Alfred Giess

peintre français From Wikipedia, the free encyclopedia

Jules Alfred Giess - communément appelé Alfred Giess - né le à Morschwiller-le-Bas (Haut-Rhin) et mort le à Gray (Haute-Saône) est un peintre français.

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Alfred Giess
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Biographie

Il est le fils de Lucien Giess, menuisier ébéniste, et seul garçon d'une fratrie de cinq enfants. Doué pour le dessin, il entre à l'adolescence comme apprenti dans un atelier d'impression sur étoffe près de Mulhouse. La Première Guerre mondiale interrompt son apprentissage mais il peut suivre les cours du soir de l'école de dessin de la Société industrielle de Mulhouse. En 1921, il part pour son service militaire en Syrie, entre Alep et Damas, au sein du 3e Génie, puis il est affecté à Versailles et obtient l’autorisation de suivre les cours du soir de l’Ecole nationale supérieure des arts décoratifs. Il entre aux Beaux-Arts à Paris dans l'atelier de Jean-Pierre Laurens en 1924.

A droite: Gabriel Genieis et Alfred Giess - Prix de Rome 1929.

Il épouse en 1927 Marie Huguet, originaire de Champlitte (Haute-Saône), qui lui donnera trois enfants. Grand Prix de Rome en 1929, il part avec sa famille à Rome où il séjourne jusqu'en 1933. Puis il est pensionnaire de la Casa Velasquez, à Madrid, entre 1934 et 1935.

De retour à Paris, il présente ses travaux dans sa première exposition personnelle à la Galerie Charpentier, en janvier 1937. La même année, il réalise pour l’Exposition universelle de 1937 une fresque sur le thème des loisirs à la montagne. Il est élu membre du Jury du Salon des artistes français, section peinture, en 1938.

Au début de la Seconde guerre mondiale, il est mobilisé sur la ligne Maginot puis à Suippes où il peint des bâches. Démobilisé au début de l’été 1940, il rejoint sa famille à Champlitte où il résidera jusqu'au début des années cinquante[1].

De retour à Paris, il est élu membre de l'Académie des beaux-arts en 1955[2]. Il est conservateur du Musée national Jean-Jacques Henner à partir de 1957 et est nommé vice-président de la fondation Taylor en 1969.

En 1961, son épouse Marie est victime d’un grave accident vasculaire. Elle s’éteint en à Champlitte. En 1970, Alfred se remarie avec Fernande Gallois (1906-1992), dévouée au couple durant la maladie de Marie. Il meurt à Gray le , à l'âge de 72 ans[3].

Liste des peintures

  • Autoportrait, 1924, huile sur toile, collection privée
  • Autoportrait, 1925, Huile sur toile, Musée des beaux-arts de Mulhouse
  • Paysage avec champ de blé et attelage, huile sur toile, 1958, 54 x 65 cm
  • Marie épouse du peintre, 1926/27, huile sur toile, collection privée
  • Tête de profil, 1931, huile sur papier marouflé, collection privée
  • Yvonne à l'orange, 1931/1932, 1933, huile sur toile, collection privée
  • Mon atelier à Rome, 1932, Roubaix, La Piscine, musée d'art et d'industrie André-Diligent
  • L'oiseau mort, 1932, huile sur toile, collection privée (lors du séjour à la villa Médicis Rome)
  • Scène d'atelier, 1933, huile sur toile, collection privée (lors du séjour à la villa Médicis Rome)
  • Marie, 1933, huile sur bois, collection privée
  • Nu couché dans l'atelier, 1935, huile sur toile
  • La lecture, vers 1936, huile sur bois, collection privée
  • Portrait de Robert Fernier, 1942, huile sur toile, collection privée
  • Yvonne et Françoise au lac Saint-Point, 1942, huile sur contreplaqué, 32x46,5cm, collection particulière[4]
  • Marie au bouquet, 1951 - Champlitte - Huile sur toile (60 x 73 cm) - Collection privée
  • Le modèle, vers 1956, huile sur toile, collection privée
  • Nature morte aux fruits, Musée des beaux-arts de Marseille
  • Intérieur, Paris, Centre Pompidou - Musée national d'art moderne - Centre de création industrielle
  • Une dernière pose, vers 1967/1969, huile sur toile, collection privée[5]

Selon le Bénézit, il a exécuté des décorations murales à la Guadeloupe et à Colmar.

Bibliographie

- Bruant B. (2003) : Alfred Giess, enfant de Morschwiller-le-Bas : itinéraire d'un grand prix de Rome, Morschwiller-le-Bas.

- Cheyssial G. (1974) : « In memoriam Alfred Giess 1901-1973 », Annales de l'Académie d'Alsace, 2, 28-30.

- Mathieu G. (1976) : « Notice sur la vie et les travaux d'Alfred Giess », in : Académie des beaux-arts (dir.), Réception de M. Georges Mathieu élu membre de la section de peinture en remplacement de Alfred Giess : discours prononcés dans la séance publique tenue par l'Académie des beaux-arts le mercredi 28 janvier 1976, Institut de France, 2, Paris, 1976. Version en ligne : https://www.academiedesbeauxarts.fr/sites/default/files/inline-files/discours.2.pdf [3]

Lucien Naegelen, Alfred Giess : peindre et rien d'autre, in L'Alsace découvertes et passions n°8, juillet-août 1998, pp. 68-74

Notes et références

Liens externes

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