s'est terminé par un appel à poursuivre le processus de paix dans lequel l'Union africaine et l'ONU jouent un rôle principal. Aucun des groupes rebelles du Darfour n'a participé à la conférence. Les participants ont annoncé qu'une rencontre avec les groupes rebelles non signataires de l'accord de paix de aurait lieu Arusha (Tanzanie) du 3 au prochains pour fixer la date et le lieu pour des négociations entre gouvernement et rebelles[36]. Le , Le Front uni pour la libération et le développement a été créé par 5 factions rebelles du Darfour: deux tendances rivales de l'Armée de libération du Soudan, les Forces du Front démocratique révolutionnaire, le Mouvement national pour la réforme et le développement et l'Alliance démocratique fédérale du Soudan, en vue des prochaines négociations sur le règlement du conflit[37].
  • Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté à l'unanimité la résolution 1769 qui autorise le déploiement d'une force hybride ONU/Union africaine au Darfour. Cette force, d'un coût estimé à 2 milliards de dollars, dénommée Unamid, sera constituée d'environ 26 000 soldats et policiers[38]. Le gouvernement soudanais a déclaré le approuver cette résolution[39].

Guinée

Environnement

  • Marée noire au Cameroun : Des tonnes de pétrole brut, échappé du terminal du pipe-line Tchad-Cameroun, se déversent dans la mer à Ebome, une localité située à km de la ville de Kribi, au sud du Cameroun, depuis le , faisant craindre une marée noire menaçant les poissons et les pécheurs[40].

Catastrophes naturelles et humaines

  • Madagascar : Un cyclone tropical baptisé Indlala a frappé le nord du pays entre le 15 et le faisant 88 morts et 137 605 sinistrés. Le cyclone a endommagé 93 bâtiments administratifs, 35 écoles, 43 hôpitaux et 36 ponts ont été, et détruit 36 501 hectares de culture.

Santé

Choléra

Chikungunya

Fièvre jaune

Fièvre hémorragique Ebola

  • Ouganda : Une épidémie due à une nouvelle souche du virus de la fièvre hémorragique Ebola, qui s'est propagée dans trois zones du district de Bundibugyo, dans l’ouest du pays. Au , 61 cas ont été recensés dont 18 mortels[49]. Un bilan des autorités locales le fait état de 34 décès. 116 personnes ont contracté la maladie[50].
  • République démocratique du Congo : Une épidémie de Fièvre Ebola a sévi d’avril à octobre au Kasaï-Occidental, une province au centre du pays. 264 cas suspects ont été enregistrés dont 26 confirmés. Les autorités sanitaires ont enregistré 187 décès[51].

Grippe aviaire

  • Nigeria : Un premier cas de décès humain a été enregistré au Nigeria le à Lagos[52].
  • Ghana : deux foyers de grippe aviaire ont été découverts, le premier début mai près de Tema, dans l’est, le second à Sunyani, dans le nord du pays[53].
  • Bénin : Le virus H5N1 a été découvert dans deux foyers à Adjarra (près de la capitale, Porto-Novo) et à Cotonou, le [54].

Méningite

  • Burkina Faso: une épidémie de méningite cérébro-spinale sévit depuis le début de l’année. Au , 24 633 cas ont été recensés causant la mort de 1 625 personnes selon un bilan officiel annoncé par le ministère de la santé. Les autorités ont entrepris une vaste campagne de vaccination pour tenter d’enrayer l’épidémie[55]. le Burkina Faso avait lancé un appel à la communauté internationale afin d'obtenir une aide de 800 millions de francs CFA pour l'achat de vaccins[56].

Paludisme

Sida

  • Cameroun: Le gouvernement a décidé le de rendre gratuits les antirétroviraux pour les personnes vivant avec le Vih/Sida. Cette mesure, qui devrait toucher en 2007, 43 000 personnes, est effectivement entrée en vigueur le [58].
  • Afrique : Dans un rapport de portant sur le bilan du Programme plurinational de lutte contre le sida pour l'Afrique (MAP) 2000-2006, la Banque mondiale note que l’épidémie de Sida commence à ralentir en Ouganda, au Kenya et au Zimbabwe et dans les régions urbaines d'Éthiopie, du Rwanda, du Burundi, du Malawi et de la Zambie. Le rapport précise que l’année passée, 25 millions d’Africains sont séropositifs et 2 millions en sont décédés[59].

Tuberculose

  • Dans un rapport publié par Forum for Collaborative HIV Research (Washington - États-Unis), la coépidémie mortelle VIH/tuberculose se propage rapidement en Afrique subsaharienne où la moitié des nouveaux cas de tuberculose sont associés au VIH. Le taux de mortalité des personnes atteintes du VIH et de la tuberculose est cinq fois supérieure a ceux atteint de la seule tuberculose. Les auteurs du rapport appellent à des mesures urgentes comme le développement de tests de diagnostic rapides de la tuberculose résistante chez l'adulte et l'enfant VIH positifs[60].

Éducation

  • Ouganda : À partir de la rentrée de , les élèves ayant réussi l’examen de fin de cycle primaire pourront accéder gratuitement au secondaire grâce à la mise en place de l’enseignement secondaire universel[61].
  • Une conférence internationale sur la suppression des frais scolaires, coorganisée par l'Association pour le développement de l'éducation en Afrique (ADEA), l'UNICEF et la Banque mondiale a réuni du 19 au à Bamako 23 délégations, certaines conduites par des ministres. Les participants ont adopté une déclaration, dite déclaration de Bamako, plaidant pour que chaque enfant « soit scolarisé indépendamment de la capacité financière des familles ». Elle reconnaît que chaque pays, confrontés à des réalités et des défis différents, doit « trouver des solutions propres, adaptées à ses réalités »[62].
    • Dina Craissati, un des responsables de l’Unicef estime que si l’Afrique subsaharienne veut atteindre les objectifs de l’Éducation pour tous (EPT) d’ici 2015, il faudra multiplier par trois le nombre d’enfants ayant accès à l’école[63].

Droits de l'enfant

  • Journée de l’enfant africain : la Journée de l’enfant africain a été célébrée le sur tout le continent. Le thème de cette année était la lutte contre le trafic des enfants.
  • Enfants migrants : L’Ong Human Rights Watch (HRW) a publié le un rapport intitulé Unwelcome Responsibilities: Spain’s Failure to Protect the Rights of Unaccompanied Migrant Children in the Canary Islands (Responsabilités fâcheuses : L’incapacité de l’Espagne à protéger les droits des enfants migrants non accompagnés dans les îles Canaries) où elle dénonce les conditions de détention des enfants migrants africains arrivés clandestinement aux îles Canaries. Entre 400 et 500 enfants sont détenus dans des centres d’accueil surpeuplés, avec des conditions d’hygiènes déplorables. ils sont sous-alimentés et subissent des mauvais traitements et des harcèlements sexuels[64].
  • Trafic d'enfants : L’ONG française L'Arche de Zoé a tenté de transférer en France 103 enfants soudanais ou tchadien de moins de 10 ans sous couvert d’une opération humanitaire pour des enfants orphelins qui auraient dû être confiés à des familles d’accueil. Les autorités tchadiennes ont stoppé cette opération le et arrêté six membres de l’organisation à l’aéroport d’Abéché au moment de l’embarquement. L’Arche de Noé, qui se faisait appelé Children rescue sur place aurait caché les véritables motivations de cette opération. Les autorités française et les autres ONG présentent sur place ont condamné cette opération[65]. Le président Tchadien, Idriss Déby évoquant un trafic d’enfants, a promis des poursuites judiciaires contre les membres de l’organisation qui encourent jusqu’au 20 ans de travaux forcés. Trois journalistes français, un pilote d’avion belge et sept hôtesses de l’air espagnols ont également été interpellées, ainsi qu’un sous-préfet et un chef de quartier tchadiens. Les membres de l’association et les journalistes ont été inculpés d’enlèvement d’enfants et d’escroquerie, les personnels espagnols et les deux tchadiens de complicités. Ils ont tous été transférés à N'Djamena à la suite du dessaisissement de la juridiction d'Abéché au profit de celle de N'Djamena par la Cour suprême[65]. Selon une enquête menée par le Haut Commissariat aux réfugiés (HCR), l’UNICEF et le Comité international de la Croix-Rouge, au moins 91 enfants ne seraient pas orphelins[66].

Enfants soldats

  • Une conférence internationale sur les enfants soldats s’est tenu à Paris le .
    • Burundi : Françoise Ngendahayo, ministre burundais de la Solidarité nationale et des Droits de la personne humaine, que le Burundi envisagé « dans ce vaste mouvement de promotion des droits de l'homme de procéder à la libération des enfants-soldats encore détenus » dans les prisons[67].
    • Bénin : En marge de ce sommet, Mariam Aladji Boni Diallo, ministre béninoise des Affaires étrangères, souhaite mobiliser la communauté internationale, et particulièrement la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) sur la gravité des enfants soldats et a réaffirmé son pays souhaitait que l’enrôlement des enfants devienne un crime contre l’humanité[68].
  • Tchad: Le gouvernement a signé le un accord avec l'Unicef prévoyant la protection et la démobilisation des enfants enrôlés dans l'armée nationale tchadienne. En signant cet accord, le gouvernement reconnaît pour la première fois la présence d'enfants dans les rangs de l'armée[69].
  • Centrafrique: Les anciens rebelles de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), qui ont signé un accord de paix avec le gouvernement centrafricain le , ont indiqué le à l'Agence France-Presse (Afp) avoir accepté la démobilisation de plus de 400 enfants soldats âgés de 13 à 17 ans[70].
  • République démocratique du Congo : Selon la Mission de l'Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo (Monuc), la milice dirigée par Laurent Nkunda enrôlerait de force de nouveaux enfants soldats. Ces enfants, souvent âgés de moins de 12 ans, sont recrutés dans les écoles primaires et secondaires et sur les marchés. D’après la Coalition pour mettre fin à l’utilisation des enfants-soldats, des enfants seraient battus à mort afin de semer la terreur chez les autres et les filles seraient systématiquement violées[71]. La MONUC condamne, dans un communiqué du , la présence de centaines d’enfants soldats, filles et garçons, dans le conflit au Nord-Kivu. Ces enfants sont recrutés de forces dans les écoles par les groupes armées, principalement par le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) et les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), depuis la reprise des combats en . Les enfants deviennent des combattants ou sont utilisés pour des tâches logistiques ou comme esclaves sexuels[72].

Droits de l'homme

Sport

Athlétisme

Basket-ball

Cyclisme

FootballArticle connexe : 2007 en football.

Culture

Économie

Notes et références

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